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Treize

LE CG CHANGE Plan d’élimination des déchets P 4-5

ENTRE NOUS Plongée dans le passé P18

Le magazine des agents du Département N° 103 › mars 2005


Ici TREIZE

sommaire 4 > 5 • Le CG change Plan d’élimination des déchets

6 > 13 • Bon à savoir Communes : des aides aux services des habitants

Informatique : accueil 7-20 Les ateliers de la DBA La régie de Marseilleveyre La MDS de la Viste La charte de service public Le tri sélectif La retraite additionnelle La directive sur l’eau, le logiciel Dasac Portraits

Aujourd’hui, dans le cadre d’une politique d’investissement dynamique du Conseil général, l’aide aux communes occupe une place importante pour le développement du département. A travers elle, en permettant la réalisation des projets soutenus par les maires, le Conseil général prend en compte les besoins et les attentes des habitants des Bouches-du-Rhône. Ce numéro du Treize vous présente les acteurs de cette politique publique essentielle, tout en détaillant les spécificités de leurs missions.

14 > 15 • Le tour de la question

En étant proche du quotidien des habitants des communes des Bouches-du-Rhône, en favorisant la réalisation de travaux de proximité ou des contrats de développement et d’aménagement qui concernent des projets de grande importance, la véritable vocation du Conseil général s’exprime en matière de solidarité entre les territoires. Car c’est en étant à l’écoute de nos concitoyens, afin de leur offrir un service public à la hauteur de leurs attentes que le Conseil général participe activement à la construction d’un département plus juste et plus sûr.

Jean-Noël Guérini Sénateur-Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône

L’aide aux communes

16 > 19 • Entre nous Trois questions à Jean-Pierre Maggi Le personnel volant de la Dasac Les métiers du CG Expo Dufy, les champions, forum Escapade

28 • Tout à loisirs Les nouveautés de la médiathèque.

Treize

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Editeur : Conseil général des Bouches-du-Rhône - 52, avenue de Saint-Just - 13256 Marseille - Cedex 20 - Directeur de publication : Vincent Potier - Comité de direction : Guy Obino, délégué à la communication - Janine Ecochard, déléguée au personnel et à l’éducation - Pascal Marchand, directeur de cabinet - Gilbert Gaudin, directeur de la communication, des événements et de la presse - Rédacteur en chef : Patricia Brutus - Rédaction : Olivier Gaillard Delphine Bucquet - Secrétariat de rédaction : Isabelle Maurel - Correspondants : C. Anfossi - N. Antona Méano C. Assouly - X. Baron - C. Bichaud - M. Bigouroux - A. M. Bouhin - F. Bruschi - S. Ciaccio - C. Claveau - P. Corbo V. Ducousso - N. Dru - M. Fajal - N. Fanelli - J. Filoni - M. Gouiran - P. Jourde - V. Judkiewicz - S. Le Gonidec J. Luciani - C. Malatesta - D. Morga - B. Puglièse Miquel - S. Reiss-Guinot - F. Resbeut-Bassier - M.F. Salogne Carosso - N. Sanchez - E. Sirot - D. Soler - D. Vinicio - Photos : Joëlle Manchion - Jean-Paul Herbecq - Christian Rombi - Jacky Halter - Serge Ben Lisa - Sandra Ecochard - 13 Développement - Conception : Altédia Influences Maquette : Chantal de Peretti - direction de la communication, de la presse et des événements, studio graphique Photogravure et impression : La Chrysalide.

Treize n° 103

dans ce numéro

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Le CG change

Un travail d’équipe exceptionnel dans une collectivité territoriale

Sauveur Amico, directeur de l’Environnement : «Il s’agit d’un travail complexe. Nous examinons les projets des EPCI afin de les prendre en compte dans notre propre schéma…»

Dossier transversal, étape décisive dans un processus de développement durable, carrefour de compétences, approche inédite d’un problème global… Le Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés est plus riche, plus complexe qu’il n’y paraît. La démarche est aussi sans précédent. En application de la loi de 1992 et après annulation par le Tribunal Administratif du plan élaboré sous la responsabilité du Préfet, donc de l’Etat, le Département avait demandé, par délibération du 24 octobre 2003, que lui en soit attribuée la compétence. Volontairement, il en assure ainsi la responsabilité depuis le 1er décembre 2003. La mise en œuvre de cette stupéfiante machine à repenser l’élimination des déchets, leur transformation, allie complexité, méthodicité, analyse, concertation approfondie et prospective. Du coup, les aspects novateurs s’y bousculent, nécessitant l’implication de la plupart des Directions, conduisant fonctionnaires, contractuels, élus, à travailler en temps compressé compte tenu des échéances, ainsi qu’on le rappelle à la Direction de l’Environnement.

Sensibilisation, concertation et suivi…

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Le dossier est brûlant, sensible, hautement technique, mais surtout terriblement responsable. Il est d’abord question de conformité avec la loi, les règles, les recommandations européennes, sur les dix années à venir et immanquablement au-delà, en fonction de l’évolution de notre société. Une évolution qui nécessitera la création d’un outil de veille, sorte d’observatoire susceptible de corriger, d’améliorer sans relâche le dessin du Plan dans les Bouches-du-Rhône. En amont, le travail des architectes du Plan visait à s’attaquer aux sources, aux comportements, dans le but de réviser les déchets à la baisse, tant en quantité qu’en nocivité. Une réduction notable des emballages plastiques au profit de produits recyclables étant en ce sens préconisée. Il faut donc promouvoir et défendre l’idée d’une plus grande responsabilité citoyenne, qu’il s’agisse de comportements individuels, collectifs ou commerciaux. Cette même responsabilité

citoyenne est amenée dans un premier temps à entrer dans les mœurs sans contrainte forcée, sans mesures coercitives mais par l’information, la communication avec l’implication, là encore, des services du Département qui ont également lancé un vaste débat public pour associer la population aux grandes orientations.

Un travail phare pour d’autres départements C’est dire la formidable mobilisation des personnels qualifiés du Conseil Général dans le cadre de la mise en forme du Plan, non dans l’urgence mais, répétons-le, en temps compressé, ainsi qu’il a été précisé pour insister sur le sérieux avec lequel on pousse la démarche vers son aboutissement. Une démarche responsable donc, citoyenne, pédagogique, globale. Marquée par l’engagement et les compétences de chacun, la tâche que mènent en commun différents services du Département embrasse en effet de nombreux

domaines greffés les uns les autres par une stratégie d’ensemble. Pour échafauder le Plan, il était indispensable de défricher, d’élaborer une nouvelle donne, sans a-priori, sans rien négliger : de la logistique jusqu’à la santé en passant par la complexité du territoire, en évaluant les écarts de populations entre les villes et les campagnes, leur fluctuation en fonction de l’activité touristique tout en tenant compte de l’implantation des industries, des services. On devait aussi repenser les déchets, ne plus les considérer comme une gêne, une plaie, mais comme une ressource, en utilisant par exemple le procédé de méthanisation. A ce stade s’est posée la délicate question des modes de retraitement, de stockage, de recyclage, à préconiser. Là encore, logistique, santé et préservation du patrimoine naturel ont pesé sur une réflexion engagée après études et visites de sites existant. Ainsi, d’un aspect à l’autre, le plan s’élabore notamment en concertation avec les EPCI*. Multiformes, cette construction est sans équivalent. Fruit d’un travail d’équipe exceptionnel dans une collectivité territoriale, elle devrait servir d’exemple, de phare, pour d’autres départements désireux de prendre leur destin à bras-le-corps dans le domaine de la gestion des déchets.

