Page 1

P A Y S A G I S T E

D P L G

http://sarah-larzabal.ultra-book.com www.linkedin.com/in/sarah-larzabal


C u r r i c u l u M V i ta e


Sarah Larzabal

P A Y S A G I S T E

D P L G

http://sarah-larzabal.ultra-book.com www.linkedin.com/in/sarah-larzabal

Curieuse / créative / dynamique rigoureuse / MOTIvée 26 ans Permis B 60 chemin de l’Estanquet, Résidence les Palmiers, entrée 4 64/100 Bayonne 06 45 97 86 02 sarah.larzabal@laposte.net


F ormati o n s Diplôme de Paysagiste DPLG ,

ENSAPBx, Talence (33)

Expériences Stage au service développement durable de la ville de Bayonne.

2018

2018

Réalisation d’une étude autour des paysages de l’Adour, participation aux réunions du comité de pilotage du Plui, suivi des différents chantiers et ateliers du projet portraits de quartiers.

2017

Participation à l’appel à idées : Imaginez le littoral de demain,

Réalisation d’une étude territoriale, réflexion autour d’enjeux de préservation et formulation de réponses liées aux dynamiques naturelles sous forme de scénarios à long, moyen et court terme.

2016

Workshop Stop City.

Bts Design D’espace ,

lycée Cantau, Anglet (64)

2012

Bac STI - Option art appliqués ,

lycée Cantau, Anglet (64)

2010

C omp éte n c e s

3 mois, Bayonne (64)

lancé par le ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer.

3 mois, Capbreton (40)

Langues Anglais Espagnol

NIVEAU A2 NIVEAU B2

LOGICIELS Suite Adobe : ILLUSTRATOR, INDESIGN, PHOTOSHOP PACK OFFICE AUTOCAD SKETCHUP

Travail inter-disciplinaire autour des problématiques urbaines, entre étudiants d’architecture, de beaux arts, de graphisme et de paysage de différentes nationalités.

2016

Stage à l’Agence Andueza.

Réflexion sur le métier et la pratique du paysagiste ainsi que ces contraintes, à l’aide d’une étude de cas, participation à des réponses d’appels d’offres et compétitions, suivi des différents projets de l’agence.

2015

Participation au festival des jardins de l’europe,

Mémoire s et P u bl ic at i o n s 2018 «L’Adour Portuaire», travail personnel de fin d’étude, encadré par Hélène Soulier https://issuu.com/sarah-larzabal/docs/tpfe_adour_portuaire__sarah_larzaba 2017

«Comment le marketing urbain et ces discours nous vend-il la ville de demain?»,Stop City n°1, Éditions Dilecta, Bordeaux

avec l’association Paysagistes sans frontières.

1 mois, Stolac en Bosnie-Herzégovine

Workshop All Over.

2013

Stage au service espace vert de la ville de Saint Jean de Luz.

Angleterre, Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Irlande, Slovenie, Croatie, Bosnie Herzégovine, Serbie

photographie Jardinage Bricolage

Encadrement d’un groupe d’élèves de cinquième, mise en place de dispositifs de discussions collectives, animation et initiation au paysage du quotidien, accompagnement dans la conception d’une exposition commune. 4 mois, Carbon Blanc (33)

Analyse paysagère, Conception d’un plan de gestion pour la préservation des espaces littoraux et déclinaison sous forme de fiche actions.

2012

la fête de la nature au quartier Balichon.

VOYAGEs

Rencontres, échanges, concertation et co-construction de projets avec les habitants.

2014

INTér ê ts

6 mois, Biriatou (64)

2016 All Over, La fabrique d’Architecture et de Paysage à l’école, Éditions Dilecta, Bordeaux

1 mois, Novi Sad en Serbie

1 mois, Saint Jean de Luz (64)

Co-construction de l’évènement avec les porteurs de projet et les habitants du quartier.

2011

Stage au Cabinet d’architecture Dubarbier et Murua.

3 mois, Bayonne (64)

Analyse de site, réalisation de diagnostics, suivi de chantiers, création de visuels.

2011

Conception de la scénographie de l’exposition Bouquinsvilles.

1 mois, Ciboure (64)

Dessin Visites d’Expositions

3 semainses, aux écuries Baroja à Anglet (64)


sommaire


projets de paysage LES PAYSAGES DU GRAND SAINT-ÉMILIONNAIS étude, stratégie et plannification territoriale

p10-13

FRAGMENT D’ATLAS DES PAYSAGES DE LA GIRONDE élaboration d’une méthodologie d’atlas de paysage

p14-21

BÈGLES, LE TRIANGLE DE L’ESTEY p22-25 Projet péri-urbain, réflexion autour d’un territoire en devenir IMAGINEZ LE LITTORAL DE DEMAIN stratégie d’action à long, moyen et court terme

p26-35

«L’ADOUR PORTUAIRE» p36-61 Travail personnel de fin d’étude FESTIVAL DES JARDINS DE L’EUROPE projet participatif

p62-65

Workshop Stop City p66-67 Travail inter-disciplinaire

publications ALL OVER p68-69 STOP CITY p70-71

expositions FESTIVAL DES JARDINS DE L’EUROPE

p72-73

AUDENGE, RÉVÉLER DES LIEUX SINGULIERS OU OUBLIÉS

p74-77


les paysages du grand saint-émilionnais PAR LA «PETITE PORTE» DE TOUS LES PATRIMOINES

Le projet territorial porte sur les paysages du grand Saint-Emilionnais dans le cadre de la mise en place de la nouvelle intercommunalité regroupant 22 communes. L’objectif du projet était de réincarner la Valeur Universelle Exceptionnelle de Saint-Emilion, classé à l’UNESCO pour son patrimoine culturel. Il s’agit de proposer une lecture de ce «grand paysage», d’élaborer des diagnostics, d’identifier des enjeux paysagers et de formuler, sur ces bases, une stratégie d’action visant à infléchir les pratiques de ceux à qui la responsabilité des formes paysagères incombe directement. Ce travail doit contribuer à sensibiliser, à éveiller et à enrichir le regard des acteurs sur les paysages. Nous avons constaté que ce qui faisait le lien entre toutes ces communes étaient les éléments singuliers, ponctuels, indices, omniprésents dans tous ces paysages. Il s’agit pour nous d’une entrée par la petite porte du paysage qui nous a permis de localiser des lieux stratégiques sur le territoire. Nous passons de la petite échelle à une échelle plus large, du micro-détail au grand territoire. Nous avons choisi ces lieux car pour nous ils représentent les diversités d’éléments paysagers structurant en lien avec la vigne, mis en valeur par la vigne et qui mettent en valeur la vigne.

10


11


12


u grand sa int-émilio

oriser tous les

Cette mise en iennes telles réseaux peut que les chemi nuités pour révéle ns donnés. Il s’agit r ou mettre ion des éléme alors de créer es peu lisibles nts aujourd’hui .

patrimoines, du

Localisation des

n n a i s,

plus emblémat

ique au

p a r la « p e ti te

p o rt e » d e abiliter les terrass plus ordi Château Laro que créant naire, poesurdu un un verger e qualitéen pa ysagère po

fiches actions

2

Redonner de la

N

du Grand Saint-E es très distinc milionnais, ion de terraintes mais ayant deux stations

valeur au patrimo

Redessiner la com

1

6

1

, située tout au Nord de Petit Palais. Ayant boisée du Grand pour fié où se mèle Saintélevage, lématiques différe effet, le rappor ntes able. Ces patrimt entre tures qui témoigoines, nent fontaines et iques ancien puits qui de mettre ennes, sont lumière actuelles mais aussi s bourgs et hamea ux

ine de la combe

ine

ACTION BO ISEMENT ACTION TERR

fiche 6 : Créer des franges épaisses, approp riables par les habitan ts

fiche 2 : Réhabili ter les terrasses du Châtea Laroque en créant u un espace de verger fiche 5 : Redéco uvrir le relief de la combe du Barde

SYLVE

AVEC BOISE MENT - TERR VERGER ET ASSE RIPISYLVE

D2TAIL ACTIO N TERRASSE

D2TAIL ACTIO N RIPISYVLE

p a r la «

é m i l i o n n a i s, t n i a s d n au emblématique es du gra L e s p a y s a g r et valoriser tous les patrimoines, du plus

Réhabiliter les

plus ordinaire

D2TAIL ACTIO NVERGER

eux de rencon

tre

Sources

Fontaines

Puits

Anciens chemins encore existants

La réhabilitation s de lavoirs en coeur de bourg pratiques ancien révèle des nes aujourd’hui et génératrices plus ou moins disparu de nouvelles et/ou commu pratiques tourist es nales. couderc de Chalin Ci-contre, le réaménagem iques ent du argues (15) a espace centra permis la créatio l qui accueille n d’un aujour communaux d’hui les évènem et met à l’honn ents eur la pratiqu omniprésente e pastorale encore aujour d’hui ainsi que anciennes liées les pratiqu au même du lavoir lavoir. Ci-contre, l’aménageme es permet la sauveg nt lui mais aussi de pratiques culture arde de patrimoine (56) ou à Niort lles comme ici (79). à Auray

du ble au nt

Lavoir du hameau

des Huguets

Préserver les pra

Les prairies pat

iries comme pat

rimoine, indices

rimoine à part

de pratiques agri

Depuis une cinqua ntaine d’anné de commune e, subit un chang le territoire de la nouvelle comm une intensificatio ement de pratiques agrico unauté n de la vigne ,historiquem les avec au détrim ent ces deux pratiques étaien ent de l’élevage. Pourta possédait souven nt t liées puisqu t une ou des ’un agriculteur ovin, bovin ou parcelles de vigne associé équin. Du fait es à un de la baisse de spécialisation du territoire la pratique d’éleva troupeau vers la viticult les considérons ge et de la ure, les prairie comme un patrim s régressent. cadre de vie, oine Nous à valoriser de environneme par ntale et esthét de nouvelles ique. Aujourd’hui, ses qualités de pratiques qui associent la culture on voit émerg travail du sol er par la traction de la vigne à animal. l’élevage par le Les objectifs sont - Le renforcemen : pratiques agrico t de la complémentarité entre la viticult les ure et d’autre - Le maintien s ou la créatio n de lien entre viticultures les activités d’élevages et - La préservation de d’espaces enherb és le long des parcelles de vigne L’action en quelqu es points consis - Maintenir les te à : prairies existan tes et favorisant l’impla ntation de nouve réouvrir les espaces qui s’enfric - Créer ou recrée aux éleveurs hent en r un système s’il le faut vitico-pastoral - Développer des nouvelles pratiques d’entre sur certains espaces lien avec l’éleva tien et de travail ge de la vigne en - Diversifier les paysages et les pratiques prairie ou d’espa en favorisant ces enherbés l’implantation de Le lavoir des Huguets, redéco uvrir un patrim délaissé oine De par son carctèr eplus rural, l’action légère : une remise sur le lavoir est plus en état du lavoir, de ses abord un débroussaillag avec autour où les habitanla création d’un espace public e tout ts du hameau pourron t se retrouver.

entière du syst

es

- Développeme

nt de la vigne

Exemple d’insertion

ème vitico-past

coles diversifié

Le but est le mainti à d’autres comm en du système vitico-pastor unes du Grand al à Petit Palais maintenir ou Saint-Emilion recrée ais. Nous souhai adaptable Cela consisterait r un lien entre les activit terions alors és d’élevages en une gestio et de enherbées entre n de la vigne qui inclue le pâturaviticultures. deux parcelles, de vigne l’hiver sur ge (bandes ...) ou l’entretien les abords de routes, ou entre les rangs plus de renoue r avec des pratiqu des sols grâce à une tractio n animale. En écologique des es abords des parcel anciennes, cela permettrait renforcer la diversi une gestion les ou même des té des paysag la biodiversité es Saint-Emilion parcelles viticoles, de au moyen de ais et enfin d’augm prairies diversi enter fiées.

Petit Palais 1959

paysagère du

futur verger du

oral

du Label / Mairie

de Saint-Christophe-de

Eclaircisseme nt des améliorer la visibilité abords pour de l’ouvrage

s-Bardes / ENSAPBX

ter le patrifiche 1 : Réhabili à l’eau comme moine bâti lié de rencontre potentiel lieux r les prairies fiche 3 : Préserve ne comme patrimoi du à part entière storal vitico-pa système ter le patrifiche 1 : Réhabili à l’eau comme moine bâti lié de rencontre lieux l potentie

1

N 3 6

1

des franges fiche 6 : Créer riables épaisses, approp ts par les habitan

ter les fiche 2 : Réhabili u terrasses du Châtea un Laroque en créant espace de verger uvrir le relief fiche 5 : Redéco Barde de la combe du

2

5 4

BLOC COM

uvrir le cours fiche 4 : Redéco redonner d’eau pour ère au une qualité paysag fond de combe

3

t des cultures Carte de l’évolu tion des boisem des boisements ents à Petit Palais au détriment 2015 - Dévelo des prairies et ppement cultures

1

«Le pâturage des au désherbage ovins est une alternative traditionnel, et chimique. mécanique Il perme d’oeuvre et l’utilisa t de réduire la maintion d’herbicides, avoir d’effet sans négatif sur la structure et la fertilité du sol.»

rimoine bâti lié

Réhabiliter le pat

rimoine et lieux

Les lavoirs, pat

onnais - Le Barde

be pa

actions

et regroupemen

SOURCES ?

