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L’OCTAVONNE

triomphé des hématozoaires... C’est la première fois que je reste dehors à la tombée de la nuit. Il n’eut besoin de rien ajouter de plus pour que M. et Mlle Sauvignac fussent convaincus qu’il avait été vraiment souffrant. Il avait des traces de fatigue sur le visage. Son Chef et Paulette les constatèrent presque ensemble. Cette dernière fut à la fois peinée et heureuse de les observer : peinée, parce qu’elle croyait qu’il avait été malade ; heureuse, parce qu’elle voulut voir dans l’altération de ses traits la preuve qu’il n’avait pas préféré aller ailleurs plutôt que de passer un moment auprès d’elle et de son père. Comme s’il devinait sa penée, Romuald dit : — Je vous prie de croire que je regrette beaucoup d’avoir été empêché de me rendre à deux de vos « Jeudis », consécutivement... J’ai certainement perdu deux occasions, Monsieur le Procureur Général, de m’instruire auprès de vous, car vos propos sont toujours profitables... Et j’ai été bien privé aussi, Mademoiselle, de votre si charmante compagnie. M. Sauvignac pencha nerveusement sa tête à gauche pour répondre : — Vous être trop flatteur, M. Sainte-Croix. — Et trop aimable, ajouta Paulette.

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

L'octavonne  

Gautrez, Victor / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Coll...

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