Jack Fiol, sous-directeur de la qualité de la vie : «Les millions de tonnes annuels de déchets domestiques, commerciaux, de collectivités, de boues de stations d’épuration ne doivent plus être considérés comme des rebus mais comme de la matière exploitable…»

Transversalité et projets pilotes… Les services du département sont producteurs de déchets. Le tri sélectif y est déjà entré en vigueur. Il y a aussi le problème des déchets nouveaux ou mal considérés. Les ordinateurs, par exemple… Leurs micro-processeurs contiennent des produits hautement toxiques. Ce type de problème donne lieu à un travail interne de sensibilisation qui trouvera son prolongement dans l’élaboration du Plan, avec des propositions d’action. Ainsi peuvent émerger des projets pilotes menés transversalement par plusieurs directions : environnement, santé, social, éducation, routes, vie locale, solidarité… Chacune étant amenée à enrichir le contenu des études nécessaires à l’élaboration du Plan. Sollicitée, 13 Développement a déjà porté son écot, rayon aspects financiers, aspects socio-économiques, emplois induits par filières spécialisées dans la gestion de tel ou tel déchet spécifique.

Delphine Vitali, chef du service Jennifer Michelangeli, attachée territoriale, service traitement des déchets : «Face à un vide juridique, il est important d’aller vite afin que le plan définisse une gestion cohérente et durable des déchets sur le département.»

traitement des déchets : «Le débat départemental a été souhaité par le Président. Il est en effet nécessaire de se rapprocher des populations pour déterminer de grands choix qui déjà soulèvent de nombreuses questions…»

A pas de géant En moins d’un an, le Plan a avancé à pas de géant. Le 20 février 2004 était nommée la commission consultative. En juin était présenté le cahier des charges. Début décembre, la société d’économie mixte 13 Développement fournissait un pré-diagnostic. En mars 2005 sera présenté le diagnostic territorial et décidés les choix de modes de traitement pris en compte pour les hypothèses de scénarios.

Visites sur le terrain Plusieurs visites édifiantes ont déjà été effectuées : au centre d’enfouissement de Bellegarde, dans le Gard, dans les installations de Biotechna, à Salon-de-Provence et Ensuès-la Redonne, où fonctionnent deux plates-formes de compostage de boues et de déchets verts, dans un usine de tri-compostage au Creusot, en Haute-Loire, au centre de tri-compostage-méthanisation de Barcelone, dans la province espagnole de Catalogne. Est également programmée la visite d’un incinérateur.

Travailler à réduire la toxicité Depuis la nomination d’une commission consultative imposée par la loi et dans laquelle siège le Président du Conseil général, les acteurs de ce projet ont mis les bouchées doubles. Au niveau de cinq ateliers thématiques dont la 6ème séance de travail, couronnement de huit mois d’efforts, remonte au début du mois de décembre. Ces avancées ont pu être communiquées au Préfet grâce à un comité de coordination. Ainsi la synthèse de la 6ème séance des ateliers embrasse-t-elle globalement le problème : du financement jusqu’à la gestion des déchets sans incinération en favorisant le traitement biologique, en passant par les Centres de Stockage des Déchets Ultimes, la méthanisation, le compostage, l’incinération, et en amont le tri complémentaire, chez l’habitant.

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Bon à savoir LES ATELIERS DE LA DIRECTION DES BÂTIMENTS DÉPARTEMENTAUX : Traitement des incidents informatiques et téléphonie

un prestataire de services interne

ASSISTANCE AUX UTILISATEURS Cet été, la Direction des Systèmes d’Information et de Télé-

3. Vérification de la résolution

communication a publié la procédure «Gestion des inci-

Il est demandé, par messagerie électronique, à chaque uti-

dents informatiques et téléphonie» afin de rendre plus

lisateur de vérifier si le problème identifié est bien résolu.

efficace le processus de résolution des incidents. Le déroulement du processus est le suivant :

4. Clôture de l’incident L’incident est clôturé dès que l’utilisateur a répondu au

1. Signalement de l’incident

mail en confirmant sa satisfaction. L’utilisateur dispose de

En cas de problème rencontré sur l’ordinateur ou sur

7 jours ouvrés pour répondre. Passé ce délai, l’incident est

le téléphone, l’utilisateur peut contacter, de 7h à 20h,

considéré automatiquement par la DSIT comme résolu et

l’accueil 7/20 de la DSIT par :

clôturé.

3000m2 d’entrepôts neufs, propres et colorés, accueillent les 41 agents des ateliers de la Direction des bâtiments départementaux, au boulevard Vintimille à Marseille. Vous avez un problème d’électricité, de chauffage, de climatisation ou de serrure sur votre lieu de travail ? Ce sont eux qui interviennent, sur une simple demande par fax (en utilisant la fiche de demande de travaux accessible depuis votre Intranet).

◗ Téléphone au # 1 ou 04 91 21 38 38 ◗ Fax au 04 91 21 38 66

5. Tableau de bord

◗ Messagerie électronique à l’adresse

Les indicateurs "qualité" mis en place sur le processus

ACCUEIL7-20@cg13.fr

devrait permettre, une amélioration sensible de la

Cette cellule fonctionne de 7 h à 20 h et est le point de

résolution des incidents, aussi bien sur le plan des délais

passage obligé pour tous les incidents informatiques et

que sur celui de l'efficacité.

téléphoniques.

Renseignements :

Cette cellule a pour mission :

Pour obtenir des renseignements sur :

◗ d'accueillir l’utilisateur,

◗ de vérifier son identité et sa localisation, ◗ d'enregistrer la description de l’incident, ◗ de procéder à des vérifications.

l’avancement de votre dossier, vous pouvez vous adresser à l’accueil 7/20

la procédure consultable sur l’Intranet, vous pouvez vous adresser à Mme S. Labourdenne (DSIT).

Chaque signalement d’incident fait l’objet d’une ouverture de dossier. Un numéro de dossier est attribué et permet à tout moment de connaître l'état d’avancement du dossier.

