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— 364 — mais, lorsqu'elles sont placées dans des lieux humides, et où l'air ne se renouvelle pas, elles s'altèrent peu a peu et donnent des ratés. La proportion de ceux-ci peut être assez grande pour que les capsules soient impropres a entrer dans la confection des paquets de cartouches. Sous l'action de l'humidité, sans circulation d'air, il se forme sur les capsules, particulièrement aux points de contact des capsules entre elles, des efflorescences bleues de carbonate de cuivre. La couche de vernis présente en même temps des taches de moisissure qui la rongent peu à peu et la percent. La compo­ sition fulminante, désagrégée et soulevée, ne présente plus assez de consistance, et les capsules donnent des ratés plus ou moins nombreux, suivant le degré de détérioration. Afin d'éviter ce grave inconvénient, les sacs de capsules de­ vront être laissés dans les caisses d'expédition, que l'on empilera dans des magasins bien secs 5 les piles reposant, soit sur des étagères, soit sur des chantiers disposés de telle sorte que les caisses soient éloignées des m u r s , et que l'air puisse circuler au-dessous et autour des piles. Les sachets de capsules préparés pour les paquets de cartou­ ches seront placés dans des caisses ou dans des barils empilés comme .on l'a dit plus haut. Pour une vérification, soit décennale, soit ordonnée par un inspecteur général, on examinera chaque sac en particulier, en versant le contenu sur une table. Si toutes les capsules sont in­ tactes extérieurement et intérieurement, on pourra les consi­ dérer comme bonnes et les remettre en sac, sans autre essai. S'il se trouve des capsules présentant des taches bleues à l'exté­ rieur ou des taches de moisissure à l'intérieur, on fera un triage des capsules altérées et on les soumttra aux essais réglementaires de réception. Si elles n'y satisfont pas, le sac entier sera renvoyé à la capsulerie. Les épreuves de réception consistent (Règlement du 7 août 1855) à tirer 100 capsules, dont 75 au fusil d'infanterie et 25 au pistolet de cavalerie. Il ne doit pas y avoir dans ce tir plus d'un raté ni plus d'un éclat dangereux. Ensuite 25 capsules sont immergées pendant 5 minutes dans l'eau, et tirées immédiate­ ment après au fusil : elles ne doivent pas donner plus d'un raté. Les capsules qui ne satisfont pas aux conditions de réception nécessitent un triage d'abord, ensuite le nettoyage et le vernis­ sage d'une portion et la démolition d'une autre portion. Ces procédés ne doivent être mis en usage qu'à la capsulerie ; mais il

Bulletin officiel de la Guyane française (1858)  

Auteur : Partie 2 d’un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

Bulletin officiel de la Guyane française (1858)  

Auteur : Partie 2 d’un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

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