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Vivre, tout simplement! Chercher et trouver une autre voie

18 __ Aditotoro, youtubeur: entre humour et coronavirus 24 __ Les courbatures: ce qui aide vraiment


VRAI OU FAUX

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Personne n’aime éternuer en public. Il faut rester le plus silencieux possible pour ne pas se faire remarquer. Or, se retenir d’éternuer n’est pas vraiment sain. Surtout si l’on se pince le nez. Un éternuement crée une forte pression dans l’organisme, qui permet aux gouttelettes et aux corps étrangers d’être expulsés à grande vitesse par le nez. Réprimer un éternuement peut avoir de graves conséquences. En se redirigeant vers les sinus et l’oreille moyenne, la pression peut percer le tympan ou, fait plus rare, endommager des vaisseaux sanguins du cerveau. Mieux vaut donc laisser la nature suivre son cours. Bien évidemment, il faut éternuer dans un mouchoir en papier ou dans son coude pour protéger les autres. C’est la seule règle de bienséance à respecter.

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Se retenir d’éternuer, est-ce bon ou mauvais pour la santé?

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Nous répondons aux questions que vous vous êtes toujours posées. N’hésitez pas à nous écrire! redaktion@sanitas.com

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ÉDITORIAL / CONTENU

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Chère lectrice, cher lecteur, Nous devons tous concilier famille, travail, vie sociale et loisirs. Quand je regarde mon agenda, je me demande parfois comment je pourrais gagner du temps et être plus efficace. Les applis nous aident en ce sens, peu importe l’endroit où nous nous trouvons. L’appli du portail de Sanitas en est un bon exemple. Son nouvel espace dédié à la santé regorge de conseils sur l’alimentation et l’activité physique. Il propose également une vérification des symptômes en cas de maladie. Je gère mon assurance en quelques clics, paie mes factures en ligne avec TWINT et par carte de crédit. Mais les applis ne sont pas les seules à nous simplifier la vie. Avec le coronavirus, la famille Kersting a appris à rationaliser le nombre de ses rendez-vous. Et le minimaliste Alan Frei a découvert qu’à chaque objet en moins, c’était de la liberté et du temps retrouvés. Nous faisons tout pour simplifier au maximum la vie de nos assurés. Pour que vous ayez plus de temps à consacrer à l’essentiel.

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Vrai ou faux Bouillon d’infos

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DOSSIER: VIVRE, TOUT SIMPLEMENT Nos journées débordent de rendez-vous. Lever le pied peut avoir un effet bénéfique et laisser la place à l’imprévu. Renoncer pour mieux vivre Un minimaliste, une famille et un parapentiste en fauteuil roulant expliquent l’effet «moins, c’est plus». La réponse au désordre Un intérieur bien rangé permet de voir plus clair en nous. C’est du moins ce que prétendent les experts du rangement. Info ou intox? Infographie: partager, le nouveau mode de propriété Un monde nouveau Une journée en 2051: grâce aux progrès et aux nouvelles technologies, notre quotidien est devenu bien plus simple.

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Aditotoro, youtubeur: rire est bénéfique, surtout en temps de crise Côté privé: qui communique avec les animaux? Remèdes maison: comment lutter contre les ronflements Courbatures: le prix à payer après une séance d’entraînement Sani et Elina: les voleurs de miel et la reine Lexique: déclaration d’accident, médicaments obligatoires et réserve

Couverture: Karin Heer

Andreas Schönenberger, CEO de Sanitas

IMPRESSUM Éditeur Sanitas Assurance Maladie, Jägergasse 3, 8021 Zurich, sanitas.com/magazine | Contact redaktion@sanitas.com | Responsable du projet Claudia Sebald | Rédaction Julie Freudiger (resp. projet par intérim), Helwi Braunmiller, Nicole Krättli, Janine Radlingmayr, Katharina Rilling, Brigitte Wenger, Robert Wildi | Traduction Service de traduction de Sanitas | Art Direction Christine Gertsch et Franziska Neugebauer | Lithographie Detail ag | Impression swissprinters.ch | Crédit photos Toutes les images ne portant aucune mention particulière sont la propriété de Sanitas ou sont des images sous licence de Sanitas, p. 12: Urs Siedentop & Co / Stocksy United, p. 24: DaveLongMedia via Getty Images | Tirage Env. 460 000; 12e année; imprimé sur du papier écologique FSC | Parution 4 fois par an en français, allemand et italien | Le prochain numéro paraîtra en août 2021.

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Appli du portail de Sanitas —

Une appli pour la santé et l’assurance Gérer son assurance et sa santé: désormais, l’appli du portail de Sanitas réunit sous un seul et même toit des offres santé et des services numériques relatifs à l’assurance. Mon assurance Cet espace est dédié aux documents et aux services concernant votre assurance. Vous pouvez notamment y poser vos questions dans le chat, scanner vos justificatifs avec l’appareil photo du smartphone, contrôler l’état de votre franchise, déchiffrer les factures complexes, payer vos décomptes de prestations avec TWINT, Apple Pay ou par carte de crédit.

Nouveau: ma santé Ce nouvel espace vous fournit un aperçu des offres santé et des services proposés par Sanitas. Le Contrôle des symptômes, une fonction de recherche des génériques et l’appli Medgate pour une consultation numérique chez le médecin en font partie. Nos conseillers santé et l’assistante virtuelle Alva répondent volontiers à vos questions. Pour un suivi optimal, simple, numérique et sécurisé. Téléchargement gratuit sanitas.com/ma-sante

Appli Lumosity —

La gym cérébrale en mode nomade Exercice 2020 —

Vous rappelez-vous ce que vous avez mangé hier à midi? Avec l’appli Lumosity, vous stimulez votre cerveau de manière ludique. Ses concepteurs s’inspirent de jeux et d’exercices validés scientifiquement pour améliorer la mémoire, augmenter la concentration et affûter l’esprit. + Un entraînement cérébral personnalisé + Des jeux et des tests bien expliqués + Des statistiques pour illustrer les progrès réalisés – Non disponible en italien (uniquement en français, en allemand et en anglais) Téléchargement via l’App Store ou Google Play

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850 000 assurés se sont reposés sur Sanitas en 2020. Le résultat global était de 19,5 millions de francs. Davantage d’informations sur notre rapport de gestion ainsi que nos nouvelles offres et services sur: sanitas.com/rg-2020-fr