2. Tentative de résolution immédiate Après enregistrement de l’incident, des télé assistants ont la possibilité de vous apporter une assistance informatique «on line» par l'intermédiaire des outils de prise de main à distance sur les postes de travail. C'est-à-dire que pour la résolution d'un problème ou une explication sur l'utilisation d'un logiciel, le technicien au bout du fil peut prendre la main, avec votre accord, sur votre écran sans avoir à se déplacer pour tenter d’apporter une solution immédiate à votre problème. Environ 80% des incidents enregistrés par la cellule sont 6

résolus par une prise de main à distance sur les postes de travail. Si la résolution immédiate n’est pas possible, le dossier est transmis vers le ou les groupe(s) de résolution concerné(s) de la DSIT. Les incidents concernant la téléphonie sont directement transmis, après enregistrement, aux gestionnaires concernés du Service Réseaux et Télécommunication de la DSIT.

De gauche à droite : Jean Pierre San Martin, Jean Marc Rolin, Gérard Malherbe, José De La Asuncion Absents sur la photo : Lionel Schneider, Frédéric Virga

Depuis le début de l’année 2004, Abdelhamid Merini, chef du service, dénombre plus de 2800 demandes d’intervention (dont 2400 déjà réalisées). Chaque année, les demandes augmentent. Les travaux sont effectués par la régie ou sont dévolus à des entreprises externes titulaires de marchés. Aux ateliers, le secteur «travaux en régie» se compose d’une subdivision «prestations urgentes» intervenant rapidement dans tous les corps d’état (plomberie, serrurerie, menuiserie, électricité, encadrement, peinture, maçonnerie, chauffage). L’équipe effectue les réparations urgentes, les travaux de petit entretien et de maintenance sur tous les bâtiments du Conseil général, à l’exception de l’Hôtel du département (pour ce secteur, c’est le service de M. Lopez , à l’HD, qui intervient). Les subdivisions «menuiserie, encadrement, serrurerie, maçonnerie, peinture» et «électricité, plomberie, chaufferie, automatisme», pour des opérations non urgentes, répondent aux besoins curatifs et petits travaux neufs. «Notre rôle de production est également important», commente M. Julien, responsable de la subdivision «menuiserie». Pour la fête du personnel au mois

1er rang de gauche à droite : Albert Julien, Jean Fran Jean Pierre Co, çois Robba, Simon Trani Gilles, Em manuelle Hernan Sarron, ème 2 rang de gauc dez, Patrice Ruiz he à droite : Jean Pa ul éme Mary, Michel Fo 3 rang de gauc ulon, Jacques Pe he à droite : Alain rsonnelli Roman, Michel Dernier rang de Co ito n, Jean Jacques gauche a droite Ibot, José Mang : Antoine De Torre e Les absents : Je s, Francois Zobia an Charles Casa n et Christophe no, Roger Apicella Sanchez Jot Stephane, Da , Albert Benicho niel Lupi, Murano u, Paul de maio, Sylvio, Afid Khou Maddedu Pierre lalane, Pierre Ma , Brandi Eric, Bs sson, Guy Labreu ais sa Djamel, Cava Buonomano Rolan il, lec Ya d, Sirandre Fred eric, Azzoug Hakim nn, Condo Patrick, Gerstner Laur ent, et Bianchini Laur ent

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de juin dernier à l’Etang des Aulnes, par exemple, la sécurisation des berges et des locaux de la crèche, c’était eux. La réalisation du portique portant le thème de la Grèce, c’était encore eux. «Nous avons également fabriqué tous les socles nécessaires à l’exposition «7 lieux, 7 matières» ou encore des casiers pour le matériel sportif du centre de Fontainieu». Les savoir-faire techniques et artisanaux des ateliers se couplent avec une connaissance très précise de tous les bâtiments du Conseil général, permettant des interventions rapides. Cela soulève d’ailleurs la question de la transmission des savoirs, aujourd’hui d’actualité avec les départs à la retraite qui s’annoncent. Info pratique : Fax ateliers : 04.91.53.94.74


La régie de Marseilleveyre

La DGAS déménage L’ACCUEIL SOCIAL DE PROXIMITÉ RESTE PRIMORDIAL DANS LES ACTIONS DE SOLIDARITÉ QUE MÈNE LE CONSEIL GÉNÉRAL. C’EST LA RAISON POUR LAQUELLE LE DÉPARTEMENT A DÉCIDÉ DE LANCER UN PROGRAMME D’ENVERGURE DE RÉHABILITATION DES CIRCONSCRIPTIONS BAPTISÉES «MAISONS DÉPARTEMENTALES DE LA SOLIDARITÉ». LES PREMIERS CHANTIERS ONT DÉBUTÉ EN 2002. ILS SONT SUIVIS AU SEIN DE LA DIRECTION DE L’ARCHITECTURE ET DE LA CONSTRUCTION, PAR LE SERVICE CONSTRUCTION-PATRIMOINE. DEPUIS LE DÉMARRAGE DES OPÉRATIONS LE SCP A LIVRÉ 8 STRUCTURES.

PETIT COIN MAL CONNU DES AGENTS, NICHÉ AU FOND D’UN CHEMIN DE TERRE DANS LE QUARTIER DE MAZARGUES, LA RÉGIE DE M ARSEILLEVEYRE ABRITE SIX OUVRIERS FORESTIERS. LEUR CADRE DE TRAVAIL PEUT FAIRE RÊVER : 1 000 HECTARES D’ESPACES NATURELS BOISÉS, ASSURANT EN DE NOMBREUX ENDROITS UN PANORAMA MAGNIFIQUE SUR LES CALANQUES ET LA RADE DE

MARSEILLE. ATTENTION TOUTEFOIS AUX IDÉES VITE FAITES, LEUR MISSION N’EST PAS TOUJOURS BUCOLIQUE ! L’équipe de la régie

ur le site, notre rôle est triple, explique Romuald Budet, le responsable de la régie. Il s’agit d’assurer une gestion forestière raisonnée, la protection de la forêt contre les feux et l’érosion et enfin, d’accueillir le public.» Tout au long de l’année, les ouvriers forestiers mènent donc des travaux sylvicoles : abattages d’arbres menaçants et de branches mortes, débroussaillage, plantations, éclaircies… Deux membres de l’équipe sont spécialisés dans l’élagage grande hauteur pour le démontage des arbres dangereux. Avec les quartiers populaires aux portes de leur lieu de travail, les ouvriers sont chaque jour en contact direct avec le public qu’ils informent. Pour Guillaume Widenlocher, jeune chef d’équipe, ce relationnel est très important : «On essaie de travailler en concertation avec la population. Au-delà de l’information, il faut faire en sorte que tous les usagers s’entendent et se respectent : les chasseurs, les sportifs et les promeneurs du dimanche».

S

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Le site de Marseilleveyre compte cinq parcs : les parcs du Vallon de la Jarre, des Baumettes, de la Sablière, le parc Adrienne de Lavigne et le parc de la Grotte Rolland. L’objectif avoué est de «contenir» le grand public dans ces espaces accueillants et équipés, afin de préserver la fragilité des sites naturels situés plus haut sur les collines. Le domaine du Vallon de la Jarre par exemple, juste au-dessus de la régie, dispose d’un parc bien connu des habitants du quartier et possède une particularité géologique qu’il faut gérer : un sol en sable (par nature instable). A cet endroit, le travail de la régie consiste donc aussi à limiter l’érosion naturelle en installant des fascines pour protéger le site, protéger la piste DFCI ainsi que les habitations en aval. Un travail d’équipe que les six ouvriers mènent depuis des années avec enthousiasme. La bonne ambiance qui règne entre eux est facilitée par l’attachement commun qu’ils vouent à Marseille, motivation supplémentaire pour protéger «leur forêt».