Mise en place minéral autour d’un revêtement du lavoir pour mettre en valleur le

Redonner d

Redessiner la com fiches Localisation des

Château Laroque

en réseaux peut . Cette mise que les chemins patrimoniaux anciennes telles ces éléments ou mettre en réseaux des’appuyant sur des tramescontinuités pour révéler de créer s’effectuer en la création de nouvelles abandonnés. Il s’agit alors d’hui les paysages de charette ouéléments peu valorisés ouen relation des éléments aujour d’une part que mais ire deux constats,principalement de vignes sont en valeur desqui permettent de mettre systèmes peu lisibles. Se saisir du territo qui ie se base sur fait des parcours et de remettre à jour des Notre stratég milionais sont certes tard, qui en émergent etterritoire ons plus on de ce déconnectés du Grand Saint-E bâti réappropriati que nous définir s part que la du patrimoine végétal ou aussi d’indices, d’autre e nais, et ; paysag aires Saint-Emilionayant cité des Agir localement complément nts peut se faire au moyen les du Grand vigne et nous fait la spécifi distinctes mais matiques multip très par les habita territoire. Ce qui selon complémentarité entrede relever, s s problé phique station aux deux géogra Pour répondre présent sur le ais c’est justement la émergent. Il s’agit alors sont, pour é des situations session de terrain nous avons cherch communs. Suite à notre du Saint-Emilion et patrimoniaux qui en et patrimoniaux que e, le puit, nts indices la fontain parfois des enjeux éléments indices du entent ties. révéler ces éléme prairie, le lavoir, sur la combe en sont ressor milion sensibiliser et e, la haie, l’arbre isolé, lanous patrimoine car ils représ nt en de Saint-E he des bardes, Saintles et révèle la juridiction nous, la ripisylv Ces éléments font pour nes ou actuel Nous cherchons re au coeur de3 communes : Saint-Christop regrouper une de premiè plus ais. La en le moulin, etc…l’histoire, de pratiques ancien i, sur à iques à cheval s. Celle-c Saint-Emilion e mais aussi e des dynam des Barde, située Saint-Laurent des combe des indices de les paysages du Grand illustre nombr r dans le paysag lequel ils font Hippolyte et des enjeux de la juridiction,prier parfaitement à l’étudeoine, quelques sortes er ces indices, les repére ou culturel dans le, paysager grande partie lors, elle semble s’appro t entre la vigne et le patrim dès lors à identifi à le système agrico patrimoniaux actuelles. Dès et patrimoniaux. Le rappor comprendre des éléments ment ent inégale, avec Ce rapport pose directe ents éléments indices sens. tibles. l, y est clairem bâti et végéta s et d’indices peu percep que les cours d’eau, les boisem la réhabilitation l’état de reliquela périnité d’éléments tels s. la rénovation, oine ttent que muret de patrim perme est les on r le ou er abords premie la questi Identifi et des leurs nts ; le second est cabanes de vigne émergent, le au Nord de ou encore les Deux objectifsde ces éléments patrimoniaux tion, située tout Ayant pour par les habita t ce patrimoine, juridic ire la à n territo ure Palais. du ble iennen ou la gestio à elle, extérie la commune de Petit du Grand Sainton de l’ensem es, en faire es auxquels appart est La seconde quant la réappropriati e, on des systèm nts de réinvestir ces systèm donc de commune, une la plus boisée se mèle élevag habita aux usages et thèse la communauté éristique d’être la comm que la compréhensi diversifié où ntes ler de nouve l, permette aux un paysage très et problématiques différe principale caract bâti et végétanouveaux d’où vont découcas, nous partons de l’hypo on Elle offre alors le rapport entre réappropriati à des enjeux premier emilionnais. émerger de . Elle répond aires. En effet, Ces patrimoines, on. Dans le partie peut permettre la à un système complément ient ble. cultures et vignes une réappropriati nent ntes où elle appart est plus équita juridiction mais opriation d’une de celles de éléments patrimoniaux s et les cultures qui témoig que la réappr du territoire dans le senset fontaines ou sources adjace puits qui pratiques la vigne et les ux, tels que les prairiee, les lavoirs, fontaines et nes, sont de l’ensemble . Par exemple, les lavoirs entière qui révèlent des d’un aussi partie et qui perdur et les pratiques ancien lumière batis et végéta interconnecté nts patrimoniaux à part es mais font mise en réseaux lture passées ce de l’eau mettre en d’une polycu sont des élémenes de chaque entité urbain aussi à eux la présenderniers permettent de permettre une actuelles mais Ces traduisent quant sociales ancien raphique global qui peut unauté de commune. dynamiques hameaux Petit Palais. ble de la comm nombreux à pratiques anciennes et lesraison avec les bourgs et système hydrog nts sur l’ensem s ponctuelles à la fois les du cadre de vie en compa de ces éléme es faire des action nous souhaitons l, mais aussi de pratiqu l’importance végéta s ou les à ces objectifs, de la juridiction. Pour répondre de patrimoine bâti ou nt, telles que les jouale de mise de réhabilitation visibles ponctuellemesensibilisation mais aussi gestion, de anciennes encore opérations de vergers, des

Arbre repère et ancien indice de limite de parcelle

Enfrichement des prairie le long de la ripisylv s e qui conduit à une fermeture du paysage

2

habilite Reconnaître, ré

Stratégie

3 Lavoirs

le grand Saint-Emili

ASE

ACTION RIPI

BLOC COMB ES

fiche 4 : Redéco uvrir le cours d’eau pour redonne r une qualité paysag ère au fond de combe

oire partagé dans

D2TAIL ACTIO N BOISEMENT

2

5 4

Exemple 3

ur tous

be par le patrimo

fiche 1 : Réhabili ter le patrimoine bâti lié à l’eau comme potentiel lieux de rencontre fiche 3 : Préserve r les prairies comme patrimoi ne à part entière système vitico-pa du storal fiche 1 : Réhabili ter le patrimoine bâti lié à l’eau comme potentiel lieux de rencontre

3

t-Emilion sur la combe du ristophe des bardes en plus de regrou , Saintper une nombre des arfaitement dynamiques à e la vigne et le l’étude des patrimoine, éléments patrim oniaux à apport pose directe ment urs d’eau, les boisements

to u s le s p a tr im o in e s

Réh

à l’eau comme

potentiel

rier

à se réapprop de sociabilité

Lavoirs

qui et de hameaux centre bourg compose d’un nt propre et Petit-Palais se un fonctionneme Le village de e hameau avait du hameau. autour. Chaqu adaptés à la vie gravitent tout évolué des équipements pratiques ont au bourg avec Aujourd’hui les indépendant à l’abandon. par hameau. laissé lavoir est un et utile Il y avait donc l’eau n’est plus où la vie du bâti associé à n de lien social, et le patrimoine t au e un lieu de créatio tre se situen pourtant à l’époqu lieux de rencon C’était aucun nant, tous les Gestion des ait. Mainte hameaux n’ont angs par le pâtura u s’animinter-r habitants des hamea de mouto du village et lesge ns bourgde Barcelone. Une du centreautour aversio niveau n à la vigne est La « V.U.E. » en se retrouver.faite en amont chezt pour projet ou le patrimoine les endroi brebis pour éviter mondial à l’épreuve : dégradations toutes de la médiation de deux ordres paysagère. Contributi des vignes . ifs sont on à l’élaborat Photo prise par t, les object ion d’un projet un habitant dans Face à ce consta de territoire partagé la périphérie de dans le grand Saint-Emilionnais Grenoble. habitants - Le Barde du de patrimoine Label Mairie on par les de Saint-Christophe-deautour de la notion - La réappr/ opriati tre lieu de rencon s-Bardes / ENSAPBX - Création de pour te à : et leurs abords es points consis hydrauliques L’action en quelqu patrimoniaux nts les éléments - Réhabiliter ons par les habita ns historiques réappropriati sur les chemi en s’appuyant permettre leurs x ces éléments à valoriser - Mettre en réseau des éléments patrimoniaux du centre bourg êmes ux, s’extraire e qui sont eux-m tre dans les hamea éléments à un systèm rencon de lieux ces e de - Créer des sur l’appartenanc - Sensibiliser oniaux ue plus vaste éléments patrim hydrographiq autour de ces nouveaux usages - Impulser de

Sources

Fontaines

Exemple 3 Puits

Anciens chemins tants

encore exis-

ntaine Depuis une cinqua subit un de commune n de une intensificatio ent ces deu ,historiquem t une o possédait souven Du équin. ovin, bovin ou du territo spécialisation comme les considérons nnem enviro cadre de vie, pratiques de nouvelles trac par la travail du sol

révèle des coeur de bourg s de lavoirs en disparues plus ou moins La réhabilitation iques nes aujourd’hui pratiques tourist du pratiques ancien de nouvelles nagement et génératrices tre, le réamé n d’un nales. Ci-con permis la créatio ents et/ou commu argues (15) a couderc de Chalin accueille aujourd’hui les évènem ale qui pastor l e espace centra eur la pratiqu es et met à l’honn que les pratiqu ainsi communaux d’hui nt lui encore aujour tre, l’aménageme omniprésente au lavoir. Ci-con arde de patrimoine anciennes liées permet la sauveg comme ici à Auray lles même du lavoir pratiques culture mais aussi de (79). (56) ou à Niort

sont : Les objectifs t de - Le renforcemen les pratiques agrico la c ou - Le maintien viticultures d’es - La préservation

es L’action en quelqu prairi - Maintenir les nt favorisant l’impla u r - Créer ou recrée des no - Développer ge l’éleva avec lien pa - Diversifier les ce prairie ou d’espa

oine uvrir un patrim Huguets, redéco Le lavoir des plus sur le lavoir est délaissé eplus rural, l’action débroussaillage un De par son carctèr en état du lavoir, tout légère : une remise la création d’un espace public er. avec t se retrouv de ses abord ts du hameau pourron autour où les habitan

l’esqui structure Motte, un lavoir Le lavoir de la nt du pace public le réaménageme pas seulement visible Ici l’objectif n’est ses abords afin de le rendre de hameau lavoir, mais aussi le système du l’inscrire dans adjacent de plus loin, de système viaire aménageant le en ent notamm chemin de l’eau. pour révéler le Lavoir

Lavoir du hameau

des Huguets

la motte du hameau de

d’un revêtement le Mise en place du lavoir pour minéral autour mettre en valleur

pour nt des abords Eclaircisseme de l’ouvrage améliorer la visibilité

s-Bardes / ENSAPBX

ion d’un projet

on à l’élaborat

Motte réaménagé du lavoir de La Croquis d’ambiance le lavoir au hameau qui connecte d’un fil d’eau

13

en lieu de rencontre

et intégré dans

réhabilité le hameau. Lavoir

- Abords aménagé

- Création

La « V.U.E. » en

Prése

Les prairies pa

tre lieux de rencon

projet ou le patrimoine

mondial à l’épreuve

de la médiation

paysagère. Contributi

de territoire partagé

dans le grand

Saint-Emilionnais

- Le Barde du

Label / Mairie

de Saint-Christophe-de

main Le but est le u à d’autres comm recr maintenir ou Cela consisterait enherbées entre de vigne l’hiver r plus de renoue écologique des renforcer la div a la biodiversité


fragment d’atlas des paysages de la gironde CONSTITUER UNE AGRICULTURE DE PROXIMITÉ DANS LES ENVIRONS DE BORDEAUX

NOTE DE MÉTHODE DE LA CONSTITUTION D’UN ATLAS PRATIQUE POUR UN SCHÉMA PAYSAGER L’aire d’étude : “l’échelle de l’agglomération bordelaise vidée de son centre, et au delà.” Cette dénomination pose la question de la périurbanité à travers l ’épaisseur de contact entre les paysages urbains de Bordeaux et ceux de la Gironde rurale… A travers le prisme de l’agriculture et de l’eau, cette situation géographique et politique pose les interrogations suivantes : La grande périphérie de ville, considérée comme la campagne, peut-elle nourrir Bordeaux? de quelle quantité d’espace a-t-on besoin pour alimenter toute la population? quelles échelles d’agriculture existent? quel est le tissu agricole? quelles priorités d’occupation du sol? (densité d’habitat, production agricole...). quels liens existentils entre le territoire de production et de consommation? les habitants de la région Bordelaise bénéficient-ils de ces produits? existe-t-il une consommation locale des produits sur ce territoire? Une conscience du consommer local? quels limitent pour la ville? Quels paysages? face à une expansion sans cesse croissante quelles sont les priorités? quelle forme d’eau associée à quel type de culture? qui sont les acteurs de ce territoire agricole? Constat : de cette somme de questionnements simples émergent de véritables préoccupations de société. Le système économique autour de l’agriculture semble mettre les consommateurs à distance des appareils de production de leur alimentation. Le rapport direct qui pourrait exister entre les acteurs actifs (agriculteurs) et passifs (clients, usagers) de l’agriculture se perd, et dans un même temps, des réactions émergent : associations de consommateurs, marché du bio et du local, pratiques agricoles diversifiées et durables… Ce qu’il manque peut-être à ces initiatives, c’est un lien, une cohérence, une lisibilité… Serait-il temps de mettre en place un système alternatif ? Un dispositif porteur de ces préoccupations ? Nous désirons susciter la rencontre entre les multitudes de gens et de paysages agricoles. Il s’agit d’une part de reconnecter les gens avec leur territoire, avec leurs paysages, et d’autre part de les rassembler autour d’une envie commune, d’un besoin commun, d’un idéal commun...? Nous voulons explorer des manières simples de faire du paysage au plus près des gens, avec les gens. Pour nous ce projet est un espace d’expérimentation d’outils (dimension sociale, communication sur le terrain, concept de paysages...) pour travailler à très large échelle sur des questions sensibles et parfois complexes. Nous aimerions répondre à ces questions par le biais d’un atlas participatif réalisé par et pour les gens. Ainsi, l’action d’aller à la rencontre d’agriculteurs et de consommateurs nous parait indispensable pour fabriquer les conditions optimales d’une base d’échange et de mise en réseau.

14


15


S DATES

QUELQUE y est RD FAYARD partie ie FAYA le de Vermont, Stéchphâteanauie, de toute la erture Stéphane au Château viticode n du de l’ouv la gestio chargée as-

E

NCONTR FICHE RE

e ment Employé s’occup est égale ux iale, elle ck...). Elle l’Entre-de commerc illes, sto eur de i sistante en boute plein co ularité qu ise mise nes en e partic vig rs. régie (m de a ularité. Un 40h e que la particulie sa partic la signifi tend sur t ce s’é fon du site au nt, t au da i en fai au Le Châte indépen ments qu vente se est ise la t bo au an ern Châte bordé de vail conc ine. Le mers. Il est le doma tout le tra protège uteille et isole et se en bo on, la mi producti . au âte Ch

1986 par la Château le rachat du étaire» Vitico propri nt été «famille es avaie de la s malad les vigne laissent place à s et ns foi s vendue de pâture et

siècle XIXème du création de et Château elle sa Chap

1874 au le Châte rret classe vin dans la Guide Fe e de référenc comme contrée

Targon

LOPPER

DÉVE LONTÉ DE

Capian

web Source: site

nt Boiseme

nt de Boiseme feuillus

page

Jeune cé

, PhiliPPe laville

E

Fiche

E

PAYSAG

t,

M. CaMpe

Château

E

YSAG Fiche PA

Ripisylve Vigne Château

ière

n uune barr créeent

ments qui

Michel,

n des du terrai priétaire heté en nu le pro re l’a ac jardins ité est deve is que son pè s ort retra tion de pu Campet sp cia de re M. de sso es l’a ysin prof ue memb iliaux d’E sident de res. Chaq louait ses il jardins fam également prérd’hui 45 memb t départ, est pe aujou 1954. Il hui, ce son jardin. Au nt qui regrou ur 200 m2 de aujourd’ ux et me ilia rte tés pa rai fam po par an et des ret t en ville, en ap ncipe de ômeurs an paie 40€ pri à des ch personnes habit et a pour es. mp Ca s parcelles de M. um llement rs et lég eux terrain. essentie d’aucun mélangeant fleu terrains alluvionn te posant s sui et ne dis ersité en ici sur de s que l’on a en nt la biodiv sommes rai me favoriser lique que nous r des ma is égale îner ma verts pa Il nous exp autrefois recou Ils servent à dra r les jalles. . t pa qui étaien créant des fossés alimentés ent sur les en en étant actuellem assainit ntations produit r les pla t qui se à irrigue ichemen de l’enfr lui aussi chez un rt pa t nd via e nous fai ement Pour ses fournit en n à un évèn rain et il de la régio eur. Il se rché de Bruges. r sur le ter habitants ent à co ma inviter les ble un tou teau pour s. rticulièrem fromages sur le chère s par le Châ sons ensem maraî tient pa proposée en lui Nous fai ches lles et nt Affi aleme ignac es parce nourrir loc à St Jean de Bla familiaux. ancienn se e s its nfie qu s, en fru des jardin nous co de Bruge parcelle au sein Enfin, il les palus me sur sa ur dans producte les cultive lui-mê il légumes,

