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echanger N° 33 - Janvier 2012

Viande bovine :

des éleveurs dynamiques Agriculture biologique : du nouveau

Session : les Comités d'Orientation en actions

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Circuits courts : des produits locaux en un clic

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L'agriculture une belle entreprise pour la Somme n° 33 - janvier 2012 Echanger

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Edito Rester performante et compétitive dans un contexte en constante évolution, tel est l'enjeu de la "Ferme Somme". Afin de l’accompagner au mieux dans son adaptation permanente et son besoin d'innovation, 5 Comités d’Orientation ont été constitués depuis 2007 au sein de la Chambre d’agriculture sur les thématiques "Elevage", "Emploi-formation", "Recherche, Innovation et développement", "Economie et territoires" et "Installation-Transmission". Composés d’élus de la Chambre d’agriculture et de personnes qualifiées, ces Comités proposent et définissent des programmes de recherche, innovation et développement dans les différentes dimensions de l'exploitation agricole : stratégique, technique, économique, commerciale, sociale, juridique et foncière, mais aussi à différents moments de la vie d'une entreprise : création, développement, transmission. La session du 29 novembre a été l’occasion pour les élus consulaires de dresser un bilan des travaux menés par les Comités "Elevage", "Emploi-formation" et "Recherche, Innovation et développement". Les réalisations concrètes et les perspectives ont été présentées par les Présidents délégués respectifs, Ludovic Cauchois, Gérard Blondel et Alexandre Deroo. Les travaux des autres Comités seront à l’ordre du jour de la session de mars 2012. Je tiens donc spécialement à remercier les membres des différents Comités pour leur implication et leur détermination à apporter des réponses concrètes aux entreprises agricoles de la Somme. Les chantiers pour 2012 sont encore nombreux, vos élus sont une nouvelle fois prêts à mettre leur engagement au service de l’agriculture départementale. Permettez-moi de vous présenter, au nom des élus et du personnel de la Chambre d’agriculture, nos vœux meilleurs pour l'année 2012.

Daniel Roguet

Président de la Chambre d'agriculture de la Somme

Directeur de la publication : Daniel ROGUET Comité de rédaction : Hélène CREVEL, Christelle DEHAINE, Olivier MOREL, Jean-Pierre PARDOUX, Géraud PEYLET, Blandine SACQUépée, Emmanuel du TERTRE, Alain WAYMEL. Rédacteur en chef - Secrétaire de rédaction : Hélène CREVEL : Tél. 03 22 33 69 22 Maquette : Renée TEURKI - Mise en page : Sylvie CAVEL - Service Communication de la Chambre d'agriculture Impression - photogravure : Imprimerie l'ARTESIENNE BP 99 ZI de l'Alouette 62802 LIéVIN cedex tél. 03 21 72 78 90 - fax. 03 21 72 78 91 Crédits photos : Chambre d’agriculture de la Somme - VNF ISSN : 2103-4036 2

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E c h a n g e r

Session du 29 novembre

La formation des salariés au coeur de nos priorités La formation des salariés est capitale pour renforcer leurs compétences et assurer la pérennité des entreprises et ainsi des emplois. Le Comité d’Orientation "Emploi-formation" en a fait un axe de travail prioritaire. Bilan d’étape avec Gérard Blondel, Président délégué.

"Certiphyto" : les salariés agricoles sont concernés A l’horizon 2015, toute personne qui achète ou manipule des produits phytosanitaires, devra être formée et obtenir le "Certiphyto". En 2011, le "Certiphyto" était dans une phase expérimentale et ne concernait que les chefs d’exploitation. En 2012, le dispositif s’étend aux salariés agricoles. Afin de répondre au mieux à la demande (entre 1 500 et 2 000 salariés à former), la Chambre d’agriculture de la Somme, les CFPPA (Abbeville, Péronne, le Paraclet), les Maisons Familiales Rurales spécialisées en grandes cultures (Flixecourt et Villers-Bocage) et le réseau des coopératives (FRCA), se sont associés pour proposer dès février 2012 des formations aux salariés agricoles en vue de l'obtention du certificat. Contacts : Hervé Georges - Tél. 03 22 20 67 32 Thibaud Leroy - Tél. 03. 22 93 51 22

Il existe de réels besoins en main d’œuvre, mais l’offre et la demande ne sont pas toujours en adéquation. La Chambre d’agriculture, s’appuyant sur les partenaires de l’emploi, a mis en place plusieurs actions en faveur de la formation des demandeurs d’emploi et des salariés agricoles. "Je tiens à féliciter Gérard Blondel et le Comité d’Orientation pour leur engagement. Les résultats sont là, il nous faut continuer dans cette voie", a déclaré Daniel Roguet, Président de la Chambre d’agriculture.

La formation des demandeurs d'emploi

Des demandeurs d’emploi sont prêts à travailler en agriculture, mais être salarié agricole ne s’improvise pas et les candidats doivent acquérir les compétences nécessaires. C’est dans ce sens qu’ont été mises en place depuis 2009 cinq formations "Chauffeur de tracteur", reconnues par la convention collective. "L’intérêt de ces formations est qu’elles se déroulent sur des exploitations supports qui permettent d’allier théorie et pratique. Je tiens à remercier ces exploitations pour leur investissement", souligne Gérard

Blondel. Ces formations sont rendues possibles par la mobilisation des partenaires  : Pôle emploi, ASAVPA, MSA, FAFSEA, CFPPA, MFR, Service de remplacement. Elles sont bien-sûr reconduites en 2012 avec deux sessions à Hangest-en-Santerre et sur le secteur de Poix-de-Picardie.

La formation des salariés en poste

Plusieurs dispositifs de formation seront ouverts aux salariés agricoles en poste dès 2012 au travers la Gérard Blondel formation "Certiphyto" et la mise en place de deux Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) (agent de remplacement et salarié polyvalent en polyculture). Le recensement local des besoins en formation des salariés et des employeurs pour leurs salariés est aussi prévu durant l’hiver 2012 afin de proposer des formations adaptées aux différents besoins.

En chiffres Formations "chauffeur de tracteur" - 41 stagiaires formés et évalués depuis 2009. - sur le secteur de Montdidier, trois quarts des 29 stagiaires ont trouvé un emploi. Promotion des métiers de l’agriculture 900 jeunes rencontrés depuis 2009 lors des interventions dans les écoles, les lycées et les centres de formation pour la promotion et le développement du salariat agricole. La Bourse d’emploi en 2011 - 280 candidats inscrits - 128 offres d’emploi (CDI et CDD) - 70 salariés placés - 1 400 mises en relation

Contact : Olivier MOREL - Tél. 03 22 33 64 70

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Session du 29 novembre

E c h a n g e r mieux connaître leur rôle et aussi évaluer l’impact de nos pratiques sur eux", explique Jean-Pierre Pardoux.

