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Décider

Après mûre réflexion ou en suivant son intuition?

19 __ Recherche et innovation au profit de la santé des femmes 24 __ Faire du sport en hiver: sortir coûte que coûte


VRAI OU FAUX

Le gaz carbonique provoque-t-il des flatulences? Nous répondons aux questions que vous vous êtes toujours posées. Écrivez-nous – vos demandes sont les bienvenues! redaktion@sanitas.com

Comme leur nom l’indique, les boissons gazeuses sont des boissons contenant du gaz carbonique. Or, le liquide et le gaz sont logés à la même enseigne dans notre organisme: s’ils entrent, ils doivent bien ressortir à un moment donné sous une forme ou une autre. Notre corps est spécialisé dans l’élimination des gaz qu’il ingère: si nous absorbons beaucoup de gaz carbonique, parce que nous ne voulons pas nous passer d’eau minérale gazeuse, de soda ou de coca, il s’accumule dans notre estomac. Lorsque la pression devient trop forte, le sphincter œsophagien inférieur s’ouvre, permettant au gaz de s’échapper sous forme de renvoi. Le gaz carbonique ne passe pratiquement pas dans l’intestin. Ce dernier produit lui-même du dioxyde de carbone lorsque les bactéries intestinales font leur travail. Ce qui peut provoquer des flatulences... qui ne sont pas occasionnées par les bulles de nos boissons préférées.

I l l u s t r a t i o n:

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Joni M

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ÉDITORIAL / CONTENU

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8 Chère lectrice, cher lecteur, La plupart d’entre nous se portent très bien en Suisse. Tellement bien que nous nous éparpillons parfois en raison des nombreuses options qui s’offrent à nous. a fonction de CE me conduit moi aussi à prendre en permanence des décisions. Pour cela, je m’appuie sur notre stratégie et nos valeurs. Prendre des décisions demande souvent du courage, car la peur et l’incertitude nous incitent à adopter la voie la plus sûre, et non la meilleure. Je m’efforce donc de faire preuve d’audace en choisissant la «bonne option. Daniel Hausmann- h rig, chercheur en neurosciences, compare ce processus à une randonnée. Hans-Ruedi Räz, directeur d’une unité de dialyse, affirme même que la capacité décisionnelle est tout aussi importante pour les médecins que le métier lui-même. ous aussi, vous devez prendre des décisions au quotidien. ous avez par exemple décidé de vous assurer auprès de Sanitas et de nous honorer de votre confiance. Nous vous en remercions du fond du cœur.

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Vrai ou faux Bouillon d’infos

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DOSSIER: DÉCISIONS Nous prenons chaque jour une multitude de décisions. Nous devrions donc être rompus à l’exercice... eh bien non, pas toujours! «Les décisions: l’alpha et l’oméga du quotidien des médecins» Quand chaque minute compte, il ne faut pas hésiter. Visite au service de dialyse et aux soins intensifs de l’hôpital cantonal à Baden Quand faut-il demander un second avis médical? Opérer, oui ou non? Un second avis peut aider à faire un choix éclairé. Conseils d’une spécialiste Le pouvoir de décision Nous prenons chaque jour plus de 0 000 décisions dont beaucoup de manière inconsciente. D’autres nous demandent de gros efforts Infographie: de quel côté penche la balance?

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Start-up Rea: le protège-slip qui sauve des vies Côté privé: qui est photographe et globe-trotteur? Remèdes maison: le spectre de la migraine Être actif: le sport en hiver Sani et Elina: le nettoyage de printemps Lexique: S comme Suspension

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Couverture: Désirée Good

Andreas Schönenberger, CEO de Sanitas

IMPRESSUM Éditeur Sanitas Assurance Maladie, Jägergasse 3, 8021 Zurich, sanitas.com/magazine | Contact redaktion@sanitas.com, t l Responsable du projet Claudia Sebald | Rédaction Julie Freudiger, Helwi Braunmiller, Michael Suter, Nicole Krättli, Barbara Lukesch, Robert Wildi | raduction Service de traduction de Sanitas | Art Direction Christine Gertsch, r i e eb er Lithographie Detail AG | Impression i ri ter i ri ter Crédit photos Toutes les images ne portant aucune mention particulière sont la propriété de e e i ri it o o t de i e o li e e de it ira e rd ier olo i e Parution oi r e r i lle d et it lie e ro i ro r tr e i

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BOUILLON D’INFOS

Propre plaidoyer

Bienvenue chez Sanitas Sanitas compte 51 218 nouveaux assurés au 1er janvier  0 1. Ce nombre nous réjouit. Nous tenons également à remercier nos fidèles clients de la confiance qu’ils nous témoignent. Cette année aussi, nous ferons de notre mieux pour que vous vous sentiez en de bonnes mains. sanitas.com/cordiale-bienvenue

The Breathing App —

Détente à l’état pur Vous aussi avez décidé de déstresser cette année? Pour vous relaxer rapidement, rien de tel que les exercices de respiration. Prenez-vous une minute pour respirer consciemment, même lorsque votre agenda est ultra serré. «The Breathing App»* vous guide. + Possibilité de régler individuellement la durée de l’exercice et le rythme respiratoire + Facile d’utilisation + Appli gratuite – Textes et vidéos explicatifs en anglais uniquement * Téléchargement via l’App Store ou Google Play

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BOUILLON D’INFOS

Le jardinage —

C’est bon pour la santé

Étude Unic —

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Sanitas est en tête

Retrouvez les plaisirs du jardinage après l i er e e et o iti rl t o t ro ie ti e e t le tre l’anxiété ou la dépression diminuent et le volume respiratoire augmente. Pour b ier de e bie it le rdi e r le b l o td r o pouvez par exemple commencer avec les semis précoces: mâche, carottes, persil et ro ette t e r ri il ie l ter le souci et le myosotis.

