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5 rubriques

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HORS SERIE PATRIARCHE

&CO

When architects Meet engineers

WAME HS - SEPTEMBRE - 2010


COUR COUP DE

DOSSIER

COUP DE

28

PATRIARCHE &CO DIRECTION Directeur WaMe Damien Patriarche REDACTION Emilie Rollet GRAPHISTES Samy Bouderbala Mathilde Patriarche Ont collaboré à ce numéro : Anne Cambet Elisabeth Lucchetti Bernard Maillet Damien Patriarche Jean-Loup Patriarche Didier Rojon Jean-Michel Villot Marjorie Zabollone

1960 0 1 0 2

LIO

PORTFO

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A NE PAS MANQUER : Patriarche & Co au congrès A3P Du 14 au 19 Octobre 2010, PATRIARCHE & Co participe pour la première fois au Congrès International A3P à Biarritz. Chaque année, plus de 500 professionnels de sociétés fabricantes et prestataires pharmaceutiques, agroalimentaires, chimiques, cosmétiques et biomédicales s’y rencontrent afin d’échanger leurs expériences. L’agence présentera son département « Laboratoires » dirigé par Michel Combet, ancien dirigeant de la société MC+. 40 ans d’activité, à l’origine physicien spécialiste de la mécanique des fluides, Michel Combet s’est spécialisé dans les salles propres dès 1967. Il rejoint en 2009 l’équipe de PATRIARCHE & Co pour développer cette activité et former alors le pôle Patriarche MC+ . Patriarche MC+ exerce une activité de conseil spécialisé dans la maîtrise de la qualité des produits et procédés, orientée notamment vers le clean concept, qui recouvre les domaines de l’ultra-propreté, de l’hygiène, des bonnes pratiques de fabrication et de la sécurité biologique. SIMI 2010 L’agence Patriarche & Co sera au SIMI, le Salon de l’Immobilier d’Entreprises du 1 au 3 décembre 2010 à Paris ! Vitrine de l’immobilier d’entreprises en France, le SIMI réunit pendant 3 jours tous les acteurs de ce secteur. Ce salon professionnel est un rendez-vous à ne pas manquer pour découvrir l’offre immobilière et foncière française, les services à l’immobilier et à l’entreprise, l’offre de bureaux, de logistique et d’activités, ainsi que l’immobilier de commerce. Cette année, Patriarche & Co choisit de renforcer sa participation au SIMI en parrainant le cycle de conférence Architecture. Jean Loup Patriarche animera la conférence « L’architecture est aussi un métier » le mercredi 1er décembre de 11h à 12h30, salle 243.

- WAME est le magazine de Patriarche & Co. - Ce document a été réalisé par Patriarche & Co. Les photos et images présentes dans ce document sont la propriété de Patriarche & Co, de ses partenaires ou de ses clients. toute reproduction sans un accord préalable est donc interdite.

- Graphisme Patriarche & Co. - Le magazine WAME est imprimé sur du papier recyclé - juillet 2010.

WAME HS - SEPTEMBRE - 2010

Patriarche & Co à travers les lignes Pour célébrer ce cinquantième anniversaire, Patriarche & Co publie « 50 ans d’architecture responsable ». L’ouvrage offre un vaste panorama des constructions et aménagements réalisés depuis cinquante ans. Une centaine de projets qui constituent aujourd’hui un véritable patrimoine pour Patriarche & Co, témoin des évolutions de la création architecturale depuis un demi-siècle. L’ouvrage sortira pour la première fois lors de l’évènement le 30 septembre 201. Vous pourrez le retrouver dans les points de vente : A ne pas manquer !

La maison de Rodolphe Le projet de construction du Foyer National des Sans Abris sort de terre ! En seulement quelques mois, ce projet exemplaire au niveau du paysage et du développement durable a pris forme dans le centre de Lyon. Le projet se situe dans un milieu plutôt « urbain », il avait donc un double enjeu d’insertion : insertion dans le paysage mais aussi dans la société. L’inauguration est prévu pour le début du mois de novembre. A découvrir dans notre prochain magazine !


editorial

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PATRIARCHE &CO

EDITO RIAL

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6

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EDITO-SOMMAIRE

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PORTFOLIO

Groupe Scolaire Chateau Chiron - Cognin OTEPROS - Chambéry La Chevalière - Chambéry

Non Non et Non Monsieur Pierre Dac, jamais je n’échangerai cette agence de 50 ans contre deux de 25 ans ! Chacune des années passées depuis 1960 a servi la suivante en expérience, en méthode, en rigueur sans jamais émousser la Passion ! Et si Bernard Patriarche (1931-1985) n’a pu assumer que le premier quart de siècle de ce parcours, la direction était donnée, l’Esprit était insufflé. Ces 50 années ne sont pas l’addition de deux périodes de 25 ans mais bien un seul et même parcours ! L’équipage solide et motivé a été sans cesse renforcé pour des missions sans cesse plus belles ou plus enthousiasmantes mais toujours au service d’une Architecture Humaine et Pertinente. Pour ces missions, les valeurs embarquées à l’origine restent les mêmes.