Une couverture pour l'hiver

Compétitivité et environnement : c'est possible Innover pour maintenir la compétitivité des exploitations en combinant maîtrise environnementale et besoins des filières, telle est l’ambition du Comité d’Orientation "Recherche et développement", emmené par son Président délégué, Alexandre Deroo. "L’objectif de réduire l’usage des produits phytosanitaires tout en maintenant la compétitivité des exploitations est un des axes prioritaires du Comité Alexandre Deroo d’Orientation", explique Alexandre Deroo, Président délégué. "Nous avons voulu mettre à disposition des agriculteurs des outils immédiatement utilisables pour réduire les intrants, au travers, par exemple, de formations aux techniques dites de bas-volume. Ce sont près de 250 agriculteurs qui ont bénéficié de ces formations depuis 2009. Ceux-ci affirment réduire aujourd'hui leur indice de fréquence de traitement (IFT) de 10 à 20 % en optimisant leur pulvérisation", complète Jean-Pierre Pardoux, responsable du pôle Références et développement à la Chambre d’agriculture. Les Chambres d’agriculture de Picardie se sont équipées d'un banc de contrôle du pulvérisateur. Cet investissement mutualisé a permis de mettre en place un service de contrôle au moindre coût. Son but n’est pas seulement de répondre à une obligation réglementaire, sa vocation est aussi pédagogique. Au-delà de ces mesures, il est nécessaire d’acquérir des références pour proposer aux agriculteurs des systèmes 4

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économes et performants. C’est dans ce sens que des exploitations de la Somme ont intégré les réseaux de fermes DEPHY "légumes" et "polyculture-élevage". Les techniques de protection intégrée y sont expérimentées sur céréales comme sur légumes. "Nous avons obtenu des résultats tangibles en techniques de désherbage alternatives dans le cadre de nos travaux en protection intégrée légumes : le groupe a baissé son IFT sur légumes de 20 % depuis 3 ans. Allier les pratiques de bas-volume avec la protection intégrée est très pertinent et répond à notre objectif de maintenir un système économique performant, durable techniquement et économiquement", résume Alexandre Deroo.

Fertilité rime avec biodiversité

Si l’apport de fertilisant, dans le respect de l’environnement, reste indispensable, d’autres pistes sont à explorer. La fertilité d’un sol se caractérise par ses composantes physiques, chimiques et biologiques. Or cette dernière nécessite d’être approfondie  : "nous avons notamment monté un réseau Ecophyto "Biodiversité et auxiliaires" dont l’objectif est de mieux connaître le rôle des auxiliaires, c’est à dire de tous ces insectes utiles qui ont un rôle positif dans la conduite des cultures. Nous devons

Si la couverture des sols en hiver est obligatoire en zone vulnérable, les cultures intermédiaires présentent aussi de nombreux bénéfices pour leurs effets agronomiques et environnementaux (gestion de l’azote, fertilité du sol, parasitisme, ...) et pour une valorisation en fourrage ou production de biomasse. "Il faut transformer cette obligation en une culture à part entière et profiter de ses multiples atouts. Ainsi, en 2011 un effet positif des CIPAN a été observé sur le rendement de la pomme de terre. Il nous faut continuer d'acquérir des références adaptées à notre département. C’était le sens de l’opération "2 000 ha en dérobé", conclu Jean-Pierre Pardoux. Contact : Jean-Pierre Pardoux : Tél. 03 22 33 69 28

En chiffres - 230 pulvérisateurs contrôlés en 2010 et 2011 - 800 agriculteurs ont obtenu leur "Certiphyto" - 250 agriculteurs formés au bas-volume depuis 2009

Les Comités d'Orientation à l'écoute du terrain Créés en 2007, les Comités d'Orientation ont été mis en place pour développer la valeur ajoutée de la "Ferme Somme", anticiper et innover en permanence. L'intérêt de ces groupes composés de membres de la Chambre d'agriculture, mais également de personnes qualifiées, de référents ou de passionnés de technique, est d'être une force de proposition afin de définir les orientations de la Chambre d’agriculture et de mieux coller aux besoins et aux attentes de la profession. Les travaux des Comités d’Orientation Emploi-formation, Recherche et développement et Elevage ont été présentés lors de la session la Chambre d’agriculture qui s’est tenue le mardi 29 novembre. Ceux des comités Economie et Territoires et Installation-Transmission seront à l'ordre du jour de la session de mars 2012.


Session du 29 novembre

E c h a n g e r

Une stratégie pour l'élevage départemental Ludovic Cauchois, Président délégué du Comité d’Orientation "Elevage" est revenu sur les principaux dossiers : la démarche "Avenir lait 80" dont l’objectif est de renforcer la compétitivité des élevages, l’électronisation des cheptels et a dressé un bilan par production.

Repères L'élevage dans la Somme

- 1 097 cheptels lait (supérieurs à 15 vaches laitières) - 548 cheptels allaitants (supérieurs à 15 vaches allaitantes) - 864 exploitations ovines - 223 exploitations caprines - 138 exploitations porcines - 160 exploitations avicoles

L’opération "Avenir lait 80" avait pour but, dans un contexte de crise laitière, de renforcer la compétitivité des élevages de notre département. Deux Ludovic Cauchois actions concrètes ont vu le jour : la première était de réaliser un état des lieux de la situation de la mise aux normes des élevages et la seconde, cherchait à sensibiliser les éleveurs à leurs résultats technicoéconomiques, avec le calcul détaillé de leur marge brute aux 1 000 litres de lait. Pour inciter, la mise aux normes des élevages laitiers, notamment en zones non vulnérables, une ultime relance réalisée en début d’année auprès des éleveurs

laisse apparaître une diminution des élevages qui ne sont pas aux normes. Ceci est la conséquence d’une prise de conscience des éleveurs de l’enjeux à réaliser les travaux et ainsi maintenir la production laitière sur l’exploitation en toute sérénité. Le travail engagé par les OPA commence à porter ses fruits, mais la pression vers les retardataires doit être maintenue.

La fiche Avenir Lait pour se comparer et progresser

Côté fiche technico-économique, un bilan d’étape réalisé au début de cette année, à partir d’une enquête auprès d’éleveurs et d’échanges avec les orga-

PAC : en 2012 je déclare avec Télépac Jean-Luc Becel, Chef du service de l’Economie agricole à la DDTM a fait le point sur la prochaine campagne de télédéclaration PAC. L’objectif est de passer au 0-papier pour les aides animales, les éleveurs ne recevront pas de dossiers papier (ce qui ne sera pas encore le cas pour les dossiers surface). Pour les exploitants qui ne seront pas en mesure de télédéclarer, les services de la DDTM seront à leur disposition pour effectuer la déclaration, un ordinateur sera également disponible à la Chambre d’agriculture (voir aussi page 13).

nismes partenaires, a mis en évidence un souhait de maintenir cette dynamique pour les années à venir. Elle a permis à une majorité d’éleveurs qui ne connaissaient pas leur marge brute de pouvoir travailler les composantes de leur coût de production (60 % environ). C’est donc principalement pour eux qu’elle prend tout son sens. Les organismes partenaires (ELC 3, CER France Somme et Chambre d'agriculture) ont utilisé la fiche "Avenir lait 80" dans des élevages afin d’apporter des conseils techniques. Cependant le taux d’utilisation peut et doit encore être amélioré. Afin de rendre la fiche plus attractive pour les éleveurs et les conseillers, une nouvelle version est en cours d’élaboration.

