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- 589 de l'État, les récipients de toute nature ayant une certaine valeur, et susceptibles d'être utilisés, en ayant soin de démonter et de mettre préalablement en bottes les pièces et les barriques. Mon attention a été appelée sur l'état dans lequel parviennent en France, malgré ces recommandations, les pièces et futailles provenant de ces renvois. Il arrive, en effet, le plus souvent, que les bottes sont défaites; chaque botte ne contient pas toujours les douvelles et les fonds de la même pièce; quelques-unes de ces parties manquent, et il en résulte que la plupart des pièces ne pouvant être remontées, sont classées comme bois de démolition à réemployer ou a brûler, et que lorsque l'on peut encore procéder au remontage, ce travail donne lieu a une dépense de main-d'œuvre presque équivalente à celle qu'entraînerait la confection de pièces neuves. Afin d'éviter ces perles et ces frais, et en vue d'assurer l'efficacité de la mesure adoptée par la circulaire du 30 avril 1873, il m'a paru utile de déterminer le mode d'après lequel il conviendra, h l'avenir, de procéder à la mise en bottes des fûls a renvoyer en France. Avant le démontage, on marquera l'extérieur des douvelies d'un trait de rouanne en hélice formant le tour complet de la futaille. Des traits de rouanne seront-également faits sur les fonds, et ces marques devront correspondre, pour chaque fond, à d'autres repères apposés sur l'extrémité d'une des douvelies. Les futailles seront ensuite démontées et formées en bottes rondes, au milieu desquelles seront logées les pièces de fonds. Ces bottes seront cerclées, à chaque bout, par deux cercles en fer retenus par deux petits clous pour les empêcher de glisser. Il suffira de sacrifier quelques cercles de futailles pour confectionner les petits cercles des bottes. Dans le cas où des portions de troupes, stationnant à l'extérieur, n'auraient pas de tonnelier pour effectuer la mise en botte, ce travail serait effectué suivant le mode indiqué ci-dessus, par les soins de l'Administration coloniale où? a défaut, par les soins du bâtiment transporteur. J'ai l'honneur de vous prier de donner des ordres pour l'exécution de la présente circulaire, dont l'insertion au Bulletin officiel tiendra lieu de notification. Recevez, etc. Le Ministre de la marine et des colonies, Signé MONTAIGNAC.

Bulletin officiel de la Guyane française (1874)  

Auteur : Partie 2 d’un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

Bulletin officiel de la Guyane française (1874)  

Auteur : Partie 2 d’un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

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