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Du même auteur : Fleur de poésie, source de vie, TheBookEditon. Fleurs d’écume, TheBookEdition.

www.sandradulier.com 2


Sandra Dulier

CARNETS POÉTIQUES Encres 2011-2016

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Photo de couverture : Pixabay Conception graphique : Sandra Dulier ISBN 978-2-9601909-2-2 © 2016, Sandra Dulier, autoédité 4


De quel livre es-tu ? De tous et d’aucun : j’écris le mien.

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J’écris pour ces passants, pour ces anonymes, pour ces solitaires et ces abîmes humains. J’écris pour diffuser la lumière qui vient de toi, du vide et du plein. Sur la peau des mots, j’épelle mon âme.

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Avant de commencer ta lecture, passant de mes mots…

toi,

Voici un ensemble de textes écrits sur cinq ans. Ils ne sont pas tous là. Beaucoup sont encore orphelins d’une page, mais ils auront un jour leur écrin de papier. Le recueil se divise en quatre temps afin que tu puisses piocher quelques mots selon ton humeur, ton besoin, ton hasard : ⦁ Argiles amoureuses ou comment poétiser l’amour ; ⦁ Miroirs oniriques car ma plume est souvent rêveuse ; ⦁ Aurores saisonnières selon le cycle automne - hiver - printemps - été ; ⦁ Sèves écritures quand je partage mes intimités créatives. Un astérisque te permet de savoir quand l’univers change, s’agissant de mes lignes quotidiennes. Elles ne sont pas chronologiques, le seul fil étant le thème choisi pour les classer. Un recueil est toujours imparfait, mais il est l’imparfait, le présent et ton regard.

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Je te souhaite une agréable lecture. Si tu élis ce livre en chevet ou coin de table, j’espère tes trésors de lecture sans cesse renouvelés. Les recueils de poésie sont des voyages toujours nouveaux. Sandra Dulier, plume funambule, le 31.10.2016.

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Je suis dans l’artisanat des mots, dans ce tissage fin des lignes révélées… Je suis dans cette dorure calme des instants qui fuient encore. Je suis cette poète qui plume l’espoir d’un trait clair de Vie. Je suis cette autre que chaque jour vous lisez comme le parchemin d’un poème qui éclot au pied des arbres ; simples lettres manuscrites ou clavardées sous l’aube des respirations, sans chaînes ni ombres. Je suis le vase permanent de possibles à enfanter, de ces mots oubliés perdus dans vos mémoires. Je suis ce temps de page qui course au ciel de vos aurores boréales. J’écoute mes muses comme autant de lendemains. Je suis dans l’artisanat des mots et je vous laisse pour retourner à mon établi.

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La poésie est un pont sur le ciel de l’instant, valse lente et fluide quand elle célèbre la vie. *

La poésie soigne des oublis, des blessures et du temps. Rien ne meurt au pays du poète. * La poésie est écho, ramure de rêves et clarté d’un ciel calmant les tempêtes de nos vies fougueuses en harmonisant le silence en pages lues. * La poésie est cette infime particule en légère voile d’être qui poussière de lumière l’onde de nos vies. La poésie est cet art si délicat du visible et de l’invisible, nuances colorant nos cœurs de beauté. La poésie est ce simple mot déposé sur ce carré d’encre : vibrante clarté. * Pour commencer une belle journée, s’habiller l’âme de quelques vers et le regard par la beauté sera plus clair.

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Je respire le poème, gouttes essentielles de vie. * Le poème est partition d’âme. * Que vive la poésie et à nos doigts s’effile la beauté des mots. * Comment la poésie sensible a-t-elle si subitement effleuré le cœur d’une vie ? Sous quelles traces vacantes a-t-elle glissé ses pas ? * La poésie est écho, ramure de rêves et clarté d’un ciel calmant les tempêtes de nos vies fougueuses en harmonisant le silence en pages lues. * La poésie, c’est une faille dans l’écriture.

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Quand je lis un poème, c’est la main d’un enfant posée sur l’aile d’un oiseau, la fragilité et la délicatesse alliées à l’élan du ciel. * Etre poète est un feu, une âme vrillée dans l’espace infini des miroirs retournés. * Tourner la page d’un livre, froisser la trame des mots, s’approprier le corps de ses lignes, cueillir le parfum de ses voyages, allonger les minutes de ce sablier suspendu qu’est l’instant de lire, savourer ces moments où l’esprit est liberté sur la chevelure d’une pensée calligraphiée dans l’intime. Silence et respiration. * Un poème est un morceau de ciel du poète. Une partie infime et dense comme le sable millénaire au cœur du rocher.

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Sous l’arbre des mots, j’aime à me reposer. * Aux larmes des poètes amers, je préfère le sel de l’espérance. * Si vous pensez les livres périmés, respirez-en une page ouverte et laissez vos sens voyager. * Dans la poussière des mots naissent les rêves. * Les livres anciens ont le parfum des mots oubliés. * Lire, c’est éprouver ce temps subtil de minutes à soi. * Chaque page lue est un nouveau voyage avec pour seul guide une ligne de mots. 16


J’ai usé mes yeux sur l’écorce des livres. * Une pile de livres, c’est autant de voyages encore à quai qui embarqueront nos rêves sur les chemins buissonniers aux heures lentes du soir.

