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Soyez les bienvenus à Oran. En ce mois de décembre 2012, Les XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail se déroulent à Oran et plus précisément au complexe touristique Les Andalouses. En mars 1991 Oran avait déjà eu l’honneur d’abriter les VIIèmes Journées Nationales, et également dans ce haut lieu du tourisme national. Les thèmes qui seront abordés au cours de cette manifestation scientifique concernent le risque cardiométabolique, les allergies professionnelles notamment respiratoires et le travail en horaires alternés. Une attention particulière sera également donnée aux méthodes d’analyse des conditions de travail. Deux tables rondes seront consacrées à la recherche en santé au travail et à la pratique de la médecine du travail. La recherche en santé au travail s’avère indispensable pour approfondir nos connaissances, développer l’expertise, et aider à la prise de décisions politiques dans ce domaine. Afin de répondre aux attentes des citoyens, des acteurs économiques et responsables politiques, le défi à venir est la mise en place de pôles régionaux scientifiques multidisciplinaires mutualisant les ressources techniques et humaines. En Algérie, la médecine du travail a été d’un grand apport dans la connaissance des risques professionnels. Hélas, l’organisation et les conditions d’exercice actuelles de la profession ne répondent plus aux attentes des employeurs et des travailleurs. Une réforme en profondeur de la médecine du travail est de plus en plus d’actualité pour être conforme avec les normes standards de management de la santé et la sécurité au travail. Je souhaite que ces XVIIIèmes journées nationales ne soient pas seulement des espaces d’écoute, mais qu’ils soient véritablement des espaces d’échanges d’idées et de pratiques. Au nom de tous les membres du comité d'organisation et du comité scientifique, je vous remercie chaleureusement d'avoir répondu à notre invitation et vous souhaite un séjour agréable et un travail fructueux à Oran. Pr Rezk-kallah Baghdad Président des journées


Président des Journées Pr REZK-KALLAH Baghdad

Comité d’Organisation Président: Pr OULD KADI Farid Dr BENZERGA Saida Dr CHAOUI Tewfik Sid Ahmed Dr DJAZOULI Mohamed Amine Dr GHEZINI Younes Dr GOUDJIL Dalila Mr HADJIOUI Noureddine

Dr MEDJANE Rabia Dr MEGHELLI Sidi Mohamed Mr MERABET Kouider Pr TALEB Abdesselam Pr TOUMI Houari Pr ZIANE Benattou

Comité Scientifique Président: Pr TEBBOUNE Cheikh El Bachir Pr AZZOUG Malika Pr BENALI Rachid Pr BOUKERMA Ziadi Dr ESQUIROL Yolande Pr GUEROUI Said Pr HADDAD Mustapha Pr HADDAR Mustapha Pr IDDER-LAIB Cherifa Pr KANDOUCI Abdelkrim Pr LAMARA MAHAMED Ameur

Pr MALCHAIRE Jacques Pr MOHAMMED-BRAHIM Brahim Pr NAFAI Dalila Pr NAFTI Salim Pr NEZZAL Abdelmalek Pr OULD KADI Farid Pr REZK-KALLAH Baghdad Pr SEMID Abdelkader Pr TALEB Abdesselam Pr TOURAB Djamel


Le Bureau Président : Pr NEZZAL Abdelmalek 1er Vice-Président Pr HADDAR Mustapha 2ème Vice-Président Pr TALEB Abdesselam 3ème Vice-Président Dr NASRI Mustapha 4ème Vice-Président Dr BABZIZ Hadj Salah Secrétaire Général Pr GUEROUI Said Secrétaire Général Adjoint Pr BOUTOUCHENT-Nafai Dalila Trésorier Dr BENAISSA Kaddour Trésorier Adjoint Dr FRAGA Seid Conseil scientifique Pr BOUTOUCHENT-Nafai Dalila

XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail, Oran 14-16 décembre 2012


Vendredi 14 décembre 2012 Accueil – Séance Inaugurale

16H00 – 18H00 : Accueil des participants, inscriptions Cocktail de bienvenue 18H00 – 18H15 : Cérémonie inaugurale 18H15 – 18H30 : Visages d’Oran Mr Metair K. Président de l’association Bel Horizon – Oran. 18H30 –19H00 : Conférence inaugurale L’exercice de la médecine du travail en Algérie : Défis et perspectives. Nezzal A.M., Président de la Société Algérienne de Médecine du Travail.

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Communications Orales

Samedi 15 Décembre 2012 08H30 – 10H30 : Première séance RISQUE CARDIOMETABOLIQUE ET TRAVAIL Modérateurs : HAMMOU L., NEZZAL AM., TEBBOUNE C.B., BOUKERMA Z. 08H30: Risque cardiovasculaire et facteurs de risques professionnels : des connaissances à la pratique du médecin du travail. Esquirol Y. Service des Maladies Professionnelles et Environnementales. CHU Toulouse, France. 08H50: Syndrome métabolique et facteurs professionnels associés. Behlouli A., Terra A., Boukerma Z. Service de Médecine du Travail. CHU de Sétif. 09H00: Risque cardiométabolique: dépistage et prise en charge. Benhadj A., Hami N. Hôpital militaire régional universitaire d’Oran. 09H10: Evaluation de l'astreinte cardiovasculaire et du stress chez le personnel du bloc opératoire. 1-2 1-2 1-2 3 Djazouli M.A. , Amouchas D. , Tebboune CB. , Esquirol Y . 1- Service de Médecine du Travail. CHU Oran. 2- Laboratoire de Recherche en Santé Environnement. Université d’Oran. 3- UMR 1027 Université Paul Sabatier, CHU Toulouse, France. 09H20: Evaluation de risque cardiovasculaire chez le personnel administratif. Fekrache B., Chemaa F., Khaldi MI., Haddad M. Service de Médecine du travail. CHU Constantine. 09H30: Etude de la prévalence du diabète chez le personnel hospitalier du CHU d’Annaba. Heramza K., Bouaziz-Tigha N., Mélais S., Gabsi A., Gati H., Tourab D., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Laboratoire de recherche santé environnement. 09H40: Variations des paramètres hémodynamiques au cours de l’exposition à des particules ultrafines chez les soudeurs. 1-2 1-2 1-2 1-2 Aoued A. , Ould Kadi F. , Rezk-kallah B. , Tebboune C.B. Service de Médecine du Travail. CHU Oran. Laboratoire de Recherche en Santé Environnement. Université d’Oran. 09H50: Débat 10H30 – 11H00 : Pause café et visite des posters