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DOSSIER

Alain Mérieux - Président Institut Mérieux Christian Boiron - Président des laboratoires Boiron

LA CURIOSITE : Curiosité au service de l’imagination et du renouvellement culturel

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COUP DE

LE RESPECT : - Des hommes : les femmes et les hommes de l’agence, le client, l’artisan, l’ouvrier… l’usager. - De l’Environnement : la Nature mais aussi l’Histoire, la ville, le village… le cadre de vie. - Du programme : son usage, son budget, ses délais

1960 - 2010, 50 ans d’architecture responsable

RENCONTRE

DES ASSOCIES

LA PERSEVERANCE : L’opiniâtreté à l’ouvrage au service du bien et au moins du mieux L’INDEPENDANCE : Par rapport aux lobbies de toutes sortes, qu’ils soient économiques ou politiques mais aussi indépendance vis-à-vis de la mode et des tendances. LA GENEROSITE : Dans la passion de notre métier, dans l’application, dans l’implication Je peux vous assurer que l’agence PATRIARCHE & CO entame son deuxième demi siècle sur ces mêmes bases solides et essentielles. L’agence PATRIARCHE & CO est riche de ces valeurs… ses valeurs… à défaut d’être riche tout court. Mais heureusement, l’agence PATRIARCHE & CO est riche également de ses hommes et de ses femmes qui par leur talent, leur savoir, leur énergie ont fait, font et feront son histoire. Alors voilà pourquoi Monsieur Pierre Dac, il n’en est pas question, je n’échangerai pas cette agence de 50 ans contre deux de 25…… Par contre, d’un point de vue économique, j’échangerai volontiers ma tente canadienne contre mon oncle d’Amérique !!

Jean-Loup PATRIARCHE

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Areva -

Hall production en salle grise 73 - Aix-les-Bains

OTEPROS

WAME HS - SEPTEMBRE - 2010 CHAMBERY


portfolio

CHATEAU CHIRON GROUPE SCOLAIRE, COGNIN

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bioMérieux 38 - Grenoble

Hall de production

LA CHEVALIERE CHAMBERY - 73

WAME N°5 - AVRIL - 2010

LA CROIX ROUGE DOMAINE SAINT ALBAN


portfolio

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PATRIARCHE &CO

WAME N째5 - AVRIL - 2010


DOSSIER 50 ANS >>> 1960 - 2010

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9 dossier

PATRIARCHE &CO

1960 2010 WAME HS - SEPTEMBRE - 2010


Collège de Bissy, à Cham

bér y

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1960 -1970 1960 : Création de l’agence Patriarche par Bernard Patriarche, architecte DESA (1931-1985). 1960 : Construction des minguettes. Une écriture architecturale assez épurée où se mélangent béton et pierres du pays. Années 60 : Essor du Rock 'n' roll et du mouvement hippie. 1960 : Construction de la ville de Brasilia 1662 : Mort de Marilyne Monroe 1963 : Assassinat de Kennedy 1965 : Décès du Corbusier 1967 : Execution du Che Guevara 1968 : Collège de Bissy, à Chambéry, première réalisation majeure pour l’agence Patriarche. 21 juillet 1969 : Premier pas sur la Lune. A 3H56 (heure française) astronaute Neil Armstrong. L’architecture "techno" s’inspire des formes des engins spatiaux: bientôt Beaubourg. WAME HS - SEPTEMBRE - 2010


Logemen WAME HS - SEPTEMBRE - 2010

ts la Che

valière, à

Chambéry


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t, la Motte

du Picole pe scolaire

Grou

Servolex

L’école d

e Comme

rce de Ch

ambéry

1970 -1980 Année 70 : John Lennon, Serge Gainsbourg, Richard Nixon, Bob Marley, Jacques Mesrine, Georges Marchais, Henri Krasuki. 1970 : Démolition des halles de Paris. 1974 : L’école de Commerce de Chambéry édifice emblématique des cinquante ans de l’agence (Associé avec Charles Ventura). 1974 : Logements la Chevalière, à Chambéry. Société HLM La Savoisienne. 1973 : Premier choc pétrolier, le slogan de l’époque « on n’a pas de pétrole mais on a des idées » c’est le départ des réflexions sur les architectures bioclimatiques. Bernard Patriarche conçoit le « parc a fourrage » avec une façade porteuse de capteurs solaires à eau chaude. 1973 : Ouverture du World Trade Center de New York. 1974 : Ecole de Commerce, Jacob Bellecombette. 1974 : Inauguration du terminal Roissy Charles de Gaulle, Paris. 1976 : Première vol du concorde. 1977 : Groupe scolaire du Picolet, la Motte Servolex. 1977 : Construction du Centre George Pompidou, Paris. 1978 : OTEPROS, Chambéry. WAME HS - SEPTEMBRE - 2010


