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337 femmes, au compte de l'État; des écoles primaires, des col­ lèges, au compte des budgets locaux, enfin des hospices civils, des salles d'asile, ouvroirs, etc., peur le compte des municipalités. Les sœurs employées dans les établissements de ce dernier ordre nefigurentévidemment pas dans les cadres des budgets locaux. C'est néanmoins sur ces budgets que sont payées ici les indem­ nités d'abonnement, les administrations locales ayant a faire opérer, ainsi qu'il y a lieu, les remboursements par les com­ munes intéressées. D'autre part, de nouvelles occasions d'er­ reurs sont résultées de ce que des sujets, demandés en divers temps par des administrations coloniales, a titre d'augmentation au cadre, sont demeurés sans emploi à leur arrivée, faute d'ou­ verture opportune des écoles auxquelles.ces sujets devaient être affectés. Les sœurs ont, par suite, été réservées par les c o m m u ­ nautés locales, et ont servi successivement à de simples rem­ placements, à-L'occasion des vacances qui se sont produites, et les augmentations ne se sont point réalisées en fait, du moins en totalité, quoique m o n département eût été induit à les admettre dans leur ensemble dans le calcul des payements. Ces irrégularités, au surplus, auxquelles il a été remédié aus­ sitôt qu'elles ont été reconnues, ne sont pas de nature a faire re­ venir au système des états d'effectifs, du moins c o m m e base absolue du payement des indemnités d'abonnement; mais elles doivent conduire à adopter quelques moyens d'ordre et de con­ trôle qui, tout en laissant a ces payements lo caractère d'abon­ nement, exclusif dès lors d'un calcul rigoureux, permettent néanmoins de se rendre, par voie de rapprochement, un compte suffisamment rationnel des résultats du service et du degré de concordance auquel on arrive entre les effectifs réellement pré­ sents dans les colonies et les chiffres servant ici de base au payement de l'indemnité. Il est bon, d'ailleurs, d'observer que cette concordance paraît devoir s'établir d'autant plus facilement aujourd'hui que, depuis quelques années, les congrégations ont consenti a entretenir dans chaque colonie un certain nombre de surnuméraires, et qu'ainsi les remplacements peuvent, la plupart du temps, s'opéter sans aucun retard. Par suite de ce qui précède, je crois utile de vous inviter, Monsieur le Gouverneur, a faire remplir par les supérieurs locaux des communautés de Ploërmel et de Saint-Joseph de Cluny et à m'adresser exactement chaque semestre, en double expédi­ tion, sous le timbre de la présente dépêche, des relevés numé­ riques conformes au modèle ci-joint, Vous emploierez toujours

Bulletin officiel de la Guyane française (1863)  

Auteur : Partie 2 d’un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

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