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Communications Orales

Samedi 15 Décembre 2012 11H00 – 13H00 : Deuxième séance TRAVAIL POSTE, TRAVAIL DE NUIT Modérateurs : HADDAD M., AZZOUG M., TOURAB D., NAFAI D. 11H00: Le travail posté en 3x8 continu en entreprise: conséquences sur la santé et la vie sociale des travailleurs. Nafai-boutouchent D., Benmessaoud H., Ammarene B., Semid A. Service de Médecine du Travail - CHU Bab El Oued – Alger. 11H10: Les effets du travail posté sur la santé des salariés de Sonelgaz. Chebaani H. Médecine du Travail, Entreprise Sonelgaz. Alger. 11H20: Evaluation des troubles de sommeil chez les travailleurs de quart dans une unité de liquéfaction de gaz. Araba M., Ghezini Y. Sonatrach GL4, EHU Oran. 11H30: Les conditions du travail de nuit chez le personnel de soins. Bouhami G. Hai A. Service médecine du travail. EPSP Bejaia. 11H40: Morbidité liée au travail de nuit au CHU de Sétif. Rahmani N., Abbassene S., Boudjlel D., Lekhel S., Boukerma Z. Service de Médecine du Travail. CHU de Sétif. 11H50: Etude du sommeil et de la vigilance chez les médecins assurant une activité de garde nocturne. Rahmani K. , Kandouci C., Zergoun D., Kandouci A.B. Laboratoire de recherche en environnement et santé. Université Djillali Liabes de Sidi Bel-Abbès. 12H00: Le travail en horaires décalés et ses répercussions sur la santé et sur la qualité de vie et de sommeil : Enquête dans l’industrie et le milieu hospitalier. 1-2 1-2 2 2 1-2 Guessab W. , Rezk-kallah B. , Medjane R . , Bordji Y. , Tebboune C.B. 1- Service de Médecine du Travail, CHU Oran. 2- Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Université d’Oran. 12H10: Effets du travail en horaires alternés sur la santé et la qualité de vie des agents de police. 1-2 1-2 1-2 Benaoum F.Z. , Rezk-kallah B. , Tebboune C.B. 1- Service de Médecine du Travail, CHU Oran. 2- Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Université d’Oran. 12H20: Débat 12H45 – 14H15 : Déjeuner

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Communications Orales

Samedi 15 Décembre 2012 14H15 – 16H00 : Troisième séance ALLERGIES ET TRAVAIL Modérateurs : BERRABAH Y., NAFTI S., HADDAR M., OULD KADI F. 14H15: L’asthme professionnel : un problème médical et social. Nafti S. CHU Mustapha, Alger. 14H35: Asthme bronchique et exposition professionnelle aux solvants dans une industrie pétrolière. Sekkal S.1, Haddam N.1, Nemery B.2, Taleb A.1 1. Service de médecine du travail CHU Tlemcen - Laboratoire toximed 2. Laboratoire de pneumologie professionnelle. Leuven - Belgique. 14H45: L’asthme professionnel du personnel de nettoyage «A travers la consultation spécialisée de pathologie respiratoire professionnelle». Ferkal N., Kaced N., Rezak A., Haddar M. Service de médecine du travail « Djamel Eddine Abed ». EPH Rouiba. 14H55: Le risque allergique d’origine chimique dans une unité d’industrie pharmaceutique. Akif N., Liani N., Amari S.M., Amokrane S., Lamara-Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. 15H05: Evaluer la fréquence des affections allergiques chez les sujets exposés aux cytostatiques au CHU d’Annaba Bouaziz-Tigha N. Université Badji Mokhtar, Laboratoire de recherche santé environnement. 15H15: Manifestations allergiques chez les travailleurs des minoteries de Tizi Ouzou. 1 1 1 1 2 1 Zatout A. , Chaib S. , Mezdad A. , Chebouche S. , Tibiche A. , Brahimi D. , 1 1 1 1 Ould Taleb F. , Touahria G. , Kheloui T. , Boudia H. 1-Service de Médecine du Travail, CHU de Tizi-Ouzou 2-Service d’Epidémiologie et de Médecine Préventive, CHU de Tizi-Ouzou. 15H25: Etude des rhinites allergiques chez les pépiniéristes. Cherikh-Kechida N., Derradji M., Azzoug M. Service de Médecine du Travail, CHU Béni-Messous. 15H35: Débat 16H00 – 16H30 : Pause café et visite des posters

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Communications Orales

Samedi 15 Décembre 2012

16H30 – 18H30 : Quatrième séance ANALYSE DES CONDITIONS DE TRAVAIL Modérateurs : GUEROUI S., REZK-KALLAH B., TALEB A., IDDER-LAIB C. 16H30: Stratégie d’intervention pour la prévention des risques professionnels. Malchaire J. Unité Hygiène et Physiologie du Travail, Université Catholique de Louvain - Belgique. 16H50: Approche de la stratégie SOBANE dans l’étude des ambiances thermiques de travail. Fernane-Nechab M., Ouaaz M., Haddar M. Service de médecine du travail. EPH Rouiba, Alger. 17H00: Étude de la corrélation entre les paramètres de pénibilité physique et le vécu du salarié dans une population de soignants. Benhassine W., Bensakhria N., Benaicha S., Sahraoui A., Boussaha R., Ahmani S. Service de Médecine du travail. Unité de pathologie professionnelle. CHU de Batna. 17H10: Conditions de travail dans un centre d’appel téléphonique. Amari S.M., Liani N., Akif N., Haddouche D., Lamara-Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. 17H20: Impact du travail sur écran chez les secrétaires médicales. Chemaa F., Chachour H., Nasri M., Khaldi I., Haddad M. Service de Médecine du travail. CHU Constantine. 17H30: Expositions professionnelles à la bibliothèque nationale. Khoudour Z., Tareb K., Akif N., Tadjer G., Liani N., Amari S., Lamara Mahamed A. Université Alger 1. Laboratoire de Biogenotoxicité et santé au travail. 17H40: Analyse ergonomique de l’organisation du travail : Impact sur la stabilité de l’entreprise. Kaawach A., Tabet Aouel S., Guerin F., Daniellou F., Mohamed-Brahim B., Taleb A. 17H50: Le travail en open space. 1 2 Falek A. , Kerkacha R. 1- Service de médecine du travail, CHU Beni Messous, Alger. 2- Service de médecine du travail, EPSP Ouled Yaich, Blida. 18H00: La stérilisation dans un bloc opératoire : Enjeux pour la qualité des soins et des conditions de travail. Chaib S., Guerin F., Daniellou F., Mohamed-Brahim B., Taleb A. 18H10: Débat

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Dimanche 16 Décembre 2012 Tables rondes 08H30 – 10H00 : Première table ronde LA RECHERCHE EN SANTE AU TRAVAIL Animateurs : KANDOUCI AB., BENALI R. La recherche en santé: de l’imitation à l’innovation Atoui F., Benali R. Pneumo-phtisiologie, CHU Annaba. 10H00-10H30 : Pause café et visite des posters

10H30 – 12H00 : Deuxième table ronde L’EXERCICE DE LA MEDECINE DU TRAVAIL Animateurs : SEMID A., MOHAMMED-BRAHIM B. Intérêt et limites de l'intégration de la médecine du travail au dispositif national de santé. Semid A., Benmessaoud H. Service de Médecine du Travail, C.H.U de Bab El Oued, Alger. Les évolutions légales et règlementaires de la santé au travail en France. Mohammed-Brahim B. ASTI Prévention, Toulouse.

