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CHAPITRE VII.

nière absolue; elles n'ont point de dot en se mariant; l'Indien qui veut épouser u n e Indienne doit faire au père des présens de quelque importance. U n h a m a c , u n canot, des arcs, des flèches, ne sont pas u n prix suffisant pour payer la jeune épouse; le nouveau marié est obligé, ainsi q u e Jacob , de travailler pour son beau-père. Mais ici le travail n'est que d'une année. Il faut qu'il fasse l'abatis pour cultiver son m a n i o c , qu'il aille à la chasse, à la pêche, et ce n'est qu'à la fin de l'année qu'il travaille pour lui-même. A u reste, le nouveau m é n a g e habite

toujours

avec le père de la f e m m e ,

et l'on voit quelquefois le père de quatre o u cinq filles réunir autour de lui, dans sa cabane ou dans des cases voisines, u n e très-nombreuse progéniture. Les f e m m e s sont, parmi les Guyanais, une vraie propriété, et cela résulte naturellement de l'espèce d'achat dons je viens de parler. Il n'est pas rare q u e des f e m m e s élèvent des jeunes gens, qu'elles épousent q u a n d ils sont en âge de se marier. Lorsqu'elles vieillissent, elles élèvent aussi des jeunes filles qui, après leur m o r t , puissent prendre leur place. Lia et Rachel d o n nèrent de m ê m e leurs servantes à Jacob. Il est encore plus ordinaire que les h o m m e s aient dans

Journal d'un député non jugé, ou déportation en violation des lois : Tome I  

Auteur : François Barbé de Marbois / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université...

Journal d'un député non jugé, ou déportation en violation des lois : Tome I  

Auteur : François Barbé de Marbois / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université...

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