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UN PARISIEN DANS LES ANTILLES.

auditeurs. Des cris d’enthousiasme les accompagnent, destinés à récompenser le chanteur, les danseurs et l'hôte. Les guajiros sont infatigables. La femme fredonne du matin au soir en accomplissant ses devoirs domestiques. L’homme chante à tue-tête, debout dans sa charrette, à cheval, en plein soleil aussi bien que dans le silence de la nuit, et c’est encore en chantant que s’expriment les amours rustiques.

LXV COMMENT

ON RAMONE UNE CHEMINÉE A COUPS DE CORDE.

C’est un rude homme, allez! don José Maria Guanajay... et qui connaît le nègre comme personne ! Il est si petit qu’on l’appelle souvent señor ZumZum... comme l’oiseau-mouche. Il est sec à prendre feu au soleil de midi; aussi ne s’y expose-t-il pas. Don José Maria Guanajay a la hardiesse du jaguar tempérée par la prudence du serpent. Un jour que nous étions sortis ensemble, il dut retourner sur ses pas. Il avait oublié quelque chose au logis. Quoi?... je n’en sais plus rien. Cela n’a d’ailleurs, pour mon récit, aucune importance. La porte, quoique ouverte, résista, lorsqu’il voulut la pousser. Un corps quelconque pesait sur elle. Guanajay fit le tour, traversa le jardin, enjamba une

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

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