12h00 - Clôture des XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail

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Dimanche 16 Décembre 2012 Conférence post-congrès

Après-midi 14h00 – 15h30 Stratégie SOBANE et guide de Dépistage participatif des risques Déparis Malchaire J. Unité Hygiène et Physiologie du Travail, Université Catholique de Louvain - Belgique.

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Liste des Posters

THEME N°1 : RISQUE CARDIOMETABOLIQUE ET TRAVAIL Modérateurs : GHOMARI O., CHEMAA F., FALEK A., DJAZOULI MEA. Poster 1:

Dyslipidémie, risque cardiométabolique et surveillance médicale. Akif N., Liani N., Djabali A., Khettab, Amari S.M., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail.

Poster 2:

Evaluation de la pénibilité physique du travail par la cardiofréquencemétrie chez le personnel soignant. Bensekhria N., Benhassine W. Service de médecine du travail CHU de Batna.

Poster 3:

Evaluation de risque cardiovasculaire dans deux entreprises de canalisation. Harrar M. Service de Médecine du Travail, EPSP Hassi Messaoud.

Poster 4:

Facteurs de risques cardiovasculaires en milieu de travail. Tadjer G., Sari Ahmed A., Khoudour Z., Amari S., Arib F., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de biogenotoxicologie.

Poster 5:

L‘hypertension artérielle dans une population d’agents chargés de la sécurité. Zouaoucha H., Kaced N., Laib C., Haddar M. Service de médecine du travail, EPH de Rouïba

Poster 6:

Etude de la prévalence de l’HTA chez le personnel hospitalier du CHU d’Annaba. Boussekine L., Bouaziz-Tigha N., Melais S., Heramza K., Tourab D., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement.

Poster 7:

Accidents cardiovasculaires : a propos de 7 cas observés au CHU de Constantine. Chemaa F., Chachour H., Nasri M., Khaldi M.L., Haddad M. Service de Médecine du travail, CHU Constantine.

Poster 8:

Perturbations métaboliques chez des travailleurs d’une unité de production de mercure. Benyahia S.1, Tigha-Bouaziz N.2, Nezzal AM.2, Benharkat S.1 1. Biochimie, 2. Médecine du travail ; Faculté de Médecine. Annaba.

Poster 9:

Pratiques professionnelles et le travail nuit des infirmières. Chachour H., Chemaa F., Nasri M., Khaldi M.L., Haddad M. Service de Médecine du Travail, CHU Constantine.

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Liste des Posters

THEME N°2 : TRAVAIL POSTE, TRAVAIL DE NUIT Modérateurs : BEGHDADLI B., BENMESSAOUD H., KANDOUCI C., BENZERGA S. Poster 10: Travail en horaires atypiques et effets sur la santé au CHU d’Annaba. Melais S., Benyoucef A., Guéroui S. Service de Médecine du Travail, CHU Annaba. Poster 11: Le travail posté perception des travailleurs d'une entreprise de boulonnerie de l'est algérien. Derradj B. Service de médecine du travail, CHU de Bejaia. Poster 12: Évaluation des risques physiques et psychosociaux liés au travail de nuit en milieu hospitalier. Sahraoui A.(1) ; Benhassine W.(1); Gueroui S.(2); Nezzal AM.(2) 1. Service médecine du travail CHU Batna ; 2. Service médecine du travail CHU Ibn Sina Annaba. Poster 13: Protocole de prise en charge des troubles du sommeil en médecine du travail. Hachelafi H. EHU Oran. Poster 14: Absentéisme pour raison médicale dans un établissement de santé : Impact des horaires alternés et des variables sociodémographiques. 1-2 2 Bordji Y. , Rezk-kallah B. 1. Service de Médecine du Travail, EPSP Hammam Bou-Hadjar. 2. Laboratoire de Recherche Santé Environnement, Université d’Oran.

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Liste des Posters THEME N°3 : ALLERGIES ET TRAVAIL Modérateurs : SEKKAL S., AKIF N., BELHADJ Z., BENZIAN W. Poster 15: Rhinites allergiques : profil évolutive chez des travailleurs au sein d’une bibliothèque. Saheb A., Khoudour K., Zemirli O., Lamara A. Service ORL et CCF CHU Beni Messous Poster 16: Les allergies chez le personnel de santé des cliniques dentaires du CHU d’Annaba. Haddad S., Khatmi S., Gueroui S., Nezzal Am. Université Badji Mokhtar, Laboratoire recherche santé environnement. Poster 17: Pneumopathies d’hypersensibilité et exposition aux isocyanates : A propos d’un cas. Madi D., Arib-Mezdad A., Zatout A. Service de Médecine du Travail - CHU Tizi-Ouzou. Poster 18: Rôle du tabac dans la pathologie obstructive liée à l’exposition aux fumées de soudage. 1-2 1-2 1-2 1-2 3 4 Hamouda G. , Ould Kadi F. , Rezk-kallah B. , Tebboune CB. , Chaoui S. , Bordji Y. 1. Laboratoire de Recherche Santé Environnement, Université d’Oran. 2. Service de Médecine du Travail, CHU Oran. 3. Service de Médecine du Travail, EPSP Es-sénia. 4. Service de Médecine du Travail, ESPP H-Bouhdjar.

