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- -548- — nie rte seront provisoirement délivrés qu'en échange de numéraire national. Cette mesure vous a été inspirée par des objections de l'Ordonnateur contre le nouveau service des articles d'argent. Je ne partage pas cette manière de voir. Le service des mandats a été demandé, à différentes reprises, par les administrations coloniales et il est, en effet, d'une utilité incontestable pour les relations de nos établissements avec la France. Je n'appréhende pas, comme l'Ordonnateur, de voir s'élever l'encaisse du Trésor et de ralentir les envois de numéraire dans la colonie. , Quant à l'excès contraire, il peut être évité par une réglementation sagement entendue et conforme à la situation monétaire de la colonie ïl me paraît donc inutile d'exiger les versements d'articles d'argent en numéraire exclusivement français : il est préférable d'adopter un moyen terme plus avantageux pour la population et de décider, sauf des circonstances exceptionnelles, que les versements, de môme que les payements d'articles d'argent, seront faits en espèces ou valeurs ayant cours légal dans la proportion établie pour les payements ordinaires du Trésor. Cette appréciation est partagée par mon collègue des finances. Vous trouverez, ci-joint, la copie fje la lettre qu'il a écrite sur cette affaire. Vous proposez, en outre, de réduire le nombre des bureaux chargés d» service des mandats de poste, d'élever le cautionnement des percepteurs et d'alloué5 des remises aux comptables, en raison de ce surcroit de travail et de responsabilité. Je ne puis accueillir vos deux premières, propositions. Je crois qu'il est nécessaire de laisser au public la plus grande facilité pour profiler de la récente organisation dans la limite des règles établies. Je vous prie, d'ailleurs, de veiller a ce que le fonctionnement de ce service ne donne pas lieu a des abus qui auraient pour résultat le retrait des avantages concédés. Quant au cautionnement, je pense que celui qui est fourni par les percepteurs suffit, pour le moment, a garantir le Trésor contre les risques de déficit dans l'ensemble de leur gestion et que, dès lors, il n'y a pas heu d'en modifier le chiffre. Enfin, pour'ce qui concerne les remises, vous n'ignorez pas que le service des articles d'argent est établi au profit du budget métropolitain et qu'il est placé dans les attributions exclusives du ministère des fiuauces. Vous verrez, par la lettre précitée,

Bulletin officiel de la Guyane française (1874)  

Auteur : Partie 2 d’un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

Bulletin officiel de la Guyane française (1874)  

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