L'électronisation des cheptels

En 2012, trois rendez-vous pour télédéclarer vos demandes d'aides PAC : du 7 au 31 janvier inclus : aides aux ovins et aides aux caprins à partir du 1er mars jusqu'au 15 mai inclus : prime au maintien du troupeau de la vache allaitante (PMTVA) du 1er avril au 15 mai inclus : dossier PAC

Suzel Decoster, responsable de l’Identification a rappelé qu’à partir du 1er juillet 2013, tous les ovins et caprins nés entre 2005 et 2010 devront porter un repère électronique. Aujourd’hui, deux élevages sont équipés et seize sont en cours (voir aussi page 13). Pour conclure Ludovic Cauchois a insisté sur l'objectif 2012 du Comité d’Orientation : établir une stratégie pour l’élevage départemental. Contact : Stéphane Verscheure - Tél. 03 22 33 64 76

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Session du 29 novembre

PAC post 2013 La Commission européenne, par la voix de son Commissaire à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a présenté le 12 octobre ses propositions en vue de réformer la Politique Agricole Commune pour l’après 2013.

e c h a n g e r

agriculteurs "actifs". Toutefois, une convergence des paiements est aussi préconisée par la Commission au sein même des Etats membres. Leur niveau par hectare devra être uniforme à l’échelle nationale ou régionale à l’horizon 2019. Dans le cas ou le territoire retenu par la France serait le territoire national dans son entier, l’incidence sur le montant des aides perçues par les agriculteurs de la Somme sera forte, de 30% à 45% selon les simulations réalisées, les systèmes les plus impactés étant les élevages laitiers, avec ou sans engraissement, et les systèmes avec de la pomme de terre féculière. Contact : Daniel Quievreux Tél. 03 22 33 69 85

Parmi les annonces les plus importantes pour notre département cette communication confirme l’arrêt des quotas betteraviers pour le 30 septembre 2015 et celui des quotas laitiers pour le 31 mars 2015. Le verdissement des paiements directs, présenté comme l’élément novateur des propositions, est fortement critiqué par les organisations professionnelles. Il prévoit notamment que 30 % des paiements seront octroyés si trois

dispositions environnementales sont respectées : la diversification des cultures (minimum trois cultures représentant au plus 70 % et au minimum 5 % de la surface), le maintien de pâturages permanents et un "focus écologique" (par exemple jachère, haies ou bandes enherbées) sur au moins 7 % des terres. Selon ce projet, les paiements directs continueront à être octroyés, avec une conditionnalité simplifiée, en tant que soutien découplé au revenu des

Neige : mieux vaut prévenir ...

De gauche à droite : Michel Maclin, pour le Président de l’Association des maires de la Somme, Christian Manable, Président du Conseil général de la Somme, Michel Delpuech Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Daniel Roguet, Président de la Chambre d'agriculture de la Somme.

C'est avec beaucoup de spontanéité et de solidarité que les agriculteurs sont intervenus pendant les intempéries de décembre 2010. Ils ont été nombreux à déneiger les routes sans que les conditions réglementaires de leur intervention ne soient vraiment connues. Pour remédier à cette situation, une charte "encadrant l'intervention des exploitants agricoles lors de la réalisation d'opérations 6

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de déneigement sur le réseau routier des collectivités" a été signée le 14 novembre entre l'Etat, le Conseil général, l'association des maires et la profession agricole. Elle donne un cadre à l'intervention des agriculteurs pour déblayer les routes notamment au niveau de leur assurance. Contact : Gilles GRARDEL - Tél. 03 22 33 69 04

La Profession réagit Bassins d'alimentation de captage La Profession a attiré l’attention de l’Etat sur le fait que les mesures de réduction de fertilisation présentes dans le cahier des charges national n’étaient pas réalistes sur un plan agronomique. Il s’agit par exemple de la limitation de la fertilisation à 120 unités d’azote sur toute culture. Affaire à suivre. Contact : Emmanuel du Tertre Tél. 03 22 33 69 05

Vie de la Chambre d'agriculture Aurélie Albaut, rejoint l'équipe productions végétales en tant qu'ingénieurconseil sur le secteurs Est de la Somme. Basée à Estrées-Mons, Aurélie est la référente pour les betteraves et assure le suivi des expérimentations en productions légumières.


Environnement

P r o t é g e r

Prévenir les risques d'érosion Somme Espace et Agronomie (Somea) est l’interlocuteur départemental des agriculteurs et des collectivités pour tous les problèmes de ruissellement et d’érosion des sols. Son équipe d’ingénieurs est impliquée en amont dans les aménagements fonciers. Eclairage avec Olivier Ancelin, expert Somea.

Des solutions simples existent comme l'implantation de haies.

Qu’est qu’une CCAF et à quel titre y intervenez-vous ? Lorsqu’une commune souhaite réaliser un aménagement fonOlivier Ancelin cier, une Commission communale d’aménagement foncier ou CCAF est constituée par le Département. Cette commission pilote une étude d’aménagement qui est réalisée sur un périmètre défini. Cette étude comporte deux volets : un volet agricole et foncier qui détermine le parcellaire concerné (qui cultive quoi) et un volet environnemental. C’est dans le cadre de ce volet environnemental que Somea apporte son conseil de façon à ce que les problématiques de ruissellement et d’hydraulique soient traitées. En quoi ces problématiques sont-elles importantes ? Aujourd’hui, nous ne parlons plus de remembrement mais bien d’aménagement foncier. L’objectif de regrouper des parcelles pour en faciliter l’exploitation est toujours présent. Mais il s’agit aussi de réfléchir aux aménagements

Concentration des ruissellements dans une vallée sèche.

qui permettront d’éviter ou de limiter les risques d’inondations, de coulées de boues ou de ravines. L’aménagement foncier est une opportunité à saisir pour améliorer l’existant. Quels types d’aménagement préconisez-vous ? C’est le diagnostic du territoire qui détermine les prescriptions. Ce sont par exemple des changements de sens de culture, des aménagements d’hydraulique douce comme les talus, haies, bandes enherbées ou noues (fossés enherbés), ou des aménagements comme les fossés ou les zones de rétention. Intervenez-vous dans les CCAF du canal Seine Nord Europe ? Un aménagement mal conçu ou supprimé peut avoir des conséquences néfastes pendant de nombreuses années sur le parcellaire. Il est donc préférable de travailler en anticipation plutôt que de remédier aux problèmes. C’est dans cet esprit le Conseil général de la Somme associe SOMEA en amont aux CCAF mises en place dans le cadre du Canal Seine Nord Europe. Dans le cas du Canal, et c’est d’ailleurs une première en France, les 68 Commissions communales se sont prononcées pour un périmètre d’étude unique. Cela va permettre de penser l’aménagement foncier à l’échelle du bassin versant. Il n’en sera que plus pertinent. Contact : Olivier Ancelin - Tél. 03 22 33 69 92

