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LES PAYS

DE CULTURE DU

CACAOYER

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ils s'appliquèrent avec tant de soin à la culture que le produit qu'ils livraient fut, d'après l'abbé Raynal, préféré longtemps à celui de Caracas. Les négociants espagnols le payaient d'avance. Mais, en 1727, les cacaoyères éprouvèrent à la Trinidad le même sort qu'à la Martinique, en cette même année; et l'île fut ensuite presque abandonnée. Un fait consigné dans les Voyages de M. Dauxion-Lavaysse fixe, dit M. Gallais, l'époque à laquelle la culture fut reprise. En 1790, raconte M. Dauxion, un matelot catalan, frappé de la fertilité de la vallée d'Yaguarapero, vint s'y établir et commença seul à abattre des bois et à planter des cacaoyers. En 1797, au moment où la Trinidad fut prise par l'Angleterre à l'Espagne, cet homme avait vingt nègres attachés à son habitation ; il en avait trente en 1804 et récoltait 100 . 000 livres de cacao. Après sa mort, en l'absence de tout héritier, sa propriété passa entre les mains du gouvernement anglais, qui possédait définitivement l'île depuis la paix d'Amiens (1802) et qui a su tirer de son sol si fertile un grand parti. Le cacao vient en second, comme produit d'exportation, après le sucre. Ainsi, en 1896, l'île expédiait : Sucre. . Cacao..

54 .253 . 000 kilogrammes, valant 17 . 508 . 675 francs. 10.567.000 » » 11.303.535 »

Le tableau suivant indique maintenant la marche de l'exportation du cacao depuis 1821 : 1821 1831 1841 1851 1861 1871 1886

546.341 kilogrammes. 849.983 1.121.985 » 2.498.596 » 2.938.907 » 8.889.917 » 8.060.866 »

Le cacaoyer sa culture et son exploitation dans tous les pays de production  

Auteur : Henri Jumelle / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

Le cacaoyer sa culture et son exploitation dans tous les pays de production  

Auteur : Henri Jumelle / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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