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LE

CACAOYER

toutes les cacaoyères et il fallut qu'un édit royal, réduisant à dix centimes par livre les droits d'entrée sur les cacaos des colonies françaises, fût promulgué pour que les plantations fussent rétablies. En 1775, il y avait, à la Martinique, 1.400.000 pieds de cacaoyers, et l'île fournissait avec SaintDomingue presque tout le cacao consommé en France. Puis l'engouement qui se produisit pour la canne à sucre fit, dit M. Guérin, abandonner les cultures secondaires ; et on alla jusqu'à détruire des plantations de cacaoyers pour y substituer la canne. Aujourd'hui, un revirement s'est produit et les exportations de la Martinique sont un peu supérieures à celles de la Guadeloupe. La France a reçu : 1891 1895 1897

633 .988 kilogrammes. 686.023 » » 482.272

En cette année 1897, il a été mis en consommation en France 470.156 kilogrammes, au prix de 738.796 francs.

Sainte-Lucie.

Dans cette île, aujourd'hui anglaise, et qui est un peu plus petite que la Dominique, il y avait, en 1874, alors qu'elle appartenait encore à la France, 2.512.000 pieds de cacaoyers, qui, dans la suite, disparurent peu à peu. L'insalubrité, bien connue, du climat fut certainement une des causes de cet abandon. Actuellement, bien que beaucoup de vallées soient très fertiles, les seules cultivées sont celles des Roseaux, du Mabouya et du Cul-de-Sac. Le cacaoyer y réussit admirablement et fournit, après la canne à sucre, le principal produit d'exportation. Sa culture

Le cacaoyer sa culture et son exploitation dans tous les pays de production  

Auteur : Henri Jumelle / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

Le cacaoyer sa culture et son exploitation dans tous les pays de production  

Auteur : Henri Jumelle / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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