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L'OCTAVONNE

— Non. M. Sauvignac, la tête penchée à gauche, fit tourner son lorgnon au bout du cordon. — Non?... répéta-t-il sur un ton interrogatif.... Puis, après une pause, où il fit semblant de réfléchir, il poursuivit : — Alors.... nous devons renoncer à cette promenade trop longue. Romuald perça à demi le dessein du Procureur Général . « Il sait probablement, se dit-il, que mon père a une propriété à la Trinité. Avant de m’interroger, sans doute il savait aussi qu’il n’y a pas d’auberge dans la commune.... Il n’ose pas exprimer franchement son désir de s’arrêter chez papa.... Il me le laisse entendre.... Voilà une excellente occasion pour moi d’être agréable à mon chef de service... Soyons-le donc. » Ayant ainsi pensé durant quelques secondes, le jeune homme dit : — Bien qu’il n’y ait pas d’auberge à la Trinité, vous pouvez fort bien y faire une promenade. — Et où donc y trouverais-je un abri contre le soleil, pour ma fille, pour moi, pour des chevaux? — Mon père y a une villa et des plantations.

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

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