Inauguration de la MDS

e jeudi 2 décembre 2004, Lisette Narducci, déléguée à l’insertion sociale et professionnelle et au suivi des missions relevant de l’action sociale et médico-sociale, a inauguré les nouveaux locaux de la Maison Départementale de la Solidarité «La Viste», situés dans un immeuble neuf de Marseille-Est. L’opération a consisté en une acquisition sous la forme d’une Vente en l’Etat Futur d’Achèvement (VEFA) en vue de l’installation d’un centre médico-social et d’une Commission Locale d’Insertion.

L

L’ancien local de l’avenue Joseph Lanibois, qui couvrait une surface de 360 m2 et disposait d’un parking réduit, était devenu exigu. Avec une surface de 1472 m2, affectée à la MDS, la nouvelle installation permet une configuration mieux adaptée aux besoins de la population du 15ème arrondissement (partie Est) de Marseille.

La capacité d’accueil a été accrûe et a permis d’intégrer deux consultations de PMI supplémentaires. Les deux commissions locales d’insertion (CLI) installées dans les locaux Acti Lauze (527m2), ont également été regroupées avec la MDS. Au total, les 53 agents de la DGAS bénéficient d’un espace d’accueil d’une superficie de 2200 m2 répartis sur deux niveaux, et disposent de 44 places de parking. Avec cet équipement, la DGAS améliore l’accueil du public et les conditions de travail des agents dans l’exercice de leurs missions.  MDS de la Viste 43, avenue de la Viste - 13015 Marseille tél : 04 91 03 44 03 - fax : 04 91 03 44 04

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BON à SAVOIR CHARTE DE SERVICE PUBLIC

La cartographie des risques : Outil stratégique et

La retraite additionnelle

support méthodologique de formalisation des procédures LA DIRECTION DU CONTRÔLE DE GESTION CONTINUE D’ÉTOFFER LE DISPOSITIF DE CONTRÔLE INTERNE DE NOTRE COLLECTIVITÉ ET À CE TITRE ELLE CONDUIT ACTUELLEMENT PLUSIEURS MISSIONS DE CARTOGRAPHIE DES RISQUES (DI, DSG, SARO).

a gestion des risques au sein de notre institution consiste en un recensement, en une analyse des risques inhérents à un processus, une activité, une opération, etc. et en la mise en œuvre d’un ensemble d’actions visant à les réduire.

L

Il s’agit d’une approche que l’on peut aborder d’un double point de vue. Le premier consiste en un recensement pragmatique des évènements susceptibles de constituer une menace, le second est de permettre à notre Collectivité de sécuriser ses procédures tout en optimisant son mode de fonctionnement. Concrètement, et si l’on prend l’exemple d’une politique publique, au travers de cette démarche les principaux risques inhérents à sa conduite sont abordés. En l’occurrence il peut s’agir des risques opérationnels, managériaux, juridiques ou financiers, sans toutefois se prévaloir d’un caractère exhaustif.

Tri sélectif

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Depuis 1997, le tri sélectif a été mis en place au sein l’Hôtel du département. Un concept bien compris par tous mais parfois pas très bien respecté. Et pourtant, quoi de plus simple ? La poubelle bleue est pour les papiers, la noire pour le reste. Aujourd’hui, les agents s’occupant du tri en sont encore à trouver des bouteilles plastiques et des cartouches au beau milieu de papiers. Alors pour tous ceux qui «oublient» de respecter ces règles élémentaires, sachez que vos collègues ont permis en 2004 le recyclage de 210 tonnes de papier ! Des gestes élémentaires et faciles à réaliser s’ils deviennent des habitudes. Il faut savoir que tout est recyclé : cartons (30 t), ampoules (820 kg), verre (5,5 t), cartouches d’encre, bouchons ou piles. Par ailleurs, certaines plantes bénéficient de la visite régulière de mégots ou de bâtonnets plastiques, dont elles exècrent pourtant la présence ! Alors, ne vous trompez plus et bravo à ceux qui appliquent déjà ces règles.

Plusieurs méthodes existent (la DRH par exemple travaille également sur le sujet des risques mais avec une autre approche). Du point de vue méthodologique la direction du contrôle de gestion s’appuie sur un croisement des risques théoriques et sur l’exploitation des résultats des entretiens conduits avec les «opérationnels» des directions étudiées. A titre d’exemple la Direction de l’insertion qui a participé à l’élaboration de notre première cartographie a été étudiée d’un double point de vue. En premier lieu une étude non exhaustive a été menée sur les observations définitives des Chambres Régionales des Comptes concernant le domaine de l’insertion. Il en est ressorti par grands domaines, des risques potentiels tout à fait transposables à notre collectivité. Dans un deuxième temps nous avons conduit des entretiens avec un panel désigné de la direction de l’insertion, avec comme base de travail un questionnaire de recensement des risques. Par ce biais et grâce à l’expérience des agents de terrain il a été mis en exergue après analyse, des grands groupes de risques identifiés. Au regard de ces données une cartographie qui met en relief à la fois les principales zones potentiellement à risque, leur probabilité de survenance et enfin leur impact a été réalisée. En définitive cette étude doit permettre la mise en place d’actions correctrices et préventives, la constitution d’un référentiel de maîtrise des risques et doit permettre de sécuriser et d’optimiser les procédures au sein de notre institution. Il s’agit d’une démarche novatrice (nous sommes le premier département à utiliser ce type d’approche), pragmatique et collective qui s’inscrit parfaitement dans le cadre des stratégies concrètes.

vec la réforme des retraites, un nouveau régime, commun aux 3 fonctions publiques (Etat, Territoriale et Hospitalière) et obligatoire, a été institué par la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites.

A

Il s’agit de la retraite additionnelle de la fonction publique. (Article 76 de la loi 2003-775 et Décret 2004-659 du 18 juin 2004 relatif à la retraite additionnelle de la fonction publique).

De quoi s’agit il ? Le régime de retraite additionnelle de la fonction publique (le RAFP) va permettre d’acquérir de nouveaux droits à retraite par capitalisation, puisque les primes sont désormais prises en compte dans le calcul des retraites.

Comment ? L’assiette des cotisations couvre tous les éléments de la rémunération, autres que le traitement de base et la NBI : primes, indemnité de résidence, supplément familial de traitement, HS et avantages en nature. Le taux global de cotisation est fixé à 10% du montant de l’assiette et réparti à parts égales entre l’employeur et le fonctionnaire bénéficiaire, et la base de calcul de la cotisation est plafonnée à 20% du traitement brut annuel perçu.