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Éclaire la nuit et le jour, l’infime et le grand, le visible et l’inconnu.


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Argiles amoureuses


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L’amour n’est pas raison, l’amour est question. L’amour n’est pas réflexion, l’amour est émotion. L’amour n’est pas profil, l’amour est subtil. L’amour n’est pas profit, l’amour est autrui. L’amour n’est pas sanction, l’amour est pardon. L’amour n’est pas folie, l’amour est vie. L’amour est juste nécessaire à faire vibrer deux êtres. * Envie de tes bras, envie de ton cœur, désir d’un parfum et de douceurs, juste l’envie d’être là, mon cœur dans tes bras.


Aimer, c’est élever l’autre dans ses possibles, dans ce qu’il a de meilleur et de plus beau. Le miracle de l’amour est cette disposition à donner et offrir. Celui qui vit ça n’a plus jamais froid ou peur. Il sait et saura toujours que l’autre est là pour ses réussites et ses meilleurs. Et s’il connaît l’échec ou la maladie, il aura cette main familière et douce pour accueillir ce qui pleure en lui. Certaines personnes vivent l’amour comme une possession jalouse et égoïste ; d’autres le vivent dans ce miracle quotidien de l’écoute et de l’encouragement mutuels. Et peu importe qu’il s’agisse d’amour ou d’amitié, la beauté en est le sourire. * Contre la chaleur de ton cœur, je respire le temps de notre amour. * Un regard et sa clarté, une main enveloppée, un chemin emprunté et l’été en échappée.

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Caché comme le fruit du physalis, ton cœur. * Elle prend sa main, la garde sienne, le temps d’un matin sous les persiennes. Amour écarlate et rien ne hâte le jour. * Orner l’aube incandescente de nos infinis. * Tu as oublié « Je t’aime » Non, j’ai oublié ta main. * Nous dormions comme deux enfants inconnus du vide. 25


Le visage nu pour l’être aimé : le centre de l’âme ne peut taire l’essentiel qui rayonne. * Un jour, un cœur t’est confié dans le creux de la main et tu sais dès lors combien fragile et beau est le verbe aimer. Tu oublies toutes tes blessures et tu relèves les yeux, car cette fragile présence est aussi une force invincible. * La femme idéale ? L’intemporelle. Elles le sont toutes. * Se taire parfois dans nos terres de soie où le bascule satin pendule nos matins. * Le temps est un songe ; se pose le regard en bord de puits. 26


Les minutes allongent leurs phares au creux de la nuit. Nous sommes éponges, eaux rares et fruits. * Il y avait dans son regard comme l’aube d’un matin, le temps d’un souffle. Il y avait dans ce regard toute une vie dessinée comme le paysage sur le bord d’un quai. * Baiser bleu colore les cieux d’un rouge passion qui donne frissons. Paupières closes, le monde est rose ; à la blancheur du jour, lèvres et velours.

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Souffle lié par l’étreinte, nos regards de mille teintes s’embrasent à l’infini, nos sens réunis. Baiser bleu, si délicieux, explose nos cœurs de mille saveurs. * Si j’écoute le silence d’un regard, je sentirai le toucher d’un possible et goûterai l’ivresse d’un soupir. * Tu comètes mes jours, tu envoiles mes nuits. tu étoiles mes rêves, tu lunes mon cœur, tu solaires ma vie. * Prendre le temps simplement d’étendre nos cœurs. 28


Aimer, c’est donner à la vie une chance d’harmoniser deux univers. * On n’oublie jamais le premier sourire. * Les mots d’amour sont lettres du cœur. * Écrivez la date en majuscule d’instants en ligne de vie en calendrier du cœur en matins de joie en soirs de tendresse en saisons d’envies en jours éternels. * Écris cette phrase que ton cœur te dicte sans gommer aucun possible.

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Dans ses bras d’écorce, elle est feuillée d’amour, arbre de vie ; harmonie. Le vent berce de chuchotements la brise de tendresse de leurs silences. Il est des instants où les secondes sont ramures d’un temps d’éternité. * Pont de vie : sur l’échelle des sentiments, la nuit brille de ses possibles présents.

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Les mauves éclats éparpillent leurs reflets d’or ; crépuscule écarlate d’un jour achevé. Sous l’aile d’un silence, je cueille les fragrances pourpres ; grenat de ton cœur au creux de la nuit. * Elle sera voyelle et lui consonne d’un poème qu’aucun d’eux ne nomme. * Les murs de notre maison respirent notre amour. Le jardin fleuri de nos rires envole ses grappes de bonheur sous la tonnelle. Deux chaises longues en bord de terrasse, les meubles chinés au coin de la fenêtre : simples sont les jours heureux. * Quel souvenir pourrait évaporer ce temps en bouquet ? Tu aquarelles ma vie de tendres couleurs, eaux printanières aux bonheurs dilués. Nuages de douceurs. * La pureté est simple clarté. 31


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Le rĂŞve est le dĂŠbut des possibles.

