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travail, pour mes recherches, pour mon jugement de ce lieu, j’ai recours « pour àmonun inventaire visuel qui est une sorte d’herbier des géographies, qui m’aide

petit à petit à comprendre ce territoire. Je m’approprie les travaux des nombreux photographes qui utilisent l’île comme matière de leur propre travail.

»

Paulo David 5

A l’extérieur du musée, les espaces sculptés entre les volumes deviennent des patios cadrés sur le ciel et des zones de circulation, non sans rappeler la notion de cloître. Le patio principal accueille d’ailleurs une sculpture en permanence, qui par la situation spatiale focalise l’attention du visiteur sur elle. On peut poursuivre la métaphore avec le Thoronet car la toiture du musée est accessible, c’est même par cette dernière qu’on arrive sur le site. De même que dans l’abbaye cistercienne, le visiteur possède un point de vue global sur la masse dans laquelle il va pénétrer, et appréhende la relation du bâti avec le site et le paysage. A l’intérieur, le creusement est vécu comme une succession de sensations différentes pour le visiteur, qui passe d’un espace étroit et profond à un espace dilaté, d’un espace sombre à un espace baigné de lumière, d’un cadrage horizontal sur la mer à un cadrage vertical sur la falaise, comme une faille. On perçoit bien les cavités qui ont été creusées. L’architecte dit avoir pensé son auditorium, l’espace le plus ample, comme “une chapelle où la lumière entre dans la salle avec un effet de prolongement qui crée une intimité avec le spectateur 5”. On retrouve un patio sur une double hauteur dans l’une des salles d’exposition avec une coursive en mezzanine, toujours dans le but de stimuler le parcours, et la prise de recul sur les oeuvres d’art du musée. 27

Les pierres éternelles  

Travail de mémoire en semestre 9 pour mon master à l'école d'architecture de Bordeaux

Les pierres éternelles  

Travail de mémoire en semestre 9 pour mon master à l'école d'architecture de Bordeaux

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