Acquisition des droits Le nombre de points attribués chaque année au bénéficiaire est égal au rapport entre les cotisations versées et la valeur d’acquisition du point. Cette valeur est fixée par le Conseil d’administration de l’établissement public gestionnaire du régime. Leur paiement s’effectuera en rente périodique. Toutefois, si le montant ne dépasse pas un certain seuil (205 €), la rente sera versée en une seule fois, sous forme de capital. Dés l’âge de 60 ans, et dès lors que les bénéficiaires ont liquidé leur pension principale, ils pourront liquider leur pension additionnelle (à condition d’en avoir fait la demande). En cas de décès du bénéficiaire, le régime prévoit une réversion pour les conjoints (50% de la prestation obtenue) et les orphelins jusqu’à l‘âge de 21 ans (10% de la prestation obtenue).

Quand ? Ce régime entre en vigueur dés janvier 2005 avec le recouvrement des premières cotisations.

Vous pouvez consulter le site internet du RAFP : www.rafp.fr

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BON à SAVOIR

Un nouveau logiciel pour la DASAC ACCUEILLIR DU PUBLIC ET ASSURER LE SUIVI DES DOSSIERS N ’A PAS TOUJOURS ÉTÉ CHOSE

MAISONS DÉPARTEMENTALES DE LA SOLIDARITÉ. CE NOUVEAU LOGICIEL PEUT FACILITER LE SUIVI DES USAGERS DANS LES MDS.

AISÉE POUR LES AGENTS DES

Durant de nombreuses années les secrétaires de la MDS tenaient à jour un fichier composé essentiellement de fiches sur lesquelles étaient mentionnés l’adresse, l’état civil de l’usager et de ses enfants. Le référent social enregistrait au verso de cette même fiche tous les actes professionnels engagés pour l’usager. Nous étions encore au «Moyen Age», précise Annie France Ezquerra, responsable sociale de la MDS d’Aix sud, avec tous les risques d’erreur et de perte que cela implique. La demande d’informatisation qui émanait des secrétaires devenait donc légitime. La DASAC et la DGAS, en étroite collaboration avec la DSIT ont construit un logiciel

qui a été adapté pendant un an aux besoins définis par les utilisateurs en MDS. Il est facile d’accès, poursuit MarieHélène Fradin, assistante sociale, nous disposons d’une base de données et bien sûr il y a moins de manipulations. L’usager y trouve lui aussi son compte ; les renseignements étant mutualisés, il nous est désormais possible de suivre au plus près sa situation quel que soit le lieu dans lequel il a été accueilli. D’ailleurs les retours sont assez favorables, le public perçoit bien ce mode de fonctionnement, il se sent d’avantage considéré.

Ce logiciel permet aussi depuis le 24 janvier dernier de gérer les demandes de secours aux adultes dans les secteurs d’action sociale et à la régie départementale.

La directive cadre européenne sur l’eau

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La gestion de l’eau est aujourd’hui imposée par la directive européenne du 23 octobre 2000 fixant un objectif clair à tous les Etats membres : d’ici 2015, toutes les «masses» d’eau (rivières, fleuves, étangs, mares…) doivent être en «bon état écologique». Au travers de sa mise en œuvre, cette directive est une démarche d’aménagement du territoire et de développement durable qui nécessite la prise en compte des facteurs socio-économiques locaux. Démocratique, elle impose la publicité des débats qui donneront naissance au plan de gestion opérationnel dès 2009, avec une obligation de résultat en 2015. Pendant près de deux ans, le Conseil général a participé à l’élaboration de «l’état des lieux» sur le bassin Rhône Méditerranée, piloté par la DIREN* et l’Agence de l’eau. Il fait notamment ressortir les spécificités de «l’arc méditerranéen» (comme les canaux de Provence ou les problèmes de sécheresse et d’inondation) que notre collectivité souhaite voir prises en compte par les instances européennes.

A partir de cet état des lieux, dans un deuxième temps, la définition du plan de gestion sera intégrée dans la révision du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux au niveau du district Rhône Méditerranée (le SDAGE est instauré en France par la loi sur l’eau de 1992 pour les six districts hydrographiques, en l’occurrence «Rhône Méditerranée» pour notre département). Le SDAGE deviendra naturellement le plan de gestion de la directive en 2009. Au travers des politiques volontaristes qu’il mène depuis toujours, le Conseil général est déjà fortement investi dans les objectifs repris par la directive. Cependant, la gestion de l’eau demande une vision globale et transversale. Elle ne pourra être véritablement efficace qu’en s’intégrant durablement dans nos politiques de gestion des déchets, de santé publique, d’équipements routiers, d’aide aux communes…mais elle aura un coût financier non négligeable. * Direction Régionale de l’Environnement

Portraits Danièle Perrot

est la nouvelle Directrice de l’enfance. Bretonne d’origine, cette femme déterminée, à l’allure sereine, a effectué toute sa carrière dans le secteur public, expérimentant tout le champs de l’action sociale. Nommée Inspecteur des Affaires sanitaires et sociales à la suite «d’heureux hasards», elle a assuré ces fonctions dans plusieurs départements du nord de la France, dont 15 ans en Haute-Savoie. Ses responsabilités de Directrice adjointe de la solidarité de l’Hérault l’ont ensuite rapprochée du sud avant qu’elle ne choisisse les Bouches-du-Rhône, en novembre dernier. Notre département est pour elle un beau challenge de part son étendue géographique, le nombre d’agents et les ressources dont la Direction dispose. Femme de terrain, elle tient à poursuivre, ces prochain mois, la rencontre avec ses collaborateurs, y compris dans les Maisons Départementales de la Solidarité dont elle note le «bon état d’esprit» ambiant. «L’important est de s’appliquer à regarder le sens de notre action sociale» souligne t-elle. Souhaitant vivement mener sa Direction tel un pilote, la stabilité, la force de proposition et la qualité du travail de terrain sont pour elle les maîtres mots d’une action réussie, menée main dans la main avec la PMI* et la DASAC**. En 2005, l’axe majeur de la protection de l’enfance sera le développement de l’accueil familial assuré par les assistantes maternelles, tel que souhaité par l’Assemblée départementale, mais également la diversification des offres d’accueil, la définition de projets de vie personnalisés aux différentes maisons d’enfants et un travail toujours plus poussé en matière de prévention. * Protection Maternelle et Infantile ** Direction de l’Action Sociale, Accueil et Coordination

s t i a r t Por

Nommée à la tête de la Direction de la culture en janvier dernier, Michèle Soyer prend le flambeau de Michel Renaudin. Economiste de formation, elle connaît déjà bien les rouages administratifs et politiques de notre institution pour y avoir débuté sa carrière, voici plus de 20 ans. Chef de cabinet du Président Philibert puis du Président Weygand, elle a ensuite assumé les responsabilités de secrétaire générale du syndicat mixte de l’Arbois, à sa création, puis de la Bibliothèque départementale, en 1998. Elle caractérise la spécificité de sa fonction par la diversité de ses interlocuteurs, élus, responsables d’établissements, associations, artistes et bien sûr, les autres services de la collectivité. Spécificité qui fait des responsables de la direction de la culture des «généralistes» dans leur domaine d’action… Si les grands projets qu’elle s’apprête à piloter entrent dans le champ des compétences obligatoires de la collectivité (le déménagement des Archives et de la Bibliothèque Départementales au boulevard de Paris, la réhabilitation du Museon Arlaten, les projets culturels du Musée de l’Arles et de la Provence antiques), elle met également l’accent sur la politique dite facultative mais essentielle pour le Conseil général. Il s’agit là, à travers le partenariat avec les associations et par le biais des différentes actions menées directement par le Conseil général, de continuer à soutenir un secteur qui connaît de graves difficultés depuis la modification du régime des intermittents et la fin des emplois jeunes prévue en 2005. «Car, on le sait, conclue t-elle, la culture est au cœur du développement économique local et est un enjeu social de premier ordre».

