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UN PARISIEN DANS LES ANTILLES.

se cacher aa dernier rang, où sa mère la reçut fort rudement. Cela me dégoûta du bal. Les négresses libres sont cent fois plus féroces que les blanches pour les sang-mêlés qu’elles ont à leur service. J’en sais une que la beauté de ses esclaves exaspérait. Elle leur rasait les cheveux et leur faisait arracher les dents. Dieu! que me voilà loin du mardi gras!

LXIV BALS CHAMPÊTRES.

On nomme bailes de musica, à la campagne, les bals auxquels on assiste par invitation ou par souscription, qui ont un orchestre et où se dansent des contredanses et des valses. On nomme, par contre, changiiis ou guateques les réunions improvisées dans lesquelles on ne danse que le zapateo, sans autre accompagnement que la voix ou la guitare. La zapateo est la danse nationale, la danse par excellence. On distingue trois espèces de zapateo : le zapateo punteado, le zapateo escobillado et le zapateo de atajaprimo, tous sans figures, à l’exception d’un léger mouvement de corps pour prendre une direction nouvelle. Quand la danseuse désire s’arrêter, elle fait

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

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