Page 167

LES

PAYS DE CULTURE

DU

CACAOYER

155

Le seul cacao exporté1, et en très faible quantité, du Pérou est celui récolté sur la côte, au nord de l'État, dans les départements de Piura, de Lambayèque et de Cajamarque. Mais la culture du cacaoyer en cette région ne peut donner de résultats satisfaisants et s'étendre que si l'on établit un système d'irrigation, qui remédiera à l'insuffisance des pluies. Le Theobroma subincanum [cacao bianco de Lima) est indigène au Pérou.

Bolivie.

En Bolivie, au moins dans les provinces septentrionales, le cacaoyer pousse à l'état sauvage et fournit une sorte assez appréciée des indigènes ; mais la culture est encore très restreinte, et il n'y a pas, croyons-nous, d'exportation.

Guyane anglaise.

Toutes les Guyanes, avec leur climat humide et chaud, sont des plus favorables à la végétation du cacaoyer. Certaines espèces, du reste, y sont indigènes, telles que les Theobroma subincanum. quinquenervium et album. Dans la Guyane anglaise, à Georgetown, à Demerara, sur le Rio-Berbice, la température, très uniforme, est, en moyenne, de 27 degrés ; la chute de pluies annuelle est toujours au moins de 1.700 millimètres et peut atteindre 3 mètres. 1. Les quantités de cacao expédiées ne sont jamais spécifiées dans les statistiques d'exportation du Pérou. L'Etat fait surtout ses envois en Angleterre (6.800.000 soles en 1890, c'est-à-dire 27.200.000 francs au minimum, la sole valant de 4 à 5 francs) ; puis viennent le Chili (1.500.500 soles), la France (1.100.007 soles) et l'Allemagne (800.000 soles).

Le cacaoyer sa culture et son exploitation dans tous les pays de production  

Auteur : Henri Jumelle / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

Le cacaoyer sa culture et son exploitation dans tous les pays de production  

Auteur : Henri Jumelle / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

Profile for scduag
Advertisement