BOUILLON D’INFOS

Conseil de lecture —

Un regard sur l’avenir À quoi ressemblera le système de santé de demain? Les auteurs de l’ouvrage «The Digital Pill» s’appuient sur cinq maladies chroniques pour montrer les chances que représente le numérique pour notre système de santé. Outre des exemples concrets, des récits de start-up et d’entreprises du monde entier viennent étayer leurs propos. Le livre est disponible en allemand et en anglais. Auteurs: Elgar Fleisch, Christoph Franz, Andreas Herrmann, Annette Mönninghoff ISBN: 978-3-593-51369-0 (DE) / 978-1-78756-676-7 (EN)

Fonds d’indemnisation —

Aider les victimes de l’amiante et leurs proches L’utilisation de l’amiante est interdite depuis 1990, mais l’on détecte chaque année en Suisse une tumeur maligne dans le péritoine ou la plèvre liée à une exposition à l’amiante chez près de 200 personnes. La Fondation Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (EFA) propose un soutien financier, des entretiens-conseil ainsi qu’un care-service aux victimes de l’amiante et à leurs proches. Sanitas et d’autres assureurs privés ont soutenu la fondation à hauteur de 10 millions de francs. Informations, formulaires de demande et entretiens-conseil: fondation-efa.ch

Tirage au sort Vous aimeriez découvrir le livre? Écrivez-nous à redaktion@sanitas.com et indiquez dans l’objet «The Digital Pill». Nous tirons au sort 10 exemplaires, en allemand ou en anglais (merci de préciser la langue souhaitée). Bonne chance!

Étude «Société numérique et solidarité»

Un virus accélère la transformation numérique Cours en distanciel, réunions sur Zoom et apéritifs virtuels: en 2020, crise sanitaire oblige, l’utilisation du numérique s’est largement propagée. La transformation numérique fait désormais moins peur, comme en atteste la dernière enquête «Société numérique et solidarité» de la fondation de Sanitas. Les jeunes, en particulier, ont même ressenti moins de stress lié au numérique. Et de nombreuses personnes seraient disposées à accepter une surveillance par téléphone portable, malgré leurs préoccupations à l’égard de la protection des données, si cela leur permettait de conserver davantage de liberté au quotidien. Rapport complet: sanitas.com/observatoire2021

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Le plus par le moins VIVRE, TOUT SIMPLEMENT

Les derniers mois nous ont appris à nous recentrer sur l’essentiel: de quoi avons-nous besoin? Qu’est-ce qui nous manque? De quoi pouvons-nous nous passer? Qu’est-ce qui pourrait nous simplifier la vie? Toutes ces questions méritent réflexion et tenter d’y répondre en évaluant les conséquences est un bon moyen de découvrir ce qui compte véritablement pour nous.


Photo: Karin Heer


DOSSIER: VIVRE, TOUT SIMPLEMENT

«Je ne possède rien que l’on puisse me prendre.» Alan Frei ne possède que le strict nécessaire. Il s’est séparé de tout le reste. Depuis, il vit plus heureux, sans avoir peur de perdre quoi que ce soit. Texte Robert Wildi Photo Sebastian Doerk

Alan Frei devant son armoire: tout ce qu’il possède tient dans deux valises. Ses biens se résument à 80 objets environ.

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DOSSIER: VIVRE,TOUT SIMPLEMENT

«Oui, je me définis comme un minimaliste: aujourd’hui, je ne possède plus que 80 objets environ», déclare Alan Frei. Mais il préfère se voir comme un «optimisateur», quelqu’un qui fixe son propre cap afin de mener une vie aussi libre et indépendante que possible, sans fardeaux inutiles. Posséder un minimum de choses est la conséquence de ce choix. C’est au décès de son père qu’il a eu le déclic. «En débarrassant la maison de mes parents, j’ai réalisé qu’elle regorgeait d’objets stockés là depuis 30 ans sans que personne ne les utilise. Posséder trop de choses m’est soudain apparu comme traîner un boulet.» Le sentiment libérateur de se débarrasser du superflu a poussé Alan Frei sur la voie du minimalisme. Y compris chez lui. Il a rempli seize sacs poubelles de 110 litres de choses dont il n’avait ni le besoin ni l’utilité. «Le plus fantastique, c’est que chaque objet en moins représentait un gain de liberté, d’espace et de temps pour moi», explique-t-il. Ce processus l’a aussi aidé à se libérer de l’angoisse de la perte. Il en a vraiment pris conscience il y a un peu plus d’un an, lorsque son appartement a été cambriolé en son absence. «Le voleur n’a rien trouvé à prendre chez moi, ce qui a dû le décontenancer un peu». Il est donc re-

parti bredouille. «Un grand sentiment de bonheur m’a envahi. Je ne possède plus rien qui vaille la peine d’être pris.» Depuis, il a même renoncé à son appartement et vit à l’hôtel. Aujourd’hui, il est profondément convaincu que le « minimalisme», qu’il voit plutôt comme de l’«optimisation», a nettement amélioré sa qualité de vie. Faudrait-il promouvoir ce mode de vie à grande échelle? Alan Frei n’a pas le goût du prosélytisme. La quantité de biens matériels qui nous convient le mieux est très individuelle. Et chaque personne y associe des valeurs et des convictions différentes. Alan Frei n’en fait pas un critère de choix dans ses relations. «Mais si quelqu’un veut essayer ce mode de vie de son plein gré, je le soutiendrai et serai heureux de partager mon expérience, bien entendu.» Depuis qu’Alan Frei vit selon ce principe, il a davantage conscience de ce qui est important dans sa vie et y consacre plus de temps. «Je suis en train d’écrire un livre pour les start-up et aimerais participer aux épreuves de skeleton lors des Jeux olympiques d’hiver de 2026 à Milan.» Pour lui, la vie est un éternel processus d’optimisation.

Rien au programme? L’ennui fait plus de bien que de mal aux enfants. Découvrez pourquoi. sanitas.com/ennui

Soudain, plus de temps Grasse matinée, jeux, temps libre: avec le coronavirus, la famille Kersting a constaté les bienfaits d’un emploi du temps allégé. Texte Janine Radlingmayr Photos Sebastian Doerk

Une bonne vingtaine d’invitations à des anniversaires d’enfants, plusieurs voyages, d’innombrables week-ends et moments entre amis, des rendez-vous professionnels et une activité pratiquement chaque jour pour leurs filles de 8 et 11 ans: voilà à quoi ressemblait l’agenda de la famille Kersting avant que le coronavirus vienne tout chambouler. L’ennui s’est-il installé pour autant? «Étonnamment, non. Nos vies ne sont plus aussi rythmées. Je me sens moins stressée», reconnaît Inga Kersting, 42 ans. «Et les filles font beaucoup plus de choses ensemble – sans se disputer. Ce n’était jamais arrivé.» Avant, les entraînements de handball et d’athlétisme, le théâtre, les cours de guitare et les trajets quotidiens occupaient une bonne MAGAZINE SANITAS 2 / 2021

Marla et sa sœur Romy (à droite) se sont rapprochées pendant la pandémie.

