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« Un livre ouvert, Un livre où ? Vers… Toi, cet inconnu.

»

Rêves

&

Poèmes

Sandrine Gautier … et citations d’auteurs


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Compter sur moi

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Le secret des âmes poètes

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Sable

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Orties

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Paul Valéry

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Bataille

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Coup de sang

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Course folle

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Pourquoi

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Stéphane Mallarmé

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Oxygène

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Je vole

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Nue

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Sanguine

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Raymond Queneau

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Compter sur moi

Quand tes petits doigts s’agitent sur mon bras… Un, deux, trois… Sur ma peau… ils glissent et s’additionnent Dix, vingt, trente… ça résonne... Si l’addition des deux fait Toi, Tu peux compter sur moi.

Si consignes, notices, et modes d’emplois, Mon corps cherchant les multipliants, Centaines de cent... Qu’alors naissent les plus beaux résultats, Jusqu’alors réservés à Toi, Tu peux compter sur moi.

Il n’y aura d’yeux que dans un sens, On avance, on calcule… Par milliers, les solutions se bousculent, Théorème d’un principe que l’on ressent, Mais seul le résultat c’est Toi ! Tu peux compter sur moi.

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Le secret des âmes poètes

Pour s’exprimer cœur de poète, Juste parler d’une fine plume, Il faut lâcher tout son être, Libérant ce que l’on assume.

Les mots sont balancés tel un cri, Déchirés, puis délivrés… tout est permis, Sur papier c’est une danse qui se transforme, Rondes, pas élégants…une arabesque prend forme…

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Alors que s’expulse les mots les plus forts, Quand offrir ses pensées devient un trésor, Ses idées ainsi dessinées sont universelles, Juste griffonnées, tout en devient si réel… !

Romantique, soigner ses vers d’une belle douceur, Assemblage syllabiques pour remplir nos cœurs, Mots magiques, ces arrangements s’organisent, Pour nous porter dans un monde qui magnétise.

Ce n’est pas sans compter, vous lecteurs, Sans qui cette écriture n’aurait pas d’odeur. Des formes poétiques portant message de bonheur, Des hymnes plaisir que l’on apprend par cœur.

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Sable

L’immense lit de sable si fin tel un désert roi, Où se dessine une arabesque lascive de pas, M’invite à la paresse, luxure d’un corps las, Pour m’étendre nue dans ces draps de soie.

Quand dans ma main d’une poignée délicate, Sous ce tourbillon ses cristaux pleuvent acrobates, Recouvrent ainsi mon corps d’un léger voile perle, En habit de sensualité d’une couleur pure, si frêle.

Il n’y a qu’elle et le soleil chauffant tous ces grains, Rayons délices, mouvance des plus pures convoitises, Quand sable aux yeux offre en ce lieu cette promise, L’amour sur cette mer se baigne frisson jusqu’au matin.

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Orties

Orties magiques, Tu me brules, tu me piques... Fleurs poison, ton dard me pénètre, Ha…! Tu m’as eu ! Rage, vive colère ! Tes chatouilles me font sourire amer... Sans prochaine fois, peut-être ! J’écraserai ta tête, jus de venin, Vaccin que l’on boit comme vin.

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« Certain se font de la poésie une idée si vague qu’ils prennent ce vague pour l’idée même de la poésie. »

Paul Valéry

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Bataille

Sans peur, Il faut y aller. Affronter l’horreur, Cela va passer !

Passer voir une étincelle, Belle lumière de l’esprit, M’ayant demandée pour amie Faut-il se défendre ? Et elle…

Elle qui a tout donné, Vie, mort, telles des passions, Allant au front sans garnison, Pour gagner, lançons ce pari osé !

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Coup de sang

Rage éphémère de l’esprit déployé sans mœurs, Furie passagère, sous pression de grandes torpeurs, Une tempête orage où c’est l’éclair qui foudroie, Portant hors de moi mes nerfs si vifs sous cet effroi,

A fait naitre un nouvel esprit de grande colère, Sous influence, sans méfiance, perdant ses arrières, Partant ainsi en guerre, le cœur fort battant, Quand la raison s’effaçait, là en nous lâchant…

Quand coup de force disparait sous ce beau temps, Apparait alors sur ces grands champs de bataille, Les carcasses de sang de ces guerres tripailles, Alors que pleuvent les larmes d’être qu’on aime tant.

