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Les Éditions Sans Limites, inc. présentent : Le cinquième tome d’une trilogie de Martin Laporte

Pensées du Jour Tome FINAL

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Catalogage avant publication (Canada) Laporte, Martin, 1980Pensées du jour : Tome Final ISBN 978-2-923312-09-5 I. Titre. II. Humour III. Humour – Absurde IV. Humour – franco-ontarien V. Pensées C848’.602 PS8623.A737P465 2010 Tous droits réservés. Toute reproduction, traduction, ou adaptation, en tout ou en partie, par quelque procédé que ce soit, est strictement interdite sans l’autorisation au préalable de l’Éditeur. Les Éditions Sans Limites, inc. Orléans (Ontario) Courriel : editions@sanslimites.ca Internet : www.sanslimites.ca Dépôt Légal – 2e trimestre 2010 Bibliothèque Nationale du Canada

Conception de la couverture : Anick Bauer www.anickbauerdesign.ca Révision : Renée O’Neill Traductions O’Neill – traductionsoneill@rogers.com Du même auteur : Pensées du Jour – Tome Bleu Pensées du Jour – Tome Rouge Pensées du Jour – Tome Pas Jaune Pensées du Jour – Tome de Bronze Du même éditeur : 8850 - Récit d'aventures de Jean-François Carrey, devenu le plus jeune Canadien à avoir conquis l'Everest Auteur : Danièle Vallée C'est arrivé à Sainte-Utopie – contes fantastique Auteur : Stéphane Guertin 4


Ce livre est dédié à mon fils Victor qui héritera de tous les livres que je ne vendrai pas.

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Préface Plusieurs diront que ce livre est sans contredit un ouvrage prodigieux et une introspection approfondie et philosophique de l’être humain dans toute sa complexité, sa pureté et sa naïveté. C’est aussi un livre débordant d’enchaînements géniaux, de petites histoires et de récits si bien ficelés, qu’il restera à jamais ancré dans nos mémoires et fera certainement partie des plus édifiants recueils franco-ontariens jamais publiés jusqu’à maintenant. Pour ma part, je qualifierais ce livre de « pratique quand on en a pour une dizaine de minutes à niaiser sur le trône en attendant que ça sorte. » C’est une blague. Sérieusement, j’ai beaucoup aimé les premiers tomes de Martin Laporte et c’est pourquoi c’est un honneur pour moi de signer la préface du dernier tome de cette trilogie de cinq livres. Quand Martin Laporte m’a téléphoné pour me demander d’écrire le préambule de son tout dernier livre, je lui ai dit spontanément : « Tu me rappelles une autre fois à la maison sur ma ligne privée et je te tue. Est-ce que c’est clair? » Mais au fond, cette réaction quelque peu violente venait sûrement du trac et de l’excitation que je ressentais à ce moment précis. Cette rage 7


soudaine venait certes confirmer l’agitation que je ressentais lorsque ce maître d’œuvre apparut comme par divination au bout de mon oreille. Moi qui avais déjà lu et adoré sa toute première œuvre littéraire, « Comment gruger la viande autour d’un “T-bone” sans se salir la face », j’ai accepté avec beaucoup d’enthousiasme. J’ai eu l’honneur de côtoyer cet auteur exceptionnel lors d’une tournée ontarienne et acadienne avec le groupe Improtéine. Dès les premières minutes de notre rencontre, j’ai compris pourquoi les gens l’admiraient autant. J’ai été immédiatement subjugué par sa présence, ébranlé par son charisme fou et ébloui par sa grande chevelure noire frisée, qui abrite toujours d’ailleurs une famille de réfugiés pakistanais. Martin aurait pu décider d’écrire de grandes proses comme le faisaient si bien Charles Baudelaire, Jean-Jacques Rousseau ou encore Francis Ponge. Mais il a décidé de se mettre à notre niveau et de restreindre son art pour que nous, petit peuple, puissions aussi jouir de son ouvrage. Ce recueil est fabuleux si vous n’avez que quelques minutes à consacrer quotidiennement à la lecture. Il est surtout abondamment utile dans toutes sortes de circonstances.