WAME HS - SEPTEMBRE - 2010

1982 : H

么tel de P

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hamb茅ry


dossier

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PATRIARCHE &CO

Bernard Patriarche

Campus scientifiqu e et technologiqu e de l’Université de Savoie, au Bourge t-du-Lac

1980 -1990 1980 : Invention du Minitel 1980 : Bibliothèque de La Motte-Servolex 1982 : Hôtel de Police de Chambéry 1985 : Décès de Bernard Patriarche. Ce sera son fils JLP qui reprendra l’agence. 1985 : Découverte de l’épave du Titanic 1986 : Catastrophe de Tchernobyl 1989 : Première exploration de Neptune Octobre 1989 : Chute du mur de Berlin 1989 : Campus scientifique et technologique de l’Université de Savoie, au Bourget-du-Lac (associé à Philippe Barbeyer et Jean-Luc Dupuis) WAME HS - SEPTEMBRE - 2010


s Campu

Boiron,

y

Messim

Laboratoires bioMĂŠrieux,

Ecole de musique, Evian WAME HS - SEPTEMBRE - 2010

Grenoble


Silvaco, Angleterre

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PATRIARCHE PATRIARCHE &CO &CO

tte Ser volex

Centre de loisirs, la Mo

Construction

de Taxiway

1990 - 2000 Année 90 : John lautner, Michael Jordan, Fidel Castro, Kurt Cobain, Jean-Paul II, Nelson Mandela Début années 1990 : Naissance du concept environnemental, la Haute Qualité Environnementale ou HQE. Début des années 90 : Rencontre avec le monde des laboratoires pharmaceutiques. Les réalisations pour Boiron et Mérieux ont assis la réputation de l’agence Patriarche dans le monde des laboratoires. 1990 : Construction de Taxiway 1993 : Le concours lancé par Christian Boiron pour la construction d’un nouveau site de production à Messimy (Rhône). Consulté tardivement, Patriarche n’adressera que 3 dessins au format A3 qui définissent surtout une approche : plus que l’image séduisante d’un programme, l’agence indique surtout ce qu’il ne faut pas faire, les vides plutôt que les pleins. L’agence Patriarche & Co gagnera le concours. 1990 : Sortie du film la Gloire de mon père 1994 : École Supérieure de Commerce de Chambéry Savoie 1994 : Création de Technica, un bureau d’études composé essentiellement d’économistes et d’ingénieurs chantiers. 1994 : Construction de la bibliothèque nationale de France (BNF) 1995 : Silvaco, Angleterre 1995 : Centre de loisirs, la Motte Servolex 1997 : Premier forum mondial de l’eau à Marrakech 1998 : La France gagne la coupe du monde de foot 1998 : Inauguration du Grand Stade, Paris 1999 : Ecole de musique, Evian


CCI -Annecy

« les Jardins d’Eden »,

Aix les Bains, Opac de

Savoie

Parc technologique Biocitech

DSA, Lyon

Concept modulaire, FN

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Laboratoires GENZYME,

Lyon


19 PATRIARCHE &CO

noble

Alpexpo, Gre

Phare, Chambéry,

Chambéry Métrop

ole

2000 - 2010 Les année 2000 : découverte du World Wide Web, popularisation du téléphone portable Année 2000 : Des règlementations thermiques se mettent en place, pour améliorer l’isolation et diminuer les consommations énergétiques des bâtiments neufs. L’écoconstruction se développe, avec une recherche sur des matériaux sains et / ou à faible énergie grise. 2001 : Attentat du 11 septembre 2003 : Siège international Somfy, Cluses 1er janvier 2002 : L’Euro devient la monnaie officielle. 2002 : Base vie, Hassi Messaoud 2003 : Laboratoire bioMérieux, Grenoble 2003 : La capitainerie, Evian 2003 : CCI Annecy 2003 : House Boat 2008 : Inauguration du Phare, Chambéry, Chambéry Métropole Novembre 2008 : Concours remporté du Parc technologique Biocitech 2008 : Construit par Jean Prouvé...Rénové par Patriarche & co. Alpexpo. 2009 : Intégration de MC+ et création du pôle « Maîtrise de la contamination ». 2010 : Intégration de l’agence d’architecture ARTHEMA 2010 : Logements sociaux « les Jardins d’Eden », Aix les Bains, Opac de Savoie 2010 : Décathlon B’twin village, Lille Mars 2010 : Laboratoires GENZYME, Lyon 2010 : Réhabilitation du lycée Reinach 2010 : Concept modulaire, FNDSA WAME HS - SEPTEMBRE - 2010