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Levez le pied! Comment trouver le juste équilibre dans ses loisirs? sanitas.com/stress-loisirs

partie du temps. Aujourd’hui, les Kersting jouent souvent à des jeux de société tous ensemble. Les deux filles ont découvert de nouveaux passe-temps comme le football, le pingpong et le snowboard. «Et je fais beaucoup de cuisine et de pâtisserie», ajoute Romy. Le week-end, toute la famille s’accorde une grasse matinée et profite de son nouveau temps libre. Traîner en pyjama jusqu’à midi le samedi? Les Kersting apprécient cette liberté, sans se sentir obligés d’aller où que ce soit.

«Ces trous dans notre emploi du temps me font un bien fou.» Inga Kersting

La famille Kersting tire un bilan positif de ces mois sans activités programmées et aimerait à l’avenir alléger un peu son emploi du temps.

Évidemment, la crise sanitaire n’est pas une promenade de santé pour la famille. «Mais nous sommes dans une situation confortable, car nous avons tous les deux un emploi et ne souffrons d’aucune pathologie», explique Inga Kersting. Son mari Max, 45 ans, est ingénieur civil. Il se réjouit de ne pas avoir à repasser ses chemises en ce moment: «Avec le télétravail, c’est devenu inutile.» Et Inga, qui est physiothérapeute, a retrouvé l’énergie de se plonger dans ses livres d’anatomie après le travail et va bientôt commencer une formation complémentaire. «Ces trous dans notre emploi du temps me font un bien fou», confirme-t-elle. Son objectif pour l’avenir: moins surcharger son agenda. Les filles ont, elles aussi, un souhait pour l’après-coronavirus: «Nous aimerions que papa continue à manger avec nous à midi.»


DOSSIER: VIVRE,TOUT SIMPLEMENT

Il y a sept ans, Stefan Keller a fait une chute de plus de 20 mètres en parapente. Depuis, il se déplace en fauteuil roulant. Cette expérience lui a appris à se connaître et à vivre autrement. Texte Robert Wildi Photo Sebastian Doerk

Une vie plus profonde, plus intense, plus à l’écoute Stefan Keller est paraplégique incomplet depuis son accident de parapente. Mais pour lui, cela n’a jamais été une raison de se plaindre: «Ma vie n’est pas plus difficile, juste un peu différente par certains aspects», affirme-t-il. Il doit certes composer avec les douleurs chroniques. «D’un autre côté, j’apprécie la mobilité que me procure le fauteuil roulant. Je vais plus vite et plus loin sur deux roues que sur deux jambes.» Désormais, il voit beaucoup de choses sous un angle différent. «Ma vie est devenue plus profonde, plus intense, plus à l’écoute et en même temps plus légère, plus enjouée et plus amusante. Et surtout, je me suis débarrassé d’un seul coup de tous mes problèmes superflus.» Il ajoute, comme s’il pensait à voix haute: «Ou est-ce simplement le résultat de mes choix? De toute évidence, j’ai fait beaucoup pour améliorer ma qualité de vie. J’ai décidé en toute conscience d’aborder mon nouvel univers sous un angle positif.» Il dégage une fantastique authenticité, avec une attitude extrêmement calme et réfléchie. Aujourd’hui, Stefan Keller profite intensément de chaque jour à sa manière, se laisse porter par le courant et agit avec une conscience aiguë de ce qu’il fait. Dans son rôle de coach, il aide les gens à suivre leur voie. Il s’est beaucoup formé ces dernières années et a acquis une grande expérience. «L’accident a renforcé ma crédibilité et la confiance que mes clients me manifestent. Ces facteurs ont des répercussions sur la qualité et l’efficacité de mon travail de coaching», analyse-t-il. Voler dans le ciel occupe toujours une place capitale dans sa vie. Il se réjouit à l’idée d’effectuer quelques longs vols cette année. Il aimerait aussi se remettre au deltaplane. Et son vieux planeur pourrait bientôt reprendre le chemin des airs. Qu’en est-il des risques? Stefan Keller aborde le sujet avec pragmatisme et philosophie: «Pour voler, il faut avoir le courage de quitter le sol. Mais il faut aussi avoir le courage de revenir sur terre pour affronter les questions concrètes.» MAGAZINE SANITAS 2 / 2021

Rien n’arrête Stefan Keller, même en fauteuil roulant.

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DOSSIER: VIVRE, TOUT SIMPLEMENT

La réponse au désordre Faire du rangement n’est pas en vogue uniquement depuis le confinement imposé par la pandémie. Faire le tri et ranger rend-il vraiment plus heureux ou est-ce un moyen d’échapper à l’ennui? Texte Nicole Krättli

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abord ce fut au tour des vêtements d’être triés par couleur dans l’armoire, puis à celui du cellier d’être soigneusement rangé, avant de s’attaquer à l’armoire à pharmacie et de la vider des médicaments et pommades périmés. Pendant les douze derniers mois de la pandémie, qui n’a pas au moins une fois fait le tri dans sa garde-robe, n’a pas classé ses dossiers et mis tout sens dessus dessous à la cave? Mettre en ordre ses affaires était déjà tendance avant le confinement. N’oublions pas comment Marie Kondo, la reine japonaise du rangement, a, dans sa série Netflix, pris chaque crayon en main l’un après l’autre en demandant à son propriétaire: «Does it spark joy?» – Cela procure-t-il de la joie? Non? Alors, jetez-les! Il suffit de se retrouver dans une pièce parfaitement rangée et organisée pour avoir cet agréable sentiment de satisfaction. Même si le monde extérieur devait péricliter, au moins clarté et ordre dominent à la maison. Il n’est donc pas surprenant que les coachs en rangement poussent comme des champignons et que d’innombrables guides sur le sujet sous forme de livres, d’articles et de vidéos promettent d’améliorer et de simplifier nos vies. Le désordre influence tous les domaines de la vie Des chercheurs de l’université américaine de Californie ont découvert que le désordre peut être source de stress, d’angoisse et de dépression chez les humains. Tandis qu’une étude de l’université canadienne de Montréal a démontré que travailler de manière concentrée et sans stress est plus facile dans un environnement en ordre. D’ailleurs, le désordre a également un effet visible sur les relations interhumaines. Dans une étude américaine parue en 2016, des chercheurs ont constaté que les personnes participant à l’étude avaient plus de difficultés à interpréter les émotions de personnages de film lorsque ces derniers se trouvaient dans un environnement en désordre.

