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ÉMILE.

Prend le cheval, s’élance , et bientôt de la ville Il accourt précédé d’un chirurgien habile. Avec son domestique il le suivit à pié , Sitôt que son exprès vous fut expédié. Nous avons dans la nuit prolongé notre tâche , Sans prendre l’un et l’autre un moment de relâche: Je n’ajouterai rien ; nous sortions de ces lieux Quand nous sommes venus nous offrir à vos yeux. ÉMILE , à Sophie. De vous dépend mon sort, il est bien vrai, Sophie ! Mais vous n’espérez pas que je vous sacrifie Des devoirs à mon cœur encor plus chers que vous. SOPHIE.

Prends cette main , Emile , et deviens mon époux. Fière de ton amour , je me rendrai moi-même Digne, si je le puis , de cet honneur suprême.

ÉMILE, se jetant à ses pieds. Votre époux ! ah ! toujours je serai votre amant ! Je veux l’être , Sophie , et j’en fais le serment. M.me

DORVAL.

Emile a triomphé , mais ce n’est pas sans peine. M.

DORVAL.

Avec de six beaux droits il n’est rien qu’on n’obtienne. ARISTE.

Emile, en recevant ce prix de la vertu , Vous voyez qu’un bienfait n’est pas toujours perdu. FIN.

Œuvres de Léonard. Tome I  

Nicolas-Germain Léonard / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

Œuvres de Léonard. Tome I  

Nicolas-Germain Léonard / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

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