Portraits

Portraits

C’est le 1er février que Michel Renaudin a pris officiellement ses nouvelles fonctions de Directeur Administratif et Financier (DAF) du Syndicat Mixte de l’Europôle Méditerranéen de l’Arbois. Rappelons que l’Arbois est le seul Technopôle français à se consacrer exclusivement à l’environnement et au développement durable. C’est un lieu d’accueil privilégié pour les entreprises et les laboratoires de recherche et développement dont la vocation est d’œuvrer dans la thématique environnementale. Le syndicat a donc pour objet de faire collaborer ces différentes entités pour diffuser l’innovation dans l’économie. En outre, il est chargé d’aménager le plateau de l’Arbois en zones d’activités économiques tout en veillant à en préserver les espaces naturels. Au sein de cette équipe de quinze de personnes, Michel Renaudin assume plusieurs fonctions : ressources humaines, moyens généraux, affaires juridiques, financières... Autant dire un vrai challenge pour cet homme passionné de culture, dont la carrière s’est jusqu’alors déroulée dans le monde des arts. Directeur de la culture au Conseil général de 1995 à fin 2004, il avait auparavant assuré cette même fonction dans plusieurs collectivités. On comprend son désir de rester proche du monde artistique et culturel à titre personnel, tout en assumant pleinement ses nouvelles responsabilités. Il compte également s’investir pour sa commune. «Ce changement que j’ai souhaité est pour moi une belle opportunité, déclare t-il. L’enjeu environnemental me passionne et je vais devoir l’aborder aussi sous ses aspects administratifs». Loin de penser révolutionner l’organisation existante, Michel Renaudin veut mettre sa motivation et ses compétences au service d’un projet qui contribue pour sa part, dit-il pour conclure : «à offrir un monde plus respectueux de la Nature et des Hommes».

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s t i a r t Por


Le TOUR de la QUESTION

A l’écoute des communes LA DIRECTION DE LA VIE LOCALE EST CENTRÉE SUR LES RELATIONS AVEC LES COMMUNES , LA VIE ASSOCIATIVE, LE LOGEMENT ET LA POLITIQUE DE LA VILLE. LE SERVICE DE LA VIE LOCALE, CHARGÉ PLUS PARTICULIÈREMENT DES AIDES AUX

COMMUNES

ET

AUX

GROUPEMENTS INTERCOMMUNAUX, A ÉTÉ CRÉÉ ET STRUCTURÉ AU COURS DE LA PREMIÈRE PARTIE DE LA DÉCENTRALISATION.

RECONNU COMME UNITÉ D ’ INFORMATION , UNITÉ DE COORDINATION

ET

UNITÉ

En effet, 20 personnes apportent toute l’information souhaitée aux maires et coordonnent les dossiers. Les agents répartis par territoire gèrent un dossier de bout en bout, depuis son instruction jusqu’à son mandatement. Le contact avec un seul interlocuteur est ainsi privilégié. C’est pourquoi le maître-mot du service est la polyvalence. «Un agent peut tout aussi bien rédiger un rapport soumis à la Commission Permanente, contrôler des devis, étudier les aspects juridiques et administratifs d’un projet ou conseiller une commune au plan technique» ajoute Madame Chave, Chef de service.

DE

GESTION POUR LES AIDES AUX COMMUNES , CE SERVICE EST DEVENU UN RELAIS ADMINISTRATIF INCONTOURNABLE

POUR

CES

COLLECTIVITÉS.

Partenaire des communes

l est parfois difficile de décrire certains services ou directions. Il est plus aisé d’en voir le résultat. Le service de la vie locale est au travers de ses missions omniprésent dans notre quotidien : une place de village, un projet de voirie, la toiture d’une église, un équipement sportif…Tous les jours, les communes font appel aux agents de ce service pour finaliser les demandes d’aides financières et techniques relatives à leurs différents projets d'investissement. «Conçu à l’origine pour mettre en œuvre des aides aux petits travaux communaux, ce service apporte désormais un véritable soutien aux communes et à leurs services à leur demande», précise Colette Bruschini, en charge de cette direction depuis sa création. Aujourd’hui, il a pris depuis une toute autre ampleur, conformément à la volonté départementale.

L

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ment de ces collectivités. Chaque année, plus de 2 000 dossiers sont traités par les agents avec une gestion financière complexe et sensible. Le traitement informatique transversal des dossiers évite un cloisonnement des tâches entre les agents. Mais en dehors de ces aspects récurrents, le service est aussi amené à traiter des dossiers relevant d’évènements exceptionnels, comme ce fût le cas en décembre 2003 avec les inondations.Contrats départementaux, fonds d’aide au développement local, travaux de proximité…. de nombreux dispositifs d’aide aux communes permettent à ces dernières de mener à bien leurs projets avec l’aide financière du Conseil général. Les agents de ce service apportent toute leur compétence technique et leur savoir-faire au montage des dossiers.

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône qui consacre en 2005 un budget de 95 millions d’euros aux aides aux communes, participe à la mise à niveau de l’investisse-

L’Agence Technique Départementale L’ATD 13 est un établissement public administratif créé en 2003 par le Conseil général des Bouches-du-Rhône. La mise en place de cette structure a été suivie et pilotée au départ par la Direction de la vie locale.

Technoparc de Griffon Bâtiment 12A 511 route de la Seds 13127 Vitrolles Tél. : 04 42 46 71 20 Fax : 04 42 46 71 29 www.atd13.fr

Cette structure intervient de manière complémentaire aux missions relevant du service de la vie locale. Elle apporte en effet une assistance technique, juridique et financière aux élus locaux sur des questions précises portant principalement sur les domaines suivants : la commande publique, l’urbanisme et le patrimoine, l’aménagement du territoire…. Elle concentrera ses efforts en 2005 sur la formation et l’information des élus locaux. En un an, près de 80 communes (sur 119) et 11 groupements de communes y ont adhéré.

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Entre NOUS

TROIS QUESTIONS À

Le personnel volant de la DASAC

Jean-Pierre Maggi, Vice-Président du Conseil général, délégué à l’aide aux communes et à la vie locale

Quelle est la place que la collectivité fait à l’aide aux communes ?