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Liste des Posters THEME N°4 : ANALYSE DES CONDITIONS DE TRAVAIL Modérateurs : GHEZINI Y., LIANI N., OUAAZ M., HACHELAFI H. Poster 19: Conditions de travail dans un chantier BTP à Tizi-Ouzou. Ailam-Benassil F., Chebouche S., Fraga S., Mezdad A., Zatout A., Chaib S. Service de médecine du travail CHU Tizi-Ouzou. Poster 20: Risques professionnels et production de clayettes des réfrigérateurs au niveau d’un atelier de pièces métalliques. Arib-Mezdad A., Madi D., Zatout A., Chebouche S., Chaib S. Service médecine du travail CHU Tizi-Ouzou. Poster 21: Contribution à la prévention des risques professionnels dans une unité d'industrie céréalière. Kandouci C., Baraka F., Kandouci A.B. Laboratoire de recherche en environnement et santé. Université de Sidi Bel-Abbès. Poster 22: Evaluation des conditions de travail dans les services de cantines du CHU d’Annaba. Khatmi S., Gueroui S., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine d’Annaba, Laboratoire de recherche santé environnement. Poster 23: Evaluation de l’éclairage dans 48 unités de soins de cinq établissements hospitaliers d’Alger. Liani N., Akif N., Khoudour Z., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. Poster 24: Co-exposition substances ototoxiques et bruit: Revue de littérature. Kiboua M. Unité Hassiba BenBoulaid, CHU Blida. Poster 25: Efficacité et raison de non port des équipements de protection individuelle chez des travailleurs affectés à la formulation de pesticides. Boukortt C., Gueddouh M., Semid A. Service de Médecine du Travail, CHU Bab El Oued, Alger. Poster 26: Risque d’exposition au benzène et conditions de travail: cas des pompistes de la société publique de Naftal- Annaba. Messaoudene AB., Djafer R., Megueddem M., Sifi M., Selim. Service de Toxicologie CHU d’Annaba. Poster 27: Analyse des conditions de manipulation des cytostatiques au CHU d’Annaba. Bouaziz-Tigha N., Bouaziz M., Adjerime M., Henine M., Tourab D., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Poster 28: Risques chimiques et ergonomiques chez les parturientes exerçant au CHU d’Annaba. Megueddem M., Djafer R., Messaoudene AB. Service de Toxicologie du Centre Hospitalier Universitaire d’Annaba. Poster 29: Identification des risques professionnels dans un laboratoire d’analyse médicale du CHU de Sétif. Behlouli A., Terra A., Rahmani N., Boukerma Z. Service de Médecine du Travail, CHU Sétif. Poster 30: Analyse des conditions de travail au niveau des laboratoires du CHU Tizi-Ouzou. Arib-Mezdad A., Chaib S., Dif D., Ailam F., Zatout A. Service médecine du travail CHU Tizi-Ouzou

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Liste des Posters

Poster 31: Evaluation des risques professionnels dans un laboratoire géotechnique de travaux publics. Terra A., Boukraa A., Rahmani N., Boukerma Z. Service de Médecine du Travail, CHU Sétif. Poster 32: Conditions de travail dans les laboratoires de chimie. Sedjai S., Ghezini Y., Benzian W., Kamen F. EHU Oran.

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Liste des Posters THEME N°5 : COMMUNICATIONS LIBRES Modérateurs : BENHASSINE W., CHAIB S., KACED N., BENHADJ A. Poster 33: Evaluation de l’exposition au perchloréthylène et de son retentissement clinique au sein d’une population d’employés de pressing. Belhadj Z., Zergoun D., Kandouci C., Kandouci A.B. Laboratoire de Recherche en environnement et santé. Service de médecine du travail, CHU Sidi Bel-Abbès Poster 34: Exposition professionnelle au dichlorométhane au niveau des laboratoires pharmaceutiques. Boudemagh K., Atailia A., Djafer R. Service de Toxicologie, CHU-Ibn Sina, Annaba. Poster 35: Polyneuropathie périphérique chez deux travailleurs exposés au styrène. 1 2 Kaid Slimane F. , Ameille J. (1)Service de Médecine du Travail, EPSP de Béchar. (2)Groupe Hospitalier Raymond Poincaré, Paris. Poster 36: Le poste de mécanicien et hémopathies. Akif. N , Anane. S. , Liani. N, Amari. S.M, Lamara Mahamed. A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. Poster 37: L'amalgame d'argent est il toxique en pratique dentaire ? Mentouri A. Faculté de Médecine Annaba. Poster 38: Les TMS dans la consultation du service de Médecine du travail du CHU d’Annaba. Melais S., Metai N., Mehaia D., Gueroui S. Service de Médecine du Travail, Faculté de Médecine Annaba. Poster 39: Troubles musculo-squelettiques chez les sages-femmes du bloc d’accouchement (intervention ergonomique). Meziane Z., Taleb S.A., Taleb A. Service de médecine du travail, CHU Tlemcen. Laboratoire TOXICOMED Poster 40: Troubles musculosquelettiques chez les monteurs lignes de GRTE (Gestion du Réseau Transport d'Electricité). Bouhadji A., Chertouh M., Belaid D., Lamara M. Médecine du Travail, Sonelgaz. Poster 41: Les troubles musculosquelettiques du membre supérieur au sein d’une société d’assurances. Brahim M., Zemmouri N., Baamara M., Mehar A., Djida S. Service de Médecine du travail, EPSP de Dellys. Poster 42: Les lombalgies en milieu du travail: expérience du service de médecine du travail de l’EPH Rouiba à travers la consultation spécialisée de rhumatologie professionnelle. Fernane-Nechab M., Nedir C., Sellam K., Ouaaz M., Haddar M. Service de Médecine du Travail, EPH Rouiba. Poster 43: Maladie de Dupuytren : a propos d’un cas. Azoui A., Chabani I., Benhaizia S., Guellouh A., Bensalem S., Chemaa F., Haddad M. Service de Médecine du Travail, CHU Constantine. Poster 44: Syndrome du canal carpien : A propos de deux cas. Madi D., Arib-Mezdad A., Dahlab M., Chihani N., Chaib S., Zatout A. Service de Médecine du Travail, CHU Tizi-Ouzou. Poster 45: Diagnostic radiologique des atteintes ostéoarticulaires les plus fréquentes. Chabani I., Bouidioua I., Abouri S., Maghrebi A., Chemaa F. Haddad M. Service de Médecine du Travail, CHU Constantine.

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Liste des Posters Poster 46: Le tabagisme en milieu du travail : à propos d'une société dans l'ouest algérien. Aguiar A.H.*, Chadli A.**, Moulessehoul FMR.*, Chemikh Z.*, Barka S.* *Service de Médecine du Travail, EPSP Télagh, Sidi Bel Abbès. ** Département de l’environnement, Université DjilLali Liabès, Sidi Bel Abbès. Poster 47: Les cancers d'origine professionnelle. Fraga S.(1), Chihani N. (1), Zanoun N. (2), Chaib S. (1), Zatout A. (1) (1)Service de Médecine du Travail, CHU de Tizi-Ouzou. (2)SEMEP- CHU de Bab El Oued. Poster 48: Impact de la pollution atmosphérique des carrières d’agrégats sur l’environnement et la santé publique : cas de la commune de Sidi Ali Ben Youb - Wilaya de Sidi Bel Abbes. El Bouhissi M. (elbouhissimayssara@yahoo.fr), El Zerey W. (w.elzerey@dr.com) Université Djillali Liabes, Sidi bel-Abbès. Poster 49: Impact de l’utilisation des pesticides sur l’environnement et la santé: cas de la région de Tessala, W. Sidi Bel-Abbès. El Zerey W., Djebbari H., Drici A. Université Djillali Liabes, Sidi bel-Abbès. Poster 50: Problématique du suivi post-professionnel d’un préparateur de charpente en amiante-ciment. Hadi Y., Bouksil F., Meziane G., Chebouche S., Chaib S., Zatout A. CHU Tizi-Ouzou Poster 51: Profil de l’exposition professionnelle chez une population de parkinsoniens. Akezouh N., Beghdadli B., Ghomari O., Hamimed M.A., Azza A., Baroka F., Kandouci A.B. Service de Médecine du Travail, CHU Sidi Bel Abbès. Poster 52: Vécu du travail du personnel hospitalier d’un établissement de santé. Ghezini Y., Sidi Ikhlef N., Kamen F. EHU Oran. Poster 53: La perception du risque rayonnement au niveau d’un service de radiothérapie. Tadjer G., Arib F., Liani N., Akif N., Amari S., Sari Ahmed A., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogenotoxicologie. Poster 54: Les contraintes psychologiques au travail : Etude sur le stress. 1 2 3 1 Belkhatir A. , Brahim M. , Moussaoui l. , Benameur Y. 1 2 3 Dely-Brahim-Alger, EPSP Delyss - Boumerdès, EPSP Damous-Tipaza. Poster 55: Prévalence et causes du syndrome d’épuisement professionnel Burn out. Kandouci C., Belhadj Z., Bouaza H., Kandouci A.B. Service de Médecine du Travail, CHU Sidi Bel-Abbès. Poster 56: Charge mentale chez les dispatchers de l’opérateur du système électrique. Benabdoun H. Médecine du Travail, Entreprise Sonelgaz. Alger. Poster 57: Le risque infectieux en milieu hospitalier: Etat des lieux au CHUO. 1-2 1-2 1-2 1-2 Benzerga S. , Aoudj A. , Bendjima R. , Tebboune C.B. 1 Service de Médecine du Travail, CHU Oran. 2 Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Université d’Oran. Poster 58: Connaissance, attitude pratique sur les AES chez le personnel de santé de l’EPSP de Hassi Messaoud. Harrar M. Service de Médecine du Travail, EPSP Hassi Messaoud.

