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— 148 — Vega), avait fait abandonner en partie cette ville, elle possédait alors un magasin d’oû étaient partis, en 1758, des approvisionnements pour la Barbade. Haldane, ayant reçu des ordres pour coopérer au projet que nous savons être sous jeu, à ces approvisionnements avait joint quelques troupes et bon nombre de volontaires. Les renforts venus de la Jamaïque à la Barbade n’étaient pas les seuls que nos colons allaient avoir à combattre. L’appel fait aux colonies de l’Angleterre avait eu un retentissement général. D’Antigue, de Saint-Christophe, de Nièves et de Montsarrat, s apprêtaient des troupes et des approvisionnements qui devaient aider à conquérir nos colonies. Antigue, ayant, en 1758, une milice qui comptait dix-sept cents hommes armés, un fort muni d’un magasin encombré de munitions de guerre ; Saint-Christophe, comptant à sa solde treize cents hommes ; Nièves, trois cents, et Montsarrat sept cents, envoyèrent aussi leur contingent de troupes, d’armes, de munitions et de vivres à la Barbade, cheflieu du gouvernement des îles anglaises du Vent. C’était donc à la Barbade, comme nous l’avons dit, que les préparatifs de l’Angleterre avaient eu lieu. Par sa situation, cette île convenait au rassemblement des troupes que chaque gouverneur des îles anglaises avait mis à la disposition de son chef immédiat. Son port, qui contenait une flotte puissante, avait vu une activité surprenante animer ses bassins et ses quais. Moore, désemparé par nos canons, s’y était réfugié, s’y était réparé, et c’était à son commandement qu’était confiée la flotte que nous avons signalée sur les côtes de la Martinique. La Barbade, si peuplée dès le début de sa colonisation, mais dont bien des habitants avaient émigré, comptait encore , en 1758, vingt mille blancs et soixante-dix mille noirs. Une milice aguerrie, des troupes nombreuses, et renforcées par des troupes royales, y cantonnaient (1). L’Angleterre, sachant donc (1) Butel Dumont nous apprend que la Barbade entretenait, en 1758, cinq régments d infanterie, de douze cents hommes, outre un régiment de gardes à pied, de quatorze cents hommes ; deux régiments de cavale-

Histoire générale des Antilles Tomes 5 et 2 de la 2ème série  

Dessales A./Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collection...

Histoire générale des Antilles Tomes 5 et 2 de la 2ème série  

Dessales A./Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collection...

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