Comment travaillez-vous avec le service des aides aux communes ?

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône est une des collectivités en France qui fait le plus pour l’aide aux communes. C’est une politique facultative que nous tenons à maintenir à un haut niveau car les communes du département ont besoin de notre aide pour parvenir à réaliser leurs travaux. Par ailleurs, beaucoup d’élus de toutes tendances sont impliqués dans la vie de ces communes et sont donc sensibles aux aides que nous apportons.

Depuis plus de 10 ans, j’ai en charge cette délégation, j’ai vu évoluer les besoins et les demandes de façon grandissante. Aujourd’hui, j’ai un réel plaisir à travailler avec les agents de ce service car ils ont une polyvalence et une maîtrise de leur sujet impressionnante. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à le dire, puisque les élus et les techniciens des différentes communes en témoignent régulièrement. Le champ couvert par l’aide aux communes est vaste, et cela nécessite une bonne connaissance du terrain et des dispositifs. D’autant plus que les problèmes changent au fil des ans. Les populations diffèrent et apportent de nouvelles problématiques. Le foncier par exemple est une question qu’il faudra bien résoudre. Les jeunes ou les familles monoparentales ne peuvent parfois plus se loger au sein de leur ville. Les communes vont devoir s’adapter et trouver des solutions. Nos agents avanceront en même temps dans leur connaissance afin d’apporter toute l’aide nécessaire aux élus. 

Comment envisagez-vous l’avenir de l’aide aux communes ?

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Cela reste et restera une priorité pour le Conseil général. Les investissements réalisés par les communes afin d’améliorer la vie des citoyens - et donc des agents - nécessitent une participation du Département. Construire, rénover, réaliser un chantier coûteux ou plus modeste est une charge lourde pour les communes, surtout pour les plus petites. C’est pourquoi l’aide de l’assemblée départementale, alliée à la disponibilité et au professionnalisme des agents du service des aides aux communes, participe à un meilleur environnement urbain. Les élus peuvent et pourront toujours compter sur notre soutien technique et financier.

DRÔLES D’OISEAUX… À LA DASAC. CONNAISSEZ-VOUS LES VOLANTS ? CERTAINS AGENTS DE LA DASAC* ONT ACCEPTÉ UNE ORGANISATION DE TRAVAIL TRÈS SOUPLE ET DYNAMIQUE.

DANS CETTE DIRECTION, DOUZE ASSISTANTES SOCIALES ET HUIT RÉDACTEURS -DONT DEUX HOMMESFONT PARTIE DE CE QUE L’ON APPELLE LE «PERSONNEL VOLANT».

Intervenant dans tous les sites déconcentrés de la DGAS (secteurs, Maisons Départementales de la Solidarité, centres de planification, centres de lutte contre la tuberculose, centre d’information et de dépistage anonyme et gratuit, services de la polyvalence, de l’Aide Sociale à l’Enfance, de l’Adoption et Services de procédure d’urgence) le personnel volant vient en remplacement de collègues absents pour couvrir des absences prolongées au titre de la maternité ou de la maladie. «cette fonction est toujours librement choisie par le personnel», explique Daminda Soler, adjoint au chef de service.

De gauche à droite, de haut en bas : Noura Ralem, Chrystel Cellamare, Joséphine Guiter, Marie Claude Zilberberq, Patricia Guyot, Nathalie Bonnaur, Marie Michel, une stagiaire, Michèle Danger, Marie Christine Robert , Isabelle d'Authier, Annie Riccio, Agnès Rebuffat, Stéphanie Cuilliène, Pascale Escout, Sandra Haro, Denise Mattio, Madeleine Béranger, Jocelyne Riou, Elisabeth Bhum, Francine Sabatier, Annie Mignon. Absents de la photo : Dominique Polo, Armande Tessier

Soumis régulièrement aux changements, ces postes exigent réactivité et capacité d’adaptation. Sans surprise, les «volants» ont le même profil : «Aucun de nous n’aime la routine. On sait s’adapter et s’intégrer rapidement dans une équipe, en acceptant de n’être que de passage», commente une secrétaire. «On sait également se remettre en cause et accepter les changements car aucune circonscription ne travaille exactement de la même façon, ni avec le même public» renchérit sa collègue.

La durée d’un remplacement varie entre un et six mois maximum. L’objectif est d’assurer la continuité du service public à partir de l’absence prévue et prolongée d’un agent. Pour le personnel volant, ce rythme varié est source de satisfactions. Mais cela suppose une implication particulière : nos objectifs sont de très courte durée. C’est parfois frustrant de ne pas voir tous les résultats de notre action sur le public». Difficile également pour eux de participer aux projets collectifs des MDS…

Ce recul et leurs nombreuses expériences les rendent précieux pour les «circo» dans lesquelles ils arrivent. Leur regard neuf et détaché permet d’apporter des solutions rapides. Leur compétence technique leur permet d’assurer des fonctions polyvalentes tant au niveau des assistantes sociales qu’au niveau des rédacteurs. Même si les déplacements aux quatre coins du département peuvent être fatigants, cette diversité les motive : «je suis toujours dans la nouveauté. J’apprends constamment des autres, mais je donne aussi beaucoup là où je passe».

C’est pourtant d’une seule voix que ce personnel déclare appartenir à un groupe, «le groupe des volants», qu’il juge comme une identité à part entière. Le groupe volant parce qu’il assure des missions transversales à plusieurs Directions de la DGAS, est affecté à la DASAC au titre de la coordination et sous l’autorité du chef du Service Social et Accueil. Destinés à toutes les opérations spéciales relevant d’un événement imprévu, ces agents font preuve d’une disponibilité immédiate et

sont très impliqués. A titre d’exemple, ils ont participé au développement du plan d’urgence mis en place lors des inondations du Pays d’Arles. L’organisation de ce groupe repose sur des réunions mensuelles avec le chef de service pour planifier des remplacements et avec l’ensemble des conseillères techniques pour des travaux thématiques. Malgré un travail qui remet sans cesse en question les pratiques professionnelles et les organisations personnelles, le personnel volant constitue également un groupe porteur de projets divers et variés en matière de pratiques professionnelles et ces agents n’oublient jamais leur sourire et leur bonne humeur… ! *Direction de l’Action Sociale, de l’Accueil et de la Coordination

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Entre NOUS

DUFY le méditerranéen Plongée dans le passé Jusqu’en décembre 2004, David Djaoui s’occupait du suivi administratif des dossiers des associations du patrimoine, à la direction de la culture. Sa maîtrise des sciences et techniques en patrimoine et en archéologie lui permet de pouvoir parler le même dialogue avec les structures associatives. Pourtant, son envie se situe ailleurs. Plus précisément sous l’eau. Dans l’archéologie sous-marine. Il scrute, observe, admire, fouille des heures durant au cours de sorties ou de missions effectuées pendant ses congés. Rivières, mer, ce plongeur diplômé est persuadé que les fonds marins recèlent des trésors encore inexplorés. Et pour lui, le Rhône, si trouble soit-il, est un coffre-fort rempli d’objets dont la patience et la recherche sont la clé. C’est avec le DRASSM* et le Conseil général qu’une opération de fouilles sous-marines est réalisée sur les quais du Rhône en septembre 2004. David Djaoui réalise une mission pour le compte de l’institution départementale. Les résultats seront impressionnants avec la découverte de rares pièces datant de l’antiquité. «C’était un dépotoir antique, dans lequel des amphores étaient jetées après usage. Un peu comme nos bouteilles en verre aujourd’hui». A l’époque, les bateaux arrivaient de la mer et s’arrêtaient en Arles pour décharger leur cargaison.