Meilleure note App Store parmi les caisses maladie

Quel succès pour l’appli du portail de it e e ri e i de Berne, a mené une étude sur les portails clients proposés par les assurances maladie suisses. La conclusion qu’elle en tire: «Sanitas est i b tt ble t l te d e de o tio lit t e der i re o t e ore t to e d or i le déclarations d’accident peuvent aussi être envoyées en ligne. Inscrivezvous dès aujourd’hui au portail clients de Sanitas. sanitas.com/appli-portail

51 Le chiffre

%

des Suisses souhaitent avant tout perdre

du poids. veulent améliorer leur santé mentale et physique. Source: Sanitas Health Forecast 2020

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Les opportunités qui s’offrent à nous sont aujourd’hui plus nombreuses que jamais, mais peuvent aussi très vite nous dépasser. Demander conseil, échanger son expérience avec d’autres, discuter et se fier à son intuition revêtent une importance d’autant plus particulière dans la prise de décision. Et n’oublions pas que nous avons toujours le droit de revenir sur nos choix. 6

Photo: © Danil Nevsky/Stocksy United

L’embarras du choix


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DOSSIER: DÉCISIONS

«Les décisions sont l’alpha et l’oméga du métier de médecin» Décisions à la chaîne sur les interventions et les traitements: si on a du mal à prendre des décisions, on n’est pas fait pour ce métier, déclare Hans-Ruedi Räz, néphrologue et médecin-chef à l’hôpital cantonal de Baden (KSB). Texte Barbara Lukesch, Helwi Braunmiller

Photos Kostas Maros

L’

unité de dialyse de l’hôpital cantonal de Baden se trouve dans une grande salle inondée de lumière, située dans un bâtiment neuf dont les fenêtres s’ouvrent sur les prairies et les arbres: une vue sur la verdure qui fait du bien aux yeux et au cœur. Nous sommes un vendredi après-midi, et l’agitation habituelle de l’hôpital s’est un peu calmée. Hans-Ruedi Räz est le chef du service. Il profite de ces moments plus calmes pour rendre visite à ses patients et s’assoit près du lit d’un homme âgé. Il lui demande comment il va, échange quelques mots chaleureux et lui souhaite un bon week-end. Au même moment, un autre patient lâche le tampon de coton qui bouche la veine après la dialyse. Du sang s’échappe et coule sur le lit. Le médecin-chef ouvre immédiatement un tiroir contenant des pansements et prête main-forte à l’infirmière qui s’occupe du vieil homme un peu effrayé. Les petites décisions sont parfois essentielles.

«Dès les salutations, il fallait avoir un plan en tête sur la suite du traitement du patient.» Hans-Ruedi Räz

Éviter le pire Selon le Dr Räz, les décisions constituent l’alpha et l’oméga du quotidien de chaque médecin. «Si vous avez du mal à prendre des décisions, vous n’êtes pas fait pour ce métier». Le Dr Räz en a pris conscience très tôt pendant ses études de médecine, alors qu’il assurait le remplacement d’un médecin de famille. «Dès les salutations, il fallait avoir un plan en tête sur la suite du traitement du patient et prendre très rapidement des décisions.» Un vrai stress pour un futur médecin? «On apprend, notamment grâce à l’expérience, à considérer automatiquement tous les facteurs

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– c’est une capacité absolument impérative pour un médecin. Mais je me souviens que j’appréciais de pouvoir prendre moi-même des décisions», lâche-t-il en riant. Aujourd’hui, en tant que néphrologue à l’hôpital, il peut consacrer un peu plus de temps à l’anamnèse et aux décisions. Celles-ci conservent cependant une importance primordiale. Il doit par exemple trancher sur la nécessité de commencer une dialyse pour des patients atteints de troubles rénaux, alors que pour d’autres la question est de savoir s’il ne faudrait pas arrêter un traitement contraignant qui dure depuis des années. Il doit également décider s’il est opportun ou non d’inscrire une patiente dans une procédure de greffe de rein. «Ces décisions, précise le médecin de 63 ans, sont souvent risquées et peuvent être fatales.» Il y a quelques jours, il a été confronté à un vrai casse-tête. «L’insuffisance rénale du patient s’aggravait très rapidement. Nous ne savions pas ce qui se passait. Tous les tests de routine étaient négatifs, tous les signes étaient contradictoires». Il a alors fait ce qu’il fait toujours quand il doit prendre des décisions difficiles, mais qu’il n’est pas sûr de lui: il a étudié toutes les données médicales sur le patient dont il disposait. Il a fait des recherches et beaucoup lu. Et il a consulté un collègue. Au fil de l’échange, un plan s’est lentement cristallisé, lui permettant de prendre une décision: ne pas commencer immédiatement un traitement médicamenteux potentiellement dangereux, mais commencer par stabiliser l’état du patient et réaliser des diagnostics approfondis. «Même si on ne sait pas tout sur le moment, il


Ai-je besoin de directives anticipées? Qu’est-ce qu’un mandat pour cause d’inaptitude? Comment rédiger un testament? Notre guide: sanitas.com/guide

Concentration maximale et détachement: les problèmes complexes font partie du quotidien de Hans-Ruedi Räz.

