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443 VÉGÉTALES. recherché pour la menuiserie , le tour et les luthiers. Le sorbier sert aussi beaucoup aux ouvriers: le noyer s’emploie pour monter les armes et faire de belle menuiserie. Le tremble occupe les sabotiers ; il est aussi employé pour les chaises et même pour de la menuiserie légère. Le poirier et l’olivier sauvage sont aussi susceptibles d’être travaillés. Le peuplier qui fertilise les terrains les plus ingrats se débite en voliges. L’acacia, dont nous avons déjà parlé, a encore l’avantage de fournir par ses feuilles une Nourriture aux bestiaux. Lors des premières gelées, elles suppléent à la disette d’herbe. Sous ce rapport, il peut servir à boiser utilement les terrains en pente, abandonnés à de vains et mauvais pacages; en général, on Peut espacer dans ces sortes de terrains des arbres de tige qui donneraient de l’ombre aux troupeaux, et dont les feuilles tombées formeraient un engrais qui bonifierait les pâturages. Les bois noirs conviennent aux pays de forge pour le charbon et la promptitude du recru. Les ormeaux , trembles et cerisiers plantés poussent promptement, et coupés repoussent de racine. L’orme, sans être coupé , pousse tout autour de lui des rejetons ; ce qui le rend très-propre à accélérer le repeuplement des terrains vides. Les châtaigniers, bouleaux, conviennent encore au même objet par la rapidité de leur crue. Le chêne blanc ou a grappes, propre aux charpentes, est bon à multiplier par semis. Le chêne blanc à gros gland a une élasticité telle que les trous faits clans une planche par une halle de fusil, se resserrent et présentent un diamètre moindre que celui de la halle. Celte qualité doit le faire rechercher pour les constructions de la marine. On doit ne pas rapprocher trop les chênes, pins et hêtres qui jettent beaucoup de racines , ni les arbres qui croissent vîte, de ceux qui croissent lentement ; ils s’étoufferaient les uns les autres. Les arbres dont la croissance est la plus lente , sont le frêne, le cyprès et le noyer. Plusieurs arbres et arbustes donnent des bourres et parties soyeuses et duvetées , que l’on a plusieurs fois essayé de rendre utiles. Il paraît que quelques-unes de ces substances peuvent être de quelque utilité dans la fabrication des chapeaux , et notamment celles que l’on lire de la masse d’eau, de l’apocyn soyeux, des peupliers et saules, lisimachies, etc. La bourre des coques du tremble est restée inutile. En

Statistique générale et particulière de la France et de ses colonies (T7) (2)  

Pierre Etienne Herbin de Halle / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des...

Statistique générale et particulière de la France et de ses colonies (T7) (2)  

Pierre Etienne Herbin de Halle / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des...

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