NCONTR

Fiche RE

‘Ruisseau rêt’ de la Fo

TRE

Fiche RENCON

Maison

e Ancienn Chapelle

Vermont

Vigne

boise borddé de

Un château

du Château

e nt linéair Boiseme route, (bord de rcelle) pa limite de

ventes 50% des

E: PAYSAG

E et le r la route faut quitte à vous rmont, il s incite iver à Ve . Tout vou « Pour arr quotidien . de votre ture me na la ryth de rythme e, mettre au d’une allé détour voir un paix, au d’aperce havre de chance Véritable être la rez peutun lièvre. ou r vous au un sanglie e le chevreuil, qui entour la forêt laissez coeur de pirez et nétrez au dure, res Vous pé toit de ver . Sous un min. domaine che le rter par ux vous po Les côtea à petit. lent petit s vous ac se dévoi de 30 an vez Les vignes de vignes rmont. Sui plantés ine de Ve le. Tel un ensoleillés du doma ntra ce sein au l’allée ent. cueilleront se dessin êt jusqu’à es for èd la pin de la lisière l’allée de le. Toscane, du vignob décor de r au coeur ous porte visite du Laissez-v pour une irez la nerons decouvr s compag ac vou s sai Nous vou ne au Ch une dégu . Pour finir . De la vig initiera in en vin domaine nt, vous n du rais rmo atio Ve au érents transform des diff du Châte s es vin s tiqu aroma tation de istiques tér rac aux ca s. isir de cépage ger le pla et parta les à la longer disponib urrez pro s étant Vous po , nos vin gustation dé re vot âteau. » e du Ch Boutiqu

UN TEXT

on

xploitati

Siège d’e

E DE QUI PARL

UNE VO

: YSAGER BLOC PA âteau du Ch situation

ventes

rtail N_Géopo source:IG

Château t Vermon

s parts E t 50% de nstituen erce nger co ce comm s à l’étra lèle de lopen paral Les vente nt déve is ite Ma ha . au âteau sou marche du châte Ch dé nte du ne s ve de étaire s’agit d’u ent, mais la les propri ximité. Il arg mondial e de pro de mme en erc dre co ca mm ps fiter du per le co soit en tem faire pro que ce re et de coûteuse connaît de faire s forte. volonté plu s est au ut pa ne leur Châte l’on ne pe ue que ent magiq » site tellem rien faire! « C’est un ience s consc , ont pri de Château ysagère tuels du valeur pa uvrir au étaires ac et de la é de l’o Les propri cité paysagère nc décid do cifi t . on ter spé . Ils de la en profi les caché» isse ns u pu da e tea ce s pla t le mond leur «Cha illés rts ont pri ur que tou ut trava uvres d’a public po e l’on ve i des oe férentes jardins qu jourd’hu ment dif Déjà au ale ure, des ns ég me e da de re la accueill connaît jardins de Château le faire te; un tenus. Le ent de er en da et entre i permett le derni de ations qu en place r exemple se pa mi manifest ns la ec euvres urs. Preno anisé av llation d’o les alento a été org vin, l’insta à une course, de Noël r vente de Marché participe ’offre le vente, la nt qu de me s dre stand ait égale fiter du ca ersés On pouv y et pro ient rev d’art... en pone fonds éta faire certains s balades tif était de faire de tion dont dre er objec . Une ac , son ca le premi Château Château . En effet le ion E re iat oc nnaît NCONTR faire co à une ass ur po Fiche RE s gens venir de traité ! 66 ans, re et son vin

E DIRECT

LA VENT

50% des

N

i jourd’hu 40 et Au 2010 Entre 18 familiale a vu se prend été nération rations la propri vient ième gé r 4 géné la quatr âteau de succéde et le Ch e le relais autonom

qu’il y raconte hel nous e majorité de nd Enfin, Mic d et la gra hui, 80% Bruges Aujourd’ la ville de e dominante. ag secteur. ée de maraîch sionnels sur ce fes est marqu trois pro llée des Jalles va Ainsi la passée.

AMAP ?

Qu’est ce Qu’une d’un groupe la rencontre s la en général de à entrer dan Une AMAP naît ucteur prêts prod r une saison eurs et d’un un contrat pou emps / été eux e de consommat entr n : print Ils établissent de productio ns démarche. saiso 2 en général s suivantes : (on distingue n les modalité / hiver), selo et automne denrées à quantité de des diversité et la t être aussi bien définissent la rées peuven . den Ensemble, ils Ces n. , de la viande.. r la saiso produire pou fs, du fromage enaires de oeu part des , aux et mes endre car elle perm fruits, des légu nte d’ét ts, orta imp imen très té d’al La diversité est grande varié sommer une sanitaires. l’AMAP de con ls problèmes et aux éventue s climatiques uits frais met les prod es dus aux aléa producteur stitue le limiter les risqu ), de aine et n, ires, ce qui con ure, la saiso fois par sem des partena la durée de n mes ue (ex. une ositio odiq disp péri s une certaine ion) à manière possible, dan de la distribut n, et ce de e est Il . saiso mêm la in urité t mat le mat Pendan isation uits arrivés à sont récoltés dard prod mes stan des la légu à end et ance (ex. les fruits ce dernier dép moins d’import de la récolte préférences. contenu de P accordent jusqu’à 60 % r leur panier. Le e eux selon ses eurs en AMA ce peut être et de diminue consommat les produits entr l’autre cas, tre part il perm rs que dans d’échanger distribution, les ucteur, et d’au nt à la grande produit est consommé (alo t pour le prod Contraireme qui est très valorisan ce part tout e n. ; d’un uctio s ipe est des aliments lité de la prod agronomique tota es mp). Ce princ la hod sur cha ts mét au qui reste rtant les coû cord sur les l’agriculture rées en repo également d’ac cahier des charges de le prix des den aliments teur se mettent e et du erchent des eurs et l’agricul de l’agriculture paysann à l’AMAP rech consommat charte participants la les t, de Le groupe de nt effe ion En re. s’inspire une gest ent le logo AB). et du rythme de la Natu Ces dernières lle et favorise à employer. possèdent souv iversité ture industrie producteurs e, de la biod es de l’agricul biologique (les ect de l’Homm les pollutions et les risqu dans le resp tre sains, produits à la lutte con icipent ainsi muns. com s bien Les AMAP part des et partagée responsable amaP gérant d’une

E

Fiche PAYSAG

Localisation

de L’AMAP,

)

e et sous serre

tion extérieur

Laville (produc

res

hè îCsur ra ée port es Ma s’est lleeLL Lavi rC c M. pa la ontre ave nt des Parcelles ion que fait Cette renc friCheMe la communicat e des Jalles. d’en tléma tique liée à vallé actuellement la e éta de oup et prob ers regr une lle , qui Liaux fait urs maraîch s. IlMi Philippe Lavi tourfa de la CUB n°29 et les producte et des L’AMAP de rdins sines de jaalen voir le journal le CUB sur aîchers ille d’Eytio nunesfois par semaine il venait de rece de plusieurs jeunes mar aine de fam aLisames t, rant effe , En qua une critiquait LoC légu entité r. M. Laville ion de paniers it une fiche d’id t de s’installe une distribut avec la ent de faisa urs qui venaien n lui, en inadéquation fonctionnem ge mercredi soir. e pas sur le l vit agriculte vait que l’ima qui était selo n ne se port s actuels qu’i leurs discours au travail. Il trou sée et il ne se Or, la discussio plutôt sur les problème chaque jour s lement faus réalité qu’il vit tota t son AMAP mai t. étai tré. Dans ce it la CUB men était dit et mon sommation que renvoya qui quotidienne ce de s parcelles it en rien dan ture, la con d’anciennes ente retrouva CUB met en avant l’agricul s explique que les nt sagère évid la L’enfricheme Laville nou vaises lématique pay s ce cas, son journal, alors que M. sont très mau est une prob avec la CUB s locale, etc. la CUB maraîchage M. Laville. Dan l a aujourd’hui me ce que repris ses terre évoquée par relations qu’i soutenu com personne n’a rapidement de eu une et tout t ite du men pas retra i nous avons i à la enfriche et il ne se sent journal... Ains permis voisin est part conduit à un des a a s e son s qui nou vallé dan ce la qui n, ser t sur lle mais ni sa productio st un problème récurren el, laisse pen aîchage avec M. Lavi . C’e qué avec Mich n discussion assez vive seillère en mar lement évo ses parcelles avec une con la Gironde qui est sont avait été éga le surplus de sa productio dre contact e qui se e t riculture de Jalles et qui tos de pren P de la Vallé de maraîchag ichement mbre d’Ag es et vendan ant, sur les pho rès des AMA lle de la Cha l’enfr rcelles retraité à Brug Fiche Michel). Cepend paLavi e M. es présente aup une nant à M. entr ultat de nn ent ire arte cie édia èrem (Cf. app an iculi term elles ux, 2014 ue ainsi ite, le rés d’in personnelle elles en part vité jaune, les ci-dessus à dro et. On remarq joue le rôle rvons des parc ilia cti parc qui en obse et s fam ina des s es nou ns es. Et Jardi départ être Camp ci-dessus, en des Jalle dessus, délimité ne d’une res anné de M. s croyons au i témoig terres laissées Ci- . et la CUB mais qu ces derniè puis le terrain Laville que nou explique que ce sont des rcelles rbacée frichées ent de la terre de s pa he en llem s nou il ge uve de de Or, reno ysa t sta friche. ichemen Quel impact a ettent ainsi un nte. ns le pa i est encore au nfr da suiva perm L’e qui née ? ? jachères es ion qu du sol l’an l’activité des Jalles enfriché rain. végétat leure fertilité la vallée e va représenter pour une meil sur ce ter parcelles récente Qu ntage sur nir ces nt deve s’étendre dava ge s’il s’étend ? Que vo t’il ysa s? ères va sur le pa ns 20 an maraîch t enfrichement Jalles da s de ce la vallée et aura ère dans maraîch 4 pe Philip de 201 s Jalles, n maraîchères de productio Vallée de

Déclin De

ère D

ich ité Mara

l’activ

1945

de s prises ux photo témoignen Ces de Michel r terrain de de l’activité ma d n gétation disparitio vé e un dev En effet, dessus et est v prend le ce déclin d’acti de résultat

s, 2014

AP de Philippe

es

FICHE RENCONTRE

Laville, Eysin

r BONNAUD pratique lieu dit «Montagne». Monsieu de Agriculteur à Capian au se regroupent un élevage En effet sur l’exploitation une agriculture diversifiée. vignes. s de à moutons et des parcelle depuis peu BONNAUD fils mais ître, dispara à L’exploitation étaient vouée «BIO». Une conversion faation et de la convertir en décidé de reprendre l’exploit lors dédié à la producton productions. L’élevage jusqu’à e du produir de est cilitée par la diversité des if l’object en élevage de brebis dont s. de viande, sera transformé er et adapter les activité en cours qui vise à diversifi fromage. Une transformation ers situe dans l’entre-deux-m Le lieu-dit Montagne se de terride Capian. Cette portion au sein de la commune ensemble et la Dordogne forme un toire entre la Garonne Montagne de parTargon petits vallons agrémentés paysager composé de es prairies. L’haquelqu de et ents celles viticoles, de boisem ux châ, nous retrouvons de nombre bitat y est assez dispersé

du sa

Jalle noire

e

ad

source:IGN_Géoportail

N

Capian vigne parcelles cadastrales et 2012 relevé de type d’agriculture en

blé prairie

teaux viticoles. s viticoles se sont instalAu fil du temps les parcelle le sol et ts facteurs: l’exposition, lées en fonction de différen sont reEntre-deux-mers). Elles se (AOC llation d’appe l’aire familial a de polyculture élevage système le et es, groupé viticole voit alors le plateau large Un . quasimment disparu e, pareurs continuent l’élevag jour. Seul squelques agricult le prouve association, qui comme fois associé à la vigne. Une nombreux r BONNAUD, apporte de l’exploitation de Monsieu

pâturage «belle saison»

de l’exploitation BLOC PAYSAGER: situation Siège d’exploitation Chemin d’exploitation

U llation «Entre-deux-mers». ion de vin jouit de l’appe lier. Associé à l’élevage la produt faire et un terroir particu phique associée à un savoir garantie l’origine géogra

Route sommitale

e OVIN associé à la VIGNE >>AVANTAGES de l’élevag (pente, non exploitables en vigne > Pâture sur les parcelles ensoleillement, inondations...) hors appellation AOC > Pâture sur les parcelles ue en agriculture biologiq > Facilité de reconversion > Possibilité de vente directe des productions...) > Diversification (du métier, avoir un troupeau pour limitant facteur > Pas de de gestion pour la vigne > Le mouton est bon outil s viticoles... parcelle > Amendement des Croquis du Talweg, zone de pâture

Boisement de feuillus

j

f

m

a

pleurer la vigne», Taille à la main, «faire x, les guider, élesélectionner les rameau les branches ver les agraphes: mettre les piquets «droites», liage-pliage, remettre et réparer les fils...

m

Moutons Boisement feuillus (Quercus robur)

Enfrichement humide

parcelles fauchées/pâturées

16

parcelle vigne ripisylve

parcelle céréale

ie par une route somLe siège d’exploitation desserv sur le somdes parcelles de vignes mitale est entouré par des pars Sud. Un petit talweg et met et les versants exposé de ruisseau constituent les prairies celles planes en bord de ations moutons présent sur l’exploit fauches et de pâture. Les des leur viande. On y retrouve pour vendu s mouton sont des Lacaune. Rouges de l’Ouest et des

j

(enEprempage lève les gournmands, alignement du rang pour orienter le pied, palissage pour rassembler les branches, 1er levage pour le maintien du pied

UNE RECONVERSION EN

Affluent du Ruisseau du Bouchon

Vigne

Les moutons pât ries. Durant la période h dans les parcelles de vig Les moutons s rangs. les sapprêtent à tomber, u cépage. Un pâturage à économies de fourrage traitement des parcelles Les moutons son taire protéiné. Ils sont é coûte plus de sous qu’e est d’apporter un certa vendus durant toute l’a Un système sim sagen notamment en h de moutons entre les p

pâturage hiver

CALENDRIER VITICOLE

avantages.

source:IGN_Géoportail

Roc

LE PÂTURAGE DES MOUTONS

Jean-Pierre BONNAUD

Jalle noire

ble

Jalle

2014

en jachère

Vallée des Jalle

re de l’AM rise parcellai

Emp

s Jalles,

Vallée de Terre laissée

j

a

Traitement phytosa (bio) : 1 rang est dé (3 passages), l’autr est gyrobroyer (3 sages), traitement empêcher le rais

pourrir. Effeuillage (favori mûrissement)

BIO...

accepter un nouveau chaSe convertir en «BIO» c’est s, c’est les contraintes règlementaire hier des charges, de nouvel de Monsieur BONNAUD, itation l’explo de cas le également dans effet le père et En lture. l’agricu de développer un nouvel aspect à viande en leur élevage de moutons le fils souhaitent convertir de fromage. y associer la production un élevage de brebis et soit plus leur exploitation afin qu’elle rmer transfo de volonté Une avec les vannement, en adéquation respectueuse de l’enviro la vente directe et de créer de volonté leurs de la famille. Une e au bio et afin de faciliter le passag de diversifier la production de revenus. dégager une nouvelle source notamture biologique, et ce Ce passage en agricul lture élepar le système de polycu ment pour la vigne est facilité , une notion durable ulture d’agric vage. Le «BIO» est un gage ants de l’Entre-deux-mers. bien comprise par ces exploit


ficiant e, béné , en a retrait îcher à l vallée des Jalles n tio ien mara la st un anc . Il se situe dans RI (Plan d’Exposi ue Michel e PE ée certifie q re cultiv dans le el nous de fossés m2 de ter ssée en rouge nt, Mich de 2000 réseau ependa able cla un t nd ). C ino tou on r ndati zone lui ca es d’Ino plus te pour s. aux Risqu s une contrain serait en surplu ndre le sur sa i pa ise de ve re r l’eau qu ce n’est i lui autor de vend de draîne i, il utilise la loi qu cela lui permet d’en permet hu si alement Aujourd’ nnelle. Ain directe mais ég raitement et rso pe vente aucun t duction rmet de sa pro maraîchère en s légumes sans n, ce qui lui pe se on rai Il produit producti sur son ter i-même. its forré lles. profiter lu grâce à un pu ns les Ja ue ant il les irrig ais rien rejeter da rav pa et, au de ne jam . En eff tivité de raîchère une ac te que ctivité ma tiellement par il ne res n de l’a en rtaines et disparitio t occupées ess ce te ur for e rs po étaien tivité a eu un promoteu des Jalles cette ac s à des ultent de e la valléeont été vendue he qui rés des terres ns en fric de terrai xistence l’e r pa nos jours

nt s liens ntrée pelée nt droits alité être age. our que ants

vallée Dans la

Des

Jalles

2014

1965

epuis le nt de la . raîchère de friche le venue

vité.

