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et au provisoire, les deux plus grandsfléauxqu'elles aient à redouter. Q u e la France fasse nos lois, mais qu'elle nous accorde le droit d'y participer et de lui révéler les besoins de localités dont elle n'a qu'une connaissance très-imparfaite. Ce droit, elle ne pourrait nous le refuser sans une partialité inique. Laissons de côté ces considérations morales, et ne nous occupons maintenant que de celles qui sont d'intérêt commercial.

A quel prix les Colonies peuvent-elles livrer leur sucre pour que les planteurs puissent produire avec quelqu avantage.

D'après l'enquête faite en 1829, il a été unanimement reconnu par toutes les personnes entendues que 3o à 31 francs était le prix que devait valoir le sucre, au lieu de production pour obtenir ce résultat. Ce prix est-il trop élevé pour la consommation, et est-il indispensable au producteur? Est-il trop élevé pour le consommateur? Nous ne le pensons pas ; car nous voyons que, quoique les sucres se soient tenus toujours à peu près à ce taux jusqu'en 183o, la consommation de cette denrée n'en a pas moins pris en France une extension immense, puisque de 2 4 , 5 9 0 , 0 7 5 kilogrammes où elle était en 1 8 1 6 , elle s'est élevée, en 183o, à près

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

De quelques questions relatives aux colonies françaises  

Auteur : Félix Patron / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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