Le monde selon Marie Kondo – Rangez par catégorie et non par pièce. Par exemple, consacrez-vous tout d’abord à vos vêtements, puis aux livres, etc. – Concentrez-vous sur ce que vous aimeriez garder et non sur ce que vous allez jeter. – Réfléchissez à ce que vous aimeriez posséder à l’avenir, quels biens vous tenaient à cœur par le passé. – Veillez à ce que toutes les choses soient visibles dans votre tiroir ou votre armoire lorsque vous y jetez un œil afin d’en garder une bonne vue d’ensemble.

Un nouvel aspect est venu s’ajouter ces derniers mois, ce dont est convaincu le psychologue et psychothérapeute suisse Lukas Erpen: «En faisant le tri, on a l’impression d’avoir fait quelque chose. L’être humain a du mal à supporter l’oisiveté. Faire de l’ordre peut donc permettre d’échapper à l’ennui.» D’un point de vue psychologique, faire de l’ordre chez soi pourrait réellement avoir un effet positif, permettant d’avoir une vue d’ensemble de son ménage et de toutes les affaires que nous possédons. Donner libre cours à la créativité Avoir de nombreuses options implique beaucoup de problèmes, car nous nous sentons vite dépassés. À cet égard, le psychologue américain Barry Schwartz parle de paradoxe du choix et explique que, face à un trop grand choix, les humains sont frustrés et se sentent privés de liberté. Le groupe des «maximiseurs», en quête de la solution optimale, en souffre particulièrement. Ceux qui possèdent moins de choses ressentent moins l’embarras du choix et mènent une vie probablement bien plus sereine. Des opérations de tri régulières rendent donc nettement plus heureux. La situation devient critique uniquement lorsque l’amour de l’ordre devient une obsession. Quand les sous-vêtements doivent être strictement rangés dans un ordre précis et sans un pli, explique Lukas Erpen. Il ajoute: «On parle de comportement compulsif lorsque la personne concernée passe plusieurs heures par jour à faire le ménage, a peur de la poussière, voire s’isole socialement pour cette raison». Même si le plaisir de faire le tri et de nettoyer se situe dans la norme, le psychologue conseille de supporter l’oisiveté de temps à autre: «Le calme et l’ennui peuvent être propices aux idées créatives. D’où l’intérêt de les supporter de temps à autre.»

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DOSSIER: VIVRE, TOUT SIMPLEMENT

Partager, le nouveau mode de propriété Emprunter au lieu d’acheter: de plus en plus de gens prennent ou donnent en location des objets et des prestations de service sur les plateformes en ligne. L’économie du partage est également en vogue en Suisse. Texte Julie Freudiger Infographie Codeplay

Plus d’une nuit sur 3 en Suisse n’est plus réservée dans un hôtel. Des chambres disponibles peuvent être partagées avec des vacanciers, voire louées sur des plateformes de partage. Source: OFS 2018, Airbnb

23 000 C’est le nombre de membres de la Fédération suisse des jardins familiaux. Un pas en avant, et les jardiniers amateurs rejoignent des jardins communautaires: ils partagent non seulement l’ensemble de la surface, mais aussi les travaux et la récolte. Source: Fédération suisse des jardins familiaux

54 500 places de parc gratuites

Mettre des animaux domestiques en location?

restent libres dans toute la Suisse grâce à l’autopartage, soit une surface de 190 terrains de foot.

Pour que le cheval ou le chien bénéficie d’une garde renforcée, leurs propriétaires trouveront des bénévoles pleins de bonne volonté sur des plateformes de dog/horse-sharing.

Source: Mobility, étude de durabilité Interface 2020

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DOSSIER: VIVRE, TOUT SIMPLEMENT

Le partage, une mégatendance

Let’s share!

Plus d’un quart de la population suisse participe à l’économie du partage. Source: OFS 2017

Environ 80% C’est le pourcentage de vêtements que les Suisses laissent dans leur armoire sans les porter pendant un an. Une situation qui a permis d’emprunter de nombreuses tenues telles que robes de soirée ou costumes pour le travail sur des plateformes de partage. Source: Movinga 2018

3380 outils sont proposés par des particuliers sur une plateforme de location suisse en ligne, où sont disponibles plus de 20 000 objets du quotidien. Les outils sont de loin les objets de location les plus prisés. Source: sharely.ch, état au 18.02.2021

2434 retraités proposent leurs services sur une plateforme de partage suisse – des travaux de jardinage aux travaux de bricolage, en passant par la garde des enfants. Source: rentarentner.ch, état au 3.03.2021

341 millions de personnes dans le monde écoutent de la musique en recourant à des services de streaming. Aujourd’hui, on n’achète plus la musique, on la partage. Source: association fédérale des professionnels de la musique (BVMI)

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DOSSIER: VIVRE, TOUT SIMPLEMENT

Est-ce qu’avant, tout était mieux? Et si l’on vous disait que le futur sera bien meilleur? Car dans 30 ans, bien des choses pourraient être plus simples et plus pratiques. Texte Helwi Braunmiller Illustration Ivano Talamo

Un monde nouveau A

u fur et à mesure que les stores remontent, une belle lumière, signe d’une matinée ensoleillée, vient baigner l’espace intérieur. Nicolas pose sa liseuse sur laquelle il lit un ouvrage sur sa génération: «Comment la génération Z a façonné l’avenir». Dans les années 20, Nicolas était adolescent et le mouvement des jeunes en faveur du climat était en plein essor. Puis le coronavirus est arrivé. Peu à peu, tout a fini par changer. Aujourd’hui, Nicolas a 41  ans, nous sommes en mai 2051 et il est 7h30. Il est temps de se lever. Mia, sa compagne, décide de rester encore un peu au lit. Comme les machines et les ordinateurs s’occupent de plus en plus des tâches chronophages, les horaires de travail flexibles et la semaine de 20 heures se sont imposés depuis belle lurette. Nicolas va dans la cuisine, où il retrouve sa fille Sarah, 7 ans. Les fruits qu’il met dans son muesli sont issus d’une production climatiquement neutre de l’une des fermes verticales cultivant des produits frais sur les façades des immeubles. Il se rappelle que sa mère faisait davantage ses courses dans les magasins du village et dans les fermes pendant la crise sanitaire de 2020. De cet engouement pour les produits régionaux sont nées de nouvelles formes d’agriculture écologiques bien accueillies par la population. L’intelligence artificielle au quotidien Pendant que Nicolas et Sarah se brossent les dents devant le miroir de la salle de bains, celui-ci analyse leurs yeux et leur peau, puis leur donne des informations sur leur état de santé. Il remarque que la tension artérielle de Nicolas est un peu trop élevée, enregistre cette donnée et la transmet automatiquement au médecin, qui prendra contact avec son patient. Cette analyse est pratique, personnalisée et fait gagner du temps à Nicolas. Quant à Sarah, son reflet dans le miroir montre clairement qu’elle n’a pas suffisamment dormi. Lire en cachette dans son lit a également des conséquences en 2051! Mais le temps est compté: il faut s’habiller et quitter la maison. Est-ce que toutes les lumières sont éteintes? Seuls les musées ont encore des interrupteurs. L’électricité, le

