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L'OCTAVONNE

première dans ma chambre... Dès que j’ai entendu mes parents fermer la leur, je me suis enveloppée de cette écharpe..., comme vous m’avez vue tout à l’heure..., pour être sûre de n’être pas reconnue en route... Je suis sortie, j’ai descendu l’escalier, j’ai traversé le jardin. tout cela sur la pointe des pieds... J’ai bien veillé à ne pas faire le moindre bruit en ouvrant et en refermant les portes... Et j’ai marché vite... vite... vers vous. Roberte allongea un bras et prit nerveusement une main de Romuald. Il lui demanda : — Vous n’avez rencontré personne... sur le chemin... et en ville ? — Si. Deux ou trois hommes... et deux ou trois femmes... qui se sont retournés à mon passage... Mais je pressais le pas encore plus. — Vous n’avez pas eu peur ? — Non... Je pensais à vous tout le temps.. Je n’avais que des inquiétudes : celles de ne pas vous trouver chez vous..., de ne pas être autorisée par vos domestiques à pénétrer dans votre demeure en votre absence... ou bien d’être forcée de me laisser dévisager par eux en vous attendant... J’avais cette autre inquiétude ; de n’arriver que lorsque vous seriez déjà trop profondément endormi pour m’en-

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

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