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TROISIÈME PARTIE. — DANS L'INTÉRIEUR DE L' ILE. 215

LIV CIENFUEGOS. — UNE DOMPTEUSE DE SCORPIONS.

Le port de Cienfuegos est le plus beau, le plus vaste, le mieux abrité, le plus profond, le plus sûr, le plus limpide de l’île de Cuba, et peut-être même du globe. Les flottes nationales, impériales et royales des ÉtatsUnis, d’Angleterre, de Russie, d’Espagne, d’Italie et de France s’y prélasseraient à l’aise, en toute sécurité. Quatre rivières, la plupart navigables, y viennent aboutir : le Damuji, le Salado, le Caonao et l’Arimao. Ce paradis nautique est d’un accès facile. Il serait malaisé toutefois d’en forcer la porte si l’on se mettait sérieusement en tête de la tenir close. Les clefs de bronze du port apparaissent aux embrasures du Castillo de Jagua. Le trousseau se compose de dix pièces : quatre de 18 sur l’esplanade, quatre de 24 et deux de 8. On a souvent appelé la baie de Cienfuegos « le grand port des Amériques ». Tout justifie ce nom, qui date de la conquête. Cette mer intérieure n’a pas moins de quinze lieues maritimes de côtes, sans compter l’embouchure de ses rivières navigables. Son étendue est de dix milles de long sur quatre et demi de large. Vous voyez qu’on peut s’y démener à l’aise. Au fond de la baie, là où devrait s’élever une des

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

Un Parisien dans les Antilles  

Quatrelles / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collectio...

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