RENCONTRE ALAIN MERIEUX, Président de l’Institut Mérieux Quels sont les atouts à avoir dans le métier d’architecte ? Alain Mérieux : Je crois qu’il y a, dans l’architecture comme ailleurs, un besoin d’avoir un dialogue profond entre l’utilisateur futur et celui qui va le concevoir. Pour établir un projet, il est fondamental d’avoir une confiance entre les deux équipes. Au début, il faut sans arrêt remettre le chantier en question pour pouvoir avancer. Une fois qu’il est fixé, il faut aller très vite et marcher. Quelles sont, selon vous, les qualités essentielles d’un bon architecte ? AM : La qualité d’un architecte, c’est d’introduire dans la réalité de construction, la vision des équipes scientifiques ou techniques de chez nous. L’architecte doit veiller à ce que l’architecture corresponde à un lieu de rencontre. Je crois plus à l’architecture qu’à l’organisation, il est très important d’avoir des lieux de rencontres. L’architecture est fondamentale justement pour créer ce besoin permanent de dialogue et d’échanges. Avez-vous traversé des moments de crises ? AM : Oui, vous savez, la vie n’est pas un long fleuve tranquille ! Le dialogue n’est jamais évident, chacun défends son point de vue et c’est normal. Patriarche & Co a-t-il des qualités particulières ? AM : Je pense que l’agence Patriarche & Co a des qualités humaines, des équipes avec lesquelles on peut dialoguer, échanger, construire et bâtir.

Laboratoires bioMérieux WAME HS - SEPTEMBRE - 2010

Campus Boiron


21 rencontre

PATRIARCHE &CO

Architecte, un métier d’études

.

CHRISTIAN BOIRON, Président des laboratoires Boiron Comment choisit-on un bon fournisseur, et en l’occurrence un maître d’œuvre ? Christian Boiron : « Je pense qu’il faut choisir ses fournisseurs avec le même soin que l’on choisit ses salariés. Un bon fournisseur, comme un bon architecte, peut faire exploser l’entreprise dans le bon sens. Un mauvais, c’est tout le contraire. On le choisit toujours sur deux critères : des critères essentiellement subjectifs. Notre décision ne se doit pas d’être rationnelle mais intuitive presque affective car c’est souvent de cette relation que sont conditionnés les résultats. La décision est une alchimie très difficile à expliquer. Avec l’agence Patriarche & Co, nous nous sommes choisis mutuellement car nous nous ressemblons. Par exemple, la rigueur, le côté paysan. Ni du côté de Patriarche & Co, ni du côté de Boiron, nous avons envie de paraître. Nous aimons les choses très précises, très concrètes. Ce qui nous a plu, c’est cette capacité à rêver mais dans la réalisation, dans une rigueur et une passion absolue. » Pensez vous qu’être une entreprise familiale est un atout ? CB : « Oui, de savoir qu’il y a une famille derrière, c’est une capacité d’éthique, d’engagement, c’est une obligation de résultats ! C’est beaucoup de choses une famille : c’est une durabilité ! » Comment avez-vous choisi vos intervenants pour votre projet à Messimy ? CB : « Quand on choisit ses intervenants, il y a toujours une dizaine d’équipes : je les ai tous réunis et j’ai parlé de ma philosophie. Je leur ai dit ce que je voulais. Un village. Un village et pas une usine. C’est vague, mais je traduisais ce que j’avais dans le cœur. Malheureusement, les projets proposés doivent répondre à certaine exigences techniques. Car un village qui ne fonctionne pas sur le plan technique, ne fonctionne pas longtemps. Il fallait donc être capable de concevoir un bâtiment esthétique mais fiable techniquement parlant. Patriarche & Co possède cette capacité de réalisation. » Avez-vous traversé des moments de crises ? CB : « Oui et heureusement ! C’est quand on est mécontent que l’on voit si on peut continuer ensemble. Il faut toujours traverser des crises pour que l’on se rende compte de l’intérêt, de la pertinence et de la durabilité de l’équipe. » Comment arrivez-vous à faire confiance à votre maître d’œuvre ? CB : « Je crois que le mot confiance est un piège ! Les entrepreneurs ne font jamais confiance… ou font toujours confiance ! Un entrepreneur c’est quelqu’un qui est capable de travailler avec d’autres. Et travailler avec d’autres, c’est faire confiance ! Les banquiers ont trois règles : mé-

fiance, méfiance, méfiance ! L’entrepreneur en a deux : confiance et méfiance. Une confiance, a priori, avec une vigilance permanente. C’est comme dans une tempête, sur un bateau on est bien obligé de se faire confiance car chacun est à son poste! Dans cette idée de confiance, je dirais qu’au fur et à mesure qu’on se développe, ce n’est pas la confiance qui se développe, c’est la complicité. Je pense que la confiance et la complicité s’exercent dans le dépassement de l’autre. J’ai demandé à Patriarche & Co d’évoluer sur certaines choses, nous avons gagné en performance et donc, en pertinence. » Avez-vous ressenti des limites entre maître d’ouvrage et maître d’œuvre ? CB : « Quand on dit maître d’ouvrage et maître d’œuvre, on a l’impression que d’un coté, il y a quelqu’un qui fait et de l’autre, quelqu’un qui dit. C’est différent ! En effet, dans la conception d’une maison, d’une usine, d’un laboratoire, c’est toujours une action commune. Quand nous avons lancé notre projet à Messimy, j’avais une idée extrêmement précise sur le fonctionnement d’un immeuble de bureaux… Mais avec Patriarche & Co, nous avons mis au point un module de base, optimale entre les différents niveaux, afin de communiquer verticalement et non pas juste horizontalement. Ils ont compris mes attentes, ils m’ont proposé des choses, et nous avons avancé ensemble. Une réalisation, c’est un ensemble de déceptions et de compromis et c’est finalement en prenant du recul que l’on se dit : c’est vraiment bien contenu des contraintes que nous avons dû accumuler. » Votre projet ressemble-t-il à ce que vous imaginiez ? CB : Pour ma part, j’imaginais un village à la campagne et au final, j’ai obtenu un village en béton. J’étais déçu, mécontent, frustré ! Mais la réalité est autrement et les solutions sont celles qui ont été mises en œuvre. Le contentement, c’est les témoignages sur les ressentis positifs des personnes qui fréquentent les lieux : ça c’est une réussite. Puis le résultat, c’est aussi une réussite technique, des performances énergétiques, une facilité d’orientation sur les lieux… D’après vous, peut-on considérer qu’un projet ou une œuvre est terminée ?

