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que j’ai l’honneur de vous remettre ici. Un de ses fils, qu'il a envoyé à Paris, me le remit hier matin. Sa proposition, Monsieur le duc, me paraît très-susceptible d'être écoutée, par rapport au déficit considérable de nègres à la Martinique. Le commerce national mérite assurément toutes les préférences pour la traite des nègres, mais peut-il vous procurer,Monsieur le duc, la quantité qu’il vous en faut pour remplacer le vide où nous nous trouvons ? M. de Ponthieu n’a point spécifié la quantité qu’il propose d’importer à la Martinique, mais je sais qu’il est en état de vous en faire passer de deux

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dans le commerce, depuis quelques années en Angleterre, se voyant en état de fournir tout de suite une quantité considérable de nègres, proposent à la cour de France l’affaire, et sollicitent la permission d’introduire la quantité de nègres qu’on jugera à propos d’accorder pendant deux ou trois années. Quand le commerce de France sera établi sur la côte de Guinée, il se peut bien qu’il pourra suffire aux besoins des habitants des colonies, quoique très imparfaitement. Mais il s’agit aujourd’hui de faire un remplacement de quarante mille nègres de déficit, ce qui est absolument impossible aux négociants de France, c’est bien certain. C’est précisément ce remplacement qui est si essentiel; car si. comme il est dit, le commerce de France peut à peine entretenir les colonies, et si l’on n’a recours aux étrangers, ce vide de quarante mille nègres existera toujours. Il n’est pas douteux qu’il serait plus avantageux, pour la France, que ses propres négociants fournissent à ses colonies ce qu’il leur faut, soit en nègres, soit en vivres, etc Mais comme la situation du commerce de ses négociants ne leur permet pas de fournir tout, il vaut mieux payer aux étrangers les nègres que de laisser les terres incultes, faute de nègres. » Ces nègres étant payés en sucres ou autres denrées du pays, l’échange est évidemment profitable à la France; au contraire, si la permission n’est point donnée, ces nègres, qui iraient à la Martinique, ne seront pas moins vendus aux îles anglaises; où ils cultiveront les terres des îles neutres, et, par ce moyen, porteront un plus grand préjudice aux Français, et un plus grand profit aux Anglais, que celui qu’ils recevraient en les vendant aux Français. » Quand le remplacement du vide de quarante mille nègres à la Martique, et de cinquante mille à Saint-Domingue sera fait, il sera de i’intérêt de la France de ne plus donner de permissions.» (Cartons Martinique, année 1763, Archives de la marine.)

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Histoire générale des Antilles Tomes 5 et 2 de la 2ème série  

Dessales A./Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collection...

Histoire générale des Antilles Tomes 5 et 2 de la 2ème série  

Dessales A./Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collection...

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