dans les praiturent à la belle saison mis à paître hivernale le troupeau est et d’amender gnes afin de désherber de vignes qui s’attaquent aux feuilles mage pas le une attaque qui n’edom t de faire des à deux niveaux qui perme ique du et augmente la valeur écolog s de vigne. ment alimennt nourris avec un complé opération qui également tondus... une tif de la tonte elle n’en rapporte, l’obec agneaux sont ain confort à l’animal. Les année. sur le paymple qui a des répercussions les troupeaux hiver lorsque se baladent nus. vignes de pieds

Une Appellation d’Origine .

s

anitaire ésherbé re rang 3 past pour sin de

iser

o Vendanges

Contrôlée qui

n

d

Pâturage des moutons entre les pieds de vigne, désherbage et amendement...

le

Vue depuis l’exploitation: vigne,

pâtures et boisements

ion et rosio l ros yé (limiter l’é broyé rang sur deux est gyrobro un rang Seul un Seul e produits phyto) les

17


on à e Targ

D

GE

AYSA Fiche P

aux

Borde

n

Targo

tail Géopor :IGN_ source

N

la Ga

ont s renc de no oire de Au fil rrit te le ne r Targo xplore et à e tuée entre ire à la si o n it rr io g te ré n es a it d’u ées d Il s’ag développ ée pa nt im ce so ers est an . re M Deux- part entiè à entité

5km

ysages des Pa :Atlas source

de

N_Gé e et IG Girond

il oporta

N

rs

e aire t gravi > calc s, sables e ile > arg e ss > mola ons vi > allu

s gr es de -1, les riv et sur s (de -65 à rs e M e ir -DeuxTertia la l’Entre formations es. p s s n a Le > D les joritair vionaires. viaux, calca nt ma axes flu nnées) so plaines allu ce de sols omb ’a n s n d e a e lions ve d altern ouvons d retrou ’une tr On y mposés d x. Nous re gion. o u sont c ablo-grave e dans la ré ir -s argilo s de calca re carriè

5km

DYNAMIQUE DES ABORDS DE LA GARONNE: L’EXEMPLE DE L’ÎLE RAYMO

L’île Raymond, situé sur la Garonne, est une portion de territoire ayant vu se dévelop de nombreuses activités... mais dont le dynamisme actuel tend à être limité. L’île est aujourd classé cen tant qu’espace naturel sensible (ENS). Les choix de gestion proposé par la Com nauté de Commune tendent à développer l’attractivité de l’île et proposer une gestion éc gique du milieu afin d’en préserver la biodiversité. Des choix contestés par certains habitants

1947

1965

> Une île pâturée boisée, les habitants de Paillet ont des pratiques diversifiées sur l’île (élevage de porcs, culture de Noyers et autres fruitiers, vigne, céréales). L’île est divisée en plusieurs parcelles réduites. Les berges accueillent des cabanes de pêcheurs.

de targon à la

garonne

1970

> Des parcelles sont déboisées, ouvertes, remembrées pour accueillir de grandes cultures de maïs. Les cultivateurs de maïs se succedent et les cabanes de pêche diminuent.

Ancienne porcherie

Belvédère

Abri à moutons Troupeau 1

1983

> L’ensemble des parcelles sont remembrées afin de créer de larges espaces > L’île est totale support d’une céréaliculsée elle est divisée ture de plaine alluviale. Les parcelles de vign boisements disparaissent et une parcelle de m se concentrent le long des ruisseaux et étiers drainant et cloisonnant l’île.

Gestion différenciée Jachère

Fauche

Pâture Chemin d’exploitation

Ripisylve (ruisseau)

Panorama depuis le belvédère à l’entrée de l’île

18

Ripisylve (Garonne)


é allonn ocle v s n u e, oger s interr t la aronn n à nou

our la

rt p suppo

vigne

enés iculièreme té am rt vons é et plus pa el ous a ers duqu M ais’). tres n xu rgonn re, au sein l’Entre-De a e tr ‘T n e E l’ nne (l n singuliè ortion de ro a une et la G ologie bie s. Cette p ui en font h morp particulière écifiques q s sp é activit ynamiques s d ar de

rands ,8 mil-

x ateau et aires s se u bre

012)

oles (2

Ruisseau

de Gaillardon Rouillé de Bourrut stème r un sy Ruisseau ée pa rs est au Vallée de l’Artolie im Lavergne de n a gion ux-Me uit d’une Prairie fauchée Château jo une ré tre-De Ancienne parcelle ment age, l’En icole. Elle s coteaux de vigne ienne v it > Anc culture-éle étendue v .C.). Le ure inten.O un e e (A ult oly r st p lé ic a a it ô p v v tr oisee n drainé i s’ac- d rd’hui une rigine co port d’une tent des b ers est qu d’o jou sup abri eux-M Un réseau ocié à llation lement le de vallée -D e e p tr p ss . a l’En ue f a nds cipa e de licité raphiq e relie t prin les fo iries. aysag ydrog centué. C une multip de son alors que ra > Le p t réseau h ues p re tité ac Ruisseau sive, an quelq relief iculière off rise l’iden rt t de L’Euille o n e p ’u ts Capian de d tédepuis une route sommitale_alentoursmen im rt caracVue ie pa agne comp ydrograph f collinaire Ruisseau h de l’île cette ux. Ce relie L’Artolie ilie Peupleraie de m oire. Habitat sommital Jardin de particulier rrit le long de la route te e feuillus de Boisement c

tic elles vi > Parc Villenave-de-Rions

en fond de vallée

Désherbage chimique

Exploitation [Jean Pierre BONNAUD] Bergerie [René PAUSADER]

Parcelles de vignes

Targon Boisement de feuillus

Prairie

Capian

Paillet

Parcelle maïs

Vigne dans le sens de la pente

OND

pper d’hui mmucolos...

ement déboie en deux: des ne au Sud et maïs au Nord.

Habitat isolé

Organisation le long des routes sommitales

Ripisylve

Boisement de Feuillus

Château Vermont

Route traversant le fond de vallée

Bande herbeuse Le bras de la Garonne séparant [Stéphanie Fayard] Vigne dans le sens de la pente 2014 l’île de la terre Ripisylve ferme se referme Garonne D11 d’année en année. Les cours Route principale sommitale d’eau diminuent, s’envasent s’enfrichent. Ils ne sont plus utiHameau lisés de manière directe mais Habitation en pied de ont toujours un rôle d’élément coteaux [Christine et Huguette] drainant. Le classement en ENS BLOC PAYSAGER: LE TARGONNAIS (Espace Naturel Sensible) de l’île Exploitation Organisation autour des ruisseaux en fond de vallée Coteaux boisés [Vincent URRERE] ne prend pas en compte ces problématiques liées au comblement des cours d’eau. Un Ripisylve comblement qui est la conséJeune peupleraie Parcelle de maïs quence de plusieurs éléments Parcelle de maïs récoltée à différentes échelles (manque accidentée et perturbée par des boisements. > La portion de territoire étudiée est donc une étendue viticole d’entretien, pratiques intensives sont tournés et suivent des ruisseaux. Le territoire ORGAN Ces boisements parfois accompagnés de parcelles pâturées et érosion desIS sols...). ATION DES qui renforce le caractère labyrinthique de ENSEMBLES est parcouru par un important réseau hydrique aux sens multiples, D’après les récents Be lesshabitants, dispersé et est alimenté par un important réBOISÉS SUR de gestion > Aujourd’hui l’île a été rachetée par la Com- travaux rge Garonnepréconicette entité. Sur le plateau et la pleine alluviale, le bâti est assez et la s LE La TA On y retrouve des vignes et au plus rip RGONNAI isy munauté de Commune pour son développeLaSplaine alluviale drainée est habitée en pied de coteaux. la Ga seau routier. sée co surmp l’île lve nede correspondent ment touristique et sa valorisation écologique. Arbres repdes parcelles de maïs et des pâtures. osé de gra ronne est proche de la Garonne des peupleraies, ères objectifs que nd souhaitait s arb Une gestion différenciée par le pâturage a pas aux maint res ruisseaux) sont deux composantes de réseau Su enant un r les somm Forêt galer et l’eau (important Coteaux su L’agriculture (viticulture intensive) e digue en place la communauie associées... ets nous été mis en place, une promenade ponctuée mettre r la Garon cheu roues retrou se recou problématiq L’ensemble ne y retrouve On vons Cette ligne Fruitiers sur ce territoire valloné. la Garonne plus proche deve d’oeuvres a été crée et une protectionDesdes essentielles rte maïs du des asdes peupleraies Boisements téetde commune. Les choix écode va du Targo de coteaux Le so se. s auarbres cia div nais cons tions d’arb n- A pro ers sés suis la boion espaces a été installée. souvent sur titue un ximité du Sur le territo logiques lest pratiques res isoGaronne port limitent un vaste pa lés. Ces libre, lar ire de l’Entr ba de ssin Bo pu rde ge is s rare de vo bâtis il n’est ve ensembles aux. Il s’agit et ori rsant. Le eDeux-Mers le territoire et favorisent peu la vers la Ga enté ir des parce accompag long de d’un coil n’est pa des ruisseau ronne. lles ve nent une rge rare de tro s x biodiversité. En ce qui concerne teau calcaire boisé qu rs. i le commaison, un uver quelq de feuilpose lorsq >Peupliers lus sponta ues u’il n’y a pa château, boisements [SALICACÉE la volonté de redonner l’île à ses nnés. Malgr un s e de pra sur S] ex é irie ex les hauploitation.. - Populus nig son position fa s, nous y ret Enfricheme teurs. Ils so habitants... selon ra les concernés, . Le vorable le nt rou s espèces on vons Qu nt général une ripisylve teau est pe - Populus alb cot un port elques parce ement de dense. Ce les récents aménagements reu construit a Oeuvre libre et so petites ta lle tte ma ripisylve s’é très pentu car nt pour la illes is surtout de s de vigne, et s’inscriv tend parfo . ferme l’île sur elle même. plupart du ent dans s prairies ac formant de is cueil >Saules [SA temps de Trace d’enfrichement un parcellaire lent une vé >Chênes [FA lar LICACÉES] ge boises espèces rectangula gétation arme GA nt CÉ Sa en bu ES lix cadrant les stive tradu horticoles. ] ire albau réduit ou lin Cabane de pêcheur - Quercus a plus proche de Ce territoire isant un ab Il y a be ruis- do robur éaire. Il s’a seaux. - Salix capre aucoup de ann git - Quercus pri de nc pra ipa la Garonne est aun exemple inlement tiques ag conifères. pubescen Ces espa ricoles et le dé s d’esDes résices sont pèces spon veloppeme téressant pour soulever les prod’une neux semp tannées feu importante >Frênes [O nt des >Erables [A boisements erv lues. Il n’e ildiversité. LÉliées ACÉEàS]l’eau, la viCÉ sur le territo blématiques servent de irent qui st pas rare En effet la ten - Fraxinus ex - Acer campRACÉES] ire . de vo eu rep ir apparaî r en eau du >A ères celsio estre ticulture intensive etr le rôle des dans le tre dans ce sol varie se ubépine [RO paysage lon boisements s et politiques signalent , - Crataegu SACÉES] >Robiniers boisements la pente, les >Robiniersenvironnementales. quelques une habit s [FABACÉES conifères mo on [FABACÉES t des âges nogyna ation ou un tel que le ] - Robinia ps et des ex ] - Robinia ps château. Pin maritime po eudoacac eudoacac ou quelq ia rentes. Ce sitons diffé- >Ronce [ROSACÉ ia ues >Cèdres [PINA échappée ES] s boiseme - Rubus fru >Ormes [U ... CÉES] s de jardin nts constituen cti LMACÉES] co s sus Ce ort la majeu nementales drus atlantic - Ulmus mi r par. tie arborée a nor du territoire >Prunellier [RO . Associé au >Pins [PINA - Prunus sp SACÉES] >Lauriers [LA >Chênes [FA Chêne : CÉES] inosa UR GA AC CÉES] ÉES] - Pinus pinea Peupleraie - Laurus no Qu erc us robur bilis >Charme Entre les pa Pin us [BÉTULACÉ pinaster rcelles de ES ... ] Ca maïs nous rpinus betul retrouvons Arbres isolés >Robiniers us [FA des parce >Cyprès [C lles valorisées par Dans les pa - Robinia ps BACÉES] UPRESSACÉ la populic eudoacac rcelles de >Hêtre [FA ES] ulture. Ce vignes ia on trouve - Cupressu tains boise GACÉES] rs parfois de se ments sont mp erv - Fagus syl irens >Aulnes s arbres Les alignem isolés. En po récents. vatica [BÉTULACÉ rt libre, ils ents de ... ES] co peupliers profitent d’ tue nstiAln nt des élé us glutions ... un sol all ments im a uvionnaire fréquemme tant du pa porysage. nt gorgé en >P ea eu u. pli ers [SALIC >Peupliers [SALICACÉE >Chênes [FA - Populus nig ACÉES] S] - Populus X GACÉES] ra - Quercus nigra robur >Noisetier [BÉTULACÉ >N oyer [JUGL ES] - Corylus av AN ellana - Juglans reg DACÉES] ia ... >Pommier [RO - Malus sp. SACÉES]

19


DISPOSITIF DE MÉDIATION, pluralité d’acteurs et d

Fiche ACTION

DISPOSITIF DE MÉDIATION, pluralité d’acteurs et d’enjeux autour PROBLÉMATIQUES, repérées entre

paysages

aronne

dans

les

EXPLOITATION INTENSIVE DE LA VIGNE

paysages

targon et la garonne

PROTECTION DES MILIEUX ET PRÉVENTION DES RISQUES N

DDTM service de l'Aménagement Rural

DDTM service de l'Eau et de la Nat

service de l'Agriculture, de la Forêt et du Développement Durable

DREAL

EXPLOITATION INTENSIVE DES MILIEUX ETservice de l'Agriculture, AGR de service de l'Eau et dePROTECTION la Nature DE LA VIGNE PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS D’UN du Développement Durable DDTM

