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Dans la musique, pour vendre en masse faut faire du commercial. Un son que tu peux entendre sur n’importe quelle radio et dans n’importe quel quartier. Mon premier son «  Selfie en Wiko  » devait n’être rien d’autre qu’un hit. Faut créer un vrai tube qui fait danser et qui reste en tête. Jamais de la vie je fais du rock ou de l’électro, mon bail c’est le rap. Fallait que je fasse un son de rap commercial. Un mélange de rap et de pop : de la pop urbaine. C’est ce qu’on appelle aussi du «  rap à chicha  ». Un rap léger, auto-tuné, dansant, tourné vers le pur divertissement dans la lignée de L’Algérino, Gradur, Alonzo et de nombreux rappeurs signés pour la majorité sur le label Def Jam. La base : l’instrumentale. Il faut un beat qui t’amène jusqu’à Pattaya1. Un son qui te rappelle l’été et te donne envie de coller la petite. Un mélange d’afro-beat et de rai, avec un côté pop qui te fait vriller. Faut miser sur une prod genre summertime pour que ton son devienne le tube de l’été. Le son qui sera le plus vendu et le plus écouté partout dans le monde. Qui fera zouker toutes les go en bikini. Y’a plusieurs tricks pour faire un hit, un son ne devient pas un hit tout seul. Il faut bien le travailler. Y’a masse d’études qui ont été mené pour analyser comment et pourquoi un son devenait un hit.

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Melissa Lacoste : De la barrette de shit au Zénith  

Sara Sadik : Master's Thesis

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