Canal Seine Nord Europe

Aménagement foncier : un bel exemple de solidarité

Le Canal Seine Nord Europe est un ouvrage exceptionnel. Dans le département de la Somme, pour un tracé d’environ 46 km, les emprises foncières annoncées par VNF sont de 1 130 ha. Cette liaison fluviale à grand gabarit correspond sensiblement à 3 autoroutes ou à 5 TGV accolés les uns aux autres. Une réflexion a été menée entre le maître d’ouvrage, VNF, le Département et les Organisations Professionnelles Agricoles. Il est apparu que seule une vaste opération d’aménagement foncier intercommunale avec inclusion d’emprise était de nature à remédier aux perturbations occasionnées aux territoires (parcellaires et réseaux de voiries agricoles) des 27 communes directement concernées par le tracé du Canal. Des actions de sensibilisation en ce sens ont été entreprises auprès des 1 000 membres "locaux" composant les commissions communales d’aménagement foncier agricole et forestier. Finalement les 68 commissions ont accepté de s’engager dans cette opération d’aménagement foncier qui concernera tout ou partie de leur territoire. La taille de ce périmètre unique devrait avoisiner 34 000 ha, soit près de 30 fois l’emprise de l’ouvrage ; ce qui, après intervention des réserves foncières constituées par la SAFER et par VNF (850 ha environ actuellement) permettra de ramener le prélèvement foncier au niveau de chaque exploitation à un taux nettement inférieur à l’objectif de 2% fixé initialement par les Organisations Professionnelles Agricoles. Une nouvelle fois, il convient de saluer le sens des responsabilités des membres "locaux" des commissions représentant notamment les communes, les propriétaires et les exploitants agricoles. La solidarité agricole, une nouvelle fois, s’est exprimée. La forte implication du Département, responsable de l’aménagement foncier, et de ses agents, dans cette opération d’une envergure inégalée, mérite également une mention toute particulière. Contact : Gilles GRARDEL - Tél. 03 22 33 69 04

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Environnement

p r o t é g e r

Zones vulnérables : vers une nouvelle réglementation le fumier avant culture de printemps ne pourra plus être épandu du 15 novembre au 15 janvier (sauf sur culture intermédiaire en place) ou encore l’épandage de lisier avant culture d’automne sera interdit du 1er octobre au 31 janvier. Le seuil de rejet d’azote des vaches laitières va également être relevé et sera défini selon la production laitière et le temps de pâturage . Le calcul du plafond de 170 kg d'azote d’origine animale se calculera sur la base de la SAU et non plus de la surface épandable.

Une entrée en vigueur progressive L'Union européenne a considéré que la France n'était pas assez rigoureuse dans son application de la directive nitrate. La copie a été révisée et un nouveau décret est paru le 10 octobre 2011. Ce décret* instaure désormais un programme d’action national qui s’applique à tous. Les mesures seront définies par un arrêté national dont la parution est imminente. Celui-ci fixera notamment : - le calendrier et les conditions d’épandage des fertilisants azotés, - les prescriptions de stockage des effluents d’élevage, - les modalités de limitation d’apports

azotés, fondée sur l’équilibre de la fertilisation entre les besoins des cultures et les apports de toute nature, - la limitation et la modalité de calcul de la quantité maximale d’azote contenu dans les effluents d’élevage pouvant être épandus annuellement par chaque exploitation, - les exigences de maintien de couverture des sols en période hivernale et le long des cours d’eau. Un programme d’action régional précisera des mesures spécifiques et pourra renforcer les mesures nationales.

Des mesures renforcées

Globalement, toute cette refonte de la réglementation aura pour conséquence un allongement des périodes d’interdiction d’épandage. Ainsi, dans le projet mis en consultation par les Ministères, si rien ne change, on peut voir par exemple que

Cette nouvelle réglementation entrera en vigueur au 1er septembre 2012. Il y aura une phase de transition jusqu’à la parution du programme d’action régional (au 1er juillet 2013). Pendant cette phase, le programme d’action national et les règles plus contraignantes de notre 4ème programme d’action s’appliqueront. Par ailleurs, les éleveurs auront jusqu’au 1er juillet 2016 pour augmenter, si nécessaire, leurs capacités de stockage d’effluents d’élevage afin de respecter le nouveau calendrier. On reviendra sur les mesures effectives dès la parution des textes. * Décret n°2011-1257 relatif aux programmes d'actions à mettre en oeuvre dans les zones vulnérables, en vue de la protection des eaux contre la pollution des nitrates d'origine agricole.

Contact : Christelle DEHAINE Tél. 03 22 33 69 19

Les épandages en chiffres Lors du dernier comité de pilotage du SATEGE (Service d'Assistance Technique à la Gestion des Epandages), le bilan qualitatif et quantitatif des épandages en 2010 a été présenté. Globalement sur 2010, on estime (hors importations) : - environ 380 000 t de matières sèches de fertilisants organiques ont été épandus sur notre territoire (plus de 4 198 000 tonnes ou m3 bruts) - cela a nécessité près de 67 700 hectares, soit un peu plus de 14 % de la surface agricole utile (SAU). Effluents urbains - Sur les 18 sites industriels qui réalisent des épandages, la grande majorité sont des indus- Effluents d'élevage 9 % des surfaces 70 % des surfaces épandues (6 000 ha) tries agro-alimentaires. épandues (48 000 ha) - Une quinzaine de sites de compostage et méthanisation est identifiée dans la Somme Effluents industriels et a produit environ 50 300 tonnes brutes de composts épandus (30 100 tonnes de matière 21 % des surfaces sèche). épandues (14 000 ha) Le département a suffisamment de surfaces pour épandre dans le respect des règles de bonnes pratiques l’ensemble de ces produits organiques. Les produits organiques importés provenant de Belgique (composts et engrais organiques bien souvent à base de fientes de volailles) représenteraient des quantités également importantes. La synthèse sera bientôt disponible sur www.somme.chambagri.fr Contact : SATEGE – 03 22 33 69 00

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Environnement

d é v e l o ppe r

Mobilisation pour l'agriculture biologique Malgré une augmentation de plus de 12% des surfaces entre 2009 et 2010, la Picardie ne compte que 5 000 ha en bio, soit 0,5% de la SAU en 2010*. Avec la mise en place d’un pôle de conversion, les Chambres d’agriculture de Picardie et Agriculture Biologique en Picardie s’associent pour développer la "bio" dans la région.

explique Olivier Morel. En s’appuyant sur les spécificités et les complémentarités de chacun, il s’agit de structurer le conseil aux porteurs de projets pour faciliter leurs démarches et leurs choix, tant techniques qu’économiques et financiers . "Un point crucial de la démarche est qu’une fois les études réalisées, tous les intervenants se réunissent pour aider le candidat à finaliser son projet. Il peut ensuite engager sereinement les démarches administratives avec son référent", complète Olivier Morel. Grâce au pôle de conversion soutenu par le Conseil régional de Picardie et le Conseil général de la Somme, les partenaires espèrent convertir en bio 25 exploitations par an en Picardie. * source : Agence Bio

Contact : Olivier MOREL - Tél. 03 22 33 64 70

En superficie comme en nombre d’exploitations, l’agriculture biologique Picarde se place au vingtième rang national. Le marché des produits bio est pourtant en pleine expansion. Avec une progression de plus de 10 % en 2010, la bio représente un véritable marché. "Les volumes en productions bio doivent s’accroître pour répondre à la demande. La Picardie, terre de grandes cultures, a les moyens de se positionner sur ce créneau. Encore faut-il que les producteurs adaptent leur systèmes à ce mode de production", explique Olivier Morel, référent agriculture biologique pour les Chambres d’agriculture de Picardie.