CB : Non, ce n’est jamais terminé. Un lieu doit vivre et d’ailleurs, lorsque celui-ci ne vit plus, on peut dire qu’il meurt. Si l’on n’investit pas régulièrement dans la réhabilitation des lieux, ils perdent la vie. Une entreprise se construit à l’extérieur. Quand je me déplace dans un lieu, une maison, une usine, un laboratoire, un bureau, je me dirige vers une fenêtre, car à l’intérieur, ce que l’on ressent c’est la lumière. C’est de cette manière que l’on reconnaît les grands architectes : ils ont su gérer la lumière, les plantes, l’oxygène et l’énergie.

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COUP DE DES ASSOCIES

JEAN-LOUP PATRIARCHE Le coup de cœur «projet» de Jean-Loup Patriarche « Mon coup de cœur, c’est les House boat. Parce que les House-Boat®, c’est le projet le plus proche de ce que j’avais envie de faire en devenant architecte. D’abord parce que c’est le site de mon diplôme, et il s’agit du projet le plus en cohérence avec mon approche sensible du paysage. Pourtant, c’était un projet compliqué à monter, qui a même connu un ouragan avant la livraison ! L’accouchement a donc été douloureux, et malgré tout, si je n’avais qu’un projet à garder ce serait celui-là. »

Le développement récent de l’architecture durable et responsable a suivi l’évolution de notre société sur ces questions ? Comment peut-on imaginer faire évoluer les villes plus durablement ? Et y a-t-il des limites ? JLP : On peut imaginer faire évoluer les villes justement en terme de densité, de verticalité, et en laissant plus d’espace à la nature (aux parcs). Il faudrait aussi pouvoir supprimer la voiture pour la remplacer par les transports en commun et les transports individuels doux (bus électriques, vélos ...). Des limites à cette ville de demain ? L’architecture a les limites que l’on se donne, et les progrès en architecture c’est chaque fois qu’on franchit ces limites !

Quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture des villes dans 20 ou 30 ans ?

Quels sont les grands engagements, architecturaux, économiques, etc., à venir dans le développement des 50 années à venir de Patriarche & Co ?

Jean-Loup Patriarche : Pour moi, les villes vont devenir à la fois plus denses (à la verticale) et humaines, même si cela paraît contradictoire... En effet, la ville doit devenir plus intelligente en terme de déplacements, de réseaux de transport, de réseaux de chaleur, etc. Le végétal doit également retrouver sa place dans la ville (parcs, arbres de ravinement, corridors écologiques...)

JLP : Je pense qu’il faut prendre la voie de l’industrialisation, continuer notre progression internationale vers l’Asie et l’Afrique principalement, et développer sans cesse la recherche de nouveaux concepts. Sinon, mon projet le plus fou pour l’avenir serait de faire une ville flottante à l’image des villages flottants de la baie d’Ha-Long, au lac du Bourget !

A quoi ressemblera l’habitat de demain selon vous ? JLP : L’habitat de demain sera, je l’espère, vaste et lumineux, modulaire, interchangeable. Par cela j’entends modifiable, c’est-à-dire que, dans la vie d’une famille, il y a des évolutions, et il est indispensable que le logement puisse s’adapter en fonction.

