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LE RETOUR AUX TRADITIONS

am~ricaines,

Maintes fois interdits par les autorités

afin de poursuivre cOm?lète-

ment le processus de dépersonnalisation des peuples natifs, les rites ont étéperpetués, souvent clandestinement par les "traditionalistes", sans toujours pour cela, motiver la m3jeùre psrtie de la comnunauté indienne. La tranche d'âge la plus touchée celle des jeunes .à

~ause

cier les jeunes indiens

pa~

cette dépersonnalisation fut sans aucun doute,

d'un taux de chômage important et d'un assistanat finan-

tomb'~rent

dans un

désoeuvrem~nt

Qui se transformait sO'.Jvent

en tendances suicidaires. L imnixtion de la religion bli progressif de la tion sociale,

la~gue

contribu~rent

~hrétienne

et son rejet des traditions indiennes, l'ou-

et des pratiques rituelles entra1nant une destabilisaà ce déracinement culturel. Comme l'explique

Phillip DEERE : "ces jeunes gens indiens sortaient de familles désunies, plusieurs étaient dans des fa:nilles ldoptives et ne savaient même pas de quelle tribu ils venaient. Tout ce Qu'ils savaient, c est qu'ils n'étaient pas blancs." Bien oue ne dépendant pas uniquement d'activistes ou de militants indiens, la réintrod'Jction des rites pùt être canalisée plus facilem·ent par des structures organisées. C'est ainsi, par exem?le, qu'à l'instigation de dirigeants de l'AIM comue Denis Banks, le reto'.Jr auX traditions fut un des m-:>yens de revalorisation de l'identité

indien~e

et permit, par une prise de conscience d'une frange impor-

tante de la population, d'e.,diguer sérieuse;nent le

m~canisme

de la mort lente que

représente l'alcool et la drogue. Fléaux d'autant plus destructeuaque le

systèm~

imrnunologique des indiens pur sang est dépourvu d'enzymes convertissant 1 alcool ce qui a p';)ur effet de réduire

~onsidérablement

années encore, la longévité moyenne

d~s

indiens

l'espérance de vie, Il y a quelques ~tait

de 46 ans. Par une pratique

régulière des huttes à sudation, la courbe d'éspérance de vie est en

constant~évo­

lution. L'implantation de sweat lodges dans les prisons eut pour effet direct de redonner espoir aux détenus en affirmant leur identité et fut donc une victoire de reconnaissan~e

du droit à la différenre que revendiQuent les indiens. Dès 1976,

Arrhie Fire Lame Deer fut autorisé par la justice

am~riraine

à établir des sweat

lodges dans l'enceinte des pénitenciers dont la première se situa dans la prison de Lompoe en Californie. Denis

BAN~S

réitéra l

'expérien~e

en persuadant l'adminis-

tracion de S?ringfield (sud D3kota) L~

danse du soleil fut, nuant à elle,

suite des

évènpm~nts

les rollines noires à la

de Wounded Knee de 1973. Annoncée le 25 juin, la

Sun Dance fut célébrée par 38

réintrod~ite dan~

Fr~nk

premi~re

Fools Crow du 3 su II soOt à Craz y Horse monument.

Lakota  

Auteur : Comité de soutien aux indiens des Amériques. Ce document est protégé par le droit d'auteur. Il ne peut en aucun cas être utilisé da...

Lakota  

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