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L'OCTAVONNE

sept heures, il fit sa cour quotidienne à sa fiancée. Mais son souper pris, quand il se fut nus à l’aise en un pyjama et qu’il se fut renversé dans un rocking-chair, — sur une galerie qui donnait sur sa cour, — tandis qu’il fumait un cigare, il se rappela la scène du matin. Il lui trouvait du piquant. Il en sourit et se répéta, intérieurement ; — Oui, la petite Athénaïs en tenait... Un instant après, il se dit : — Mais elle est sage... Elle se console avec Aurèle... Elle ne l’aimera peut-être jamais... Elle s’est résolue à se laisser aimer... Au fond, ne vaut-il pas mieux être aimé qu’aimer? Il tira quelques bouffées de son cigare. Ensuite il évoqua l’image de Roberte Despointes. — Elle aussi, pensa-t-il, en tenait... et en tient encore... Elle est bien belle, elle !... Après avoir contemplé la vision produite par sa mémoire, il se dit, comme à propos d’Athénaïs : — Elle est également sage... Elle se console avec Kermadec... Ils se marieront. Mais cette idée lui déplut. Il éprouva de la jalousie.

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

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