Un pôle de conversion

Lorsque le Conseil régional de Picardie a lancé un appel à projet pour la mise en place d’un "dispositif de soutien aux dynamiques de conversion en agriculture biologique en Picardie", la Chambre régionale d’agriculture de Picardie, les Chambres d’agriculture de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme, Agriculture Biologique en Picardie et les centres d'Economie Rurale se sont associés pour proposer la création d’un pôle de conversion bio. "L’objectif du pôle de conversion est de rendre plus lisible l’accompagnement des candidats à la conversion en bio",

Repères La bio en Picardie en 2010 - 174 exploitations, dont 62 dans la Somme - 4 927 ha certifiés, dont 1 109 ha dans la Somme - 1 737 ha en conversion, soit 26% de la surface totale (certifiée + conversion) (575 ha en conversion dans la Somme) - 0,5% de la SAU - 149 transformateurs de produits bio - 42 distributeurs de produits bio Source : Agence bio

Témoignage Richard Vilbert cultive 225 ha dont 27 ha en bio sur Rubempré, des terres de limon profond à bon potentiel en grandes cultures Quelles sont vos motivations pour produire bio ? Avant d’en arriver à la bio, j’ai toujours cherché à travailler en préservant les sols. Dans les années 95, une première expérience de réduction des intrants sur le bassin de l’Hallue m’a conforté dans l’idée qu’il est possible de produire sans forcer sur les intrants. En 1999, profitant d’un financement CTE, j’ai aménagé mon parcellaire : implantation de haies, mares, bandes enherbées. Toujours dans la même logique, j’ai fait évoluer mes pratiques dans le but de favoriser la vie du sol pour être moins dépendant des engrais et des produits phytosanitaires. Ainsi, je ne laboure plus depuis 2005 et je travaille en Techniques Culturales Simplifiées (TCS) et en bas-volume.

Le bio comme suite logique ? Dans le cadre de nombreux échanges et visites de fermes dans les réseaux autour des TCS, j’ai rencontré des agriculteurs bio et l’idée a fait son chemin. En bio, on doit tout faire pour favoriser l’activité du sol, travailler avec les plantes comme alliées pour couvrir le sol, fournir de l’azote aux cultures. J’ai pu préciser mon projet lors d’une formation et avec le conseiller de la Chambre d’agriculture. Aujourd’hui, je cultive une petite trentaine d’hectares en bio. Je pense poursuivre la conversion, mais avant j’ai besoin de bien maîtriser la technique en non labour et savoir comment utiliser les couverts… Contact : Pierre MENU - Tél. 03 22 93 51 26

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Diversification

d é v e l o ppe r

Des produits locaux en un clic Avec la mise en place de la plate-forme virtuelle de commande www. somme-produitslocaux.fr, la commercialisation des produits locaux prend un nouvel élan. ment par Internet. Les livraisons sont ensuite réalisées par les producteurs. Mais cette plate-forme virtuelle ne s’adresse pas seulement aux restaurants scolaires. Elle vise également les restaurateurs, restaurants d’entreprises, magasins de produits locaux, … "Il s’agit d’un véritable outil de développement des circuits courts. Le démarrage est très positif et les producteurs comme les restaurateurs ont bien pris en main ce nouvel outil", complète Marie Deshayes.

Contact : Marie DESHAYES Tél. 03 22 33 69 75 Bruno Dubois, le cuisinier du collège de Bray-sur-Somme passe sa commande en produits locaux.

Le Conseil général de la Somme et la Chambre d’agriculture ont lancé en octobre 2010 une expérimentation pour approvisionner les restaurants scolaires du département en produits locaux. Les collèges de Nesle et de Villers-Bocage étaient alors pilotes. Ce sont aujourd’hui 20 établissements qui sont livrés par une cinquantaine de producteurs. L’expérimentation touche à sa fin et l’heure est venue de mettre en place des outils de gestion de commandes adaptés au nombre de structures impliquées. Le Conseil général de la Somme et la Chambre d’agriculture ont investi conjointement dans une plate-forme virtuelle. "Afin de rendre pérenne l’appro-

visionnement, il fallait se doter d’un outil permettant de gérer facilement les commandes, à la fois pour les établissements scolaires, pour les producteurs et pour la Chambre d’agriculture qui assure le suivi ! Nous avons donc créé l’espace : www.somme-produitslocaux.fr", explique Marie Deshayes, ingénieurconseil en charge du dossier à la Chambre d’agriculture de la Somme. Les producteurs choisissent les collèges qu’ils peuvent livrer (la proximité est privilégiée) et mettent à jour en temps réel les caractéristiques des produits qu’ils proposent. Les établissements scolaires ont ainsi un catalogue à jour instantanément et passent commande directe-

Point de vue Géraud PEYLET, Chargé de mission agriculture au Conseil général de la Somme A travers cet outil le Conseil général souhaite recréer un lien de proximité entre producteurs, consommateurs et cuisiniers. Grâce à cette plateforme les échanges sont ainsi facilités. Depuis le démarrage de cette action et dans le développement de l’approvisionnement des cantines des collèges, nous avons pu voir réunis cuisiniers et producteurs autour d’un même projet. C’est un véritable succès. L’implication de chacun dans ce type de démarche est primordiale, on avance quand les agriculteurs et les cuisiniers prennent conscience de leurs exigences et contraintes respectives. Enfin, cet outil participera au développement des circuits courts localement et permettra ainsi le maintien de la valeur ajoutée sur le territoire.

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31 janvier 2012 : présentation de la plate-forme virtuelle Pour aller plus loin dans la professionnalisation, les producteurs doivent aujourd’hui bâtir une véritable stratégie de commercialisation. C’est pourquoi la Chambre d’agriculture propose le 31 janvier 2012 une journée sur la construction d'une stratégie gagnante en circuit court. Ce sera l'occasion de présenter la plateforme virtuelle et de visiter une exploitation agricole fournisseur, la Chèvrerie de Canaples.