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Tellement facile à lire que vous pouvez le parcourir pendant que vous êtes en attente avec une compagnie de merde au téléphone qui vous fait patienter pendant que la fille du service à la clientèle parle dans votre dos à ses amis au poste d’appel. Vous pouvez le lire à un feu rouge, un arrêt-stop, si vous roulez à moins de 35 km/heure, mais ne le lisez pas à un feu jaune qui clignote, ce n’est pas prudent. Lisez-le pour vous désennuyer quand un morceau est trop facile à couper sur un banc de scie. Utilisez une des pages pour vous décrotter les dents au restaurant (dans la salle de bain, loin des regards, bien sûr). Mordez dedans si vous êtes en camping et qu’on doit vous enlever un membre infecté de tétanos. Quoi que vous fassiez, ce livre est indispensable. Il deviendra votre meilleur ami et qui sait, peutêtre un jour aurez-vous envie de lui donner un nom, de lui coudre des vêtements, de lui tricoter de petits bas de laine et de l’amener au parc jouer avec d’autres livres. Caressez ce livre et prenez-en soin. Il va valoir plus cher plus tard si vous le vendez au « pawnshop ». Bonne lecture. Patrick Groulx 9


Le 28 mai 2007 C’est la première pensée du jour du livre. Ça, ça veut dire que la prochaine sera la deuxième. Ce que vous lisez présentement, c’est le premier paragraphe. C’est ma façon de vous parler de n’importe quoi ou d’autres choses. Des fois, je serai choqué contre des objets inanimés, des fois je vous expliquerai une activité à faire avec un pigeon et une pelle et des fois, ce ne sera ni l’un ni l’autre. Si j’ai une opinion, c’est souvent dans ce paragraphe que je vous la dévoilerai. Ne soyez pas étonnés d’être surpris. Je tiens à vous avertir que je fais également beaucoup de jeux de mots. Ce n’est pas seulement pour camoufler les fautes d’orthographe, mais aussi pour ajouter de l’humour. Parce que Dieu sait combien c’est drôle de déformer un mot pour en former un autre. Alors je me souhaite un bon 188 pages en votre compagnie et j’espère avoir l’occasion de vous dire des niaiseries en personne un jour. Voici la pensée du jour : ---- Quand un chaudron a froid, il met ses marmitaines. ---Une bonne blague de chaleur, ça cause toujours un froid. Dans chaque PDJ, il y a une chronique. Pour vous donner un exemple, en voici une qui énumérera la liste des choses que vous verrez dans les chroniques cette année (les sujets sont souvent mieux que ça) : 10


- Des mots - Des phrases - Des PDJ-romans! On les aime ou on les déteste, mais dans les deux cas, ils seront là tous les vendredis du livre! - Une histoire à suivre et à ne pas comprendre - Des babillards qui vous donneront les nouvelles de votre région. Par « votre région », je veux dire des endroits que vous ne connaissez pas ». et finalement : - N’importe quoi que je veux faire parce que c’est moi qui écris. Si je ne suis pas inspiré pour une chronique, je fais autre chose. Un peu comme George W. Bush 1 , qui ne sait pas comment gérer un pays, alors il fait autre chose. Je finis toujours par une salutation du genre de « Bye » ou « Arrête Perline!!! » et je vous laisse avec une citation de quelqu’un avec qui je suis pris pour la vie, mon épouse, qui me disait justement l’autre soir : « Bon, les PDJ recommencent, tu vas encore me faire honte. » Cet été, ce sera encore plus spécial parce qu’elle est enceinte 2 et donc elle est inspirante! Estivalement vôtre, Martin « explorateur de pas grand chose » Laporte 1

À l’époque où mon génie m’inspirait à rédiger ces lignes, cet abruti gouvernait les États-Unis. 2 J’emploie le présent même si ma femme était enceinte en 2007 et en 2008-09. Il est donc possible qu’elle soit encore enceinte quand vous lirez ce livre. 11


Le 30 mai 2007 Bonne journée de la saucisse italienne douce, Aujourd’hui, je vous parle de lavabo. Je pense qu’on se connaît assez maintenant pour pouvoir entamer une discussion sur le sujet. Je n’ai rien contre les lavabos, je pense sincèrement qu’ils sont indispensables : sans eux l’eau coulerait par terre et il y aurait des dégâts. Mais je suis persuadé que la personne qui conçoit la majorité des lavabos de salles de toilettes publiques est un pigeon avec des troubles d’apprentissage. Pourquoi y a-t-il toujours un lavabo de deux pieds de profond, mais dont le robinet coule à deux centimètres du bord? Allô!!! Y’a 59 autres centimètres qu’on peut mouiller!!! Là, tu te laves les mains, pis tes doigts frottent le bord du lavabo qui n’est pas toujours des plus propres et tu te demandes pourquoi tu te laves les mains en les frottant sur de la céramique sale. J’ai rarement le goût de pleurer mais là... on me pousse à bout! Quand j’ai remarqué ça, j’ai crié au gars qui occupait l’urinoir à côté de moi « AAAHHHHH Y’a jamais assez de place icitte!!! » C’était plaisant. Voici la pensée du jour : ---- Pour guérir un feu sauvage, ce n’est pas une bonne idée de « becquer bobo ». ---12