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DOSSIER: DÉCISIONS

faut considérer ce qui est raisonnable dans l’état actuel des connaissances. Et je réfléchis alors: que pourrait-il arriver de pire? Et comment éviter que cela arrive?». Car avant même d’aider le patient, il faut surtout ne pas lui nuire. Des principes éthiques pour limites Conscient de la difficulté et du caractère lourd de conséquences que peut avoir une décision médicale, le Dr Räz a suivi un master de prise de décisions éthiques et une formation d’animateur de discussions de cas. «Les cas difficiles sont toujours abordés au sein d’équipes interdisciplinaires, mais aussi avec les personnes concernées et leurs proches.» Le Dr Räz dirige également avec une logopédiste un forum d’éthique consacré aux grandes questions existentielles. La pandémie de Covid-19 confronte actuellement les experts à un problème qui semble insoluble: qui doit être accueilli en soins intensifs quand la

«Les cas difficiles sont toujours abordés au sein d’équipes interdisciplinaires.» Hans-Ruedi Räz

place manque? Le Dr Räz soupire. Jusqu’à présent, ils n’ont heureusement pas été obligés de trancher. Le cas échéant, ils s’en tiendraient strictement aux principes éthiques de l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM), qui favorisent les patients présentant la plus grande espérance de vie. Concrètement, un homme de 80 ans en pleine forme et qui effectue encore des randonnées en montagne ne devrait pas forcément laisser la place à un homme de 50 ans atteint d’une tumeur maligne en plus du Covid. Le forum d’éthique élabore actuellement les outils décisionnels pour ce genre de situation, et apporte une aide pratique aux collègues, en effectuant par

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DOSSIER: DÉCISIONS

L’union fait la force: une équipe bien rodée et une communitio e e o t essentielles au bon fonctionnement de l’hôpital. A fortiori dans les situations exceptionnelles telles que la pandémie actuelle.

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Dans l’unité de soins intensifs, la pression est énorme pour ceux qui prennent les décisions. Souvent, chaque minute compte.

exemple les recherches auprès des médecins de famille ou les entretiens avec les proches. «Au bout du compte, explique le Dr Räz, c’est le médecin traitant qui assume la responsabilité d’un cas, mais nous lui servons de ressource en cas de besoin.» Avec la sérénité nécessaire Nous quittons l’unité de dialyse et traversons les longs couloirs du bâtiment neuf, revêtus de moquette et aux murs jaune citron et noir. Les urgences et les soins intensifs sont restés dans l’ancien bâtiment de l’hôpital cantonal. Là, c’est le blanc qui domine. L’espace est beaucoup plus restreint, nos chaussures claquent bruyamment sur le lino. Les jours de grande agitation, les décisions d’urgence s’enchaînent à un rythme effréné. Ce patient qui vient de faire un infarctus est-il en danger de mort et doit-il être transféré en réanimation? Faut-il opérer cette personne victime d’un accident? Dans quel service faut-il hospitaliser cette jeune femme gravement blessée? L’unité de soins intensifs, dotée de 14 lits supplémentaires en raison du Covid-19, bouillonne – la journée de travail est loin d’être finie. Partout, des groupes de deux, trois personnes ou plus discutent d’un cas. D’autres consultent sur un ordinateur portable les innombrables informations concernant leur patient afin de prendre une décision. Le personnel apprécie également de trouver des directives anticipées rédigées de manière claire et compréhensible. Le Dr Räz le confirme: «Le plus important pour nous est d’indiquer un représentant thérapeutique qui fait valoir les intérêts du patient dans les situations précaires.»

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Directives anticipées

Conseil gratuit Les directives anticipées soulèvent des questions complexes concernant les traitements médicaux. La Croix-Rouge suisse propose des conseils personnalisés. Ce service est gratuit pour les clients Preference jusqu’à mai 2021. sanitas.com/ directives-anticipees

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Malgré la charge de travail considérable à laquelle doivent faire face les collaborateurs de l’unité de soins intensifs en raison de la pandémie de Covid-19, l’ambiance est étonnamment sereine: les visages sont souriants, le rire fréquent; quelqu’un se frotte les mains et les bras avec du désinfectant, tend la bouteille à son collègue et quitte la pièce d’un pas léger. Hans-Ruedi Räz appelle cela le «calme professionnel» essentiel dans un hôpital. Un calme qui fait place à une immense joie quand un ancien patient gravement atteint revient en visite après sa guérison pour remercier le personnel pour «la deuxième vie» qui lui a été offerte: «Nous sommes alors certains d’avoir pris les bonnes décisions.» Pour se concentrer pleinement sur chaque cas individuel, il faut beaucoup de concentration, de connaissance et d’énergie. Même s’il peut s’appuyer aujourd’hui sur sa longue expérience, cela reste un défi très ambitieux. «Mais c’est le lot du médecin: il ne peut pas ne pas décider.»


DOSSIER: DÉCISIONS

Quand faut-il demander un second avis médical? Quels sont les critères pour bénéficier d’un second avis médical? Il faut se tourner vers un médecin dont la spécialité est identique à celle de son médecin traitant, mais qui ne travaille pas avec lui. En cas de cancer, il est recommandé de prendre directement contact avec un centre médical spécialisé, comme l’hôpital universitaire de urich. Qui peut aider à trouver le bon spécialiste? Demandez à vos amis ou à vos connaissances s’ils connaissent un spécialiste indiqué. Les portails en ligne peuvent également être utiles, à la condition qu’ils soient indépendants et n’aient pas d’intérêts commerciaux. u adressez-vous à l’aide aux patients.