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Portail clients et applis

Les aides numériques qui simplifient la vie Avec le portail clients de Sanitas et nos applis, vous gérez votre assurance, bénéficiez de conseils médicaux gratuits et vous faites épauler en matière de santé. sanitas.com/simplement-numerique

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DOSSIER: VIVRE, TOUT SIMPLEMENT

Appréhender l’avenir Que se passera-t-il d’autre jusqu’en 2051? sanitas.com/avenir

bout de deux arrêts, Nicolas et Sarah prennent un vélo parmi ceux que l’on trouve un peu partout en ville. Car depuis que les centres-villes sont interdits aux voitures, le vélo est devenu le moyen de locomotion préféré des citadins. Plus de place, moins de gaz d’échappement: bouger au quotidien est bien plus agréable. Et le nombre de personnes en surpoids ne cesse de reculer. Alors que Sarah se rend à l’école, Nicolas poursuit sa route pour rejoindre son espace de co-working situé dans une ancienne usine. Depuis la pandémie de 2020, le travail ne se fait plus dans les locaux traditionnels. Nicolas y retrouve Simon, son collègue. Quant à Lakshana, Han, Inès et Abiba, répartis aux quatre coins de la planète, ils se connecteront plus tard pour la réunion de l’équipe. Les consultants en IA mettent au point un modèle de cerveau en 3D qui permettra aux neurochirurgiens de préparer encore mieux les opérations complexes sur le cerveau et de s’exercer de manière virtuelle jusqu’à ce que chaque geste soit parfait.

chauffage et l’eau sont contrôlés de manière numérique. C’est l’ère de l’«informatique ubiquitaire»: pratiquement tous les appareils d’usage courant sont munis de microprocesseurs pour communiquer entre eux. Deux personnes sont dans la cuisine et le four est allumé? Les capteurs détectent la chaleur corporelle et celle du four, qui font augmenter la température de la pièce. Le chauffage réduit automatiquement sa puissance. Les transports sont plurimodaux Pour se rendre au travail et à l’école, Nicolas et sa fille prennent le vélo, un train et un bus autonomes, avant de finir à pied. Les moyens de transport sont plurimodaux et il est facile de les combiner. Pratiquement plus personne ne possède sa propre voiture, car les réseaux de carsharing sont très nombreux. L’autopartage a eu raison de la propriété. Au

La médecine individualisée, pour vivre plus longtemps Avant de rentrer chez lui, Nicolas rend visite à Stéphane, son grand-père nonagénaire. Grâce aux services mobiles spécialement développés pour les personnes âgées, ce dernier vit toujours dans son appartement. Et l’Internet des choses lui simplifie la vie: comme son réfrigérateur est interconnecté, Stéphane n’a pas à se soucier des courses. S’il oublie d’éteindre sa cuisinière, une alarme le prévient, tout comme Nicolas. Un capteur mesure les mouvements et appelle à l’aide s’il chute. Son cancer, diagnostiqué il y a dix ans, a été détecté par un test sanguin standard effectué lors de son check-up annuel. Depuis, il prend des médicaments spécialement conçus pour sa maladie et son âge. Au cours des dernières décennies, la médecine a beaucoup appris grâce aux nombreuses données collectées et à l’intelligence artificielle. La médecine personnalisée n’est plus aussi complexe qu’avant et est devenue plus abordable. Plus un traitement est adapté au patient, plus le risque de séquelles est faible. Lorsque Nicolas arrive à son domicile, les tâches ménagères ont été accomplies: les denrées alimentaires qu’a commandées le réfrigérateur sont devant sa porte, l’aspirateur robot a enlevé les miettes du petit-déjeuner, les capteurs ont régulé la température. Nicolas s’assoit et prend du temps pour lui. Il ne lui reste plus qu’à décider ce qu’il va faire jusqu’à ce que le reste de la famille rentre.

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VIVRE ENSEMBLE AUJOURD’HUI

Pas de fête, pas de studio de fitness, des perspectives incertaines: les jeunes souffrent tout particulièrement de la crise sanitaire. Les plateformes en ligne sont pratiquement le seul divertissement qu’il leur reste. Aditotoro, youtubeur, sait combien il est important de s’amuser de la pandémie. Texte Katharina Rilling Photos Aditotoro

«On peut plaisanter énormément sur le coronavirus» Y a-t-il quelque chose de positif en cette période de pandémie? Les jeunes ont toujours l’impression qu’ils pourraient rater quelque chose. Une fête, par exemple. Maintenant, ce n’est plus le cas. Ils remarquent que la vie continue, même sans sorties. Et qu’ils économisent beaucoup d’argent. Ça peut paraître idiot, mais je n’ai pas souffert de la pandémie jusqu’à aujourd’hui. Personne n’est tombé malade dans mon entourage proche, je ne suis pas fan des grosses fêtes, j’aime être seul et je travaille de toute façon à la maison. Sur le plan professionnel, la pandémie est même ce qui pouvait m’arriver de mieux. Pourquoi? Je me suis mis à mon compte lorsque le coronavirus est apparu. Pendant le confinement, tout le monde était en permanence en ligne. Le nombre des utilisateurs de plateformes a explosé. Et même si certaines marques ont retiré leurs commandes publicitaires, cette période a été un bon investissement pour l’avenir: j’ai publié des vidéos et gagné de nouveaux followers tous les jours. Et l’engouement des Européens pour TikTok, qui a commencé au même moment, m’a été bénéfique. J’ai aussi revisité la chanson de Mani Matter, qui m’a fait connaître auprès d’un public plus âgé: «Zündhölzli» parle de quelque chose de minuscule qui devient toujours plus grand. C’est exactement l’histoire de cette pandémie. C’est pour ça que je l’ai fait.