Ch DDTM service du Patrimoine, des DREAL en Eaux et de la Biodiversité service de l'Eau et de la Nature service de l'Aménagement Rural service du Patrimoine, des Ressources RENCONTRE, service de l'Agriculture, deservice la Forêt service de l'Eau et de la Nature deet Préventions des R Ch en Eaux et de la Biodiversité sur site des acteurs indirects en du Développement Durable service de l'Agriculture, de la Forêt et deux phases : discussion entre les DREAL service de Préventions des Risques Conseil Scientifique Régiona du Développement Durable services internes puis croisement moine Naturel DR service du Patrimoine, des Ressources d’institutions externes DREAL Chambre d'Agriculture en Eaux et de la Biodiversité Exposer les qualités et potentiels service du Patrimoine, des Ressources Discuter du modèle agraire de viticulture inespaces de boisements, vallons et service de Préventions des Risques en Eaux et de la Biodiversité directs en tensive : la question de la fragilité des milieux, Définir les relations directes existan n entre les des enjeux autour du cycle de l’eau et Scientifique de paysages les pratiques locales. service de Préventions des Risques Conseil Régional duetPatricroisement la diversité des pratiques agricoles... inondaInterroger les objectifs d’un clas moine Naturel logique, quels sont les acteurs Chambre d'Agriculture tions, érosion, pollution des sols et de l’eau... Co concernés ? les logiques écologiq Exposer les qualités et potentiels naturels des en lien paysage? Discuter du modèle agraire de viticulture inespaces de boisements, vallons et avec cours le d’eau. Qu tensive : la question de la fragilité des milieux, Définir les relations directes existantes entre ces cul des enjeux autour du cycle de l’eau et de paysages et les pratiques locales. la v la diversité des pratiques agricoles... inondaécocol // politiques et aides agricoles Interroger les objectifs d’un//classement dispositifs de protections tions, érosion, pollution des sols et de l’eau... logique, quels sont les acteurs impliqués et rêts // formation agriculteurs // plans desont-elles préventions concernés ? les logiques écologiques // labels et appelations // image et rôle de la « nature-symbol en lien avec le paysage? // politiques environnementales quelles sont les directives et les aspirations des inssaisir les valeurs attribuées aux es titutions quant à l’avenir des paysages agraires de dans le targonnais. quels sont l l’entre-deux-mers ? // politiques et aides agricoles // dispositifs de protections // c tiques, économiques et écologiqu ENJEUX DE // LAformation DISCUSSION volonté de poursuivre dans des logiques produc agriculteurs // plans de préventions // d question de l ’ eau soumise à l ’ influ les questions // soulevées les élétivistes outrancières ou possibilité d’évolution vers labels et ,appelations // image et rôle de la « nature-symbole » // ml culture ? quelle répercution sur une conscience locale ? ments de réflexion, la méthode p // politiques environnementales nis comme sensibles ou intéressan imaginée quelles sont les directives et les aspirations des ins// a des eaux, érosion des sols, comble saisir les valeurs attribuées aux espaces naturels titutions quant à l’avenir des paysages agraires de d’eau...). observer les dynamiques depuis le dans large le pano targonnais . quels sont les enjeux polil’entre-deux-mers ? rama de Toutigeac : se servir de ce qu’, on voit tiques économiques et écologiques autour de la les bois de mau CUSSION itinéraire à travers volonté de poursuivre dans des logiques producpour commenter l’exploitation de la vigne et ses question de l ’ eau soumise à l ’ influence de l ’ agrile long du ruisseau de l’euille, l’e s, les élétivistes outrancières ou possibilité d’évolution vers impacts sur son environnement direct . i nfluence culture ? quelle répercution surmond les espaces défi: observation des inter-relat une conscience locale ? a méthode des cultures sur les coteaux, fonds vallons , nisde comme sensibles ou intéressants ? (pollution re-milieux naturels. forêts-galeries, ruisseaux... des eaux, érosion des sols, comblement des cours d’eau...). observer les dynamiques depuis le large pano-

> >

rama de

Toutigeac :

> >

se servir de ce qu’on voit

pour commenter l’exploitation de la vigne et ses

impacts sur son environnement direct. influence des cultures sur les coteaux, fonds de vallons, forêts-galeries, ruisseaux...

20

> >

> >

itinéraire à travers les bois de mauquey et degans, le long du ruisseau de l’euille, l’ens de l’île raymond

:

observation des inter-relations agricultu-

re-milieux naturels.

> >


d’enjeux autour des paysages du targonnais

des paysages du targonnais

T NATURELS

AGRICULTURE DIVERSIFIÉE EN FAVEUR D’UNE ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ

PRÉSERVATION ET VALORISATION DU PATRIMOINE NATUREL ET BÂTI POUR UN DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE DREAL

Chambre d'Agriculture

ture

service du Patrimoine, des Ressources

PRÉSERVATION ET VALORISATION en DUEaux PATRIRICULTURE EN FAVEUR et de la Biodiversité la Forêt et DIVERSIFIÉE Chambre de Commerce et d’Industrie MOINE NATUREL ET BÂTI POUR UN DÉVELOPPENE e ÉCONOMIE DE PROXIMITÉ MENT TOURISTIQUE

service de l’Aménagement Urbain

Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel service de l’Economie Agricole service du Patrimoine, des Ressources CAUE Gironde en Eaux et de la Biodiversité Risques de Commerce et d’Industrie hambre protection sociale des différents acteurs du monde rural service de l’Aménagement Urbain al du PatriCollectivités locales Conseil Scientifique Régional du PatriRAAF moine Naturel Collectivités locales dedes l’Economie Agricole L’Entre-Deux-Mers devient le nouvel « Eldorasservice naturels CAUE Gironde do » touristique de Gironde... La promotion tprotection cours d’eau. Questionner un modèle agraire de polysociale des différents acteurs du Créonnais et du Targonnais passe-t-elle ntes entre ces culture élevage pour compléter la culture de du monde rural par une valorisation de l’animation autour . la vigne... viabilité de la diversification agriCollectivités locales du patrimoine (bâti, savoir-faire, légende, ssement écocole ? Pertinence de la vente directe ? Inténature...). L’agriculture a t-elle un rôle à jouer impliqués et rêts des échanges relocalisés ? ollectivités locales par sa diversification ques sont-elles L’Entre-Deux-Mers devient le nouvel « Eldora- ?

hambre d'Agriculture Ressources é

DREAL

DRAAF

do » touristique de Gironde... La promotion uestionner un modèle agraire de polydu Créonnais et du Targonnais passe-t-elle lture élevage pour compléter la culture de par une valorisation de l’animation autour vigne... viabilité de la diversification agridu patrimoine (bâti, savoir-faire, légende, le ? Pertinence de la vente directe ? Inté// valeur du patrimoine // commerce régional, départemental , intercommunal nature...). L’agriculture a t-elle un rôle à jouer s des échanges relocalisés ? // intérêts historiques et mythiques // dynamiser le tissu économique local par sa diversification ? // caractère attractif région le » // mise en collaboration de l’ensemble des partenaires // emblèmes et promotions paysagères production-distribution // menace banalisation // alternatives de modèles agro-économiques spaces naturels // rôle de l’agriculture les enjeux poliquels sont les critères d’intérêt, et donc de préxiste t il un réseau de producteurs ? pourrait il e // valeur du patrimoine commerce , départemental, intercommunal ues autour régional de la fonctionner de manière indépendante sans passer // intérêts historiques et mythiques servation, des sites et monuments protégés ? existedynamiser le tissu économique local uence de l’agrit-il un recensement exhaustif de ces lieux ? quelles pardes despartenaires intermédiaires ? quels enjeux économiques // caractère attractif région mise en collaboration de l’ensemble les espaces défipeuvent-être les actions de préservation ? comsocial d’et unpromotions ré? portée politique, économique//etemblèmes paysagères production distribution nts ? (pollution ment peuvent-elles participer au développement seau local ? évolution des pratiques des agricul // menace banalisation alternatives de modèles agro-économiques ement des cours touristique de la région ? teurs et particuliers ? // rôle de l’agriculture

> >

> >

> >

quels sont les critères d’intérêt, et donc de préun réseau de producteurs ? pourrait-il uquey et degans, servation, des sites et monuments rencontre protégés ? avec existe- une spécialiste du patrimoine et fonctionner de manière indépendante sans passer visite et historique de l’exploitation de jean pierre ens de l’île rayde l ’ histoire de l’entre-deux-mers, marie-catherine t il un recensement exhaustif de ces lieux ? quelles par des intermédiaires ? quels enjeux économiques bonnaud : explication quant au changement de tions agricultusudret, guide du -patrimoine, médiatrice culturelle. peuvent-être les actions de préservation ? com social d’un ré? portée politique, économique et pratiques (labellisation bio, diversification de la itinéraire de visite au grès des lieux forts de la rément peuvent-elles participer au développement seau local ? évolution des pratiques des agriculproduction...). gion. touristique de la région ? teurs et particuliers ? existe-t-il

visite et historique de l’exploitation de jean pierre

bonnaud : explication quant au changement pratiques (labellisation bio, diversification de production...).

de la

rencontre avec une spécialiste du patrimoine et

de l’histoire de l’entre-deux-mers, marie-catherine sudret, guide du patrimoine, médiatrice culturelle.

itinéraire de visite au grès des lieux forts de la région.

21


PAVILLONS FLOTTANTS

bègles, le triangle de l’estey TERRITOIRES EN DEVENIR - FAIRE LA VILLE PAR LE PAYSAGE

Objectifs de la commande : - Concevoir des outils de compréhension et de manipulation des formes dans l’espace, - mettre en place les différentes étapes inhérentes à la démarche de projet. (analyse, problématisation, parti d’aménagement, mise en forme), - appréhender les aspects programmatiques et techniques et les intégrer dans la démarche de projet en milieu urbain et péri-urbain. - organiser dans l’espace les composantes d’un nouveau quartier (trame urbaine, structure parcellaire, espace public, espaces paysagers…)

22


Quartier déconnecté : entre deux eaux.

H

vers la Rou te de Tou louse

VOIE FERREE DELTA

ROUTE DE TOULOUSE ROCADE

rue

4

chemin secret de la noue

arrivée sur la grande clairière depuis le verger

1

10m chemin de la tranchée :

parallèle piétonne aux grandes rues Ouest/Est

logements individuels

lisièr

jardins

L’avenue du radeau de la méduse

écoquartier lycée

bocage

^

logements intermédiaires delta R+1, parking souterrain

vers coupe G le Rad eau de la M éduse

... habiter la lisière élévation A/B duA delta 10m

Mussonville

Alexi Labro

logements collectifs R+2, parking souterrain

ée

la

h nc a r t

... habiter la lisière des maraîchages

En provenance du Delta

L’épaisseur de la venelle

100m

10m

logements intermédiaires sur pilotis & individuels 1 face aux maraîchages 23


coupe a/A’ a/A’ :: coupe Nparvis ord du parvis du centre centre culturel culturel -- pente pente à à 1% 1% vers vers la la noue noue jardins en espalier

gradines

centre culturel

locaux asso.

amap

potager en espalier

ÉLÉVATION N/S DU BÂTI LE LONG DE LA VOIE FERRÉE

coupe B/b’ B/b’ coupe

parvis maraîcher maraîcher face face au au gradins gradins -- pente pente à à 1% 1% vers vers la la noue noue parvis

bordureslarges larges bordures

grande clairière du parc

lignes

parvis

goutière parvisgoutière creusée creusée

de maraîchage

dalles dalles béton balayé balayé béton

lignes

de maraîchage

parvis

bordures bordures claires claires

pavés pavés béton béton

verger

dalles béto béto dalles balayé balayé

pavésbéton béton pavés

coupe correspondante à travers les « parvis » bétonbalayé balayé béton

bétonimprimé imprimé béton

jointsf joints

lattes béton béton lattes imprimé imprimé

dalle spéciale spéciale dalle plantation frênes frênes plantation

24

dalles béton béton dalles balayé balayé


plan de jour

.

Sud A.M.A.P. locaux associatifs

talus boisé voie ferrée

de la

le parc grande prairie

20m

le bout du monde...

coupe détail détail C/C’ C/C’ coupe nord/sud nord/sud

parking boisé

jointslarges larges joints

2m 2m

s er <v

<N

la

se

du

Eve Bruschet

20m

zoom

C8 projet / 27/06 Ensap Bx

coupe détail détail D/D’ D/D’ plan de nuit coupe est/ouest est/ouest

<N

200m

situation

C’ C’

fins fins

îchage

parking boisé

serre

on on

nes

centre centre culturel culturel

centre culturel

C C

<N 20m

D D

gabions gabions

Sud amap

potager en espalier

talus boisé voie ferrée

de la

20m

parvis

verger

parking boisé

Nord Tropeolummajus majus Tropeolum juin/sept juin/sept

Sud

Boragoofficinalis officinalis Borago mai/août mai/août jardins en espalier

centre culturel

gradines

locaux asso.

amap

potager en espalier

talus boisé de la voie ferrée

<N Achilleamillefolium millefolium‘Cerise ‘CeriseQueen’ Queen’ Achillea mai/août mai/août

20m

20m

ÉLÉVATION N/S DU BÂTI LE LONG DE LA VOIE FERRÉE

grande clairière du parc

parvis

lignes

de maraîchage

D’ D’ parvis

lignes

de maraîchage

parvis

verger

parking boisé

A’ A’

coupe correspondante à travers les « parvis » Anemonehupehensis hupehensis Anemone Aster Aster août/octobre août/octobre floraisontardive tardive floraison

< Aliumschoenoprasum schoenoprasum Alium mai/août mai/août

lignes de fleurs à couper

en alternance avec les lignes de culture maraîchère

25

Calendulaofficinalis officinalis Calendula printemps/premièresgelées gelées printemps/premières


CAPBRETON AU FIL DES EAUX LES LOGIQUES NATURELLES AU SERVICE DU PROJET DE PAYSAGE

2017 Atelier de Paysage 21/06/2017

2100 Sarah Larzabal - Romain Michelet - Guillermo Sandoval

appel à idées : Imaginez le littoral de demain LANCÉ PAR LE MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ÉNERGIE ET DE LA MER.

La commune de Capbreton est site désigné dans l’appel à idées « Imaginer le littoral de demain ». Il s’agit d’une opportunité pour la commune de se projeter et d’entamer une réflexion sur son développement urbain dans un futur à plus ou moins long terme. Capbreton est une commune du littoral sud aquitain, installée entre un port navigable, le cordon littoral et la forêt des Landes. Le sable, l’eau, et le bois sont des éléments très présents en terme de paysage, mais aussi entrent dans le système économique par le biais du tourisme balnéaire, et de l’industrie (chimie, papier). La localisation de la commune résulte de l’un des anciens estuaires de l’Adour ayant constitué un « courant » littoral en conjonction avec la fosse marine dite du « Gouf ». Le port, bénéficiant de cette rupture du cordon dunaire littoral, a longtemps été tourné vers la pêche au large. L’agglomération est, aujourd’hui profondément tournée vers la fonction résidentielle touristique. L’érosion littorale est un des risques connus sur la commune, fragilisant les murs de protection du front de mer, en particulier au niveau de la partie sud de la zone urbaine (CERS). Historiquement, la fixation des dunes s’est fait par la présence de plantes comme les vignes ou les oyats, par la forêt... la logique économique due au tourisme a mis à mal ces éléments ancestraux. Il s’agit ici, d’imaginer le devenir de la commune à court, moyen et long terme.

