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319 VÉGÉTALES. ces deux propriétés les rendent utiles dans les arts et dans l'économie domestique ; elles servent aux pauvres pour faire des couchettes ; au luxe, pour garnir les grottes et les chaumières des jardins anglais ; aux charpentiers, pour calfater les bateaux ; aux maçons, pour lier l’argile dont sont formées les huttes de la misère ; aux emballeurs, pour mettre en caisse des objets fragiles , etc. etc. Moutarde senevé. Cette plante croît naturellement dans les départemens formés de l’ancienne province de Languedoc et dans les lieux escarpés de la ci-devant Provence. On la cultive dans les jardins ; on la sème dans une terre meuble , au pied d’un mur bien exposé, ou dans une caisse de terreau ; elle lève plutôt et plus sûrement sur des couches. Quelque tems après on la repique , et lorsqu’elle est assez forte pour être mise en place , on la transporte avec toute les précautions usitées. Quoiqu’on fasse beaucoup usage de moutarde en France , il ne paraît cependant pas que cette culture offre des avantages bien marquans.

P. Pimprenelle ( la grande ) ( Sanguisorba officinalis de Linnæus ), et nommée Burnet, en Anglais. On lit dans la Feuille du Cultivateur ( Introduction p. 145 ) , un extrait d’un Mémoire du citoyen Lefebvre , les avantages de la culture de la grande pimprenelle. L'auteur de ce Mémoire la regarde comme un fourrage nécessaire pour suppléer à ceux que les grandes sécheresses altèrent et dont elles diminuent les produits ; il croit qu' elle est propre à fertiliser, ou du moins à rendre utiles les terrains les plus arides ; il s’appuie sur l’expérience des plus célèbres cultivateurs anglais, entr’autres , de MM. Whine, Balker, Christophe Baldwin, et il en résulte que le plus mauvais terrain convient à celte culture ; qu’il doit être préparé comme pour la luzerne ou les navets, et que plus il sera labouré profondément, plus il sera propre à recevoir la graine de pimprenelle , et plus la récolte sera abondante. Il fixe ensuite le temps et la manière de la semer, de la faucher et de la récolter, et enfin il conclut qu'une prairie de pimprenelle dure sept à huit ans ; que si ce fourrage n’ést pas préférable à tous les autres , il est et moins très-précieux, parce qu’il est toujours en sève , et qu'on peut conserver l’herbe depuis la fin de fructidor

Statistique générale et particulière de la France et de ses colonies (T7) (2)  

Pierre Etienne Herbin de Halle / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des...

Statistique générale et particulière de la France et de ses colonies (T7) (2)  

Pierre Etienne Herbin de Halle / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des...

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