En chiffres Entre le 1er octobre 2010 et le 31 octobre 2011 ont été commandés par les collèges : - 3,3 tonnes de porc - 1,6 tonne de volaille - 5,7 tonnes de pommes de terre sous vide - 1 tonne de bœuf - 4,7 tonnes et 5 000 pièces de légumes - 200 kg et 6 000 pièces de produits laitiers - 3,4 tonnes de fruits - 2 400 oeufs


Diversification

P r o m o u v o i r

Bienvenue à la ferme : de nouvelles offres Les adhérents de Bienvenue à la Ferme se sont retrouvés le 21 novembre pour leur journée annuelle départementale, riche en échanges, en projets et en réalisations.

Le grand projet Vallée de Somme

Claire Blin, du Conseil général de la Somme a fait le point sur le grand projet Vallée de Somme qui constitue un projet global de développement du territoire. "Le défi est Claire Blin de réussir à tisser des liens", a insisté Claire Blin. L’objectif est en effet de fédérer les projets et les acteurs. Différentes réalisations sont programmées ou réalisées, comme la Véloroute ou les maisons de la Vallée. Autant d’opportunités pour les adhérents de s’inscrire dans le projet pour valoriser les activités d’accueil à la ferme et les produits de la ferme. Contact : Carine Brunel - Tél. 03 22 33 64 71 www.bienvenue-a-la-ferme.com/picardie

Point de vue L'offre Week end Picardie

L’accueil et l’hébergement à la ferme se structurent actuellement autour d’offres Delphine Torchy territorialisées. Delphine Torchy, du Comité Départemental du Tourisme a présenté dans ce sens la démarche "Week end Picardie". L’objectif est de créer une offre récréative pour dynamiser l’accueil à la ferme en dehors des périodes scolaires. Avec cette démarche inscrite dans la stratégie "Esprit de Picardie", les adhérents des formules d’hébergement bénéficient d’un appui à la création d’un week end

type et du partenariat avec le Comité Régional du Tourisme qui publie l’offre sur www.weekend-esprit-de-picardie.com

Une offre traiteur

A l’étude aussi : un service traiteur. Gilles Tonnaire, adhèrent de Bienvenue à la ferme dans le Jura, a témoigné sur son expérience de quinze ans. "Il ne faut pas se Gilles Tonnaire positionner en concurrence des activités traiteurs traditionnelles. L’objectif est de faire connaître nos produits : quand nous réalisons un buffet, nous présentons nos produits et nos recettes aux convives".

Odile Boone, responsable de Bienvenue à la Ferme dans la Somme

"Nos projets doivent s'inscrire dans une dynamique de territoire" Le Grand projet Vallée de Somme, les offres Week end en Picardie sont autant d’opportunités pour les adhérents de Bienvenue à la ferme pour développer leurs activités. Je suis aussi heureuse de la présence de nos jeunes adhérents qui viennent renforcer notre réseau et apporter leurs idées.

Les produits locaux ont aussi leur "drive"

C’est pour concilier proximité, rapidité et offre élargie que 10 producteurs Bienvenue à la ferme ont inauguré le 10 novembre : "Commandez, c’est livré ! le drive des producteurs". Le fonctionnement ? Très simple : les

commandes s’effectuent par mail, directement aux producteurs à partir du catalogue proposé en ligne. Les producteurs remettent les commandes tous les jeudis entre 16 h et 18 h devant le restaurant d’entreprise du Crédit Agricole (500 rue Saint-Fuscien, Amiens). "La démarche a plusieurs intérêts : conserver le lien producteurs-consommateurs tout en répondant aux attentes des consommateurs en matière de rapidité, car ils passent de moins en moins de temps à faire

leurs courses. Ils commandent ce qu’ils veulent, quand ils veulent. Il s’agit aussi de proposer des produits locaux, de saison et frais. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus globale de valorisation des productions locales menée en partenariat avec le Conseil général de la Somme", explique Carine Brunel, animatrice du réseau Bienvenue à la ferme à la Chambre d’agriculture de la Somme et en charge du suivi de ce projet. Contact : Carine Brunel - Tél. 03 22 33 64 71

Téléchargez le catalogue des produits sur : www.bienvenue-a-la-ferme.com/picardie

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Elevage

é c h a n g e r

Tableau de bord vaches allaitantes : 10 ans déjà ! Plus de 80 éleveurs ont participé à la huitième journée "Viande bovine" pour faire le tour de l'actualité technique dans une convivialité propice aux échanges. Chambre d’agriculture Nord-Pas-deCalais. "Le tableau de bord est un outil précieux pour un éleveur. Il lui permet d’abord de connaître sa situation et ensuite de se comparer par rapport à un objectif ou un groupe. Il était intéressant de faire partager aux éleveurs les résultats de dix ans d’expérience lors de notre journée annuelle", explique Daniel Platel, ingénieur-conseil à la Chambre d’agriculture de la Somme. L’occasion aussi de relooker le tableau de bord et de l’enrichir avec de nouveaux indicateurs. Les éleveurs ont ainsi reçu leurs propres résultats sur 10 ans.

A l'Earl du Pré Normand

Vincent et Laetitia Grocol

L’ordre du jour de la dernière journée viande bovine a suscité l’intérêt de nombreux éleveurs. Ils ont en effet eu la primeur des résultats de l’expérimentation "2 000 ha en dérobé". Des interventions très appréciées par les participants : "Nous avons appris beaucoup de choses sur les cultures dérobées", témoigne Xavier Delavenne, éleveur à Berteaucourtles-Dames. Rendez-vous est donné en janvier pour des visites d’élevages et une présentation plus détaillée sur ce thème (voir encadré ci-dessous).

Dix ans de références

Cela fait maintenant 10 ans que les Chambres d’agriculture Nord-Picardie éditent pour tous les éleveurs (de plus de 15 vaches allaitantes) un tableau de bord avec les résultats de fécondité/mortalité de leur élevage. La période était assez longue pour en titrer une analyse pertinente : "Nous disposons d'une mine de données rassemblées dans un tableau de 35 000 lignes et 200 colonnes", commente Guy Corbeille, conseiller à la

Moment attendu par les participants : la visite de l’élevage. Cette année Laetitia et Vincent Grocol ont ouvert les portes de leur exploitation à Framicourt : va-ches charolaises, taurillons et moutons. "Je viens tous les ans à la journée viande bovine. C’est intéressant de mettre en commun nos expériences", conclu Simon Doligez , éleveur à Gapennes. Contact : Daniel PLATEL Tél. 03 22 33 69 73

Du 17 au 20 janvier 2012 Quatre journées pour faire le point sur les dérobées et leurs utilisations Les résultats et les enseignements de l’expérimentation "2 000 ha en dérobé" seront présentés lors de 4 journées.

Mercredi 18 janvier GAEC D’ALLIEL à Ailly le Haut Clocher Objectif : sécuriser le système fourrager

Au programme - Les dérobées : les points essentiels (les résultats techniques de l’expérimentation "2000 hectares en dérobées" , quelles valorisations en élevage, les impacts économiques, les préconisations de la Chambre d’agriculture). - Différentes utilisations pour différents objectifs : témoignages et visites.