J’ai fait un spectacle avec le groupe Improtéine hier soir et au moment où vous lisez ceci, j’en fais probablement un à Hawkesbury 3 . Bref, ça m’a inspiré une chronique qui s’intitule « Signes que ton spectacle ne va pas très bien » : - Les sourds te huent. - Les muets te huent. - La corde de ta guitare, ton fémur et ta blonde cassent pendant ton solo. - T’oublies ton texte, le moment où tu dois entrer sur scène et ton linge. et finalement : - Les spectateurs ne se réveillent même pas pour l’entracte. C’est la fête de mon père aujourd’hui, et le plus beau cadeau que je pouvais lui faire c’est de ne pas en parler dans les pensées du jour... ah ben, trop tard! C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que vous gagnerez une peluche à une foire agricole et je vous quitte en disant ce que ma femme enceinte me dit souvent : « Touche ma bedaine, elle rit de toi! » Bedainement vôtre, Martin « pigeon d’eau douce » Laporte 3

Grande ville de l’Est ontarien. Par grande ville, je veux dire endroit qui a un dépanneur et un feu de circulation. 13


Le 31 mai 2007 Bonne semaine de la simagrée 4 , Hier, j’ai fait deux activités contraires. J’ai subi une visite chez la sage-femme et j’ai fêté les 55 ans de naissance de mon père. D’un côté, j’en apprenais sur un petit humain qui va commencer sa vie et de l’autre, je fêtais quelqu’un qui achève la sienne. Les deux évènements étaient quand même très semblables. Dans les deux cas, ça a duré environ une heure, dans les deux cas, on a parlé du bébé et dans les deux cas, quelqu’un touchait le ventre de mon épouse pendant que je mangeais du gâteau. Ça fait du bien des fois d’entendre parler d’une autre bedaine que la mienne. Bref, j’ai appris que ma femme est enceinte de 22 semaines et cinq jours exactement. Ça veut dire qu’il me reste moins de 18 semaines pour devenir samouraï!!! Ou apprendre à changer une couche, selon ce qui prendra le moins de temps. Voici la pensée du jour : ---- L’arbre qui pousse le plus en Antarctique, c’est le pin gouin. ----

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C’est mon mot préféré après baluchon et pommade.


Bien sûr, qui dit « visite chez la sage-femme » dit chronique qui s’intitule « Choses à ne pas dire à un rendez-vous chez la sage-femme » : - Donc si je comprends bien, tu voulais être médecin, mais sans faire d’études, c’est ça? - Qu’est-ce que vous voulez dire « Je vais être père? » C’est elle qui est enceinte, pas moi! - Si je veux entendre le bébé? Dis-moi pas qu’il braille déjà? et finalement : - Je suis content que vous me parliez de l’accouchement, ça me permet de me faire une liste d’excuses pour ne pas être là! Je vous souhaite le plus beau 31 mai à vie et n’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires! Je vous quitte en vous disant ce que ma femme enceinte me disait hier soir : « Si tu continues à me faire honte comme ça chez la sage-femme, je vais te forcer à revenir! » Anaheimencinqment 5 vôtre, Martin « accouche mais pousse égal » Laporte

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C’est une petite farce pour les amateurs de hockey dans les pays chauds. Anaheim jouait contre Ottawa… Ottawa n’avait aucune chance! 15


Le 1er juin 2007 Hé! Bon vendredi, Êtes-vous déjà allé au Tim Horton’s? (Les lecteurs du Bengladesh, laissez-faire.) Si vous vivez au Canada, vous avez probablement déjà mis les pieds dans un de ces commerces. C’est ce que j’ai fait hier soir. J’ai commandé un café et un beigne. On m’a répondu : « Nous n’avons plus de beignes. » En fait, elle m’a répondu « Sorry, we’re out of doughnuts and what’s a “café”? », mais la morale de cette histoire, c’est qu’il n’y avait plus de beignes... Allô!!!! Tu vends deux choses dans ton restaurant, comment peux-tu ne pas avoir une des deux affaires? C’est comme aller au Dairy Queen et qu’il ne reste plus de crème glacée ou aller au HMV, pis il ne reste plus de CD ou encore aller au Wal-Mart, pis y reste plus rien de fabriqué en Chine. J’allais chialer, mais j’ai regardé le visage perdu et terrifié de la petite madame au comptoir et je me suis dit... qu’elle avait déjà assez souffert dans la vie. Voici la pensée du jour : ---- Quand une oie devient sourde, elle doit apprendre le langage des cygnes. ---C’est le temps du premier PDJ-roman! J’explique pour ceux qui ne savent pas ce que c’est... les autres, vous pouvez lire quand même. C’est un téléroman, mais dans une PDJ... d’où le nom évocateur de PDJ-roman. Ne soyez pas surpris de 16