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Soucis et anxiété Comment surmonter le corona blues: sanitas.com/ corona-blues-fr


VIVRE ENSEMBLE AUJOURD’HUI

Mais même avec les plateformes en ligne, de nombreux jeunes vivent mal la situation. Ils se sentent isolés, il leur manque une structure et des perspectives. Oui, beaucoup se font du souci. Ils sont souvent seuls et aimeraient bien passer du temps avec leurs amis. Prenons l’exemple de l’école: avant, on étudiait avec ses amis pendant la semaine, puis on faisait quelque chose avec eux le week-end. Le sport était aussi important. C’est dur de se retrouver tout seul. Mais il y a quelque chose à en tirer.

CONSEIL D’EXPERTE Lulzana Musliu, fondation Pro Juventute «Depuis le début de la pandémie de coronavirus, notre service Conseils 147 est très sollicité. Les conseils délivrés par chat ont augmenté de plus de 200 %. Nous remarquons que les jeunes sont particulièrement affectés par les restrictions touchant la vie sociale. Leurs amis leur manquent et ils ont peur de ne pas s’en faire de nouveaux. Nous leur recommandons de miser davantage sur la qualité des contacts sociaux que sur la quantité. Ils doivent privilégier les amis qui leur font du bien. Et puis, tout n’est pas interdit. On peut par exemple aller se promener ensemble.»

La situation s’est un peu améliorée. Que conseillerais-tu pour faire face à ce genre de crise? J’entends souvent les jeunes dire qu’ils se retrouvent en petits groupes. Ils ne voient plus que leurs meilleurs amis, mais régulièrement. C’est une bonne solution. Et puis maintenant, on a le temps d’apprendre quelque chose de nouveau. Pour certains, ce n’est pas cool. Mais c’est comme ça: c’est le week-end qu’on est à la maison. Utilisez ce temps passé chez vous! On pourra de nouveau être improductif plus tard, quand tout sera derrière nous. J’ai commencé à apprendre à jouer aux fléchettes. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve ce jeu super. Ou mettez-vous à YouTube! Beaucoup de gens m’écrivent pour me dire qu’ils souhaitent avoir leur propre chaîne. C’est le moment de se lancer! Tu es un modèle pour beaucoup. Te sens-tu responsable? Bien sûr. Je ne fais plus de vidéos dans lesquelles je retrouve dix amis ou sans respecter la distanciation. Je défends les règles en vigueur. Mais je ne suis pas non plus un ambassadeur de l’OFSP.

Tu fais beaucoup de blagues sur le coronavirus. Où sont les limites? Il n’y en a pratiquement pas. Je trouve qu’on peut plaisanter énormément sur le coronavirus. Mais je suis aussi conscient que des personnes en meurent. Je ne fais pas d’humour sur les morts. Mais je pense qu’il est important de continuer à poster des vidéos drôles! Pourquoi? J’aime masquer les choses désagréables en faisant de l’humour. Car rigoler de quelque chose qui n’est peut-être pas drôle aide à surmonter les périodes difficiles. Je reçois des messages de gens qui sont à l’hôpital ou souffrent de dépression. Mes vidéos leur font du bien. Que recommanderais-tu aux conseillers fédéraux au sujet des jeunes et de la pandémie? Postez aussi vos messages sur TikTok. Personnellement, je trouve qu’Alain Berset se débrouille plutôt bien avec les réseaux sociaux.

Derrière Aditotoro (21 ans) se cache Adrian Vogt. 60 700 abonnés regardent ses vidéos sur YouTube. Et sur TikTok, sa communauté regroupe 444 000 followers. Il anime également l’émission pour les jeunes «Youngbulanz» sur SRF et conseille les entreprises sur la génération Z pour le compte de la start-up ZEAM.

Devenir adulte

Primes avantageuses pour les jeunes adultes Sanitas est aux côtés des 19–25 ans. Ils bénéficient d’un rabais compris entre 33 et 37% sur la prime pour adulte. sanitas.com/enfin-adulte

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Brosse à dents Philips offerte

Un sourire éclatant!

Faut-il se laver les dents tout de suite après avoir mangé ou attendre 30 minutes? Les brosses à dents électriques sont-elles plus efficaces que les brosses manuelles? Joelle Schoppig de swiss smile a les réponses.

Avoir des dents éclatantes et saines améliore la qualité de vie, mais cela demande certains efforts. Alimentation, hygiène bucco-dentaire, produits de soins: de nombreux facteurs ont un impact sur la santé de vos dents. Il est donc important d’en prendre le plus grand soin. Quand se brosser les dents? Les bactéries présentes dans la plaque décomposent le sucre en acide, ce qui peut causer des caries. Pour que ces dernières se développent, il faut donc un environnement propice, tel que la plaque dentaire, du sucre et du temps. C’est pourquoi les experts dentaires recommandent de se brosser les dents

directement après avoir mangé, afin que les dents entrent rapidement en contact avec le fluor. Les brosses à dents électriques sont-elles plus efficaces? Les brosses à dents électriques sont plus efficaces que les brosses ordinaires. Elles nettoient mieux les dents. Cependant, si vous vous brossez systématiquement les dents pendant au moins deux minutes, vous pouvez aussi obtenir d’excellents résultats avec une brosse ordinaire. Pour nettoyer les espaces entre vos dents, utilisez du fil dentaire ou une brossette interdentaire.

En savoir plus: sanitas.com/cadeau-sonicare

Offre: Si vous souscrivez Dental Basic d’ici le 31 août 2021, nous vous offrons une brosse à dents électrique Philips (Sonicare ProtectiveClean 4500) d’une valeur de 179.90 francs. L’envoi sera effectué une fois que le contrat aura débuté.


CÔTÉ PRIVÉ

Qui communique avec les animaux? Réponse à la page suivante! 21


CÔTÉ PRIVÉ

Responsable du projet «Développement des processus et des systèmes», Nadine Truttmann simplifie le processus de proposition pour les clients de Sanitas. En privé, elle murmure à l’oreille des animaux. Texte Julie Freudiger Photos Karin Heer

Interprète animalier

Nadine Truttmann est toujours en mouvement. Elle motive même les collaborateurs de Sanitas à faire de l’exercice.