Aide à la décision en cas de doute: de plus en plus de patients veulent un second avis médical. Et c’est leur bon droit. Eri a iltener, il y a encore peu présidente de la Fédération suisse des patients SP , nous explique les points à prendre en compte. Interview Robert Wildi Photo Urs Jaudas

Erika Ziltener a travaillé au service des organisations d’aide aux patients au cours des 19 dernières années, notamment comme responsable de l’aide aux patients de Zurich et présidente de la Fédération suisse des patients, avant de prendre sa retraite à la de l t

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adame Ziltener, à partir de quand un second avis s’avère-t-il judicieux? Lorsqu’une intervention importante doit être effectuée, par exemple une opération du dos ou un traitement de cancer. u lorsqu’un patient a l’impression que son médecin ne l’a pas bien informé, n’a pas confiance, trouve que les réponses données à ses questions ne sont pas suffisantes ou encore s’il a des doutes sur le bien-fondé de l’intervention.

Les patients sont-ils aujourd’hui plus nombreux à vouloir un second avis médical? La tendance est à la hausse, car ce second avis est recommandé de plus en plus activement par les médecins euxmêmes, mais également par certaines organisations comme la édération des patients. Sans oublier que l’assurance de base prend ces co ts en charge.

Est-ce qu’un second avis médical donné par une personne au bénéfice d’une autre spécialité peut être utile? Pour certaines questions, envisager des traitements alternatifs, comme la physiothérapie au lieu de la chirurgie, peut être bénéfique. Ces experts peuvent également aider à se poser les bonnes questions. out dépend de la maladie. Pour les traitements et les interventions importants, le second avis médical doit être donné par un spécialiste du même domaine. Que faire lorsque le second avis médical recommande une tout autre approche? Le patient doit s’informer dans le détail sur les avantages et les risques que présentent les deux traitements afin de pouvoir prendre une décision réfléchie. Le cas échéant, il peut être utile d’aborder avec son médecin traitant les questions qui sont encore en suspens. Dois-je dire à mon médecin que j’ai l’intention de demander un second avis médical? vous de décider en fonction de la situation. Chaque patient a le droit d’obtenir un second avis médical. Il ne doit pas se justifier pour cela. Que faire si cela ne plaît pas à mon médecin? ous devez lui expliquer que vous souhaitez obtenir un second avis médical pour pouvoir prendre une décision importante et non pas parce que vous n’avez pas confiance en lui. S’il ne comprend pas votre démarche, la question fondamentale est de savoir si la relation de confiance médecin-patient est intacte ou si vous devriez changer de praticien.

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DOSSIER: DÉCISIONS

Le pouvoir de décision Dans un monde de tous les possibles, il est bien souvent difficile de savoir ce que nous voulons. Notre cerveau nous fait gagner du temps en prenant une grande partie de nos décisions en pilotage automatique. Texte Nicole Krättli

Illustration Annette Jacobs (Kombinatrotweiss)

Dois-je mettre la chemise rouge ou la chemise bleue? Planifier des vacances de s i ou un séjour dans une grande ville? e marier? Divorcer? Avoir des enfants? Selon les chercheurs en neurosciences, nous prenons plus de 0 000 décisions chaque jour. Le processus reste invariablement le même: nous identifions une situation qui implique une décision, envisageons les différentes options, recherchons des informations et les analysons. Puis nous prenons notre décision, l’appliquons et l’examinons. Le cerveau enregistre cette expérience pour l’intégrer dans les futurs processus décisionnels. Daniel Hausmannh ri est collaborate r ie ti e l i tit t de oloie de l i er it de ri l tr ille ri cipalement sur la reer e li ee matière de prise de décision, avec domite r l oloie di le et olo ie de l t et e t tit l ire d e e td ode de ie e olo ie de l t et i d od edi i e

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ir inconsciemment réfléchir sciemment «Nous avons seulement conscience d’une partie de nos décisions , précise Daniel Hausmann- h rig, chercheur en neurosciences à l’université de urich. Les décisions sont comparables à une randonnée. «Nous nous fixons un objectif, nous préparons, choisissons une direction et nous mettons en route. Si nous connaissons déjà le chemin emprunté, nous ne devrions, a priori, pas prendre de décisions. ais dès qu’un obstacle surgit, le mécanisme se grippe. «Nous devons réfléchir sciemment à la manière dont nous pouvons continuer à avancer et passons de l’action inconsciente à la réflexion consciente , ajoute-t-il. Les freins à la prise de décision Nos décisions ne dépendent pas seulement de la situation, mais également de notre personnalité. Nos prises de décision varient selon que nous sommes ouverts, craintifs, prêts à prendre des risques, perfectionnistes ou accommodants. Et selon Daniel Hausmann- h rig, nous nous heurtons à de nombreuses difficultés dans le processus de prise de décision: «Cela commence par une perception biaisée, qui entraîne une erreur de jugement, une réflexion incorrecte et une évaluation inexacte des risques. Dans ce cas, peut-on encore parler de libre arbitre ou tout cela n’est-il qu’une illusion? C’est ce que prétendent les chercheurs, à l’instar du neurophysiologiste enjamin Libet. Il y a une trentaine d’années, il mesurait un signal cérébral précédant de quelques centaines de millisecondes MAGAZINE SANITAS 1 / 2021

Cinq conseils pour bien décider – Rester aussi ouvert que possible aux nouvelles situations entraînant une prise de décision. – La prise de décision est un processus qui nécessite du temps. ire o e o e rie e et e er e i re io e ti e t de ti tio o d lerte – Se réserver le droit de reconsidérer une décision prise.