26


UNE URBANISATION ANCIENNE EN LIEN AVEC LES EAUX Lac d’Hossegor

Centre touristique

Ouverture du canal en 1876

Digue Nord 1974

Principaux points bas

Marais Port

Epis

Centre historique

Implantation historique

1950

Boudigau

UNE URBANISATION ANCIENNE SUR LES POINTS HAUTS Ancien lit de l’’Adour

Etang d’Orx

CASSINI (1756-1815)

Centre touristique

Marais d’Orx

Principaux points bas

2017

UNE RELATION À L’OCÉAN TOUJOURS PRÉSENTE Centre historique

2017 UNE URBANISATION RÉCENTE VULNÉRABLE

Les différentes relations à l’océan

DIFFÉRENTES RELATIONS À L’OCÉAN Boulevard de la dune

Accès délimité par des ganivelles La plage

L’Avenu Un accè

La promenade

La place Notre-Dame

Parking à l’arriètre

La plage Accès mis en scène entre les résidences de vacances avec terrasse sur la mer

l La p Lie

L’E

Le Casino et la place de l’Estacade

La passe du Boucarot

Le boulevard François Mitterrand Le boulevard François Mitterrand 27

B Le U


LES VALEURS PAYSAGÈRES DE CAPBRETON L’océan

Le Boudigau

Les dunes

Le bourg historique

Le port Les différentes relations à l’océan

A A’

La forêt et les marais

SOUMIS AUX DYNAMIQUES NATURELLES Accès délimité par des ganivelles ET ANTHROPIQUES

Boulevard de la dune

ns à l’océan

B

La plage

Submersion La promenade

B’

L’Aven Un acc

Erosions éolienne et marine La place Pression Notre-Dame

Parking à l’arriètre

L’Avenue de l’océan Un accès privilégié

Accès délimité par des ganivelles La plage

La p

urbaine

L

La plage

Accès mis en scène entre les résidences de vacances avec terrasse sur la mer

promenade

La place Notre-Dame La plage

nces mer

acade

La passe du Boucarot Le boulevard François Mitterrand

A

A’

Les lieux les plus vulnérables (selon le PPRI) ame re-D t o N Le Casino et la place de l’EstacadeAléa fort Aléa faible lage La p fort l e +1m d’eau -1m d’eau u s i v an Lien é oc e r l’ La passe du Boucarot ad suFrançois Lecboulevard Mitterrand a e nd st ré ra L’E ent r e Les stratégies de «protection» e Le boulevard François Mitterrand du front de mer itt Un M is Lutte active : enrochements, digues... ço an ge r F la La plage Accompagnement du processus naturel : freiner le d ar la p v e de N phénomène d’érosion, by-pass... Terrasse/trottoir/stationnement/voie sens unique/piste cyclable/promeande l u Bo rçu Le ape Parking Un et résidence de vacances Cheminement délimité à travers les dunes

ottoir/stationnement/voie sens unique/piste cyclable/promeande

délimité à travers les dunes La plage

bilité de la végétation dunaire (oyat)

B’

La plage

lisibilité de la végétation dunaire (oyat)

La plage

B

Beausoleil Le passage e ce par la dun Arrivée dou

UN TERRITOIRE SOUMIS À L’ÉVOLUTION DU TRAIT DE CÔTE... 2009

2060

2020

2080

2040

2100

ET À L’AVANCÉE DUNAIRE

Coupe AA’ 2017 A A’

Coupe AA’ 2080 LES PRINCIPAUX POINTS HAUTS : SYSTÈMES DUNAIRES Points hauts (+7m) Ancien système dunaire (fixe) LES POINTS BAS : ANCIEN LIT DE L’ADOUR ET DÉPRESSION INTERDUNAIRE Points bas (- 2,5m)

L

Le

Le

A


DES STRATÉGIES ADAPTÉES AUX LOGIQUES ET DYNAMIQUES NATURELLES

2/ S’ADAPTER À LA SUBMERSION, HABITER LE QUARTIER PORTUAIRE -Adapter le quartier au risque par un renouvellement du bâti et des espaces publics -Se servir de la dynamique des eaux et des logiques du site comme vecteurs de projet -Protection des biens et des personnes

1/ UN NOUVEAU FRONT DE MER SUD, ORIENTÉ VERS LE GRAND PAYSAGE -Gestion et acceptation de l’érosion -Protection de la station balnéaire -Création d’une nouvelle situation paysagère et urbaine -Pédagogie du risque, accompagnement et concertation avec les habitants


UN NOUVEAU FRONT DE MER SUD, ORIENTÉ VERS LE GRAND PAYSAGE

T15 à T30

T0 à T15

UN NOUVEAU FRONT DE MER SUD, ORIENTÉ VERS LE GRAND PAYSAGE T0

T15

T30

T45

T60

Relation avec la la promenade dufront front Relation avec promenade du de mer existant de mer existant Mobiliser un un lieu tourné Mobiliser lieustratégique stratégique tourné vers le grand paysage vers le grand paysage Aménager jetée de àfaçon Aménagerlala jetée de façon valoriseràle panorama exceptionnel valoriser le panorama exceptionnel Limitation naturelle de l’avancée du trait de côte :

Limitation naturelle de l’avancée Continuer la plantation de la dune du trait de côte : Continuer la plantation de la dune Proposer usagestemporaires temporaires sur la dune mobile Proposer desdes usages sur la dune mobile Prévoir la délocalisation des habitations menacées :

Prévoir la dudélocalisation des Pédagogie risque et ateliers de concertation habitations menacées : Pédagogie du risque et ateliers de concertation Proposer la mise en place des ZAART (mobilisation du BRILI, bail temporaire) Proposer la mise en place des ZAART (mobilisation du BRILI, bail temporaire)

30


T30 à T45

UN NOUVEAU FRONT DE MER SUD, ORIENTÉ VERS LE GRAND PAYSAGE T0 Aménagement deT15 nouveaux T30 lieux de vie

T45

T60

UN NOUVEAU FRONT DE MER SUD, T0

T15

T30

-Valorisation des commerces et des services existants Aménagement de nouveaux lieux de vie -Imaginer de nouveaux habitats d’exception, -Valorisation des commerces et des services existants vue sur les Pyrénées et le paysage maritime vue sur les Pyrénées et le paysage maritime -Imaginer de nouveaux habitats d’exception, -Développer un un système denavettes navettes -Développer système de pourpour l’accès au rivage l’accès au rivage

Une nouvelle plage sud (accueil d’évènem (accueil d’évènements) Continuer l’aménagement du nouveau qu Continuer en fonctionl’aménagement de l’avancée dunaire du

Prolongement dedelala promenade promenade du de mer Prolongement du front au sentier desau dunes frontetdeconnexion mer et connexion sentier des dunes Aménagement de terrasses, Aménagement de terrasses, belvédère sur le grand paysage belvédère sur le grand paysage

Pédagogie risque et atelier de concerta Prévoir la dudélocalisation des habitations menacées : Pédagogie du risque et atelier de concertation

Une nouvelle plage sud

nouveau quartier et de la terrasse en fonction de l’avancée dunaire

Prévoir la délocalisation des habitations m

Sentier des dunes

Aménagement de nouveaux espaces Aménagement nouveaux espaces praticables sur les enrochements praticables sur lesdeenrochements Adapter leslesusages temporaires à Adapter usages temporaires à l’évolution de la dune l’évolution de la dune Keast Park, Australie

Prévoirla la délocalisation des habitations Prévoir délocalisation des menacées : Pédagogie du risque et atelier de concertation

habitations menacées : Pédagogie du risque et atelier de concertation

Encadrer réglementairement la mutation urbaine

Encadrer réglementairement mutation urbaine

la

31


S’ADAPTER À LA SUBMERSION...HABITER LE QUARTIER POR

Tempête Klaus

Front de mer Port de pêche

Tempête Klaus

Un quartier vulnérable

S’ADAPTER À LA SUBMERSION...HABITER LE Q Front de mer Aléa fort Port de pêche +1m d’eau

Le bois du Boudigau

Aléa faible Le parc du Boudigau -1m d’eau Parc du Boudigau

Promenade du port

LES LOGIQUES NATURELLES AU SERVICE Un quartier vulnérable DU PROJET DE PAYSAGE Par ailleurs, la commune connait un risque de submersion marine, identifié sur certaines parties urbaines de la commune : principalement aux environs du port dans les points bas. Aujourd’hui, la ville cherche à développer une offre résidentielle Aléa fort autre que touristique afin de permettre aux habitants d’avoir +1m d’eau accès aux équipements, commerces et services tout au long de l’année. Aléa faible Le parc du Boudigau A travers le prisme «risque de submersion marine», il -1m s’agit d’eau d’introduire une réflexion portant sur la requalification de certains quartiers, non plus à l’échelle de la parcelle mais des Parcàducelle Boudigau ilots. Ces derniers devront prendre en compte le risque par une adaptation de l’espace public, et une reconfiguration de l’enjeu privé. Ici, il s’agit de s’adapter à la submersion et d’habiter le quartier portuaire. -Adapter le quartier au risque par un renouvellement du bâti et des espaces publics -Se servir de la dynamique des eaux et des logiques du site comme vecteurs de projet -Protéger les biens et les personnes

32

Le bois du Boudigau

Promena


S’APPUYER SUR LES MICRO-RELIEFS PRÉSENTS

S’APPUYER SUR LES MICRO-RELIEFS PRÉSENTS mer à -1 Niveau de laniveau merdeàla -1

plus importanteà à 1.5m Cuvettes lescuvettes plus les importante 1.5m

cuvette générale à 2.5m Cuvette générale à 2.5m

3m / 3.5m 3m / 3.5m

niveau générale la promenade à à environ 3.5m Niveau générale de la de promenade environ 3.5m

pointshauts les plus hauts en arrière àà10m Points les plus en arrière 10m

100m

N UN TISSU URBAIN DÉJÀ ADAPTÉ

À LA SUBMERSION UN TISSU URBAIN DÉJÀ ADAPTÉ À LA SUBMERSION

Exemple de bâtide existant adapté Exemple bâti existant

100m

adapté

N

LA LOGIQUE DES EAUX COMME STRUCTURE DE RENOUVELLEMENT DU QUARTIER

LA LOGIQUE DES EAUX COMME STRUCTURE DE RENOUVELLEMENT DU QUARTIER

le quartier par des noues Drainer le Drainer quartier par des noues dans les points bas dans les points bas

Récolter les eaux dans un bassin collecteur

Permettre les fluctuations de l’eau en cas de Récolter les eaux dans un bassin collecteur submersion Permettre les fluctuations de l’eau en cas de submersion

Diminuer le risque pour de nombreuses Diminuer le risque pour de nombreuses habitations existantes habitations existantes


vers le port

S’ADAPTER À LA SUBMERSION... HABITER LE QUARTIER PORTUAIRE

eu de

u li ouvea

N

es ch

tour d

é au rganis

vie o

ts de

men emine

l’eau

Valorisation de la liaison entre le bourg et le port Promenade piétonne surélevée

tier

mme trame du quar

L’espace public co

space public

Gestion de l’eau par l’e

de stion

Ge

l’eau

par

ace l’esp

c

publi

er la vue

rt, valoris

ur le po Ponton s

vers le Boudigau

34

100m

N


UN QUARTIER ENTRE LE PORT ET LE BOUDIGAU Noues et passerelles

Favoriser le piéton, des espaces publics qui mènent à la promenade

S’ADAPTER À LA SUBMERSION... HABITER LE QUARTIER PORTUAIRE UN QUARTIER ENTRE LE PORT ET LE BOUDIGAU A’

Coeur d’ilôt tourné A vers l’espace A public

Noues et passerelles

Bâti tourné vers le port

Favoriser le piéton, des espaces publics qui mènent à la promenade

Epaissisement de la promenade

Coeur d’ilôt tourné vers l’espace public

Architecture adaptée à la submersion

Bâti tourné vers le port Architecture adaptée à la submersion

Epaissisement de la promenade

S’ADAPTER S’ADAPTER À À LA LA SUBMERSION... SUBMERSION... HABITER HABITER LE LE QUARTIER QUARTIER PORTUAIRE PORTUAIRE

NTES

UN NOUVEAU QUARTIER IMPLANTER DANS LES LOGIQUES EXISTANTES UNE ÉPAISSEUR DE LA PROMENADE, UN ESPACE PUBLIC TOURNÉ VERS LE PORT UNE ÉPAISSEUR DE LA PROMENADE, UN ESPACE PUBLIC TOURNÉ VERS LE PORT

Tissu urbain existant

Noues

Bâti surélevé, parking en rezde-chaussée, pilotis...

Coeur d’ilôt

Des venelles perméables

Noues

Noues

Espaces partagés

Promenade

A’ A’

A venelles perméables Des A

Noues

Espaces partagés

Promenade

UNE ÉPAISSEUR DE LA PROMENADE, UN ESPACE PUBLIC TOURNÉ VERS LE PORT Coupe AA’ Espace public en eau, permet la pratique d’activités temporaires Coupe AA’ Espace public en eau, permet la pratique d’activités temporaires

Tissu urbain existant Tissu urbain existant

Venelles perméables Venelles perméables

Coeur d’ilôt Coeur d’ilôt

Tissu urbain existant Tissu urbain existant

Venelles perméables Venelles perméables

Coeur d’ilôt Coeur d’ilôt

Bâti surélevé Bâti surélevé

Bassin accueillant les eaux Bassin accueillant les eaux

Epaisseur de la promenade Belvédère Epaisseur de la promenade Belvédère

Coupe AA’ Coupe AA’

Bâti surélevé Un plus large espace public permettant l’organisation Bâti surélevé Un plus large espace public permettant l’organisation d’évènement temporaire d’évènement temporaire

35

Epaisseur de la promenade Belvédère Epaisseur de lapour promenade Belvédère Navette la plage Navette pour la plage


l’adour portuaire

TRAVAIL PERSONNEL DE FIN D’ÉTUDE

https://issuu.com/sarah-larzabal/docs/tpfe_adour_portuaire__sarah_larzaba

L’espace portuaire, cet espace industriel, de logistique, de production, qui ne correspond à aucun code, ni critère qui nous sont familiers, comme de nombreux espaces contemporains. N’est pas de façon caractéristique, systématique ou évidente, perçu comme un paysage, mais comme une réponse spatiale technique, fonctionnelle et cela suffit. Souvent contournés par les projets de ville et de territoire, alors qu’ils font partie intégrante du système économique et social urbain. Il apparait aujourd’hui essentiel, de réintégrer ces espaces productifs dans les logiques et processus de fabrication de la ville, en tant que paysage, bien commun et cadre de vie. Au port de Bayonne, des actions ont été engagées pour améliorer la relation ville/port et le travail présenté s’insère dans les rouages de cette démarche. C’est l’opportunité pour le paysagiste de s’insérer dans le système politique de gestion du territoire, d’impliquer la population et de «démocratiser» le processus de pensée de son évolution, avec ceux qui en ont le pouvoir. Tout d’abord, en mettant le doigt sur cet espace de production pour le faire exister davantage. À la fois dans sa relation avec la ville, mais aussi dans sa relation avec le territoire, aux yeux de la société. Cultiver un nouveau regard sur l’espace du port de Bayonne, l’expérimenter, pour le rendre fertile. Et à l’aide de cette culture paysagère commune, donner la possibilité d’ouvrir le champ des possibles, d’un projet de territoire partagé.