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«Nous avons enfin trouvé un créneau!» Parvenir à parler en visio avec Nadine Truttmann n’a pas été une mince affaire. Car son agenda est plein à craquer depuis des mois. Son équipe vient de moderniser le système d’offres et de propositions de Sanitas. Pour les (nouveaux) clients, cela signifie un traitement plus rapide et plus simple de leurs propositions. Nadine a transpiré sur le lancement du projet, qui a été un succès. Un juste retour des choses, car en temps normal, c’est elle qui fait transpirer ses collègues de travail, lors du cours de gymnastique pour le dos et de l’entraînement fractionné qu’elle donne chaque semaine. Nadine a de l’énergie à revendre. «Je ne peux pas rester tranquillement assise sur un canapé, je dois toujours faire quelque chose», dit-elle en riant – peu importe que ce soit du ski, de la randonnée, du VTT ou du foot. Elle cultive également une passion pour les animaux, en particulier pour Cartino, son hongre de 20 ans. Trois à cinq fois par semaine, elle le toilette et lui dégourdit les jambes. «Il m’a déjà dit que deux fois par semaine suffiraient largement.» Nadine le pense littéralement: elle a terminé sa formation de communicatrice animale en mai. Cela fait plusieurs années qu’elle a remarqué qu’elle était plus sensible que d’autres et percevait les choses différemment. Il y a un an, elle a commencé cette formation qui lui tenait tant à cœur. Pour entrer en contact avec un animal, elle n’a besoin que d’une photo de lui et, dans l’idéal, de son nom. «J’utilise la méditation pour communiquer avec l’esprit de l’animal.» C’est comme dans un rêve. Elle note par écrit ce qu’elle perçoit pendant la séance. Pour autant, ce n’est pas son passe-temps quotidien. À la question de savoir comment réagit son entourage, elle répond avec philosophie: «Beaucoup de personnes ne comprennent pas et je respecte leur opinion. Dans ce cas, je n’aborde pas le sujet avec elles.» Dans sa vie, les deux mondes ont leur place.

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REMÈDES MAISON

Conseils pour lutter contre le ronflement Texte Julie Freudiger Illustration Franziska Neugebauer

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es ronflements affectent la qualité du sommeil et la tranquillité nocturne. Ces bruits involontaires peuvent se produire parce que le voile du palais et la luette s’abaissent vers la langue pendant le sommeil, ou parce que la langue qui se rétracte obstrue partiellement les voies respiratoires. Mais une forme mixte ou un nez bouché peuvent également en être à l’origine. Des remèdes maison simples peuvent atténuer ce problème, voire l’éliminer complètement. Perdre du poids Pour les personnes obèses, perdre du poids est la méthode la plus efficace contre les ronflements. Car elles stockent davantage de tissus graisseux dans la région de la gorge et de la langue. Cela entraîne un rétrécissement des voies respiratoires supérieures, ce qui augmente la probabilité de ronfler. Dormir dans une autre position Les personnes qui dorment sur le dos sont plus susceptibles de ronfler, car leur langue retombe légèrement dans la gorge. Dormir sur le côté permet de dégager les voies respiratoires. Conseil: une balle de tennis cousue dans le dos du pyjama vous empêchera de vous retourner sur le dos durant la nuit. Surélevez également la tête du lit.

CONSEIL D’EXPERT Docteur Klaus Kienast, Médecin chez Medgate «Ronfler en soi n’est pas malsain. Au fil des ans, cependant, les ronflements inoffensifs peuvent se transformer en apnées du sommeil susceptibles d’entraîner des troubles médicaux graves. Consultez un spécialiste si vous ronflez beaucoup et si votre partenaire ou vous-même constatez des apnées du sommeil.»

Ces derniers détendent les muscles de la gorge et de la langue, ce qui peut provoquer des ronflements. Faire des inhalations à base d’eucalyptus L’huile essentielle d’eucalyptus liquéfie le mucus dans les voies respiratoires supérieures, dégageant ainsi les voies respiratoires. Ajoutez environ quatre gouttes d’huile essentielle à un litre d’eau chaude, penchez-vous au-dessus du récipient et faites des inhalations pendant dix minutes. L’huile essentielle d’eucalyptus a également des propriétés anti-inflammatoires. Appliquée sur les parois du nez, elle réduit le gonflement des muqueuses nasales. Déboucher le nez Si le nez est bouché à cause d’un rhume ou d’une allergie, il faut le nettoyer avec une solution saline qui a un effet soulageant et humidifiant. Les saletés et les allergènes sont éliminés plus rapidement par les voies nasales. Arrêter de fumer Fumer irrite les muqueuses et les fait gonfler. Les voies respiratoires supérieures sont plus sensibles et ont tendance à rétrécir. Conséquence: les tissus se mettent à vibrer, ce qui est à l’origine des ronflements.

Éviter de boire de l’alcool le soir Les ronfleurs devraient renoncer à boire du vin ou de la bière durant le souper. Comme l’alcool réduit la tension musculaire dans la gorge, les tissus se relâchent et vibrent davantage. Il est donc conseillé de ne pas consommer d’alcool deux heures avant d’aller au lit. Proscrire les somnifères Évitez les somnifères, les tranquillisants et certains médicaments contre les allergies.

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ÊTRE ACTIF

Courbatures: le prix à payer pour l’entraînement 24

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Bien s’entraîner Combien d’heures de sport sont conseillées pour la santé? Un coach nous renseigne. sanitas.com/entrainements


ÊTRE ACTIF

Sportif professionnel ou amateur: nul n’est à l’abri des courbatures. Exercices inhabituels, haltères… et le lendemain, on a mal partout. Quelques astuces suffisent pour éviter les douleurs musculaires, ou du moins les soulager.

Les courbatures sont une accumulation de lactate. Notre corps sécrète du lactate lorsqu’il produit de l’énergie à partir de sucre. Par exemple, lors d’activités sportives. Autrefois, on croyait qu’en cas d’efforts intenses, du lactate s’accumulait dans le muscle et n’était pas éliminé assez rapidement, entraînant une «hyperacidification». Des recherches ont démenti cette théorie, montrant que les courbatures sont le résultat de micro-déchirures.

Texte Brigitte Wenger

Un massage vigoureux fait du bien. On peut bien imaginer ce qu’il se passe si le massage vigoureux met d’infimes blessures musculaires à rude épreuve: les déchirures grandissent et les courbatures s’aggravent. La prudence est donc de mise lors des massages.

