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VÉGÉTALES.

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néral très-étendue et très-soignée; le produit qui en résulte pour l’engrais et la nourriture des bestiaux destinés au commerce et à l’agriculture est une des ressources qui contribuent le plus à l’aisance du cultivateur. Ces produits s'élèvent depuis 4 jusqu’à 8 mille de foin par hectare, 195 a 391 myriagrammes. Ces fourrages se consomment presque tous dans le pays, parce que les bestiaux à l’engrais desquels ils sont employés, forment une des branches les plus considérables du commerce de ce département, il en est de l’Allier, comme de la Haute-Vienne et de la Creuse ; les herbages sont partagés entre une infinité de petits possesseurs , et les foins sont récoltés pour engraisser les bestiaux à l’étable; du reste on voit peu de bœufs et de vaches errer dans les pâturages. Dans la Haute-Saône les prairies couvrent une surface de 17 mille 299 hectares 79 ares. Dans la Nièvre, de très-bons pâturages nourrissent une très-grandequantité de bestiaux; ou évalue à 12 cents seulement le nombre des bœufs qui y sont engraissés pour être vendus et exportés. Au Midi. — La Dordogne et la Corrèze sont assez fertiles en prairies, où l’on récolte beaucoup de foins ; c’est surtout dans la partie méridionale de la Corrèze qu’on trouve des prés abondans et riches, où l’on fait les plus beaux élèves en chevaux connus sous le nom de chevaux du Limosin ; le haras établi à Pompadour est connu de tout le monde. Au demeurant, ces deux départemens récoltent beaucoup de foins, et, comme dans la Haute-Vienne et la Creuse, on y engraisse à l’étable pendant l’hiver un nombre prodigieux de bœufs que les particuliers vendent à des marchands , pour être conduits aux marchés de Sceaux et servir à l’approvisionnement de Paris. Le département du Cantal hérissé de montagnes âpres et la plupart stériles, n’a de ressources que dans quelques 'allées et dans les pâturages que présentent naturellement ces montagnes. Ils suffisent pour nourrir un assez grand nombre de bestiaux qui font toute la richesse de ce pays. On y fait des fromages qui sont assez estimés , mais qui pourraient être perfectionnés et fournir une branche de commerce beaucoup plus considerable. L’introduction des plantes fourrageuses qui conviendraient à plusieurs parties de celte contrée en augmenterait singulièrement les revenus ; mais c’est un pays comme bien d’autres, ou l’agricul-

Statistique générale et particulière de la France et de ses colonies (T7) (2)  

Pierre Etienne Herbin de Halle / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des...

Statistique générale et particulière de la France et de ses colonies (T7) (2)  

Pierre Etienne Herbin de Halle / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des...

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