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LES ORIGINES DE LA POPULATION

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à prendre racine sur le sol de la Guyane et des familles créoles à s’y constituer. Ces éléments trop rares sont comme noyés dans une population de couleur elle-même insuffisante. La transportation n’a guère augmenté le nombre des travailleurs utiles. Une colonie, qui aurait pu devenir un des plus beaux fleurons de notre empire d’outre-mer, végète tristement, sous la tutelle d’une administration apathique. Aux Antilles, des aventuriers normands, bretons, saintongeois, se groupent sous la conduite de chefs élus. A l’époque des premiers établissements réguliers, patronés par le cardinal de Richelieu, ils se répartissent en quatre catégories d’habitants : Les boucaniers, qui se livraient à la chasse (ils tirent leur nom du procédé qu’ils employaient pour conserver la viande des bœufs sauvages, le boucan : l’animal abattu était découpé sur place, sa chair fumée et desséchée); Les flibustiers, qui couraient les mers sur de frêles embarcations, enlevant à l’abordage jusqu’aux navires de haut bord, mais se livraient trop souvent aux actes de la plus révol tante piraterie, sous le prétexte d’une guerre d’extermination contre les Espagnols (leur nom prouve l’origine tout anglaise de ces bandes d'écumeurs, il dérive de free-booters, francs-butineurs) ; Les Colons, qui s’adonnaient à l’exploitation du sol ;

Nos créoles  

A. Corre / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collection...

Nos créoles  

A. Corre / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collection...

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