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L’OCTAVONNE

qu’il était chargé de lui répéter, il le lui cria à distance : — Mussieu di ou : c’est bien. Et il sifflota, l'esprit aussitôt à autre chose. Romuald apprit à son père que son Chef de service le mandait auprès de lui avant qu’il n’allât à son cabinet. Et il s’excusa d’être obligé de partir. — Mais, ajouta-t-il, je compte que nous nous reverrons aujourd’hui... Tu déjeunes avec moi, n’est-ce pas ? — Ça ne se demande pas, répondit Philidor... Voyons, est-il possible que je vienne à Foüt-de-Füance et que je ne püenne pas un repas avec toi ?... J’ai même appoüté de « Bon aiü » plusieurs choses pouü toi. — Merci. Coiffé à présent, — non d’un casque de liège, trop peu élégant, — mais d’un panama, muni aussi d’un fin parapluie, Romuald posa une main sur l’épaule du planteur et sourit. — Alors, c’est uniquement pour savoir ce qui pouvait s’être dit entre le Dr Lentin et moi que tu es venu ce matin de la Trinité ? Philidor sourit à son tour. — J’avais, — prétexta-t-il, — quelques petites choses à acheter en ville... C’était une

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

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