Jeudi 19 janvier EARL BIENAIME à Bonneville Objectif : un mélange graminée- légumineuse par souci d'économie

Crécy en Ponthieu l Doullens l Bonneville l l Moyenneville l Tours en Vimeu

l

Ailly le Ht-Clocher

l Albert

l Amiens

Contact : Catherine Brandicourt Tél. 03 22 33 64 53 c.brandicourt@somme.chambagri.fr

Caulières l Poix de Picardie l

Roye l

Vendredi 20 janvier Mardi 17 janvier (rendez-vous à Caulières) GAEC BLONDEL SEIGNEUR à Ercourt EARL SPITAELS CHOQUART à Meigneux Objectif : le ray grass pour sa liberté d’utilisation Objectif : semer tôt pour optimiser le rendement (rendez-vous à Tours en Vimeu)

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Elevage

a d a p t e r

Identification électronique des cheptels ovins et caprins : pensez-y dès maintenant Après le 1er juillet 2013, les éleveurs ne pourront plus bénéficier de l'aide au bouclage électronique des ovins et caprins. L'échéance peut paraître lointaine, mais accomplir les démarches dès 2012, garantit aux éleveurs le bénéfice de ce soutien.

Aides animales 2012 : la Télédéclaration, un moyen simple et rapide Attention aux dates limites de dépôt des demandes Aides Ovines et Caprines : du 7 au 31 janvier 2012 PMTVA (Primes au Maintien du troupeau de Vaches Allaitantes) : du 1er mars au 15 mai 2012

Tous les animaux du cheptel, exceptés ceux portant une boucle saumon (nés avant 2005), doivent être ré-identifiés avec une boucle électronique (ou une bague de paturon pour les chèvres) portant un numéro identique à celui de la boucle conventionnelle avant le 1er juillet 2013. Les troupeaux non ré-identifiés en 2013 risquent d’être sanctionnés au titre de la conditionnalité des aides. Cette obligation réglementaire est accompagnée d’une aide. Le rebouclage est financé jusqu’au 1er juillet 2013 à hauteur du montant de la boucle électronique (1 euro maximum). Les EDE reçoivent tous les ans pendant trois ans une enveloppe exclusivement dédiée au financement des boucles. Il est nécessaire de vous signaler auprès de l’EDE pour bénéficier de l’aide. Les montants non consommés après le 1er juillet 2013 ne pourront plus être utilisés ensuite.

Une procédure définie

Après avoir contacté l'EDE qui vous expliquera la démarche, il est nécessaire de fournir la liste des numéros à commander, par papier ou par informatique. Le chantier de rebouclage est réalisé par l’éleveur. Une visite sera effectuée en fin de chantier par un agent habilité afin de vérifier la cohérence entre les numéros d’origine et les numéros des boucles électroniques.

Quels intérêts ?

L’achat d’un matériel de lecture et l’utilisation d’un outil de valorisation (PC, PDA, pocket PC avec logiciel ou accès internet) n’est pas obligatoire. Cependant, ils permettent d’utiliser le transpondeur situé dans la boucle électronique. Quelques exemples d’utilisation : - saisie du carnet d’agnelage, - tenue et édition d’inventaire, - édition de bordereaux d’enlèvements des animaux, - tri et constitution de lots. Pour plus d’informations sur le matériel disponible, contactez l’EDE ou consultez le site internet de l'Institut de l'élevage (www.idele.fr, rubrique identification).

Pourquoi le faire dès cette année ?

Pour être sûr de pouvoir bénéficier de l’aide. Le nombre d’éleveurs intéressés en 2013 sera élevé, beaucoup attendent le dernier moment. Si toutes les commandes arrivent en même temps, certaines pourraient ne pas être enregistrées avant juillet 2013 et donc ne pas être éligibles à l’aide. Contact : Suzel DECOSTER Tél. 03 22 33 69 47

C’est la date de réception de votre demande à la DDTM qui est prise en compte et non la date d’envoi de votre courrier. Au-delà de la date limite de dépôt, une réduction de 1% par jour de retard sera appliqué sur vos aides. Pour la PMTVA, la date limite de dépôt est fixée au 15 mai, mais l’Administration insiste sur l’intérêt de déclarer avant le 15 avril. En effet, si vous déclarez avant le 15 avril, votre dossier sera traité en priorité et vous pourrez bénéficier du pré-paiement prévu en octobre 2012. Objectif : zéro papier Attention, pour la campagne 2012, les imprimés ne seront pas envoyés par courrier aux éleveurs. L’objectif principal de la DDTM est en effet d’inciter à la télédéclaration. Les formulaires sont disponibles sur le site internet de la DDTM : http://www.somme.equipement.gouv.fr/ Mode d'emploi Sur le site : http://www.telepac.agriculture.gouv.fr, vous pouvez déclarer vos demandes d’aides Ovines et Caprines et vos demandes de PMTVA. Pour cela, munissez-vous, lors de votre première connexion, de votre code personnel Télépac 2012. Ce code figure en haut à gauche du courrier de fin de campagne DPU 2011. Pour vous aider dans la Télédéclaration, un conseiller de la DDTM ou de la Chambre d’agriculture peut répondre à vos questions. Pour ceux qui ne peuvent pas télédéclarer de chez eux, des ordinateurs sont également mis à disposition sur rendez-vous. Contacts : - DDTM : 03 60 03 46 80 - Chambre d’agriculture, Mission de service public : 03 22 33 69 77

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Solidarité

A c c o m p a g n e r

Le Conseil général soutient les agriculteurs en situation fragile Dans le cadre de sa compétence première en terme d’accompagnement social et de solidarités, le Conseil général a mis en place un dispositif de soutien des agriculteurs rencontrant des difficultés, sous la forme d’un soutien technique social ou financier.

Cette année le Conseil général a souhaité renforcer son soutien aux agriculteurs, le Revenu de Solidarité Active étant ouvert depuis 2009 aux non salariés agricoles. Le Département a donc initié une démarche plus globale avec un accompagnement des agriculteurs en situation fragile qu’ils soient ou non bénéficiaires du RSA.