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coup de

PATRIARCHE &CO

BERNARD MAILLET Le coup de cœur «projet» de Bernard Maillet «Mon projet préféré est toujours le prochain ! J’aime les défis, le mouvement, la nouveauté, l'excitation que procure un sujet nouveau. Chaque projet est l'occasion de s'enrichir sur le plan humain dans le cadre de rencontres avec des personnalités qui s'ouvrent sur leurs activités, leur savoir faire, leur vision du monde. Chaque projet est l'occasion de découvrir de nouveaux horizons, régions, pays, coutumes. Chaque projet impose une amélioration, un apprentissage des techniques les mieux adaptées. Pour ces raisons, j'ai beaucoup apprécié mon travail en Algérie dans le cadre du développement du centre de recherche Sonatrach. Une équipe de plus de 50 personnes rassemblées autour d'un projet en complète synergie, des échanges techniques, culturels, humains enrichissants tout au long de la vingtaine de voyages à Oran. Malheureusement le projet est stoppé.» Quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture des villes dans 20 ou 30 ans ? Bernard Maillet : Il existe une différence fondamentale entre les pays développés et les autres. En Europe, nous cultivons le mirage d'un environnement toujours meilleur. Leonardo Benevolo, historien, le soulignait déjà en 1975. Les recherches, légitimes, sur le développement durable et la qualité environnementale mettant l'Homme au centre des réflexions sont réservées à une fraction de plus en plus restreinte de la population mondiale. Lors de nos voyages à Hanoî, Riyad, Oran, Lomé, nous sommes témoins du fossé qui sépare toujours la vieille Europe et je me demande s’il y a une évolution positive depuis 1975. Nous ne pouvons qu'espérer que durant les 50 années futures, architecture et urbanisme soient mis au service de tous les usagers de la planète. Utopie ou nécessité ?

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A quoi ressemblera l’habitat de demain selon vous ? BM : L'humanisme est une valeur à cultiver. Il faut que l'architecture soit accessible au plus grand nombre, donner les moyens culturels, techniques et économiques. Comment peut-on imaginer faire évoluer les villes plus durablement ? Y a-t-il des limites au niveau de l'architecture ? BM : Les architectes seuls ne peuvent rien. Seule une prise de conscience collective, politique au sens originel du terme, qui se rapporte à la cité, peut à mon sens faire évoluer la ville. Ce sont souvent les contraintes qui font évoluer les formes urbaines: Le réchauffement climatique en est une des plus sérieuses ! Quels sont, selon vous, les grands engagements architecturaux, économiques, etc., à venir dans le développement des 50 années à venir de Patriarche & Co ? BM : Depuis 19 ans, j'ai vu l'agence en continuelle croissance de 12 collaborateurs à 120 ! Cela dit l'"esprit" est bien toujours le même. Un amour du métier, une volonté du travail bien fait, le respect de l'usage, un esprit d'équipe. Une approche de l'architecture modeste mais créative et cultivée, attachée à un rapport étroit entre art et techniques. Une architecture accomplie avec une volonté de perfectionnisme. Je souhaite que cet esprit perdure. C'est essentiel. Nous traversons parfois des périodes difficiles où certains auraient cédé à des tentations purement économiques. Au contraire, cela a toujours été pour nous l'occasion de remise en cause fructueuse. Pourvu que cela dure encore 50 ans !

DIDIER ROJON Le coup de coeur «projet» de Didier Rojon «Mon coup de cœur serait l’Empire State Building ! Pour moi, c’est une réelle prouesse globale en 1930 : - Réalisation des plans en 2 semaines - Livraison en 1931 (1 an et 45 jours de chantier) - Hauteur du toit de 381 m pour 209 000 m² de superficie J’aime son architecture Art déco « à la BATMAN » et il est redevenu malheureusement le bâtiment le plus haut de Manathan…» Quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture des villes dans 20 ou 30 ans ? Didier Rojon : « Immeuble de Grande Hauteur » pour les villes denses et « Quartier-Villages » pour les villes moyennes en voie de développement. Je rêve des nouvelles « cités », en périphérie d’Amsterdam par exemple ou il ne semble pas exister de contraintes à l’Architecture.

Comment peut-on imaginer faire évoluer les villes plus durablement ? Y a-t-il des limites au niveau de l’architecture ? DR : Rester simple : Béton, Bois, verre et un peu d’acier ! Il ne doit pas y avoir de limites à l’Architecture… Quels sont, selon vous, les grands engagements architecturaux, économiques, etc., à venir dans le développement des 50 années à venir de Patriarche & Co ? DR : L’agence doit poursuivre son investissement en « Recherche et Développement » afin de mettre à disposition de nos maîtres d’ouvrages des modes constructifs efficaces dans tous les domaines sans négliger l’architecture. Ce dernier critère doit être astucieusement intégré dans un concept d’industrialisation forcément liée à l’économie. Aussi, un partenariat intelligent avec les entreprises reste indispensable, sans lesquelles le bâtiment n’existe pas.

A quoi ressemblera l’habitat de demain selon vous ? DR : Malheureusement en fonction des contraintes économiques et réglementaires, je crains que les bâtiments d’habitation deviennent trop normalisés, un peu comme les véhicules caractérisés par l’aérodynamisme. Evidement il restera un certain nombre de projets audacieux avec forts budgets mais trop confidentiels. WAME HS - SEPTEMBRE - 2010


JEAN-MICHEL VILLOT Le coup de cœur «projet» de Jean-Michel Villot

Quelles limites ?

«Mon coup de cœur, c’est le sourire du client. Son sourire et son contentement quand il prend possession des lieux, le plaisir d’un promoteur félicité par ses clients, le plaisir en soi, d’un travail bien fait. Et de fait, avoir su écouter et satisfaire son client.»

