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PREMIÈRE PARTIE.

LA TRAVERSÉE.

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Toute la journée, nous voguons le long de ces côtes magiques, et le lendemain encore nous les retrouvons, toujours riches, toujours souriantes, appelant à elles les passants que le capitaine général, en Bartholo politique, tient à distance de son mieux. Et, malgré cela, Puerto-Rico est peut-être la plus prospère des quatre grandes Antilles. Elle produit en abondance du sucre, du café, du cacao, du coton, du tabac et des bois durs. Elle exporte aussi du bétail, des légumes et des fruits. Les oranges de Puerto-Rico sont les plus merveilleuses du monde : pourquoi n’en voyons-nous jamais sur nos marchés d’Europe? Sans la sécheresse qui la désole à chaque instant, l’île serait la plus fertile du globe. Puerto-Rico a à peu près résolu la question de l’esclavage en substituant peu à peu, sans secousse, sans désordre, le travail libre au travail forcé. Déjà en 1860, sa population était ainsi répartie : blanche de couleur. .

Population libre Esclaves

300, 406, soit 51,51 pour 100. » 241,0.37, soit 41,33 » 41,738, soit 7,16

L’esclavage n’est déjà plus pour Puerto-Rico une question vitale. Il n’en est pas de même à Cuba, où la population peut se répartir comme suit : Population libre

blanche

793,484

225,843 de couleur (Dont 34,000 engages chinois.)

Esclaves

Emancipés

370,553

6,650

1,019,327 377,203 1,396,530

A Puerto-Rico, la classe de couleur libre est travailleuse, et l’on compte beaucoup de ses membres

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

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