Il s’agit à travers la mise en réseau d’organismes spécialisés départementaux dont la Chambre d’agriculture, et en collaboration avec la MSA, de proposer des outils adaptés à chaque situation afin de stabiliser l’exploitation et lui assurer un avenir meilleur. Après l’établissement d’un diagnostic de l’exploitation agricole avec un technicien, un accompagnement adapté est proposé pour en améliorer le fonctionnement. Par exemple : - des conseils techniques en conduite de culture et d’élevage, en amélioration de la qualité du lait, en conduite globale de l’exploitation, - le remplacement pour des travaux agricoles, - la médiation des conflits professionnels, familiaux, sociaux, - la recherche d’un emploi complémentaire… numéro vert : 0 800 00 37 80 contact.agriculteurs@somme.fr

Point de vue Rémy Hannequin, Chambre d'agriculture de la Somme Pour bénéficier du RSA les agriculteurs doivent s’adresser à la MSA qui réalise l’instruction des dossiers. Si l’agriculteur est éligible au RSA, son dossier est transmis aux services du Conseil général de la Somme qui a souhaité aller au-delà du versement de l’aide et assurer un suivi des agriculteurs bénéficiaires du RSA, au travers de la réalisation d’un diagnostic et de la mise en place d’un plan d’action. La Chambre d’agriculture, de par sa connaissance du milieu agricole et de son expérience en terme d’accompagnement des agriculteurs en situation fragile a été sollicitée par le Département. Un encadrement technique adapté permet souvent à l'exploitant de reprendre confiance et lui donne les clés pour redresser sa situation. Nous venons compléter les compétences des travailleurs sociaux du Département par une expertise technique agricole. Contact : Rémy HANNEQUIN Tél. 03 22 20 67 37

Emploi La formation des salariés, un investissement Permettre aux salariés de se former, c’est à coup sûr avancer pour rester compétitif. On le sait, mais peu font le pas. Il est vrai que cela prend du temps : faire le point sur l’activité de l’entreprise, déterminer les besoins, chercher la formation adéquate , effectuer l’inscription… L’employeur a pourtant tout à y gagner. Non seulement ce temps d’apprentissage et d’échanges donnera des clés bien utiles pour progresser, pour plus de savoir-faire, il sera aussi une preuve de reconnaissance du salarié par son chef d’entreprise. Si le coût des formations peut être vécu comme un frein, l’exemple pris ci-contre démontre le contraire. Le remboursement

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Echanger n° 33 - janvier 2012

du FAFSEA couvre en effet totalement ou en partie le salaire et les charges patronales. Pour un salarié en CDI, au coefficient 22, une formation de deux jours représente un coût de 14, 53 euros. Quel coût pour l'employeur ? Une contribution au FAFSEA est obligatoi-

rement prélevée sur les cotisations MSA. Pour un contrat CDI, elle est de 0,20 % du montant du salaire brut. Plus le salarié va en formation, plus cette contribution est "amortie". Pourquoi s’en priver ? Contact : Claire Lobbé - Tél. 03 22 33 69 08

Salarié en CDI et au Durée de la formation coefficient 22 2 jours 5 jours

7 jours

Salaire Charges patronales Remboursement FAFSEA Coût

460,60 85,75 495,39 50,96

131,60 24,46 141,53 14,53

329,00 61,25 353,85 36,40


Installation

A c c o m p a g n e r

Nouvelles synergies pour l'installation en agriculture

L’ensemble des acteurs de l’installation et de la transmission dans le département se sont rencontrés le 13 octobre 2011 autour de l’accompagnement des jeunes pendant leur parcours à l’installation. Choisir de devenir agriculteur est une décision importante. Une profession passionnante mais qui ne s’improvise pas. Cela nécessite une préparation pour anticiper les démarches du parcours à l’installation et réunir ainsi tous les ingrédients de la réussite. L’enjeu est de taille  : accompagner un projet en adéquation avec des exigences réglementaires. "Le Plan de Professionnalisation Personnalisé (PPP) a été créé en 2009 pour répondre à cet aspect de personnalisation du projet. Des préconisations adaptées à chaque candidat, voilà les ingrédients indispensables pour débuter les étapes du parcours", affirme Anne Catteau, responsable du service Installation-transmission à la Chambre d’agriculture. "Les aides restent un levier pour les jeunes agriculteurs", assure Xavier Descamps de CER France Somme. Les prêts spéciaux, la dotation en trésorerie, les abattements fiscaux, le dégrèvement d’impôt sur le foncier non bâti permettent d’insuffler une réelle dynamique

à la création ou à la reprise. "Le meilleur indicateur de la vitalité de notre agriculture, c’est son nombre d’installations. Il démontre aussi notre capacité à conjuguer nos efforts au service de l’intérêt collectif", a conclu Daniel Roguet, Président de la Chambre d’agriculture, en fin de matinée. Pour joindre les actes à la parole, les discussions se sont poursuivies l’après-midi sur les engagements liés à l’installation et leur suivi. L’occasion pour la DDTM de préciser les conditions dans lesquelles le jeune agriculteur peut modifier son "business plan". "La sortie des règles sur les avenants simplifiés en septembre dernier est une bonne nouvelle, estime Louise Gaffet, conseillère à la Chambre d’agriculture. Un pas vers l’allègement des procédures". Par contre, l’absence de textes relatifs au suivi tout au long de la période d’engagement a été soulevée. Ce sujet sera abordé plus amplement à l'occasion d'une prochaine rencontre. Contact : Anne CATTEAU - Tél. 03 22 33 69 83

Avis d'expert Xavier DESCAMPS, CER France Somme Nous avions convenu avec l’équipe d’OriAGRI CONSEILS d’organiser une réunion d’information sur les aides à l’installation, suite aux modifications profondes de la réglementation depuis 3 ans. L’objectif était surtout de répondre aux difficultés des conseillers de terrain dans l’accompagnement des jeunes qui souhaitent s’installer : modification de consistance pour les installations sociétaires, préinstallation, les critères d’éligibilité, le parcours et surtout le calendrier avec les délais incompressibles... La réunion a permis de rencontrer l’ensemble des acteurs qui interviennent dans le processus d’installation, et d’échanger avec les intervenants que les conseillers rencontrent moins souvent : agents de la DDTM, conseillers diversification de la Chambre, conseillers techniques. La demi-journée prévue n’a pas été suffisante et nous avons pu heureusement déborder sur l’aprèsmidi. Evidemment les sujets chauds sur les modifications réalisées pendant les 5 premières années (les fameux avenants!) ont été largement débattus : Florent Prévost, de la DDTM, avait apporté des éléments en vue d’un assouplissement de la procédure. La question de la modification de consistance lors d’une entrée supplémentaire d’un associé dans une société a, elle aussi, fait l’objet de nombreuses questions et commentaires. En résumé, cette journée, fort enrichissante, est à renouveler pour améliorer le service apporté aux candidats à l'installation.

Nouvelles coordonnées Tél. 03 22 33 69 40 Fax 03 22 33 64 58 n° 33 - janvier 2012 Echanger

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Chambre d’agriculture de la Somme 19 bis rue Alexandre Dumas 80096 AMIENS Cedex 3 Tél. 03 22 33 69 00 Fax 03 22 33 69 29 www.somme.chambagri.fr 16

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Bureau d’ABBEVILLE 88 bd de la République 80100 ABBEVILLE Tél. 03 22 20 67 30 Fax 03 22 20 67 39

Bureau d’ESTREES-MONS Station de l’INRA 80200 ESTREES MONS Tél. 03 22 85 32 10 Fax 03 22 85 32 19

Bureau de VILLERS-BOCAGE 44 rue du Château d’eau 80260 VILLERS BOCAGE Tél. 03 22 93 51 20 Fax 03 22 93 51 28


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