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les décisions prises de manière consciente. S’agissant des processus décisionnels inconscients, le scientifique affirmait alors que le libre arbitre n’était qu’une illusion. «De nombreuses actions dans notre cerveau suivent une certaine routine. D’un autre côté, nous pouvons toujours marquer un temps d’arrêt et nous demander ce que nous faisons véritablement , nuance Daniel Hausmann- h rig. Et en effet, de nos jours, nous soupesons délibérément bien trop souvent les avantages et les inconvénients. «Nous devons choisir entre une multitude d’options et voulons le faire le plus rapidement possible et de la meilleure manière qui soit. Ce qui peut générer du stress , conclut-il. Il conseille donc de créer des îlots de détente pour stopper le flot de pensées et se demander, en relation avec les véritables besoins et objectifs: qu’est-ce qui est vraiment important pour moi?


DOSSIER: DÉCISIONS

Système de couleurs relatif aux prises de décision intuitives e olo e iel ri it d o o e o er o o votre intuition. Vous évoluez en terrain connu et ne remarquez or e t le t e i o e t prendre une décision. o o eil o ti e o e el et e o otre e rie e Vous évoluez en terrain connu, mais rencontrez parfois des obstacles. o o eil e o otre i t itio e tie t de ti tio et o ti e otre e i Vous évoluez en terrain connu et vous sentez l l i e o o eil e o otre i t itio e tie t d l r e et re e l e tio

L’apprentissage par l’expérience Trois personnes, trois récits et des conseils sur la manière de prendre des décisions sanitas.com/experience

Vous évoluez en terrain inconnu. Attention: dans ce cas, mieux vaut éviter de re dre de d i io i t iti e R i e et prenez du recul pour pouvoir prendre la meilleure décision possible.

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DOSSIER: DÉCISIONS

De quel côté penche la balance?

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Dans quelle voie s’engagent les Suisses concernant les grandes décisions qui jalonnent leur vie? Texte Helwi Braunmiller

Infographie Codeplay

Mariage Une décision mûrement réfléchie l de l oiti de e i e préfèrent le mariage à l’union libre. o r e

46 %

54 %

Union libre

Désir d’enfant en 2018 d lte e tre et sans enfant:

Désir d’enfant rti le re ro t de it i t re t et de o eil r ti e o r to e i veulent fonder une famille sanitas.com/ dossier-desirdenfant

8,8 % 25,8 %

Avoir des enfants Envie de bonheur familial Pour près de deux tiers des personnes – o e o e e e i e o der famille reste un projet de vie.

4%

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Un enfant Deux enfants Trois enfants ou plus

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Mariage

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DOSSIER: DÉCISIONS

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Formation Apprentissage ou études? i e t d re ti sage élevé par rapport à ses Apprentissage voisins européens. Deux tiers des jeunes optent pour une formation professionnelle de base. o r e

Études

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Quitter le pays Partir vivre à l’étranger e l de 126 200 personnes o t itt l i e o r o e er e nouvelle vie ailleurs. o r e

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Don d’organe Faire le don de soi i e de er o e d d e se voient prélever un organe en vue d e tr l t tio i re r re t e d l e e le nombre élevé de personnes qui se disent prêtes à vouloir faire don de leurs organes. o r e

Intention de donner un organe 9%

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Greffe cutanée La peau est notre plus grand or e e t rt ri oi e r e de l e rti ielle o r le i ti e de br l re sanitas.com/ nouvelle-peau

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L’assurance Désir d’enfant

Souvent, il faut plus de 9 mois Si vous ne tombez pas enceinte tout de suite, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Avec l’assurance complémentaire Désir d’enfant, nous vous aidons à réaliser votre rêve.

Tomber enceinte ne va pas toujours de soi. En effet, même si toutes les conditions sont réunies, la probabilité d’obtenir une grossesse n’est que de 25% par cycle. Il existe de nombreuses options médicales pour augmenter les chances de tomber enceinte. Elles sont toutefois onéreuses et prises en charge de manière limitée par l’assurance de base. L’assurance complémentaire Désir d’enfant est là pour vous aider.

En savoir plus: sanitas.com/desirdenfant

Vos avantages: – Un bracelet Ava gratuit pour suivre la courbe de fertilité – Un accès aux meilleures cliniques de fertilité de Suisse – Des examens génétiques de l’embryon et des tests prénatals – Des inséminations artificielles supplémentaires Nombre de nos assurances peuvent être souscrites en ligne. Préférez-vous parler à l’un de nos conseillers? Ils sont à votre écoute au 0800 22 88 44, du lundi au vendredi, de 8h00 à 18h00.


RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT

Loulia Kassem et Erick Garcia Cordero développent un système d’alerte précoce pour les femmes enceintes. Sa mise sur le marché est prévue d’ici 2023.