JMV : L’énergie, l’eau feront évoluer l’architecture. Peut-on parler de limites dans un monde infini ?

Quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture des villes dans 20 ou 30 ans ? Jean-Michel Villot : L’architecture des villes doit passer avant tout par son urbanisme. Savoir organiser les villes pour les rendre plus vivantes et plus authentiques. L’architecture sera alors le reflet de cette volonté collective, une architecture adaptée aux multiples vocabulaires.

Quels sont, selon vous, les grands engagements architecturaux, économiques, etc., à venir dans le développement des 50 années à venir de Patriarche & Co ? JMV : Toujours être à l’écoute de l’avenir dans ses tendances, ses évolutions, être la locomotive des changements. Votre projet le plus fou ? JMV : D’un terrain vierge, imaginer une ville.

A quoi ressemblera l’habitat de demain selon vous ? JMV : Un lieu de vie plus qu’un assemblage de pièces. Une ambiance plus qu’une prouesse architecturale. Comment peut-on imaginer faire évoluer les villes plus durablement ? Y a-t-il des limites au niveau de l’architecture ? JMV : De la voiture, on découvre le vélo et la marche à pied. Plus que l’architecture, l’urbanisme doit évoluer à cette demande et cela représente un véritable enjeu dans le temps.

DAMIEN PATRIARCHE Le coup de cœur «projet» de Damien Patriarche «Mon coup de cœur c’est Le Phare. Je trouve que plus on s’approche du Phare et plus on ressent de l’émotion, avant même de monter dans la salle, c’est un vrai parcours initiatique. Il y a d’abord le bâtiment lui-même puis la foule qui rentre, il y a la lumière qui ressemble au battement d’un cœur au ralenti et la couleur rouge, tout est spectaculaire. Même une fois rentré dans la salle, le parcours continue. On vit le bâtiment et, quand on est installé à sa place, on a déjà l’impression d’avoir vécu plein de choses et d’être dans les meilleures conditions pour voir le spectacle attendu.» Quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture des villes dans 20 ou 30 ans ? Damien PATRIARCHE : J’espère plus de mixité… dans tous les termes ! Plus de mixité sociale avec des gens qui viennent de tout horizon, qui se croisent et qui vivent les uns à côté des autres… Mais aussi mixité des usages : que les bureaux, commerces ou logements soient entremêlés, avec des espaces paysagers, plutôt que d’avoir des quartiers de bureaux, un quartier de commerces, une zone industrielle, un quartier de logements, etc. Un petit peu comme autour du parc du Bercy où l’on trouve des bureaux, la zone commerciale de Bercy village, des logements, un parc, etc… Pour moi, ce schéma est représentatif de ce qu’il faudrait reproduire. Enfin, il y a la mixité des modes de déplacements, c’està-dire, qu’il y ait un meilleur rapport entre voiture, vélo, piéton, transport en commun. A quoi ressemblera l’habitat de demain selon vous ? DP : Je pense que l’habitat n’aura pas énormément évolué dans son ressenti et j’espère que la course à l’efficacité énergétique

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ne se fera pas au détriment du confort et de la santé en général (qualité de l’air, lumière naturelle, etc.). En zone périurbaine, il me semble qu’il faudrait laisser plus de place à un habitat intermédiaire, en remplacement des lotissements des maisons individuelles. Le développement récent de l’architecture durable et responsable a suivi l’évolution de notre société sur ces questions ? Comment peut-on imaginer faire évoluer les villes plus durablement ? et y a-t-il des limites ? DP : Il s’agit d’une question d’urbanisme plutôt que d’architecture. Pour moi, le sujet le plus important, ce sont les transports : savoir bien traiter les déplacements et trouver un bon équilibre pour limiter les déplacements tout en conservant un contact social. On imagine toujours qu’il existe des limites, mais si on avait montré une télévision à Louis XIV, il aurait pensé qu’il s’agissait d’une intervention divine ! Quels sont les grands engagements, architecturaux, économiques, etc., à venir dans le développement des 50 années à venir de Patriarche & Co ? DP : Patriarche & Co doit miser sur l’innovation dans l’architecture, dans les systèmes constructifs, des évolutions dans les limites entre maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre et entreprises, et nous devons conserver du plaisir et de la passion… Votre projet le plus fou ? DP : Un spaceport !