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Liste des Posters Poster 59: Incrimination de l’organisation du travail dans la survenue des accidents de travail en milieu hospitalier : à propos d’un Accident exposant au Sang (AES). Boussaha R.(1), Benhassine W.(1), Guéroui S.(2), Nezzal AM.(2) (1): service médecine du travail CHU Batna; (2): service médecine du travail CHU Ibn Sina Annaba. Poster 60: Accident avec exposition au sang : profil sérologique et vaccinal chez le personnel de santé. Chachour H., Chemaa F., Nasri M., Khaldi M.L., Haddad M. Service de Médecine du Travail, CHU Constantine. Poster 61: Accidents d’exposition au sang et dépistage de l'hépatite C. Bennabi F. EPSP Reghaia, Alger. Poster 62: Évaluation de la vaccination chez le personnel hospitalier d’un hôpital militaire. Benhadj A. Hôpital Militaire Régional Universitaire d’Oran. Poster 63: Évaluation de la prévalence des infections nosocomiales et de la consommation des antibiotiques au service de réanimation. Dahdouh-Akil S. Réanimation Médicale, CHU Annaba. Poster 64: Vaccinations obligatoires et recommandées chez le personnel hospitalier en Algérie: Etat des lieux au CHU d’Annaba. Khezzane D., Nezzal AZ., Merbai M., Ali Tatar MC., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Poster 65: Gestion des déchets générés par la préparation des traitements anticancers dans cinq établissements d’Alger. Liani N., Akif N. , Amari SM., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. Poster 66: La gestion des déchets médicaux et leurs effets sur la santé et l’environnement en Afrique: revue systématique. Beghdadli B., Ghomari O., Kandouci A.B. Laboratoire de recherche en environnement et santé. Université Djillali Liabes, Sidi Bel-Abbès. Poster 67: Rôle des visites médicales spéciales dans le dépistage et la prévention des hépatites virales chez le personnel d’hémodialyse du CHU d’Annaba. Khafallah S., Khatmi S., Guéroui S., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine d’Annaba. Poster 68: Prévalence des pathologies infectieuses chez le personnel des cantines hospitalières du CHU d’Annaba. Harireche A., Khatmi S., Gueroui S., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine d’Annaba, Laboratoire de recherche santé environnement. Poster 69: Radioprotection en milieu hospitalier : cas du CHU d’Annaba. Khezzane D., Nezzal AZ., Gabsi A., Melais S., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Poster 70: La place de la médecine du travail dans la direction de l’éducation nationale à propos d’un cas réel. Benaicha S., Benhassine W. Service de médecine du travail CHU de Batna. Poster 71: Evaluation du stress et des conditions de travail chez le personnel du bloc opératoire. 1-2 1-2 1-2 3 Amouchas D. , Djazouli M.A. , Tebboune CB. , Esquirol Y . 1- Service de Médecine du Travail. CHU Oran. 2- Laboratoire de Recherche en Santé Environnement. Université d’Oran. 3- UMR 1027 Université Paul Sabatier, CHU Toulouse, France.

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Résumés – Communications Orales L’exercice de la médecine du travail en Algérie : Défis et perspectives. Nezzal AM., Nezzal AZ., Tourab D., Gueroui S. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Objectif : Décrire les contraintes auxquelles sont confrontés les médecins du travail dans l’exercice de leur fonction. Méthode : Revue de la législation algérienne, étude des bilans annuels des médecins du travail à Annaba, revue de la littérature internationale sur l’exercice de la médecine du travail. Résultats : Le médecin du travail est confronté dans l’exercice de sa profession à plusieurs contraintes. La première et non des moins importantes est la diversité d’application de la législation du travail selon le secteur d’activité et la nature de le statut juridique de l’entreprise , la seconde relève de certaines insuffisances relatives à la législation sur l’hygiène, la médecine du travail et la sécurité au travail, la troisième relève de l’absence d’un cadre organisant le métier de médecin du travail : le statut du médecin du travail, la quatrième est relative à la procédure d’habilitation accordée aux médecins « sans formation préalable » en médecine du travail, la dernière et non des moindres est relative à la formation des médecins du travail qui ne les prépare pas le plus souvent à assumer toutes les responsabilités du métier. Conclusion : Dans cette communication les principales contraintes sont présentées et discutées et des pistes d’amélioration sont proposées. Elles concernent en particulier la réforme de la formation en médecine du travail et de la législation en santé et sécurité au travail.