Le protègeslip qui sauve des vies La scientifique syrienne Loulia assem a mis au point un protège-slip à l’ cole polytechnique fédérale de Lausanne qui permet de surveiller la grossesse et d’appréhender une naissance prématurée ou une mortinaissance. Des millions de femmes sont concernées. Texte Robert Wildi Photos Sébastien Agnetti

uand Loulia assem parle de sa vocation, on est tout de suite conquis par son naturel ouvert et engagé. La jeune Syrienne grandit à Damas o , très jeune, elle obtient un bachelor en pharmacie. Dans son pays, ravagé par des années de guerre civile, Loulia  assem fonde sa première start-up spécialisée dans le commerce et la vente de médicaments. Par la suite, ne voyant plus aucune perspective professionnelle pour elle en Syrie, elle décide de partir étudier en Italie, puis sera finalement admise à l’ cole polytechnique fédérale de Lausanne EP L . in 018, elle fonde à Lausanne sa deuxième start-up, du nom de Rea, une spin-off de l’EP L et du Centre hospitalier universitaire vaudois CH , dont le succès ne se fait pas attendre. « on objectif est de réduire de manière significative le nombre de naissances prématurées et de mortinaissances gr ce au premier test au monde de biomarquage non invasif , explique-t-elle. Sa technologie repose sur un protège-slip intelligent qui analyse les sécrétions vaginales pendant la grossesse et alerte le médecin via une appli en cas de risque de naissance prématurée. Cela permet aux femmes enceintes d’être suivies depuis chez elles

Un microcapteur intégré surveille une protéine dans la sécrétion vaginale qui laisse présager une naissance prématurée. Une fois le protège-slip retiré, les données sont transférées au smartphone de la patiente et de son médecin.

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RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT

Visionnaire, entrepreneuse et chercheuse, Loulia Kassem s’engage pour la santé des femmes.

et d’éviter les longs séjours hospitaliers, mais aussi les fausses-couches. Ce système d’alerte précoce est particulièrement important pour les femmes des pays en voie de développement o les soins médicaux font défaut et «o elles sont des millions à ne pas avoir accès aux médicaments dont elles auraient cruellement besoin pendant la grossesse. on but est de rendre à l’avenir cette technologie accessible à toutes les femmes dans le monde , renchérit-elle. Elle envisage de lancer son protège-slip intelligent sur le marché d’ici 0 .

Service maternité

Enceinte? Nous sommes à vos côtés! Du désir d’enfant jusqu’au premier anniversaire de votre bébé: Sanitas propose un service maternité très complet. sanitas.com/service-maternite

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Promouvoir l’entrepreneuriat féminin ais Loulia assem n’entend pas s’arrêter là: «Je veux inciter les jeunes filles et les femmes du monde entier à libérer leur créativité, à trouver le courage d’essayer de nouvelles choses, d’explorer des voies et de créer leurs propres entreprises , déclare-t-elle, ajoutant que les femmes doivent arrêter de se sous-estimer par peur de l’échec. «Ce serait vraiment du g chis, car l’intelligence, l’intuition et l’ingéniosité féminines sont des vertus dont le monde entier a besoin. Loulia  assem a trouvé ce courage et en est récompensée: cette année, la ondation .A. de igier, qui désigne tous les ans les jeunes chercheurs et entreprises les plus performants, a sélectionné Rea parmi 1   projets de start-up pour faire partie des dix finalistes. La ondation ebert  R f, située à le, s’est engagée à verser 150 000 francs à Rea pour poursuivre les travaux de recherche dans le cadre de l’initiative «Innobooster , et «Innosuisse s’associe au financement à hauteur de 50 000 francs. L’EP L et le canton de aud font également tout leur possible pour soutenir son projet avec les ressources dont ils disposent. Pour Loulia  assem, c’est à la fois une reconnaissance et une obligation, celle de ne pas s’arrêter en si bon chemin et de tenir sa promesse. «Je le dois à moi-même et aux femmes du monde entier. MAGAZINE SANITAS 1 / 2021


CÔTÉ PRIVÉ

Quel globe-trotteur se cache derrière l’objectif? Réponse à la page suivante!

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CÔTÉ PRIVÉ

«Dans la vie, il existe une solution à tout» rédéric Diserens est responsable de la caisse de pensions chez Sanitas. Il est également homme au foyer, photographe et rêve de rejoindre le Cap Nord à vélo. Texte Michael Suter Photos Karin Heer

L’intuition en opposition à la planification, la spontanéité à la stratégie: depuis trois ans, rédéric Diserens, 4 ans, parvient à fédérer des domaines totalement différents: il aide les collaborateurs de Sanitas à optimiser leurs plans d’épargne tout en assouvissant sa passion qu’est la photographie. Chaque semaine, il consacre deux journées et demie à photographier des visages et d’élégants bolides. ien qu’il ait toujours été fasciné par la photographie, il n’en a jamais voulu en faire son métier. ais c’est bien connu: les choses ne se passent jamais comme prévu. ne fois son apprentissage de commerce en poche, rédéric travaille dans plusieurs domaines: la vente, les achats et les finances. 5 ans, il en a assez d’être dans un bureau. «J’avais besoin de changer de décor , dit-il. Il fait ses bagages, vide son compte et part en voyage. Le Népal, l’Asie orientale, l’Australie, la Nouvelle- élande et l’Amérique du Sud: il explore le monde pendant deux ans. De retour à urich, il se spécialise dans les caisses de pensions et travaille dans plusieurs entreprises. «J’ai rapidement réalisé que je devais revoir mes priorités. Je travaillais trop, au détriment de ma famille et de mon passe-temps, le triathlon , ajoute-t-il. Le couple décide alors de retirer les enfants de l’école et de voyager pendant quelques mois, de la Patagonie argentine au désert chilien d’Atacama. ne fois rentrée en Suisse, la famille réorganise son quotidien. «La vie est courte. Je ne souhaite pas sacrifier mes passions à l’argent ou par manque de temps , concède-t-il. Pour cela, il modifie sa fa on de travailler et opte pour un temps partiel. rédéric travaille à 50 chez Sanitas et comme photographe, s’occupe du ménage et fait de nouveau davantage de sport. «La vie m’a montré qu’il existe une solution à tout . Son prochain objectif? Rejoindre peut-être le Cap Nord depuis urich à vélo. ême s’il a déjà réalisé de nombreux rêves, il n’a pas encore coché toutes les cases de sa liste.

