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TROISIÈME PARTIE. — DANS L'ANTÉRIEUR DE L’ILE.

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LV LES GUAJIROS1, LES PAYSANS BLANCS DE CUBA.

Aucun des types si variés, si étranges, qui composent et caractérisent la population de l’île de Cuba, n’est plus intéressant à étudier que le Guajiro. Le paysan blanc a une physionomie toute spéciale. A-t-il du sang de flibustier dans les veines, ce hardi compagnon au teint de cuivre? Son courage, son audace aveugle permettent de le supposer. Il tient du Catalan par l’habileté avec laquelle il sait traiter et conclure une affaire; il tient de l’Andalous par son amour pour la paresse. Il est à la fois franc et habile, aventureux et hâbleur. La superstition lui tient lieu de religion. Quelquefois le Guajiro travaille, mais la grande majorité aime mieux se priver du nécessaire, en priver les siens, manger une banane, grignoter le fruit d’un yucca, arroser ce maigre repas d’eau claire, se vêtir de loques, que de fouiller du soc de sa charrue la terre la plus fertile, la plus riche et la plus prodigue du monde. Il y a plusieurs variétés de travailleurs : Le sabanero, qui garde les troupeaux à cheval; 1

Prière instante de prononcer Guahiros.

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

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