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L’OCTAVONNE

par lettre — ou de retourner lui en apporter de vive-voix. Depuis que Philidor était informé du projet d’union de son fils, il en était soucieux, autant que s’il se fût agi d’un dessein qui lui était propre. Il attendait impatiemment des nouvelles. Or, huit jours s’étaient écoulés sans qu’il vît venir ni lettre de Romuald, ni Romuald en personne. La curiosité l’avait mis en selle, avant l’aube, sur sa petite jument « Vaillante » — moins jolie, mais plus résistante que « Faraud » ; et, — en sens inverse de son fils, — il avait franchi trente kilomètres, de la Trinité à Fort-de-France. Après un échange de baisers entre eux, il plongea son regard dans les yeux de Romuald. — Eh bien? — questionna-t-il. — Qu’as-tu à m'appüende ? Etonné d’abord, Romuald eut bientôt compris ce que désirait savoir au juste son père. Il secoua la tête, puis, — articulant nettement l’r, lui, d’une façon même exagérée, qui attirait trop l’attention sur un des menus profits de ses séjours en France, — il répondit : — Rien.

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

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