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UN PARISIEN DANS LES ANTILLES.

Il faut, avant tout, faire une ample provision de feuilles et d’écorces de palmier, botteler les palmes, parer l’écorce et tailler ensuite les poutres et les lattes. Un enfant intelligent et robuste en viendrait à bout. Lorsqu’on a planté en terre, à une profondeur de trois pieds, ses poteaux, lorsque l’on a bien foulé la terre pour la consolider alentour, on complète la carcasse de la maison en ajustant horizontalement les poutres, au sommet des poteaux. Comme c’est simple ! Cela fait, on pose les solives en angles qui serviront d’échafaudage à la toiture. On les réunit par un faîtage léger, et l’on complète ces premiers éléments de charpente en reliant le tout par des lattes. Vous voyez sûrement cela d’ici. Quant au crépissage, on en vient tout aussi aisément à bout. On resserre les mailles de la charpente en ajoutant au premier réseau de lattes, horizontalement posées, de nouvelles rangées verticales. On remplit les vides d’herbes sèches et de boue, et si l’on veut y mettre un brin de coquetterie, on polit cet enduit de son mieux avant de le blanchir à la chaux. La majorité se contente d’appliquer, sans plus de façons, une couche d’écorces de palmier sur la charpente. La toiture est faite de yagua ou de chaume, quelquefois aussi de touffes de jonc soigneusement bottelées, qui résistent à merveille au soleil et à la pluie... quand le vent ne les emporte pas. La plupart des maisons sont précédées d’une galerie couverte qui projette son ombre sur la façade. Quant à la distribution intérieure, elle est plus simple encore que le reste. Une pièce au centre, une de

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

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