ne pas suivre l’histoire. Il y a tellement de personnages qu’en quatre tomes, nous ne les avons pas encore tous rencontrés. Assoyez-vous donc confortablement sur quelqu’un de confortable, car le premier PDJ-roman commence. Cette semaine, Linda et Fernand se préparent à partir en vacances dans le Sud. Fernand : Linda, as-tu vu mon costume de bain? Linda : T’es pas pour te déguiser en baignoire avant de partir??? Fernand : Ah... Linda : Je te l’ai dit, ne me fais pas honte!!! Fernand : Ben là, pourquoi tu m’emmènes d’abord? Linda : Parce que j’ai pas trouvé de gardienne qui voulait garder un gars de 40 ans. Fernand : J’comprendrai rien là-bas, je parle pas espagnol. Linda : C’est pas grave, avec ta face, y’a personne qui va vouloir te parler. Fernand : Ça me tente pas moi de faire des chameaux de sable. Linda : Châteaux... Fernand : Pis je ne veux pas me faire brosser sur la plage. Linda : Bronzer... Fernand : Pis je ne trouve pas ça amusant de jouer dans les bagues. Linda : Vagues... maudit que tu comprends rien! Fernand : En tout cas, tout ce que je vais faire làbas c’est me coucher sur une chaine longue en dessous d’une parabole pis je vais faire mon carême solaire. 17


Linda : Wow... Que se passera-t-il??? Fernand aura-t-il la tourista? Linda commandera-t-elle une margarita? Trouveront-ils le corps de Pedro Sanchez? C’est ce que nous allons sûrement oublier lors du prochain épisode! Je vous souhaite une excellente fin de semaine. Je vous quitte en vous disant ce que ma femme enceinte me disait hier soir : « Eille!!! Où est-ce qu’il est mon septième cornet? » Coulédansleciment vôtre, Martin « mon kayak tousse » Laporte Dans le seul et unique but de remplir les espaces vides, je vous invite à suivre la trépidante aventure qui suit. Oh oui, plaisir, fantaisie, spatule et suspense seront au rendez-vous! Vivez maintenant La Spatule de la mort!!! La Spatule de la mort

Gromohijins détestaient les LesGraveschuks, Le premier chef des

Partie 1

Graveschuks, l’infâme Krouvelaschk avait volé la spatule de la mort des mains du chef des Gromohijins, Lakkgheuun. Depuis ce moment, personne chez les Gromohijins n’était mort. Impossible de mourir sans la spatule de la mort. Des centaines d’années se sont écoulées et les Gromohijins sont aux prises avec un grave problème… quoi faire avec tous ces vieux? 18


Le 6 juin 2007 Bon mercredi des Cendres en retard, Je viens tout juste de manger une pizza pochette, alors il se peut que j’aie renversé un peu de sauce sur la PDJ... Vous m’en excuserez. Parlant de concert de musique, hier soir, j’ai animé un concert de musique d’orchestre et je me suis rendu compte à quel point je ne connais rien à la musique instrumentale. En fait, le seul instrument à vent que je peux jouer, c’est l’aspirateur. Mais, j’en apprends toujours! Voici ce que j’ai appris ce soir : il existe plus de deux instruments de musique; ce n’est pas parce que c’est en métal que c’est une trompette; les musiciens n’aiment pas qu’on lance leurs instruments sur quelqu’un de leur famille et ce n’est pas parce que tu es un nain que tu ne peux pas jouer du hautbois. Je me coucherai moins niaiseux ce soir... comme si le contraire était possible! Voici la pensée du jour : ---- Si tu te fais des camarades en papier, ce sont des origamis. ---C’est maintenant le temps du babillard communautaire! Oui, donnons la voix à ceux qui n’en méritent pas et voyons ce qui se passe en général, dans un endroit quelconque.

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« L’orphelinat St-Rogatien de North Lancaster organise une grande vente de garage. Pour faire de la place, tous les enfants seront à moitié prix! Aucune offre ne sera refusée! BBQ à midi! » « L’école élémentaire La Coquerelle aura une journée portes ouvertes. En effet, le système d’aération fait défaut et il faudra ouvrir les portes pour le restant de l’année. Veuillez vous présenter au secrétariat avant de voler quelque chose ou de commettre un crime. » « La galerie Étienne-St-Georges est fière de vous présenter l’exposition “Lama dans tous les états” de l’artiste-peintre Mimi Monette. Mimi travaille depuis plus de 20 ans à faire des peintures de lamas avec de la sève de tulipe d’eucalyptus, son arbre préféré. Venez admirer le célèbre “Lama sur un banc”, le légendaire “Lama dans un évier” et l’inévitable “Lama dans le lac Huron”. Qu’estce que je fais avec cette peinture Mimi? Tu lama là-bas! Hahaha des secondes de plaisir! » Et c’est fini! Je vous laisse avec les sages mots de ma femme enceinte qui prend très bien soin de moi : « Bois de l’eau et tais-toi! » Déshydratement vôtre, Martin « délivrez-moi de ce tiroir! » Laporte

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Pensées du Jour - Tome Final