36


37


Itinéraire de découverte du port Cet itinéraire est défini en fonction des situations spatiales et géographiques du territoire, il s’appuie sur la mise en valeur des points de vues, des différentes séquences industrielles et végétales, des points stratégiques et des liaisons avec la ville. Ce parcours scénographique s’insère dans les marges accessibles de la zone industrialo-portuaire. LIAISONS EXISTANTES AVEC LA VILLE LIAISONS EXISTANTES AU SEIN DU PORT CHEMINEMENT À CRÉER POINTS DE VUE POINTS DE VUE CRÉÉS LE PORT SÉQUENCE INDUSTRIELLE SÉQUENCE VÉGÉTALE POINTS STRATÉGIQUES VUE POTENTIELLE SUR LE PORT CHEMINEMENT À CRÉER EN ATTENTE DU PROJET FUTUR PROJET ROLL-ON ROLL-OFF CHAPELLE ST BERNARD CHEZ MATTIN RESTAURANT OUVRIER MOULIN D’ESBOUC BOIS GUILHOU CALE DU BOUCAU GARE DE BOUCAU SITUATION ARCHITECTURALE REMARQUABLE RESTAURATION DES ARCATURES VUE POTENTIELLE SUR LE PORT QUARTIER DE LA GARE VUE POTENTIELLE SUR LE PORT ACCÈS À LA CITÉ DES FORGES SITUATION ARCHITECTURALE REMARQUABLE NOTRE-DAME DES FORGES BLOCKHAUS NOUVEAU PROJET DE LAMINOIR PARC DES FORGES CHEMINEMENT À CRÉER PROJET D’EXTENSION DU LAMINOIR DES LANDES CHEMINEMENT À CRÉER SENTIER DES DUNES 38


NOUVEAU SENTIER DU TRAM-BUS QUAI EDMOND-FOY PÊCHERIE DES ALLÉES MARINES RUISSEAU DE L’ARITXAGUE RUISSEAU DU MAHARIN ANCIENNE BASE NAVALE RADOUB PROJET LIGNE DU SOUFRE QUAI EDOUARD CASTEL CENTRE DU QUARTIER BLANCPIGNON FORÊT DU LAZARET CENTRE DU QUARTIER REDON MISE EN PLACE D’UNE TRAVERSÉE PAR NAVETTE PORT À SEC BAIA PARK CHEMINEMENT À CRÉER FORËT DU PIGNADA PORT DE PLAISANCE MISE EN PLACE D’UNE TRAVERSÉE PAR NAVETTE CAPITAINERIE SENTIER DES PLAGES TOUR DES SIGNAUX

39


40


les données

Port d’aujourd’hui

Informer, qualifier, donner du sens, expliquer, montrer, enrichir les regards par la connaissance du port et de son fonctionnement

Port d’hier

raconter son évolution, comprendre ses changements, maintenir l’héritage de mythes et récits qui cultivent la relation entre le port et la population, communiquer la complexité du territoire dans son histoire et ses représentations collectives

Séquences

Montrer la richesse et la diversité des ambiances paysagères et des espaces industriels remarquables, scénographie, expérimenter le territoire physiquement et sensuellement, découverte de la zone portuaire avec un nouveau regard, liaisons entre la ville et le port, le fleuve, le territoire

Interventions

Cultiver les mythes locaux par de l’identification et de l’installation matérielle, appréhender in-situ la complexité du lieu et de ses représentations, questionner le port, expérimenter le territoire d’une nouvelle manière

Représentations

Récolter la richesse, la singularité et la complémentarité des regards par la mise en place d’une plateforme de partage et de diffusion des textes, documents, photos... Enrichir et mobiliser les représentations individuelles du territoire

évènements

Perturber les perceptions, focaliser un temps les regards sur le port, valoriser et communiquer sur cet espace, rassembler les initiatives existantes et futures

41


42


43


Portrait du

port

de

B ay o n n e

extraits du portrait du port industriel de Bayonne

155


La pilotine

4 3

2 1

La tour des signaux, dispositif de communication par signaux optiques, où l’on trouve les pilotes

La capitainerie est le poste principal du port de Bayonne, on y trouve le capitaine, les officiers et la police du port

La Borne d’évitage

46


18

Le Balea, remorqueur

La danse des cargos

Le port voit passer de nombreux navires, environ 2000/an. Mais tout ce ballet est en réalité une chorégraphie très orchestrée. 1-Le navire doit prévenir la capitainerie des mois à l’avance et organiser avec elle son arrivée. Les manœuvres d’entrée et de sortie ne se font qu’à marée haute, dans des conditions optimales, souvent la nuit. Les officiers de port entrent en contact radio avec le commandant du navire ayant préalablement communiqué son ETA (Estimated Time of Arrival - heure estimée d’arrivée). Ils vont décider du poste (quai) qui sera attribué au navire en fonction de la nature de la marchandise à traiter, de l’encombrement du port, de la météo, des outillages disponibles... 2-La pilotine démarre après avoir eu l’aval de la capitainerie (tout est «clear») et le signal lumineux de la tour des signaux (feu vert : entrée possible, feu rouge : entrée interdite) pendant que le navire est «sur rade», il attend son tour. 3-La pilotine amène le pilote du port au bateau 4-Le pilote du port va assister le capitaine du bateau dans les manœuvres et ensemble, ils vont faire entrer le navire dans le port 5-Si le bateau transporte des substances dangereuses, il sera tracté par un remorqueur et ses agents de remorquage (Balea). Si les substances sont très dangereuses, le remorqueur tracte le bateau et la pilotine vient en soutient à l’arrière. 6-le bateau est amarré par les lamaneurs et les manutentionnaires s’occupent des marchandises (nouveaux dockers). Le bateau détient un forfait de trois jours, au-delà de ce temps l’armateur (le propriétaire du bateau) paiera des charges en plus. 7-Lorsque le navire repart, la bouée rouge lui signale la zone d’évitage. Un bateau ne pouvant pas effectuer de manœuvre de marche-arrière, il effectue une manœuvre d’évitage (un demi-tour à 360°)

5

Aujourd’hui, l’équipe du pilotage se compose de 3 pilotes dont un président, 6 marins et une secrétaire. La flotte de pilotines se compose de 3 unités : Aïnhara, Izurdia et la pilotine-remorqueur SAINT-BERNARD. Caractéristiques des Navires, dits « standards » pour Bayonne

6

Longueur : 160m

La rg eu

r:

25

m

Tirant d’eau : 8,70 m

7

47


La capitainerie

Les lamaneurs

Depuis 1970, ils sont organisés sous forme de coopérative. Les lamaneurs sont des marins disposant des qualifications requises, dont la spécialité consiste, soit à quai, soit à bord de vedettes dédiées, à saisir les aussières (gros cordage) du navire afin d’assurer l’amarrage, le désamarrage et le déhalage (opération consistant à changer le navire de poste à quai). Ces prestations sécurisent les navires à quai. Quand on sait que le diamètre ou la nature (nylon ou câble d’acier) des aussières dépend de la taille du navire, on imagine l’expertise qu’il faut développer pour amadouer ces monstres du bout des doigts. Les lamaneurs sont aussi spécialisés à la lutte anti-pollution (mise en place de barrages flottants), surveillance des pétroliers et la sécurité maritime sur le port de Bayonne et dans sa zone d’action. L’hiver et lors de tempêtes, les lamaneurs montent à bord des navires afin de mettre en place des amarres de poste permettant ainsi le travail de manutention en toute sécurité et sans perte de temps.

Représentant de l’Etat, garante du respect des lois et de leur application (code des ports). Police des plans d’eau, de l’environnement et du balisage, la capitainerie veille aussi au respect des mesures de sûreté (code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires/ ISPS : International Ship and Port Security)

Les officiers de port En charge et responsables des installations portuaires dans leur globalité et de leur conservation. Mais aussi responsable de la surveillance des plans d’eau et de la détection éventuelle de pollutions. Ils peuvent être amenés à intervenir en tant que coordinateurs dans la détection et la mise en oeuvre des secours en cas de sinistre dans le périmètre portuaire (en collaboration avec les administrations et la préfecture).

Les manutentionnaires

Les pilotes

Le service manutention repose à la fois sur la société de manutention (qui s’occupe de l’escale du navire dans le port et assure la prestation globale vis-à-vis du client) et le concessionnaire (qui met à disposition, en le louant, l’outillage, comme les grues et leurs accessoires, mais aussi les hommes nécessaires à ce service, comme les grutiers, les agents d’exploitation et d’entretien...) dans l’objectif de réceptionner et/ou de (ré)expédier de la marchandise dans l’enceinte du port (le transport terrestre peut être inclus). À Bayonne, trois types de manutention sont possibles : -La manutention Lo/lo (lift on/lift off ) ou verticale (levage de marchandise par grues et portiques, un moyen plutôt adapté aux bennes, palettes, conteneurs, qui peuvent accueillir des matières pulvérulentes ou poudres, les bois ou des produits très variés). -La manutention des vracs liquides (des tuyaux sont connectés au navire et assurent une circulation étanche de la marchandise vers les bacs de stockage à quai (ou vice-versa). Cette technique peut aussi être employée pour des marchandises très pulvérulentes). -La manutention dite Ro/ro (roll on/roll off ) ou horizontale de type ferry (le navire déploie une porte (latérale ou arrière) qui vient reposer sur le quai ou un ponton afin de permettre la manutention d’engins roulants (camions, engins de travaux publics, voitures...)

Anciens marins et capitaine de navire, le pilote met son expérience technique et ses connaissances locales au service du commandant pour l’assister dans les manoeuvres à réaliser afin d’entrer et de sortir du port. Il participe ainsi pleinement à la protection du littoral et de la sécurité maritime et des accès territoriaux, en collaboration avec la capitainerie (présence des pilotes à bord des navires de commerce, obligatoire depuis 1815) . Pour exercer leur activité, les pilotes gèrent une flotte de pilotines (vedettes rapides) leur permettant de se rendre à bord du cargo lorsqu’il est sur rade. L’équipe de Bayonne est composée de trois pilotes et six collaborateurs. Le seuil de pilotage obligatoire est de 60m pour le port de Bayonne.

Les remorqueurs Le remorquage est un service facultatif, car on ne fait appel au remorqueur et à son équipage qu’en fonction de la taille du navire, de sa manœuvrabilité, des conditions météorologiques. Les navires frôlant la taille maximale admissible à Bayonne sont cependant obligés d’avoir recours à ses services. Par ailleurs, il peut être imposé par la capitainerie si elle le juge nécessaire. Le remorquage permet la sécurisation des navires, des équipages et du port en général.

48


14

Les métiers du port Le propriétaire du port Le Conseil Régional d’Aquitaine, responsable de la gestion du plan d’eau et des investissements liés aux quais.

Le concessionnaire La Chambre de Commerce de d’Industrie de Bayonne Pays-Basque, qui a en charge le dragage (maintien des profondeurs du chenal et des souilles), l’entretien et les investissements en terre-pleins, en superstructures et d’outillage, l’exploitation du port et son développement (stratégique et commercial).

Les marins C’est l’ensemble de l’équipage qui est généralement constitué d’un commandant, un second et plusieurs membres d’équipages assurant le bon fonctionnement du navire et pouvant assister le manutentionnaire lors des opérations de chargement ou déchargement.

Les agents maritimes Représentent les intérêts de l’armateur (propriétaire du navire) lors de l’escale du navire, incluant la gestion des hommes (équipage) et matériels (avitaillement en carburant, eau, nourriture...)

Les douanes Institution fiscale d’État chargée de la perception des droits et taxes dus à l’entrée de marchandises sur un port.

Les transporteurs terrestres Les transporteurs routiers assurent l’acheminement de la marchandise depuis le site de production vers le port et vice-versa. Cet acheminement peut être envisagé par train si le réceptionnaire est équipé d’un embranchement ferré desservant son usine.

Le foyer des marins Constitué de bénévoles, il offre un accueil et des services rendus aux marins en escales.

La SNSM - Les sauveteurs en mer Assure un service d’urgence bénévole d’assistance en mer et sur les côtes aux navires et aux personnes en danger.

49


50


8

Les gardiens du mur de l’Atlantique

En 1940, la Côte Atlantique est stratégique pour les nazis qui veulent contrôler les entrées et sorties sur le territoire, anticipant également toutes les hypothèses de débarquements. L’ensemble de la zone côtière est alors déclarée «zone interdite». Boucau, Tarnos, Bayonne et Anglet deviennent donc à plusieurs titres des endroits stratégiques pour l’armée allemande, qui veut également contrôler l’accès au port de Bayonne. De nombreuses troupes viennent ainsi prendre quartiers dans ces quatre villes, s’installant par exemple chez l’habitant, réquisitionnant les bâtiments. Pour réaliser le Mur de l’Atlantique, l’armée d’occupation fait appel aux volontaires français, ainsi qu’à la réquisition de travailleurs via l’Organisation Todt. Les constructions que les Tarnosiens appelleront plus tard la Tour Barbara, la « Bougie » ou la « Piste des Allemands » (actuelle voie verte) datent de cette époque.

Batteries côtières 1942, Centre social et culturel Boucau-Tarnos

51


52


4

Les venelles de la cité des forges

Jeu d’échelle dans la cité des Forges où se confrontent l’immensité, la monumentalité des infrastructures portuaires face à ce petit quartier résidentiel, ce lieu de vie à taille humaine.


1

une nuit au port

Expérimenter une nuit au port, faites escale au refuge pour découvrir une autre temporalité de ce paysage singulier.


56


3

sur les vieux chemins de halage

La restauration du petit patrimoine crÊe de nouvelles ambiances paysagères, de nouveaux points de vue, de nouveaux lieux de vie sur le port de Bayonne.

57


8

la barre

58


Banque d’images et d’informations, concernant la Barre, construction de l’embouchure, plans des digues, naufrages... 59


60


3

points de vue

Points de vue est un festival de Street Art, organisé par la galerie Spacejunk, durant lequel des artistes viennent prendre possession des murs aveugles de Bayonne. Un moment fort qui permet de redécouvrir certains espaces oubliés. Il y a quatre ans, l’usine Maïsica souhaitait changer l’allure de ses infrastructures. Avec plus de 3000m2 de surface disponible, face au fleuve, les silos sont le rêve de tout street-artistes, le lieu idéal pour rendre hommage à l’Adour, au port, aux hommes qui y travaillent et à ceux qui y ont travaillé.

61


Festival des jardins de l’europe AVEC L’ASSOCIATION PAYSAGISTES SANS FRONTIÈRES.

Cofondé en 2008 par Francis Bueb, alors directeur du Centre André Malraux de Sarajevo, et Gilles Clément, ce festival invite des paysagistes, des artistes, des écrivains ainsi que des étudiants qui proposent des aménagements participatifs dans les espaces publics de la ville de Stolac, en Herzégovine. Le festival des Jardins de Stolac existe aujourd’hui grâce au partenariat des associations ParisSarajevo-Europe et Paysagistes Sans Frontières.

Les jardins de Stolac sont une quête perpétuelle d’appropriation et de mise en valeur des richesses présentes à Stolac ; pour une transformation du regard des habitants sur leur ville, marquée par l’histoire des Balkans à la fin du XXème siècle. En posant les questions du vivre ensemble et de l’espace public comme jardin commun, le festival tente de remettre en position de dialogue et d’entente les habitants à travers un projet participatif qui soit à la fois social, culturel, environnemental, pédagogique et artistique. La perception des éléments fondateurs du paysage et de l’identité de la ville est à réinventer par la création collective afin de redynamiser le territoire en inventant une nouvelle relation entre les habitants et les espaces de la ville. Ce sont les animations culturelles, les plantations, les oeuvres et le mobilier urbain installés à travers Stolac afin de susciter la curiosité qui participent tous à cet objectif.

Le festival accueille durant un mois des étudiants bosniens, serbes, croates et français (en paysage mais également dans les domaines de l’architecture, de l’art, de l’agriculture, de l’horticulture ou encore de la biologie). C’est ainsi l’occasion de rencontres multiples et d’échanges de savoir-faire autour de la question du paysage. Au cours du festival, les participants s’attachent à travers des échanges avec les habitants, à proposer des projets et à les réaliser ensuite. Le festival s’achève par une exposition de la démarche des participants et de l’ensemble des travaux réalisés (mobilier, photos, croquis, oeuvres in situ…).

62


Dans le cadre de ma formation paysage à l’ENSAPBx, j’ai choisi d’effectuer mon stage de troisième pratique au sein des associations Paris-Sarajevo et Paysagistes sans frontières. Afin d’explorer certains domaines du paysage et d’en comprendre le fonctionnement, que l’on ne voit pas depuis la position d’étudiant.

p1/9

Durant cette troisième année de paysage, les modules enseignés et les projets réalisés, m’ont beaucoup questionné sur le rôle du paysagiste, sur ses différentes casquettes de médiateur, de pédagogue et de concepteur... Et m’ont ainsi, fait réfléchir à quelle paysagiste, je voulais devenir.