Frédéric Diserens a renoncé à un agenda trop chargé pour vivre ses passions et travaille aujourd’hui à temps partiel.

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REMÈDES MAISON

CONSEIL D’EXPERTE r eroni ue  a er médecin chez ed ate «Les médicaments sans ordonnance peuvent atténuer les douleurs d’intensité légère à modérée. L’acide acétylsalicylique, l’ibuprofène, le paracétamol ou une combinaison d’acide acétylsalicylique, de paracétamol et de caféine sont parti li re e t e caces. Mais attention: une prise trop fréquente d’analgésiques peut provoquer des maux de tête permanents. Demandez conseil à votre médecin Medgate ou à votre médecin de famille.»

Le spectre de la migraine Texte Michael Suter Illustration Franziska Neugebauer

L

a migraine survient de manière imprévue, la douleur est intense, presque insoutenable, et peut durer plusieurs jours. Selon la Société suisse pour l’étude des céphalées, la migraine touche près d’un million de personnes dans notre pays. Plus qu’un simple mal de tête, la migraine est une maladie neurologique résultant d’une altération du cerveau. Le plus souvent localisée à une moitié du crâne, elle s’accompagne de nausées, de vomissements, d’une grande sensibilité aux odeurs, de phonophobie et de photophobie. Chez certains malades, elle est précédée de troubles de la vue et/ou du langage, d’une perte d’appétit ou de troubles d’ordre sensoriel. Aucun remède, au sens classique du terme, ne permet de guérir la migraine. ais il existe des moyens efficaces pour la maîtriser. En complément aux médicaments, les migraineux ont souvent recours à la médecine alternative et à diverses thérapies. Les remèdes maison peuvent aussi apporter un soulagement. MAGAZINE SANITAS 1 / 2021

S’allonger et éteindre la lumière Lorsque vous sentez une migraine arriver, réduisez suffisamment tôt les facteurs environnants susceptibles de la déclencher. Obscurcissez la chambre, éteignez ce qui peut faire du bruit et allongez-vous. Dormir est bien souvent le meilleur remède. Un bon équilibre Préservez un rythme régulier jour après jour. Allez vous coucher tous les jours à la même heure. Essayez de vous détendre suffisamment pendant la semaine. Les crises migraineuses apparaissent généralement le week-end, lorsque le corps et l’esprit tentent de récupérer des journées de travail ou d’un quotidien stressants. Des compresses froides Le froid réduit la douleur. En cas de migraine, appliquez rapidement une compresse froide sur le front. Un bain de pieds Plongez vos pieds dans de l’eau froide ou alternez eau chaude eau froide. ain de pieds froid: pas plus d’une minute et au maximum trois fois par jour. Avant de plonger vos pieds dans l’eau, assurez-vous qu’ils ne sont pas froids. Un café avec un peu de citron oire un café agrémenté du jus d’un demi-citron peut s’avérer efficace en cas de migraine légère. La caféine resserre les vaisseaux sanguins qui sont dilatés par la migraine. La vitamine C, quant à elle, peut favoriser la formation d’une substance produite par l’organisme et qui soulage les maux de tête. a cannelle et le clou de iro e Ces deux épices peuvent également soulager les maux de tête. Elles s’utilisent de différentes manières, par exemple dans la nourriture ou en boisson. Vous pouvez également m cher du clou de girofle et recracher le reste. Prévention La migraine est une maladie héréditaire qui touche trois fois plus les femmes que les hommes. Les accès migraineux diminuent, voire disparaissent, avec l’âge. La lumière, le bruit, le temps, les changements hormonaux, certains aliments et le stress sont autant d’éléments susceptibles de provoquer une migraine. enir un journal permet d’identifier ces facteurs déclenchants et de prendre des mesures, par exemple éviter les sources sonores ou encore manger à intervalles réguliers. Essayez les techniques de relaxation comme le yoga, la relaxation musculaire progressive ou l’entraînement autogène. Sortez souvent prendre l’air et bougez suffisamment.

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ÊTRE ACTIF

Un entraînement ciblé De la musculation à la nutrition: le o eil de i tor R t li pour les coureurs. sanitas.com/coaching-course

Le sport en hiver ême s’il nécessite un grand effort sur soi-même, le sport au grand air est bon pour la santé, même en hiver. Mais seulement si l’on respecte certaines règles. Quelle intensité? Quels vêtements? Qu’en est-il du système immunitaire? Petite mise au point. Texte Julie Freudiger Photo Keystone/Look/Feder, Wilfried

CONSEIL D’EXPERT Dr Hanspeter Betschart, codirecteur du service Médecine à Medbase Abtwil, Chief Medical cer iss idin «Faire du sport, c’est toujours mieux que ne pas bouger – y o ri e i er e t i l ble o r le er o e o r t de l die rdio l ire o t tiques. Mais il faut absolument adapter l’intensité ainsi que l d r e de l e ort e fonction de la température et de l’état de santé, et en parler à son médecin.»

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Si vous faites du sport dehors quand il fait froid, vous vous êtes sûrement déjà demandé si c’est bon pour la santé. Cette inquiétude n’est pas justifiée, comme le confirme le docteur Hanspeter etschart, médecin du sport au centre Medbase d’Abt il. Il est en effet prouvé que l’activité physique a un effet bénéfique sur la santé. Le sport renforce en outre le système immunitaire, l’air frais est une véritable recharge d’énergie et le soleil fait du bien. Ce n’est donc pas parce qu’il fait froid qu’il faut rester enfermé – «à condition de respecter certaines règles pendant et après l’entraînement», précise le docteur etschart. Dès lors, comment démêler le vrai du faux?