En descente, lors de la première randonnée en montagne de l’année, ou après un long jogging: gare aux courbatures lorsqu’on sollicite trop les muscles, par exemple après avoir imposé un poids encore inhabituel à ceux des jambes. Il y a alors un risque de déchirure des fibres musculaires, excessivement sollicitées. Ces petites blessures s’enflamment, de l’eau pénètre dans les tissus et le muscle enfle. C’est douloureux. «Les courbatures sont comme un rhume, explique Hannah Bröcker, titulaire d’une maîtrise en physiothérapie et diplômée en physiothérapie du sport exerçant à Medbase Zurich, il est parfois impossible de les éviter. En temps normal, ce n’est pas grave, car notre corps guérit tout seul.» Mais comment soulager la douleur? De nombreuses idées reçues se bousculent quant à l’origine et au traitement des courbatures: Les courbatures sont nécessaires pour améliorer la condition physique. Il est vrai que nous devons mettre nos muscles à l’épreuve pour nous améliorer. En cas d’efforts intenses, le muscle sent qu’il n’est pas à la hauteur et se renforce dans la phase de repos. Les courbatures ne sont pas nécessaires pour obtenir cet effet, même si elles sont parfois inévitables. En cas de courbatures, il faut refaire précisément le même entraînement. En poursuivant l’entraînement malgré les courbatures, on renforce les micro-déchirures. De plus, le muscle est particulièrement sensible à d’autres blessures pendant les courbatures. Ainsi, les athlètes professionnels font souvent un entraînement de récupération doux le lendemain d’un effort intense. Cela permet d’améliorer la circulation sanguine et aide à faire disparaître plus rapidement les courbatures. Pour les sportifs amateurs: mieux vaut s’accorder une pause que risquer des blessures plus graves.

Des étirements après l’entraînement préviennent les courbatures. Que ce soit avant ou après l’entraînement, les étirements n’empêchent pas l’apparition des courbatures. S’étirer avant l’entraînement aide le corps à se préparer aux efforts qui vont suivre. S’étirer après une activité sportive permet de détendre et d’assouplir les muscles. Les étirements trop intensifs aggravent les petites déchirures musculaires.

Que faire contre les courbatures? Pour éviter les courbatures, il convient de prévoir une séance d’une durée et d’une intensité à la hauteur du niveau de l’entraînement. Mettre les muscles et la structure corporelle à l’épreuve: oui. Les surmener: non. Hannah Bröcker: «C’est une question d’équilibre. Ni les sportifs amateurs ni les physiothérapeutes que nous sommes ne peuvent faire des prédictions précises. Les processus physiques sont trop complexes.» Un entraînement régulier, une augmentation progressive de la durée et de l’intensité de l’entraînement sont une bonne prévention, de même qu’un repos suffisamment long. Si, malgré tout, des courbatures se font sentir, un bain chaud ou une promenade aident à maintenir la chaleur dans les muscles et à entretenir la circulation sanguine. La phase de guérison est alors plus agréable. Hannah Bröcker le souligne de nouveau: «La guérison des courbatures prend du temps et demande de la patience.»

Seuls les non-sportifs souffrent de courbatures. Les courbatures ne sont pas sélectives, elles surviennent lorsque les muscles sont trop sollicités. Les personnes non entraînées sont bien sûr plus sensibles. Pourtant, les personnes bien entraînées ou les sportifs professionnels repoussant leurs limites ressentent également des douleurs le lendemain de leur entraînement. MAGAZINE SANITAS 2 / 2021

Appli Active de Sanitas

Activité physique et alimentation équilibrée L’appli Active de Sanitas vous incite à vous dépenser davantage. Réalisez votre objectif quotidien personnel, et vous serez récompensé. Le Food Scanner intégré donne des conseils sur l’alimentation. sanitas.com/activeapp-fr

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SANI ET ELINA

Les voleurs de miel et la reine Mmm, le miel, c’est sucré et délicieux! Sani et Elina adorent en manger. Elina a voulu en goûter un peu sans demander la permission et les abeilles sont furieuses. Sani, de son côté, préfère poser la question à la reine. Mais où se cache-t-elle? La vois-tu? Illustration Michael Meister

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Concours Tu as trouvé la reine? Dis-nous où elle se cache d’ici le 7 juin en envoyant ta réponse à redaktion@sanitas.com. Nous tirerons au sort 3 hôtels à abeilles, qui offrent un abri aux abeilles sauvages sur le balcon ou dans le jardin. Les gagnants seront informés par écrit. Aucune correspondance n’aura lieu à propos du concours. Le versement en espèces et la voie juridique sont exclus.


Déclaration d’accident La déclaration d’accident est un formulaire avec lequel l’assuré explique où, quand et comment s’est déroulé un accident. Elle doit être remplie dès que l’assuré a recours à des prestations médicales en raison d’un accident. Toute personne employée plus de huit heures par semaine auprès du même employeur doit annoncer l’accident directement à son employeur. Les chômeurs qui perçoivent des indemnités journalières de chômage sont automatiquement assurés auprès de la SUVA et déclarent l’accident à la caisse de chômage. Les enfants, les personnes sans activité lucrative, les retraités et les indépendants qui n’ont pas d’assurance accidents sont assurés contre les accidents auprès de la caisse maladie. Dans ce cas, la déclaration doit être envoyée à l’assurance maladie dans les plus brefs délais.

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LEXIQUE

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Portail clients de Sanitas

Déclaration d’accident numérique Dans le portail clients de Sanitas, vous pouvez remplir les déclarations d’accident en toute simplicité, grâce au formulaire interactif en ligne. Inscrivez-vous dès maintenant au portail clients. sanitas.com/portailclients

Réserve Lorsque les caisses maladie admettent de nouveaux assurés dans l’assurance complémentaire, elles sont en droit d’exclure du contrat – partiellement ou totalement – les prestations relatives à des maladies antérieures ou aux suites d’un accident. Les assureurs minimisent ainsi le risque de devoir prendre en charge des coûts élevés, qui auraient également un effet négatif sur les autres assurés. L’examen de risque a donc pour objectif de protéger l’effectif des assurés. Il n’y a pas de réserve dans l’assurance de base. Les assurances maladie sont tenues d’accepter toutes les personnes domiciliées en Suisse lorsqu’il s’agit de conclure une assurance de base.

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Médicaments obligatoires Les médicaments obligatoires sont pris en charge par l’assurance de base, à condition qu’ils aient été prescrits par un médecin. Il s’agit de médicaments qui ont été approuvés par l’autorité de surveillance Swissmedic et déclarés comme médicaments obligatoires: d’une part, les médicaments fabriqués industriellement – préparations originales, génériques, médicaments homéopathiques, phytothérapeutiques et anthroposophiques – et d’autre part, les médicaments produits artisanalement dans les pharmacies. Les listes sont régulièrement mises à jour par les autorités.

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BOUILLON D’INFOS

Profile for Sanitas Krankenversicherung

Sanitas - Le Mag 2/21: Vivre, tout simplement!  

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