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— 208 — nos colonies des Antilles et de la Guyane, de travailleurs venus d'Asie ou d'Afrique. .11 exprimait le désir que les dépenses de l'immigration à faire ^supporter aux caisses coloniales, et les receltes destinées à couvrir ces dépenses fussent présentées en dehors des opérations budgétaires, à un c o m p t e spécial ouvert, sans désignation d'exercice, dans la comptabilité administrative et dans celle du Trésorier de chaque c o l o n i e . Je reconnais, Monsieur l'Amiral et cher c o l l è g u e , toute l'importance de l'immigration, au point de v u e de la prospérité d e s colonies ; je reconnais également, d'après les explications c o n tenues dans la dépêche précitée de votre prédécesseur, la n é c e s sité de mettre les caisses coloniales en mesure de pourvoir , sans le moindre délai, à la dépense qu'occasionnera ce service, nécessité qui justifie l'obligation de sortir de la règle, en ce qui c o n c e r n e le classement hors b u d g e t des recettes et des d é penses. Ije Trésor l o c a l , en effet, pouvant à tout m o m e n t être tenu de payer des primes aux introducteurs, à l'arrivée des c o n vois, et les ressources affectées aux opérations de l'immigration, se c o m p o s a n t en partie de droits dont la réalisation n'a lieu qu'à de longs intervalles, il est indispensable de conserver d'une manière permanente la libre disposition des recettes réalisées, afin d'assurer à l'administration coloniale les m o y e n s de remplir ses e n g a g e m e n t s , à quelque é p o q u e qu'ils se présentent, sans attendre le règlement des comptes d'exercice, et le report à l'exercice courant des crédits non e m p l o y é s sur l'exercice clos. J'adhère d o n c , bien qu'elle s'écarte de la r è g l e , à la p r o p o sition d'ouvrir dans les écritures des colonies sus-indiquées, un c o m p t e courant u n i q u e , détaché de ceux du service local et intitulé : Immigration SjCcourant. Ce c o m p t e sera crédité des r e c e t t e s , au f u r e t à mesure des r e c o u v r e m e n t s , et débité des dépenses de toute nature, concernant l'introduction ou le rapatriement des travailleurs. Le solde créditeur qu'il présentera restera toujours aingià la disposition de la c o l o n i e . Les opérations à constater à ce c o m p t e seront d'ailleurs justifiées c o m m e en matière de recettes et de dépenses publiques. Je vous serai obligé, Monsieur l'Amiral et cher collègue, de vouloir b i e n m e donner connaissance des instructions que vous adresserez aux administrations coloniales, relativement à ces dispositions, afin

Bulletin officiel de la Guyane française (1855)  

Auteur : Partie 1 d’un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

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