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LA GUERRE DE COURSE

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On vit alors, le capitaine hollandais paraître à la poupe, et faire signe qu’il se rendait. Aussitôt, le commandant du Saint-Antoine fit cesser le feu, et, un instant après, tirer un coup de canon pour faire savoir à ses camarades que le combat avait pris fin. Ceux-ci se rapprochèrent alors, au point de venir, presque, ranger le Saint-Antoine. Le temps était, à ce moment « tellement im« pétueux », dit M. de La Villestreux, que la chaloupe montée par M. du Pin le Fer, second capitaine du Saint-Antoine, et par douze hommes qui se rendaient à bord de la Justice pour en prendre possession, sombra en y arrivant. Les gens de la Justice parvinrent à les sauver tous, mais il fut impossible de communiquer avec eux, et de leur porter secours, pendant 24 heures. Car il s’agissait bien encore de leur venir en aide ; la Justice avait pris beaucoup d’eau, « tant par son défaut, que par les coups de « canon qu’elle avait reçus; jusque là, qu’il y « avait plus de deux pieds d’eau entre ses « ponts, et qu’on fut obligé de jeter à la mer « six pièces de canon, qui roulaient sur les

Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV  

La Villestreux, Arnold-Edouard-Edgar de / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Unive...

Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV  

La Villestreux, Arnold-Edouard-Edgar de / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Unive...

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