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336 lèrent pour l'une ou pour l'autre des deux congrégations, a prin­ cipalement pour objet de leur permettre de subvenir à l'entretien de leurs noviciats dans des proportions correspondantes à l'im­ portance du personnel qu'elles sont tenues de mettre en perma­ nence a la disposition du service, et d'assurer ainsi,.au fur et à mesure, les remplacements qui peuvent devenir nécessaires. A l'origine, le payement de ces indemnités a soulevé quelques difficultés. Les congrégations n'avaient pu, tout d'abord, être en mesure de procurer à l'administration la totalité des sujets de­ mandés pour les colonies. O n fut conduit a adopter provisoire­ ment pour base des payements l'effectif constaté par des états de situation envoyés par les administrations coloniales. Mais, outre que ces documents arrivant de différentes colonies à des époques successives, les maisons-mères dans la«métropole ne pouvaient jamais compter sur les payements réguliers que les besoins courants des établissements leur rendent nécessaires, les états dont il s'agit ne présentaient point, en fait, la situation dans des conditions entièrement équitables pour les c o m m u ­ nautés. S'ils mentionnaient, en effet, les lacunes produites dans les effectifs locaux par les départs en congés ou par les décès, ils ne pouvaient tenir compte des sujets mis à la disposition du département pour les remplacements, et qui, à partir de ce m o ­ ment, quoique non arrivés dans les colonies, devaient être compris dans les effectifs au profit des communautés. De la des payements effectués sur des bases inexactes. Les cadres, finalement, ayant été portés au complet, et les •ressources nouvelles des noviciats permettant de considérer les remplacements c o m m e garantis désormais, sous la réserve des délais que comportent les règles statutaires relatives aux époques où les novices, en prononçant leurs vœux, sont admis à faire partie des congrégations, il parut juste de prendre à l'avenir, c o m m e base de la liquidation des payements d'abonnement, les cadres fixés par les budgets et déterminant le nombre des reli­ gieux et des religieuses à employer annuellement pour le service. C'est ce qui se pratique aujourd'hui. Cependant, ce m o d e n'a pu prévenir toute confusion. Il s'en est produit", notamment en ce qui concerne les sœurs de SaintJoseph, par suite, peut-être, de la décentralisation actuelle des affaires du personnel colonial, aujourd'hui réparties entre divers bureaux du ministère, et de la complication résultant de ce que des sœurs de cette congrégation dans certaines colonies des­ servent les services différents des hôpitaux, des pénitenciers de

Bulletin officiel de la Guyane française (1863)  

Auteur : Partie 2 d’un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

Bulletin officiel de la Guyane française (1863)  

Auteur : Partie 2 d’un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

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