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VOYAGE

AD

BRÉSIL.

de tout porter sur la tète, la hauteur de la chute avait déformé un peu les petits. Pour ma part, j'avais trois caisses; deux avaient été assez vite découvertes, mais la troisième ne se trouvait pas; il fallut revenir le lendemain. Enfin, elle se retrouva saine et sauve, et, ainsi que je l'ai dit, je ne payai rien, tandis qu'une dame fut taxée à six francs pour un chardonneret et un serin. Toutefois, comme il faut bien un peu acheter le bonheur, je perdis mes clefs dans la bagarre. Le jour désigné par l'empereur, j'arrangeai mes études le plus coquettement possible, et je me rappelle avec effroi ce qui faillit m'arriver. L'empereur m'avait dit qu'il serait au palais à quatre heures ; il en était presque six, quand, succombant à un sommeil vainement combattu, et certain que j'attendrais en vain, je fus sur le point d'être surpris par l'empereur lui-même; heureusement que je m'éveillai en entendant en rêve des pas précipités. Les jours suivants, je continuai à visiter la ville. Cependant je ne pouvais passer ma vie à courir les rues. En attendant divers renseignements que je n'obtenais pas, je me décidai à aller faire quelques études de paysage dans une montagne nommée Tijouka. Pour s'y rendre, on se fait d'abord transporter en omnibus, puis on prend des mules au bas de la montagne. On me conseilla de prendre un nègre qui porte-

Deux années au Brésil. Partie 1  

Auteur : F. Biard Partie 1 d'un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des A...

Deux années au Brésil. Partie 1  

Auteur : F. Biard Partie 1 d'un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des A...

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