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COUP DE DES ASSOCIES

coup de

XAVIER PATRIARCHE

PATRIARCHE &CO

Le coup de coeur «projet» de Xavier Patriarche Coup de cœur : L’intuition s’est concrétisée Genzyme. «Ce projet est né d’une intuition architecturale qui a abouti à une image de façade enveloppant les différents bâtiments comme un voile laissant une part de mystère au projet. Cette façade voile était dynamique et non évanescente. Elle devait refléter en réinterprétant l’activité des flux urbains du boulevard Chambaud la Bruyère. Mon coup de cœur vient du fait que le point de départ de ce projet a été cette image abstraite et que le projet s’est construit en même temps que le programme. La vision globale du projet s’est construite au fur et à mesure de l’avancement des études avec comme seul référent cette façade voile. Mais ce qui me plait le plus au final, dans ce projet c’est sa cohérence. Cette cohérence est née de l’équilibre entre l’immédiateté de son image extérieure, la qualité et la sobriété des prestations intérieures et la finesse de l’écrin paysager imaginé par l’agence lyonnaise du paysagiste Jean Noël Capart. L’intuition s’est concrétisée.» Votre projet le plus fou ? Xavier Patriarche : Faire le tour du monde en vélo avec mon épouse et mes quatre enfants.

MAJORIE ZABOLLONE Le coup de coeur «projet» de Marjorie Zabollone «Le projet de Genzyme à Lyon Gerland. Pour la modernité des lignes, la délicatesse des détails, la modestie de l’échelle, la sobriété des formes alliée à la fantaisie des couleurs, le traitement soigné de la qualité de vie des espaces intérieurs (lumière, acoustique, esthétique, …). Projet d’Architecte, c’est également un projet qui intègre, avec pragmatisme et élégance, toutes les contraintes liées à l’activité de laboratoire pharmaceutique, et qui assume, sans exubérance, ses qualités de « green building »». Quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture des villes dans 20 ou 30 ans ? Marjorie Zabollone : Les architectes devraient, pour envisager les villes de demain, repartir d’abord des fondamentaux, avec humilité et respect des individus. De quoi, un individu qui vit en ville, a-t-il d’abord besoin  ?... D’être accompagné dans sa vie quotidienne … Il est nécessaire de traiter cet enjeu avec créativité, car cet enjeu basique est un enjeu majeur pour recréer du dynamisme et de l’optimisme dans les populations. Il ne suffit donc pas de le traiter avec un seul sens pratique. Il faut inventer, bouleverser sans doute les règles établies de composition des centres-villes pour offrir plus que de la sécurité et de la commodité. Il faut surprendre, divertir, rendre ludique ou tout du moins plaisant l’accomplissement des obligations quotidiennes. Mais l’architecture ne doit pas rester pour autant à la seule échelle de l’individu et doit donc également intégrer les thématiques beaucoup plus larges d’architecture responsable, de développement durable et d’optimisation technico-économique des constructions.

L’immeuble de grande hauteur est certainement une des réponses qui sera apportée. Mais je pense que ces ensembles ne répondront pas qu’à cette seule fonction de logements, mais abriteront toutes les fonctions qu’abrite une ville  : bureaux, services publics, services sociaux et médicaux, commerces, loisirs, voire même production maraîchère. Le développement récent de l’architecture durable et responsable a suivi l’évolution de notre société sur ces questions  ? Comment peut-on imaginer faire évoluer les villes plus durablement ? Et y a-t-il des limites ? MZ : Avec ma sensibilité de mère de famille, j’ai plutôt tendance à replacer les problématiques d’échelle planétaire à l’échelle de mon foyer. Car les visions sur ce thème devront, quoiqu’il en soit, s’appuyer sur des générations futures beaucoup plus responsables que nous le sommes, et l’éducation en ce sens est la fondation de toutes les réponses. Mais pour essayer de revenir à la question, j’imagine que les idées pour que les villes évoluent plus durablement sont à chercher dans la qualité environnementale des bâtiments, dans la gestion des modes de transport en ville, ou encore dans la requalification des quartiers pour rapprocher le travail des zones d’habitation. Quels sont les grands engagements, architecturaux, économiques, etc., à venir dans le développement des 50 années à venir de Patri arche & Co ? MZ : Les valeurs fondatrices des 50 années passées de Patriarche & Co représentent des engagements encore précurseurs pour les 50 années à venir 

A quoi ressemblera l’habitat de demain selon vous ?

Votre projet le plus fou ?

MZ : Je peux imaginer, étant donné la raréfaction des terrains, que l’habitat sera plutôt collectif à relativement forte densité.

MZ : A venir ou déjà réalisé ? …

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DES HOMMES , UNE SEULE EQUIPE


0 MONTRÉAL : 448 Place Jacques Cartier - MONTREAL, Quebec - H2Y 3B3 CANADA - Tél : +1 514 288 8050 - Fax : +1 514 288 8090 ANNECY : 105, avenue de Genève - 74 000 ANNECY - FRANCE - Tél : +33(0)4 50 08 80 80 - Fax : +33(0)4 50 08 82 91 LYON : 200, avenue Jean Jaures - 69 007 LYON - FRANCE - Tél : +33(0)4 37 70 98 70 - Fax : +33(0)4 37 70 98 71 HANOÏ : N°7 Ngo 495 - Duong NguyenTrai Quan ThanhXuan ThanhPho HaNoi VIET NAM - Tel : +84 9 28 23 49 69

CONTACT : Emilie ROLLET - e.rollet@patriarche.fr - 04 79 25 37 30

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