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ÊTRE ACTIF

Le sport est idéal pour éliminer les virus en cas de re roidisse ent ou de rippe Faux e t o e le e t i le e t d ere r le ort iblit e ore l l or i e e do te r et rt et e rde o ti tle traînement malgré la maladie, on risque une intio d o rde i e t tre t le R le de b e o r le ort e i er e ite d ort e i o te e bo e t

Le sport en hiver doit être rapide et intense pour se réc au er Faux i er e t id l o r le e tr e e t de b e e t dire ible i te it de e tro olli iter les poumons. Les sports d’endurance, comme le jogging, le ski de fond et la randonnée, sont particulière e t re o d e e t e t ri ordi l l e t o eill de e d rrer o d i d e ter ro re i e e t l e ort

Après l’entraînement, le système immunitaire est a aibli

Quand il ait roid il aut respirer par le ne Vrai r te l i l il e t o eill de re irer r le e et o r l bo e ir e t i i r et idi t d rri er o o et il e t do moins irritant. Si les températures se situent bien de o de ro orte eo e ol Mais il n’est pas inquiétant de tousser juste après oir it d ort d le roid o te r et rt «Les poumons sont irrités par l’air froid. En général, l to di r td le e re i elle er i te il e t tre tile de o lter de i

l est reco andé de s’ abiller c audeent afin d’é iter tout re roidisse ent Faux bill t tro de e t o ri e r ide e t de er e te e t e oto et e l i e e o t d t e i er r il retie e t l tr ir tio lie de l er e te e t o ill olle t lor l e e td r ble et el ori e le re roidi e e t ri il ie le te e t te i e o o r l i er et ort e l ie r o e

Vrai Si le sport renforce le système immunitaire à long ter e le or e t l l r ble ir et b t rie te r l e tr e e t e do te r et rt o eille r o e t d iter le tr ort e commun et les foules directement après le sport, et de re trer d o r e e de tret i

as besoin de boire beaucoup en i er car on transpire oins Faux On a certes moins soif quand il fait froid, mais le corps ed dr te d e e d t le ort outre, on dépense beaucoup plus d’énergie quand il it roid e de te r t re or le l e t do tr i ort t de eiller e dr t tio et ort er ti e t

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SANI ET ELINA

Nettoyage de printemps C’est bientôt le printemps. Sani et Elina décident donc de retrousser leurs manches pour faire le grand nettoyage. Il y a beaucoup de désordre. Quels sont les huit objets qu’ils trouvent dans la salle de bains et qui n’ont rien à faire là? Illustration Michael Meister

Concours Envoie-nous la liste des huit objets qui n’ont rien à faire dans la salle de bains d’ici le r red tio it o r i to le rti i t o tirero ort i e e l b ri t e i e e t o d e e te e

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ero t i or r rit r lie ro o d o o r e et l oie ridi e o t e

l

e orre e er e-


LEXIQUE

Illu

Stationnaire Un traitement est considéré comme stationnaire lorsque le patient passe la nuit à l’hôpital. Des frais de logement et de repas viennent alors s’ajouter aux frais médicaux. Les assurés doivent s’acquitter de la quote-part et de la franchise. La loi sur l’assurance-maladie (LAMal) prévoit, par ailleurs, que les patients participent aussi aux frais de repas. C’est ce que l’on appelle la contribution aux frais de séjour hospitalier. Elle est de 15 francs par jour pour les adultes. Les enfants, les jeunes adultes jusqu’à 25 ans, qui sont encore en formation, et les femmes percevant des prestations de maternité n’ont pas à s’acquitter de cette contribution.

s tra

t i o n:

Joni Majer

Système de répartition Chaque assurance maladie doit utiliser les primes perçues sur une année pour couvrir ses dépenses de la même année. Il s’agit du système de répartition. Les assurances maladie fixent donc leurs primes pour l’année à venir de manière à ce qu’elles couvrent les coûts des prestations prévus. Le système de répartition garantit le remboursement des coûts de la santé aux assurés.

Portail clients de Sanitas

Vérifiez la quote-part Avec le portail clients de Sanitas, vous accédez directement à votre assurance maladie et pouvez consulter l’état de votre franchise et de votre quote-part, de votre prime, votre police, vos décomptes, etc. Avez-vous des questions? Chattez directement avec un collaborateur! sanitas.com/portailclients

Suspension Si vous effectuez un service militaire ou civil pendant plus de 60 jours consécutifs, vous êtes assuré contre la maladie et les accidents par le biais de l’assurance militaire. Dans ce cas, vous pouvez suspendre votre assurance de base pendant cette période et ne paierez pas de prime. Dans le jargon technique, cette interruption temporaire est appelée suspension. Important: informez votre assurance maladie au moins huit semaines avant le début du service et envoyez une copie de l’ordre de marche. En revanche, si vous partez en voyage, votre couverture d’assurance de base reste en vigueur et ne peut pas être suspendue. Dans la plupart des cas, vous pourrez néanmoins interrompre l’assurance complémentaire pendant le séjour à l’étranger et ne paierez que 30% de la prime normale. À votre retour en Suisse, l’assurance complémentaire peut être réactivée sans devoir passer un nouvel examen de l’état de santé.

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Profile for Sanitas Krankenversicherung

Sanitas Le Mag 1/21 - Décider  

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