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TALION

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aurait convenu pour gendre, qui lui demeurait sympathique, et avec qui elle avait dû rompre toutes relations. Quant à Roberte, elle était très différente. Elle se montrait tout autre que ses parents n’auraient imaginé qu’elle pût être en la circonstance : elle bavardait avec des amies, à voix plus haute que de raison ; elle riait souvent, d’un rire exagérément sonore ; elle dansait le plus possible ; enfin elle n’était préoccupée que de bien s’amuser — apparemment. Le premier de la famille qui avait été informé des fiançailles de Romuald et de Paulette était Léonel. C’était le Dr Lentin qui s’était amusé — malicieusement — à les lui annoncer, aussitôt après en avoir exprimé ses félicitations au Procureur de la République et l’avoir prié de les transmettre à Philidor. Léonel refusa d’abord d’ajouter foi à cette nouvelle. Et quand il la porta à Céleste et à Roberte, elles s’écrièrent : « Ça, c’est une blague... Sûrement c’est une blague. » Tous trois voulaient qu’il y eût là une taquinerie de Lentin, et aucun d’eux ne la jugeait de bon goût.

Il paraissait invraisemblable à l’industriel qu’un quarteron, refusé par lui pour gendre,

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

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