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Résumés – Communications Orales Risque cardiovasculaire et facteurs de risques professionnels : des connaissances à la pratique du médecin du travail. Dr Yolande Esquirol UMR 1027 : Equipe 3 : « Épidémiologie de l'athérosclérose et des maladies cardio-vasculaires : facteurs de risque et prise en charge en population ». Service des Maladies Professionnelles et Environnementales, CHU Toulouse, France. Le retentissement des nuisances professionnelles sur la santé représente un réel enjeu de santé publique. En France, les pouvoirs publics ont pris conscience de sa dimension au cours de ces dernières années avec pour conséquences, entre autres, la déclinaison de plans nationaux de santé travail dans les domaines d’évaluation et de prévention de ces nuisances tant à l’échelle nationale, régionale qu’au sein des entreprises. Parmi les différentes causes de mortalité, les décès attribuables aux maladies cardio-vasculaires (MCV) demeurent une des premières causes et les prévisions pour 2030 laissent préjuger de leur maintien à la première place (World Health Statistics in 2008). Le caractère multifactoriel de la maladie cardiovasculaire a donné lieu à des démarches d’identification et de prévention des facteurs de risques cardio-vasculaires durant ces 4 dernières décennies. Si certains de ces facteurs sont bien établis, d’autres restent suspectés. Parmi ceux classiquement reconnus, il est distingué des facteurs de risques non modifiables tels que l’âge ou le sexe et puis d’autres modifiables tels que l’hypertension artérielle, dyslipidémie, diabète… . Pour autant, malgré les progrès considérables de la prévention et des prises en charge thérapeutiques, le risque demeure, faisant poser la question de l’existence de facteurs méconnus ou moins connus. Dans le monde du travail, le travail posté représente un mode de fonctionnement très répandu pour des objectifs socio-économiques évidents. Les études de ces vingt dernières années témoignent d’un retentissement probable du travail posté sur les maladies cardio-vasculaires. En effet, une méta-analyse de 17 études menées en 1999, conclut que le risque relatif de présenter une maladie cardiovasculaire est d’environ 1,4 pour les travailleurs postés par rapport aux travailleurs de jour pour les hommes comme pour les femmes (Boggild and Knutsson 1999). Depuis cette revue, la majorité des études récentes ont confirmé ce lien. Une métanalyse incluant 34 études récente a confirmé cette association avec un risque plus élevé d’infarctus du myocarde de 23 % (Vyas, Garg et al. 2012). Concernant l’impact de ce mode d’organisation des horaires de travail sur les facteurs de risques cardiovasculaires, une revue de la littérature souligne leur retentissement sur les facteurs lipidiques, l’hypertension artérielle, la prise de poids et plus généralement sur le syndrome métabolique. De par les facteurs physiopathologiques avancés, une surveillance régulière renforcée peut être proposée par les médecins du travail sur l’adaptabilité des salariés à ce mode de travail par des évaluations et des conseils de prévention sur le sommeil, les rythmes des prises alimentaires, des activités physiques de loisirs et professionnelles mais aussi sur les mesures régulières de facteurs anthropométriques et biologiques (Esquirol, Perret et al. 2011). L’identification des facteurs psychosociaux comme des potentiels facteurs de risque des maladies cardiovasculaires a également été richement documenté ces dernières années (Diene, Fouquet et al. 2012).Par l’utilisation de questionnaire d’évaluation collective comme ceux proposés par Karasek ou Siegrist ou de la simple question « êtes-vous stressés au travail » (Yusuf 2002), et des analyses médico-ergonomiques réalisables dans les entreprises, les acteurs en santé travail disposent de moyens d’évaluation et d’action pour la prévention de cet environnement délétère. La pratique d’une activité physique de loisirs régulière et adaptée a montré son rôle protecteur dans le domaine des maladies cardiovasculaires en opposition avec des comportements sédentaires. Pour autant les conséquences de l’activité physique réalisée lors des tâches professionnelles ont été très peu investiguées. Quelles sont aujourd’hui les conséquences d’un travail assis prolongé ou du fait de porter des charges lourdes au cours de sa journée de travail restent à ce jour des questions à investiguer. Leurs conséquences dans le maintien dans l’emploi en soulignent tout leur intérêt pour le médecin du travail. Soit lors d’expositions aigues ou chroniques, certaines substances chimiques sont ou peuvent être à l’origine de maladies cardiovasculaires (le dichlorométhane, monoxyde de carbone, arsenic, hydrocarbures halogénés, insecticides organophosphorés …). Afin de surveiller ces salariés, les médecins du travail ont à leur disposition la possibilité de réaliser des mesures atmosphériques réalisables en milieu du travail et /ou des bio-métrologies afin de dépister et prévenir ces expositions. En conclusion : L’exposition professionnelle à des risques physiques, chimiques, psychosociaux et organisationnels est susceptible de majorer le risque cardiovasculaire. Les acteurs en santé travail ont un rôle fondamental de dépistage, de suivi et de prévention dans ce domaine afin de maintenir les salariés dans leur emploi. - Boggild, H. and A. Knutsson (1999). "Shift work, risk factors and cardiovascular disease." Scand J Work Environ Health 25(2): 85-99. - Diene, E., A. Fouquet, et al. (2012). "Cardiovascular diseases and psychosocial factors at work." Arch Cardiovasc Dis 105(1): 3339. - Esquirol, Y., B. Perret, et al. (2011). "Shift work and cardiovascular risk factors: new knowledge from the past decade." Arch Cardiovasc Dis 104(12): 636-668. - Vyas, M. V., A. X. Garg, et al. (2012). "Shift work and vascular events: systematic review and meta-analysis." BMJ 345: e4800. - Yusuf, S. (2002). "Two decades of progress in preventing vascular disease." Lancet 360(9326): 2-3.

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Résumés – Communications Orales Syndrome métabolique et facteurs professionnels associés. Behlouli A., Terra A., Boukerma Z. Service de Médecine du Travail. CHU de Sétif. Introduction : L’Algérie connaît une transition épidémiologique, soit un passage des maladies transmissibles aux maladies non transmissibles qualifiées de lourdes, dont l’affection la plus fréquente était représentée par les maladies cardiovasculaires (22,5%). Le syndrome métabolique, qui prédispose à l’atteinte cardiovasculaires, est largement dépendant de facteurs individuels (tabac, cholestérol, hypertension, alimentation, diabète, obésité...), mais aussi de facteurs professionnels (sédentarité, travail posté, stress professionnel.). Selon la revue de littérature, la problématique de décision d’aptitude du travailleur cardiaque reste majeure. Objectif : L’objectif de ce travail est de déterminer les caractéristiques socioprofessionnelles des travailleurs atteints par ce syndrome ainsi que les facteurs de risque professionnels associés. Méthode : C’est une étude descriptive de type transversale, réalisée à Sétif durant l’année 2012, et concerne 300 travailleurs masculins appartenant aux différents secteurs professionnels conventionnés avec le service de médecine de travail du CHU Sétif, choisis d’une façon aléatoire. Trois facteurs professionnels ont été recherché chez notre population, et qui sont : la sédentarité professionnelle, le travail posté et le stress professionnel. Résultats : La prévalence du syndrome métabolique retrouvée dans notre étude était de 20.66% ; il prédomine chez les personnes âgées plus de 50 ans (43.5%), d’un niveau d’instruction moyen (40%), résidants en milieu urbain (71%). Le syndrome métabolique semble être concerné plus par les ouvriers du secteur agricole (31%) mais aussi les travailleurs du secteur tertiaire (27.5%), ceux ayant une ancienneté au poste de travail supérieur à 10 ans (50%) et ceux soumis au travail posté (31%). La sédentarité professionnelle est retrouvée chez 63% des travailleurs, et le stress professionnel a concerné 53% d’entre eux. Des facteurs de risque individuels ont été identifiés notamment l’obésité (71%), l’HTA (40%), la dyslipidémie (31%), ainsi que la consommation de tabac (19%). Conclusion : Cette étude a permis de mettre en évidence l’importance du syndrome métabolique en milieu professionnel et d’identifier certains facteurs de risque associés et de proposer les recommandations nécessaires afin de faire profiter les travailleurs d’une prévention cardiovasculaire efficace.

