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DANS LA MER DU SUD

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des amas de décombres accumulés pour le préserver des incursions des flibustiers. On circulait par contre, facilement, dans les rues droites du petit bourg, formé comme à la Conception, par des maisons basses, pour résister aux tremblements de terre, et dont les principales étaient deux couvents, et l’hospice des frères de Saint-Jean de Dieu. Les habitants, pour la plupart mulâtres ou Indiens, étaient peu nombreux, mais les échanges s’établirent moins avec eux, qu’avec les négociants, et les colons et indigènes, venus des environs, et même des localités situées à dix ou douze lieues à l’intérieur du pays. Ceux-ci transportaient leurs produits à dos de mulets, ou sur des petits chameaux, ou des grands moutons, appelés lamas, dont on utilisait la laine, bien qu’elle fut inférieure à celle des vigognes, très appréciée en France, et qui devait constituer avec le sucre, qu’on produisait à Arica, une partie des cargaisons, au retour. Mais le chargement des navires allait comprendre surtout, un autre produit, bien plus Précieux, l’argent en lingots, ou sous forme de vaisselle plate.

Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV  

La Villestreux, Arnold-Edouard-Edgar de / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Unive...

Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV  

La Villestreux, Arnold-Edouard-Edgar de / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Unive...

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