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IL N'y A EQUITE ET EQUILIBRE SOCIAL QUE LORSQU'ON N'OPPRIME PAS LA FEMME ET QU'ON NE LA MET PAS A L'ECART Dans notre mentalité, la mesure de l'équilibre social s'exprime par la situation des femmes: lorsque les femmes ont la possibilité de développer tout leur potentiel, il existe un maximum d'équilibre et d'équité, au contraire, le déséquilibre et l'injustice sociale sont flagrants lorsqu'elles ne peuvent se développer pleinement. Pour les occidentaux, les femmes ont toujours constitué le sexe tenu à l'écart,

rel~gué

au second plan.

derri~re

les hommes. Les Incas estimaient que l'équation parfaite minimum constitue quatre termes, ce qui n'est autre que la représentation mentale d'une communauté réduite à sa plus élémentaire expression dans toute communauté doivent exister deux groupes, hanan et hurin, dont le couple représente la plus petite unité, jamais' l'individu tout seul. hal.s comme la communauté est une grande fraternité familiale, sa direction doit être assurée par des hommes et des femmes éminents. De fait, pendant ce temps dans le TAWANTINSUYU, il existait de grandes communautés gouvernées par des femmes (les plus connues parvinrent au comnŒndement supérieur), on peut penser sans trop se hasarder, que les femmes dirigeantes étaient souvent plus nombreuses que les hommes, car le pouvoir suprême lui même ou PACHAMA}~

ne reposait-il pas sur une mère protectrice de tous. Chez

les Incas, la relation homme-femme était d'une telle égalité, que les époux se considéraient comme frères et s'appelaient entre eux frère ou soeur, aussi avec leur stupidité colossale, les envahisseurs européens crurent-ils que les Incas se mariaient entre frères et soeurs consanguins, alors que précisément, ce genre d'union était strictement interdite

les peuples du TAWANTINSUYU transpo-

sèrent cette vision sociale à l'univers, où tous les êtres vivaient dans de grandes communautés, mais par couples, jamais seuls.

Comme le destin de l'enfant est semblable à celui de sa mère, dans les sociétés où les femmes sont traitées avec équité et où elles ne sont pas opprimées, les enfants sont aimés, éduqués et élevés par tous. Il en était ainsi chez les Incas, où tout garçon, où toute fille avait ses moyens de subsistance assurés, était de surcroît traité avec égalité, comme étant tous des enfants légitimes, pour la simple raison qu'ils étaient des enfants naturels, enfants de PACHAMAMA et bien que les enfants savaient de quels pères individuels ils provenaient, ils traitaient indistinctement tous les hommes de la génération paternelle, de pères ou d'oncles.

Peuples Quechua, Aymara  

Auteur : Comité de soutien aux indiens des Amériques. Ce document est protégé par le droit d'auteur. Il ne peut en aucun cas être utilisé da...

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