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Miroirs oniriques


Je voudrais parfois un jardin clos au parfum de ciel perdu au milieu d’une vallée de paix encore non explorée où les rivières seraient d’une cristale pureté. * La porte des silences est envol de l’imaginaire. * Elle aimait les roses, les livres et la délicatesse… Et alors ? Que saviez-vous des secrets sous la peau du cœur ? * Couronnée d’un paisible secret, une statue enfante le temps et le promeneur solitaire surprend l’immobile respirer.


La plume, aile de la pensée, s’est invitée sur le bord d’un rêve. Envier à la lune ses silences. * Un papillon est un rêve de lumière posé sur l’éphémère. * Si je déposais une note sur le piano de la vie, elle serait ce do grave que la beauté envie. * Le désert… entre silence, solitude, vide et chants du vent, puits d’être et source de soi. J’aime son miroir et sa jumelle : la mer. * Je colorie le tableau de ma vie des rêves que j’invite.

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Comme une perle sur le voile d’une nuit, une écharpe de brume endort mon île. Les rêves se jouent du décor. Plongée bleue. * Sur un nuage s’est posé un cil ; le vent distrait a oublié le murmure d’un souhait. * La lune cache le soleil sous la cape étoilée et les rêves s’invitent en nuages de brume. * Je suis entré sur la pointe des pieds pour ne pas déranger les rêves éveillés. 39


J’avais de mes souvenirs tricoté l’âme d’un fil si fin qu’il en était le charme. * Cueille un nuage dispersé dans le vent et cours jusqu’à l’île des commencements. * Les rêves quittent le lac du jour pour l’ombre de tes nuits. * J’ai pensé à l’écorce de l’arbre, ramures et racines, à la cime du ciel et au feu de lune. J’ai voyagé, écumé les rêves outremers qui surplombaient le regard. J’ai cabossé digues et dunes à l’encre du pli appelé doutes. Jamais je n’ai tremblé car l’espoir me tenait avec la force rageuse de vivre. * Dans le bleuté gypsophile de nos souvenirs, s’encrent les rêves. 40


Les mots sonnent au pas de tes rêves, laisse-les entrer dans ton imaginaire, doucement s’infuser en couleurs vers l’intimité de ton cœur. * Enchanter le ciel de mille lueurs, offrir au cœur les douces saveurs magiciennes et indicibles de la joie perlée de lune sous la comète libellule, chant de vie et poétique transcendance du beau. * Au pays des rêves, l’or sur le ruisseau éternel des jours est paisible rivière où dansent les libellules fines et élégantes ballerines sur la pointe du vent. Morphée souffle l’argent de lune sur les paupières closes du ciel. * J’ai vécu mille vies dans l’encre des rêves et mille instants dans celle-ci.

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Mon esprit garde la fraîcheur de la rosée et le pourpre des pétales. En lisière d’étoiles, j’aime à me promener. * Je vous écris depuis ce fil de poésie où somnambulent les rêves, de ce coin de pays où les terres sont lumières. * Porter en soi un univers silencieux étranger au quotidien et regarder ce jardin comme un premier monde même si les rêves tremblent en lisière d’un paradis perdu. * Son visage est nuage de temps… Chaque perle de vie qui aube ses chants remémore au ciel combien, fille de la terre, elle inonde en beauté. 42


Comme un berceau sur le fil du ciel, la lune sourit au passager du soir. Quelle tunique vêt les rêves quand le regard est ainsi perdu ? Dans l’ornière bleue d’une comète vive, un arbre-nuages a enclos mon imaginaire. Le jardin des étoiles est un pré d’âmes et l’univers murmure un doux bonsoir. * L’attente est source d’enchantement imaginaire. * Ouvrir les bras pour accueillir la force émergente du vent. 43


J’aime le silence et la transparence de l’âme au calme d’un matin ou d’un lointain. J’aime le silence et son opulence quand les étoiles teintent le ciel de leur étreintes. J’aime le silence et sa connivence quand sans un bruit le monde luit. J’aime le silence et sa délivrance loin des mots futiles quand s’exprime l'utile. J’aime le silence et ses évidences. Alors souvent je me tais pour trouver la paix.

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Table des matières Avant de commencer ………………….……………….. 9 Je suis ………………….…………………………….……… 11 La poésie …………….…………………………….………. 13 Argiles amoureuses ………………………….……..….. 21 Miroirs oniriques ………………………………...…..… 35 Aurores saisonnières ……………………….…………. 49 Sèves écritures …………………………….….…………. 73 Les muses …………………………………………….…… 87 Chers lecteurs .………………………………….……….. 93


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Carnets poétiques  

Lecture libre et temporaire des 44 premières pages de mon dernier recueil. Le lien catalogue : http://www.thebookedition.com/fr/carnets-poet...

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