PLUS HABITUÉ AUX RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES SOUS-MARINES QU’AU TRAVAIL DE BUREAU, DAVID DJAOUI EST DEPUIS DÉBUT 2005 ARCHÉOLOGUE TERRITORIAL AU MAPA. L’ABOUTISSEMENT D’UNE PASSION ASSOUVIE MAINTENANT AU SEIN D ’ UNE STRUCTURE DÉPARTEMENTALE.

La galerie d’art du Conseil général des Bouches-duRhône accueille jusqu’au 3 avril une exposition sur Raoul Dufy, intitulée «De l’Estaque à Forcalquier». Ce peintre né en 1877 a parcouru le bassin méditerranéen, de Collioure à Vence, de Nice à Perpignan, de l’Italie au Maroc, jusqu’à Forcalquier où il décède en 1953. Ce magicien unique dans l’histoire de l’art moderne a utilisé une palette d’expression particulièrement étendue : toiles, dessins, gravures, affiches ou arabesques. Ce qui est particulièrement remarquable, c’est son style alliant dessin et couleurs éclatantes pour parvenir à la suggestion d’une forme à peine esquissée. A voir absolument. Exposition Raoul DUFY «De l’Estaque à Forcalquier» Du 14 janvier au 3 avril 2005 Galerie d’Art du Conseil général 21 bis, Cours Mirabeau 13100 Aix-en-Provence Tél. : 04 42 93 03 67 Ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 13h00 et de 14h00 à 18h00.

Ils sont les champions… Forum Escapade 13

Un travail de passion

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L’arrivée des 35 heures aura précipité sa soif d’apprendre et grâce à la mise en place de la RTT, il a pu passer le DEA d’archéologie sur les épaves. Aujourd’hui, ce parcours l’a conduit jusqu’au MAPA qu’il vient d’intégrer comme archéologue territorial. «J’ai la chance extraordinaire de pouvoir intégrer un lieu dans lequel je peux exercer ma passion. C’est rare». Sa vie est maintenant entre Marseille et Arles, mais résolument tournée vers les fonds marins et l’étude d’objets. «Il y a encore de nombreux sites à découvrir et à explorer. Nous vivons dans une région particulièrement bien pourvue en trésors archéologiques. Nous profitons de cette chance pour ensuite exposer au public les découvertes». Car il est important pour David de transmettre ses connaissances au plus grand nombre, afin de diffuser largement le passé d’une culture à l’origine de notre civilisation. *Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines

Ce n’est pas encore la Coupe Davis, mais c’est déjà pas mal ! L’équipe de tennis du Conseil général des Bouches-du-Rhône, soutenue par escapade, a gagné la finale du championnat corporatif organisé par l’UFOLEP. Ce championnat se déroule sur 2 mois et fait se rencontrer durant les week-ends plusieurs équipes du département. L’équipe du CG13 a bataillé très fort et éliminé 5 équipes pour accéder à la finale qu’elle a brillamment remportée. Bravo à nos champions. L’équipe du Conseil général 13 : de gauche à droite : un représentant du Comité 13, Philippe Sion, Patrick Isnardon, une représentante du Comité 13, Olivier Miard, Dimitri Szczerba, Eric Cantarel (absent sur la photo).

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Le forum concernant les séjours pour l’été 2005 se tiendra le mardi 29 mars de 11h45 à 14h15 dans l’Atrium. Vous pouvez cependant d’ores et déjà consulter le catalogue sur intranet, rubrique Escapade.


Tout à LOISIRS LIVRES LITTÉRATURE FRANÇAISE

VIDEOS COMÉDIE • Confidences trop intimes DVD - de Patrice Leconte • Après-vous… DVD - de Pierre Salvadori

• Le silence de Clara de Patrick Cauvin, éd. Albin Michel • L’évangile de Jimmy de Didier Van Cauwelaert, éd. Albin Michel • Dernier amour de Christian Gailly, éd. de Minuit • Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot, éd. Denoël • Anthologie des apparitions de Simon Liberati, éd. Flammarion • Merci de Daniel Pennac, éd. Gallimard • Dans la marche du temps de Daniel Rondeau, éd. Grasset • Nous les dieux de Bernard Werber, éd. Albin Michel • Les trois médecins de Martin Winckler, éd. P.O.L.

LITTÉRATURE AMÉRICAINE COMÉDIE DRAMATIQUE • Le sourire de Mona Lisa DVD - de Mike Newell • Sans frontière VHS - de Martin Campbell

• De Marquette à VeraCruz de Jim Harrison, éd. Christian Bourgois • Je vous emmène de Joyce Carol Oates, éd. Stock • La famille royale de William T. Vollmann, éd. Actes Sud

AVENTURE ACTION • Les disparues DVD - de Ron Howard • Hidalgo DVD - de Joe Johnston

LITTÉRATURE ANGLAISE • Sept mers et treize rivières de Monica Ali, éd. Belfond

ROMAN POLICIER THRILLER

CD VARIÉTÉS FRANÇAISES

• Les rivières pourpres DVD - d’Olivier Dahan • Le maître du jeu VHS - de Gary Fleder

RÉCIT DE VOYAGE

• Les animals de Mano Solo

HISTOIRE ROMANÇÉE VARIÉTÉS INTERNATIONALES • • • • • • • •

Amor amor d’Arielle Dombasle Before the poison de Marianne Faithfull There will be a light de Ben Harper Sangri-la de Mark Knopfler Call off the search de Katie Melua Around the sun de R.E.M. Beautifully human de Jill Scott Smile de Brian Wilson

MUSIQUE DU MONDE • Sabou de Mory Kanté

• Balle de match d’Harlan Coben, éd. Fleuve noir • L’énigme San Giovanni d’Ian Pears, éd. Belfond

• La jeune fille à la perle VHS - de Peter Webber

• Au pays de Dieu de Douglas Kennedy, éd. Belfond

NOUVEAUTÉS BD • Le photographe tome 2 de Guibert, éd. Dupuis • Sillage T6 Artifices de Jean David Morvan, éd. Delcourt • Sillage T7 Q.H.I. de Jean David Morvan, éd. Delcourt • Le cri du peuple T4 le testament des ruines de Tardi, éd. Casterman


Le treize de mars