Risque cardiométabolique: dépistage et prise en charge. Benhadj A., Hami N. Hôpital militaire régional universitaire d’Oran. Objectif : Le suivi médical au milieu du travail ce fait par le biais des différentes visites médicales réglementées. Au milieu militaire ce suivi est aussi fait, est au cours des visites périodiques d’une catégorie professionnelle occupant des postes de responsabilité au milieu militaire qui nous a semblé nécessaire de mener cette étude et qui ayant pour objectif : l’évaluation des facteurs du risque ainsi que le risque cardiométabolique chez cette catégorie professionnelle. Méthode: Il s’agit d’une étude descriptive de type rétrospectif réalisé sur une période de deux ans (2008, 2009) auprès de 394 personnes occupants des postes de responsabilité au milieu militaire, vus dans le cadre de la visite médicale périodique. Le recueil des données s’est fait sur des dossiers médicaux. Résultats et discussion : Un total de 394 cas exclusivement de sexe masculin avait été bénéficies d’une à trois visites chacun sur une période de deux ans. Une prévalence de certains facteurs de risque cardiométabolique a été observée dans notre population étudiée ; il s’agit du sur poids (48,2 %) de l’obésité (28,1 %), d’une consommation du tabac (39,0 %), d’une glycémie à jeun anormale (15,9 %), d’une hypertriglycéridémie (39,5 %), et d’une hypercholestérolémie (12,9 %).la prévalence du risque cardiométabolique basée sur trois facteurs du risque et plus est estimé à 28,6 %. Si notre population exerce dans un milieu connu pour quelle soit soumise au stress continu et tout ce qui peut engendrer comme consommation du tabac, alcool ... etc., au régime alimentaire non équilibré (par excès ou par défaut) ainsi que le facteur sédentarité pour cette catégorie du personnel, le risque cardiovasculaire et métabolique est de même aussi important. La prise en charge médicale spécialisée (15,2 %) des cas dépistés a suivie d’une manière significative les taux anormaux de la glycémie à jeun. Conclusion : L’identification et le suivi des risques cardiométaboliques peuvent aider les professionnels de santé, les cliniciens et les individus à définir les bonnes stratégies de prévention afin d’éviter ou de retarder le développement d’un diabète ou d’une maladie cardiovasculaire.

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Résumés – Communications Orales Evaluation de l'astreinte cardiovasculaire et du stress chez le personnel du bloc opératoire. 1-2 1-2 1-2 3 Djazouli M.A. , Amouchas D. , Tebboune CB. , Esquirol Y . 1- Service de Médecine du Travail. CHU Oran. 2- Laboratoire de Recherche en Santé Environnement. Université d’Oran. 3- UMR 1027 Université Paul Sabatier, CHU Toulouse, France. Introduction : En milieu hospitalier, la prédisposition du personnel soignant (médecins, infirmiers, techniciens, etc.) au stress est omniprésente du fait de la spécificité de l’organisation hospitalière, nécessitant un esprit éveillé, une concentration et une parfaite maîtrise des actes techniques, la confrontation avec la souffrance et la mort. Le personnel soignants du bloc opératoire (médical et paramédical) est constamment confronté physiquement et psychologiquement a des situations difficiles. Ces conditions de travail sont un facteur de stress indéniable et deviennent trop souvent la cause de dégradations des relations interprofessionnelles. A cet effet, nous avons mené cette étude auprès du personnel hospitalier dans l’intérêt de faire une évaluation subjective des contraintes psychologiques et organisationnelles avec étude de l’astreinte cardiaque par l’enregistrement cardiofréquencemetrique chez le personnel soignant en peropératoire. Objectifs : - Estimer la prévalence du stress chez le personnel soignant au bloc opératoire. - Identifier les facteurs psychosociaux et organisationnels du stress au travail. - Evaluer les indices de l’astreinte cardiaque par l’enregistrement électrocardiofréquencemetrique de la FC en peropératoire chez le personnel soignant. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une enquête épidémiologique descriptive type transversale, réalisée auprès de 221 personnels soignant dans les blocs opératoires et les urgences médicochirurgicales, travaillant dans les différents hôpitaux de la région d’Oran, un questionnaire d’étude a été élaboré comprenant des données sur les caractéristiques socioprofessionnelles, le questionnaire de karasek et une étude de l’astreinte cardiaque par l’enregistrement continue de la fréquence cardiaque en peroperatoire. Résultats et Discussion : Notre population été majoritairement de sexe masculin (60.2% versus 39.8%) avec une moyenne d’âge 34.6 (±8.2) ans et une ancienneté moyenne à l’hôpital de 7.48± 8.00 ans. Selon le score des trois composantes du questionnaire de Karasek, on a trouvé que plus des deux tiers de la population d’étude subit une forte demande psychologique et dispose une faible latitude décisionnelle au sens de karasek, dont 19.5% (soit 43 soignants) sont en situation de «job strain» et 12.2% (soit 27 soignants) qui sont en situation «d’Iso-strain». Ce qui donne une prévalence de 19.5% de stress au travail, en milieu hospitalier et chez le personnel soignant au bloc opératoire avec une moyenne de 30.11 ±9.06 du coût cardiaque absolu CCA (bpm), 24.32± 6.75 du ème coût cardiaque relatif CCR(%) et de 33.59 % du coût cardiaque relatif 99 percentile CCR 99 observée chez le personnel soignant en peropératoire. D’après l’analyse statistique des facteurs de risque organisationnels et de la charge de travail chez notre population, on trouve 40.3 % du personnel déclare avoir un nombre d’effectif diminué par équipe (moins de 04) avec une fréquence des gardes jusqu’à 06 gardes par mois chez 56.1 % des cas surtout chez les chirurgiens et les réanimateurs. En plus que le stress est majoré lorsqu’il s’agit d’un patient à opérer avec un pronostic grave à 94.6%, lors de manque de moyens à 90.5% des cas , en cas de situation d’urgence 80.5% , lors d’un conflit d’équipe entre chirurgien et réanimateur à 46.2% des cas et lorsque la durée de l’opération est longue à 48.4% avec éventuelle complication en pleine intervention chirurgicale. Conclusion : Notre étude a permis de préciser, la prévalence, les facteurs institutionnels, organisationnels et les manifestations psychosomatiques du stress chez le personnel soignant au bloc opératoire ainsi que l’exposition à une charge mentale importante risque d’altérer la santé de notre personnel soignant par l’apparition de pathologies diverses tel les troubles en cas d’absence de moyens de prévention adaptés.