Introduction

J’ai fait part aux associations de ses questionnements, et du travail réalisé durant le module du C9B, où il a été question de réaliser un atlas paysager de la Gironde. Nous avons choisi de traiter cette question sous l’angle de la rencontre. quiformation nous a permis d’entrer dans les Dans le cadre deCema paysage à l’ENSAPBx, paysages du quotidien des acteurs de ce territoire. Cet j’ai choisi d’effectuer mon stage de troisième pratique exercice m’a associations beaucoup plu et je voulais et savoir s’il était au sein des Paris-Sarajevo Paysagistes possible de co-construire des projets avec les habitants sans frontières. Afin d’explorer certains domaines du ou si cetteetdémarche n’était qu’une utopie d’étudiante paysage d’en comprendre le fonctionnement, que l’on ne voit pas depuis la position d’étudiant. Le festival des jardins de Stolac correspondait parfaitement à mestroisième attentes.année En effet, c’était pour moi l’ocDurant cette de paysage, les modules casion de continuer à travailler paysage à travers la enseignés et les projets réalisés, le m’ont beaucoup quesnotion de participation et de voyager. tionné sur le rôle du paysagiste, sur ses différentes casquettes de médiateur, de pédagogue et de concepAfin de présenter le déroulement de mon teur... Et m’ont ainsi,au faitmieux réfléchir à quelle paysagiste, je stage et les travaux que j’ai réalisés, je vais dans un voulais devenir. premier temps, présenter le contexte dans lequel s’est déroulé cetteaux aventure. Puis j’évoquerai les tâches qui J’ai fait part associations de ses questionnements, m’ont été confiées, ainsi que les difficultés pu et du travail réalisé durant le module du C9B,que où ilj’ai a été rencontrer. question de réaliser un atlas paysager de la Gironde. Nous avons choisi de traiter cette question sous l’angle de la rencontre. Ce qui nous a permis d’entrer dans les paysages du quotidien des acteurs de ce territoire. Cet R a p p o r t d e s ta g e - L a r z a b a l S a r a h - Tr o i s i è m e a n n é e p ay s a g e - a n n é e 2 0 1 4 / 2 0 1 5 exercice m’a beaucoup plu et je voulais savoir s’il était possible de co-construire des projets avec les habitants ou si cette démarche n’était qu’une utopie d’étudiante

Association Paris-Sarajevo-Europe

Le festival des jardins de Stolac correspondait parfaitement à mes attentes. En effet, c’était pour moi l’occasion de continuer à travailler le paysage à travers la notion de participation et de voyager. Afin de présenter au mieux le déroulement de mon stage et les travaux que j’ai réalisés, je vais dans un premier temps, présenter le contexte dans lequel s’est déroulé cette aventure. Puis j’évoquerai les tâches qui m’ont été confiées, ainsi que les difficultés que j’ai pu rencontrer.

R a p p o r t d e s ta g e - L a r z a b a l S a r a h - Tr o i s i è m e a n n é e p ay s a g e - a n n é e 2 0 1 4 / 2 0 1 5


Orchidea de la ville.

Le projet s’est mené en co-construit dès le déb étudiants qui ont choisi tout d’abord de visit pratiques... Mais aussi pour rencontrer les hab

R a p p o r t d e s ta g e - L a r z a b a l S a r a h - Tr o 64


but de l’aventure entre les intervenants et les ter la ville pour en comprendre la culture, les bitants avant de choisir les actions à mener.

i s i è m e a n n é e p ay s a g e - a n n é e 2 0 1 4 / 2 0 1 5 65


espaces habités et

WORKSHOP STOPCITY À NOVI SAD (SERBIE)

Stop City est un projet de recherche franco-italien portant sur l’urbanité non planifiée, les milieux en décroissance et les nouvelles sociabilités. Sont traités les devenirs de secteurs de complexité engendrés par des flux inédits, des pratiques sociales renouvelées et de nouveaux maillages urbains. Ce travail partagé résonne avec acuité quarante ans après le No Stop City du mouvement radical italien Archizoom qui ne semble plus en phase avec l’actualité de nos pratiques. Même les concepts plus récents de Ville générique et de Junkspaces développés par Rem Koolhaas, Stéphano Boeri et Sanford Kwinter dans le cadre de leurs recherches sur les mutations des villes du monde et les géographies instables ne suffisent plus à analyser les derniers développements de la ville contemporaine. Avec des étudiants de l’Ecole dEnseignement Supérieur d’Art de Bordeaux - EBABX, de l’école nationale supérieure d’architecture et du paysage de Bordeaux - ensapBx et du Politecnico di Milano. + 3 universités d’Istanbul (art/ archi/design). Pour sa deuxième édition, les trois écoles se proposent d’investir le territoire de la ville de Novi Sad objet et sujet de recherche. La dimension interdisciplinaire est ici clairement privilégiée, tant dans la constitution des équipes enseignantes et étudiantes françaises et italiennes, que des chercheurs associés. 66


67


68


ALL OVER AVEC LES CINQUIÈMES DU COLLÈGE CARBON BLANC

Repartons à la découverte d’« All Over » ! Le processus s’inscrit dans la lignée d’expériences qui, depuis les années 1990, permettent aux étudiants des écoles d’architecture et de paysage de sortir des murs, d’aller à la rencontre des acteurs des établissements secondaires et de développer avec eux des imaginaires partagés. Ce livre contient des fragments de ces rencontres entre les étudiants en architecture et paysage d’une part, les élèves de collèges et de lycées d’autre part et enfin les enseignants. Il constitue un lieu dans lequel l’expérience et sa mémoire sont réunies. Il se présente comme un collage de moments, entièrement composé par ses propres acteurs. Le dialogue est d’abord une question d’écoute. La complexité réside en un équilibre subtil entre convictions personnelles et capacité à écouter celles des autres pour co-construire. C’est inévitablement un lieu de débat infini, sauf si l’on admet le postulat suivant : rien ne se décide seul, tout est affaire de négociation pour co-construire le projet. Je rappelle que le temps de l’atelier est limité et que l’imposition d’un modèle à recopier est une solution inenvisageable. L’objectif premier est de permettre à une action collective de création – c’està-dire partager un processus de création sur un terrain commun – de se mettre en route.

L’action collective ne signifie pas que tout le monde fait la même chose, au même moment, dans un souci d’équité de réception des savoirs. À sa manière, chacun doit trouver sa place pour que sa réponse puisse être à la fois audible et construite, soit dans une réponse individuelle, soit intégré à un projet plus vaste. Aucune hypothèse n’est écartée. En amont cependant, il faut être en mesure de les distinguer, de les entendre, puis de les accompagner. L’étudiant, l’élève, l’enseignant, chacun avec ses capacités, sa culture, son intelligence, instruit les espaces du dialogue. C’est épuisant, mais aucune économie n’est possible. L’épuisement est l’unique preuve d’un début d’écoute. C’est seulement à cette condition d’équivalence et d’affirmation de la valeur des mots de chacun, quelle que soit la culture dont ils proviennent, que le dialogue s’instaure. Celuici est le fruit de la combinaison de notions savantes, de références populaires, d’attentes ordinaires, d’idées improbables, de blagues et de banalités. Mais lorsque chacun ose dire ce qu’il souhaite pour s’engager dans un processus de création, c’est gagné.

69


70


stop city COMMENT LE MARKETING URBAIN ET CES DISCOURS NOUS VEND-IL LA VILLE DE DEMAIN?

LA FABRIQUE DU DISCOURS Le discours du projet de paysage, un récit qui modifie les perceptions

Qu’est-ce qu’une métropole  ? Le terme désigne « un ensemble urbain de grande importance qui exerce des fonctions de commandement, d’organisation et d’impulsion sur une région. Elle entretient d’importants réseaux internationaux et bénéficie d’excellentes conditions d’accessibilité, d’accueil et une image positive. » Les métropoles ont pris aujourd’hui une place croissante et sont soumises à une concurrence sans précédent. Elles doivent lutter pour exister, lutter pour attirer et retenir des habitants, lutter pour que des entreprises et des investisseurs les rejoignent, lutter pour s’affirmer comme pôle touristique. Être une ville attractive et compétitive n’est pas chose aisée, les métropoles doivent alors affirmer leurs atouts.

Le paysagiste envisage sa pratique tant comme un acte matériel que comme un travail sur les perceptions. La transformation de l’espace est guidée par la lecture de valeurs identitaires et symboliques. La valorisation et la réinterprétation de ces éléments sont la base de la création d’une nouvelle image. Par la réalisation du projet, le paysagiste modifie les perceptions des acteurs et les ancre dans la réalité. C’est de cette notion de perception que sont nés les discours sur le paysage. Pour Alain Roger, le pays peut devenir paysage sous certaines conditions : « Il y a deux façons d’esthétiser un pays [...]. La première consiste à inscrire directement le code artistique dans la matérialité du lieu. On “artialise”, comme j’aime à dire, reprenant après Charles Lalo un mot de Montaigne, in situ. C’est l’art millénaire des jardins et, depuis le XVe siècle, celui des jardins paysages, du landscape gardening. L’autre manière est indirecte. On n’“artialise” plus in situ, on opère sur le regard, on lui fournit des modèles de vision, des schèmes de perception et de délectation, bref on “artialise” in visu ».

« Il faut paraître pour être : c’est à coup sûr la conviction des équipes dirigeantes des municipalités... » Dans ce contexte, les politiques de promotion territoriale ou de marketing urbain ont un rôle clé pour gagner la bataille de notoriété. Les métropoles envisagent d’abord des solutions au niveau local, en requalifiant certains quartiers par des projets urbains. Au travers d’une grande politique de renouvellement, en se dotant d’une image dynamique et créative, elles déploient un discours marketing permettant de légitimer une vision nouvelle dans les perceptions collectives. Le marketing urbain fait ainsi partie de la fabrication de la ville d’aujourd’hui.

La conception d’un projet est aussi la construction d’un récit. Nous lisons l’histoire du lieu pour raconter celle de son futur. Ainsi, étudier les discours sur l’évolution de la ville contemporaine permet d’en comprendre sa fabrication.

Ces stratégies d’évolution de la ville ont toutefois leurs limites. Quelle place y a notamment la question de l’habitant  ? Quelle réflexion est faite sur la durabilité de cette nouvelle ville, son identité ou la création d’une ségrégation spatiale ? La ville de demain peut-elle passer de la simple image à la réalité ?

LE DISCOURS SUR L’ÉVOLUTION DE LA VILLE, UNE REPRÉSENTATION DE SA FABRICATION « Tout ce qui vit change en permanence. Les villes aussi, en dépit de leur apparente stabilité. Leurs transformations résultent de la combinaison entre les millions de petites décisions que prennent leurs habitants et les effets des politiques publiques. »

PROBLÉMATIQUE De 1995 à 1997, la municipalité de Bordeaux a identifié un arc de développement durable de l’agglomération à travers des terrains mutables, présents de Bordeaux maritime à Bordeaux sud en passant par Bastide. Elle l’a appelée « l’arc de développement des 3 B ». Le troisième B de cet arc, Belcier et ses pourtours (Bordeaux sud), encadre la gare Saint-Jean, qui accueillera bientôt la future Ligne à grande vitesse (LGV). L’arrivée de celle-ci va provoquer un bouleversement, tant au niveau du nombre de voyageurs, qu’à la position de Bordeaux comme carrefour européen. La création d’une Opération d’intérêt national (OIN) en 2009 encadre ces transformations à l’échelle de la métropole, afin de donner une cohérence à ce grand projet de part et d’autre de la Garonne. L’écoquartier Ginko, Bordeaux estuaire rive droite, la ZAC Darwin dans l’ancienne caserne Niel, la rénovation de la cité Grand Parc, Bordeaux [Re] Centres... La ville et Bordeaux Métropole mettent tout en œuvre pour que « cette opération d’aménagement globale soit bien plus qu’un simple réaménagement de la gare. Il s’agit de créer une nouvelle ville dans la ville... »

Dans l’histoire de l’urbanisme, la ville de demain s’est vu attribuer différentes qualifications. On la définit, par exemple au XIXe siècle, comme un organisme qu’il faut rendre respirable, et l’on élabore alors un mode de pensée en réaction. L’apparition des discours sur la ville hygiéniste rend ainsi compte de ce désir d’air pur. Durant l’aprèsguerre, lors de l’émergence de la société de consommation, la ville est en reconstruction, on la réorganise de manière fonctionnelle en y incorporant des zones de loisirs, des centres commerciaux, en conformité avec un désir et un besoin de rêver. À partir des années quatre-vingt, avec la mondialisation et le développement du tourisme, les villes perdent leurs repères et l’on élabore des stratégies pour les rendre singulières, on les redynamise, les restructure pour faire face à la concurrence européenne. Les villes cherchent des symboles auxquels s’attacher, une nouvelle identité à l’heure de la métropolisation.

...

71


Festival des jardins de lâ&#x20AC;&#x2122;europe AFFICHE DU VERNISSAGE

72


73


Audenge, révéler des lieux singuliers ou oubliés LAISSE DE MER

SUR LA PLAGE,

la laisse de mer dessine des lignes : petits présents drossés par les marées, leur dessin raconte par fragments les horizons proches et lointains du Bassin. Sur le port, l’ancre monumentale qui veille le bout de la jetée invite à venir jouer avec les lignes de son ombre, écho au rituel marin qui se déroule plus bas… dans ce jeu ci, c’est le fil des heures et l’affluence sur le Port qui serviront de trame à la composition du dessin. Lorsque le soleil quitte la partie, le grand diagramme qui se lit alors sous l’ancre semble capable de raconter l’expérience du lieu au cours de cette journée, dans toutes ses dimensions. Indices fidèlement enregistrés, de temps et d’espaces, de Nature et d’Hommes, recomposent le vaste paysage sour forme de fragments et d’ellipses : tentative d’épuisement d’un lieu Audengeois.

74

RÈGLE DU JEU :

Chaque personne qui atteint le bout de la jetée puise un échantillon dans la collection de trésors, et marque son passage en le déposant dans une case du jeu, désignée par la ligne d’ombre de l’ancre.


75


Audenge, révéler des lieux singuliers ou oubliés LE PETIT POUCET Place du jumelage. Bientôt les oiseaux viendront, et du dessin Un trou dans la maille de platanes, un grand tableau noir sur lequel raconter de la forêt jumelée il ne restera plus que les cœurs, troncs nus alignés sévèrement... l’autre côté du miroir : un jumelage en négatif, une version renversée de cette grande trame arborée au milieu de laquelle se dresse un arbre mort, pauvre totem dépouillé attirant pourtant tous les regards. Sur le tableau noir du bitume jumelé, l’on a donc dessiné de grandes silhouettes vues d’oiseau : des platanes de maïs doré, qui scintillent sur le sombre asphalte.

76

Mais alors, sans que l’on n’y ait pris garde, un cœur dont les branches n’ont pas été emportées se détache sur le sol : fierté du Petit Poucet, ce jumeau renversé de l’arbre mort est fait de petits cailloux... Déployé sans vanité au milieu du champ vide qui a remplacé le mail de graines dorées, il est dans cette histoire parallèle, celui qui reste.


77


Sarah Larzabal

P A Y S A G I S T E

D P L G

http://sarah-larzabal.ultra-book.com www.linkedin.com/in/sarah-larzabal

Profile for sarah-larzabal

Portfolio Sarah Larzabal - Paysagiste DPLG  

Portfolio Sarah Larzabal - Paysagiste DPLG  

Advertisement