Ainsi, quand l’orage se fait foudre et tempête, Chassons en nous tout esprit ouragan, Qui nous en fait perdre notre grande tête. Trouvons cette paix, c’est ainsi plus reposant.

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Course folle

Journées marathons, Durant plus d’une saison, C’est le temps qui bouscule, Tard après le crépuscule, Des enjeux que l’on balance, Une distance que l’on avale, Par des financiers en abondance, Hommes d’affaires en cavale, La course est éprouvante, Mais l’issue si convaincante, Donne à la résistance, à l’épreuve, Un doux parfum de terre neuve, Dès que sa ligne énergique est franchie, Liberté d’une victoire arrivée… Puis l’on devient ce bel affranchi, A qui une nouvelle vie va commencer.

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Pourquoi

Chercher à savoir… Comprendre ! Que faut-il croire ? Danger à s’y méprendre…

La raison n’est pas valable : Chemin inverse en déroute ! Une solution? Pas de doute... Perdu ! Ce n’est plus confortable.

Applique le théorème, Puis l’analyse cartésienne… Même cela ne marche pas ? Je ferais mieux d’arrêter là.

Mais alors, au fait… Qu’y a-t-il à comprendre ? Allons faire la fête Sans plus attendre !

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« Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. » Stéphane Mallarmé

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Oxygène Je suis rentré perturbé, Par de difficiles journées, Perdant toute notion du temps… Mais où suis-je ? C’est alarmant !

Sous ce poids asphyxiant, Se débattre pour une bouffée d’air, Pollué, étouffé… sans me laisser faire, Je suis écrasée… C’est pesant !

Et c’est à plein poumons, Alors changeant pour un nouvel air, Disparaissent tous mes démons, Qu’un cri a traversé cette ère.

J’apparais en nouveau né, Respirant cet oxygène, Que ma vie m’est enfin donnée, Pour savoir, cette fois, quoi en faire.

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Je vole Quoi de plus beau, Quand le corps se sent léger, Esprit libéré qui s’envole A monter tout là-haut ... Je décolle… ! Toucher du doigt ce mystère, Croire en l’effet d’enfer, Pour délivrer toute pensée: Je me mets à exister. Mon corps s’ouvre, Pour y faire entrer cette foudre: Je t’aime beaucoup comme l’éclair Et tout devient lumière… Tu vas voler... Je vais voler ... Chant vivant, chant mirage, Tous les 2 va voler au ciel comme un nuage !

Sandrine et Louis (6 ans)

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Nue Regarde mon âme, Et tu me verras nue... Sans aucune arme, Quand un corps mue.

Ouvre la porte sereine de mon être, Touche-le du doigt sage peut-être, Quand par ce moi tu me pénètres, Mes tensions malignes filent par la fenêtre.

Regarde mon âme, Tu me verras nue… Innocente Madame Candeur reconnue…

Retient ton souffle et découvre ses mystères, Ce corps te transmet des années lumière D’un vital secret, riche et éphémère, Rempli des merveilles d’une sainte mère.

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Regarde mon âme, Tu me verras nue… En mère et Femme Te souhaitant la Bienvenue.

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Sanguine Mon corps dessine des arabesques À l’encre sanguine sur papier gaufré, Courbures d’impulsions safranées, Moire tiédeur de lignes mauresques...

La danse sinueuse des éléments Ficelés autour d’un tourbillon aimant Se morfond sur papier bible D’un être meurtri par cet abime.

Mon corps expulse des éclats mordorés, De déchirures quand il se met à danser, Et sur ce papier bavard si absorbant Pleure ces morbides gouttelettes de sang…

Pierre noire pour une craie blanche usée, L’oxyde de fer en devient alors tendre Pour naitre cœur franc sur papier couché… Voici ma plus belle revanche.

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« Les mots, il suffit qu’on les aime pour écrire un poème. » Raymond Queneau

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A suivre …

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