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Résumés – Communications Orales

Evaluation de risque cardiovasculaire chez le personnel administratif. Fekrache B., Chemaa F., Khaldi MI., Haddad M. Service de Médecine du Travail. CHU Constantine. Les maladies cardiovasculaires représentent actuellement la première cause de mortalité dans les pays industrialisés. Qu'ils soient identifiés ou en cours d'évaluation, les facteurs favorisants la survenue de ces affections sont chaque jour mieux connus et le caractère synergique de leur action a été souligné par les premiers résultats de l'enquête épidémiologique de Framingham. Cette enquête a pour but d’évaluer Le risque cardiovasculaire global(RCVG) qui se définit comme la probabilité de développer dans un temps donné un événement cardiovasculaire en fonction de plusieurs facteurs de risque considérés. C’est une étude descriptive transversale ayant pour but de l’évaluation de risque cardio-vasculaire chez le personnel administratif selon le modèle de Framingham et qui a concerne un effectif total de 131 travailleurs. C’est le personnel administratif exerçant dans 3 entreprises. Le recueil des données a été fait a l’aide d’un interrogatoire; examen clinique; dossier médical; bilan biologique et modèle de Framingham; Cette étude a été établie sur une durée de 3 mois du 1er février au 30 avril 2010. La saisie des données a été faite au moyen de logiciel Epi info 5 .3.1. L’anonymat a été respecté. Notre objectif dans cette étude est de : - Définir et calculer le risque cardio-vasculaire globale ; qui a pour principale intérêt de réunir en un chiffre la synthèse des effets néfastes des différents facteurs de risque. - Evaluer la responsabilité de l’association synergique des facteurs de risque dans la morbi-mortalité cardio-vasculaire. - L’identification et la prise en charge des facteurs de risque cardio-vasculaire. - Préconiser des mesures préventives qui permettent d’agir sur les facteurs de risque. Notre étude nous a permis de calculer le risque cardio-vasculaire chez le personnel administratif et d’identifier les différents facteurs de risque cardio-vasculaire. Le risque cardio-vasculaire augmente avec l’âge et chez le sexe masculin. La dyslipidémie, l’obésité et la sédentarité sont les facteurs les plus souvent rencontrés dans notre étude. La majorité de notre population ont un risque cardio-vasculaire faible malgré la présence chez certains de facteurs dits prédisposant. Le modèle de Framingham néanmoins comporte plusieurs problèmes : - Tous les facteurs de risque ne sont pas pris en compte notamment les antécédents familiaux (maladie cardio-vasculaire précoce) ; l’obésité et la sédentarité. - La durée de l’exposition aux facteurs de risque n’est pas prise en compte. - L’équation de Framingham a été établie a partir d’une population nord-américaine présentant de ce fait des caractéristiques et un niveau de risque qui sont différents par rapport à la notre. Tous ces problèmes peuvent altérer nos résultats. Des mesures préventives s’imposent par le dépistage précoce des différents facteurs de risque et la prise en charge correcte des sujets malades peut aider à réduire le risque cardio-vasculaire. Cependant et, en raison de la petitesse de notre échantillon, nos résultats ne peuvent être extrapolé à l’ensemble de la population générale exerçant dans le secteur administratif.

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Résumés – Communications Orales

Etude de la prévalence du diabète chez le personnel hospitalier du CHU d’Annaba. Heramza K., Bouaziz-Tigha N., Mélais S., Gabsi A., Gati H., Tourab D., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Objectif : Evaluer la prévalence de diabète chez le personnel hospitalier du CHU d’Annaba. Matériel et méthode : Il s'agit d'une étude descriptive portant sur 1194 personnes exerçant au CHU de Annaba qui se sont présentées à la consultation pour une visite périodique durant l’année 2011. Plusieurs variables ont été étudiées : les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles, le type de diabète, pathologies associées, IMC, hyperlipidémie. Résultats : La prévalence du diabète est de 4 %. L’âge moyen des travailleurs diabétiques est de 50 ans avec un écart-type de 6.47. On note une légère prédominance féminine, soit 52 %, le sex-ratio est de 1,08. La notion de tabagisme a été rapportée par seulement 4% des patients diabétiques. La catégorie professionnelle la plus représentée est le personnel de soins avec un taux de 67 %. La répartition des sujets diabétiques selon le service fait ressortir l’importance des services médicaux (50 %), suivi des services chirurgicaux (27%) et les services techniques (23%). Quatorze % des diabétiques proviennent du PUC. Parmi les facteurs de risque cardiométaboliques associés au diabète, nous avons enregistré une obésité chez 36 % des travailleurs diabétiques (IMC supérieur à 30), et une surcharge pondérale chez 23 % des sujets diabétiques. Il s’agit dans 60 % des cas de diabète de type II et 13 % de diabète type I. L’HTA est associée au diabète dans 59,5% des cas. Conclusion : Ce travail objective une prévalence du diabète inférieure à la prévalence globale donnée par l’enquête nationale de santé. Elle est identique à celle de la catégorie 39-59 ans. L’importance des facteurs de risque cardiovasculaires associés exige une surveillance particulière de cette catégorie de travailleurs. Le risque infectieux en milieu hospitalier nous incite à une surveillance médicale spéciale de ces travailleurs présentant cette affection chronique.

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Résumés – Communications Orales Variations des paramètres hémodynamiques au cours de l’exposition à des particules ultrafines chez les soudeurs. 1-2 1-2 1-2 1-2 Aoued A. , Ould Kadi F. , Rezk-kallah B. , Tebboune C.B. Service de Médecine du Travail. CHU Oran. Laboratoire de Recherche en Santé Environnement. Université d’Oran. Introduction : Depuis les temps, l’homme baigne dans un monde de particules ultrafines (PUF) mais ce n’est que ces dix dernières années qu’il a commencé à s’interroger sur leurs effets. Ces PUF (<0.1um) constituent un facteur de risque potentiel pour la santé en particulier dans le domaine des pathologies cardiovasculaires, la littérature s’accorde à montrer que ces PUF occasionnent une augmentation significative des hospitalisations et décès cardiovasculaires qu’elle soit suite à une exposition a long ou court terme. Pour notre part, nous nous intéressons aux indexes cardiovasculaires qui ont émergé comme facteur de risque majeur comme la variation de la pression sanguine et de la fréquence cardiaque au cours de l'exposition aux PUF émises par les fumées de soudure. Objectif : Tester l'hypothèse de l'influence de l’exposition chronique professionnelle aux PUF provenant des fumées de soudure sur les paramètres hémodynamiques: la fréquence cardiaque, la pression cardiaque et la pression pulsée prédicteur de risque cardiovasculaire. Le but recherché est d'améliorer la prévention pour éviter toutes complications cardiovasculaires Méthodologie : C’est une étude descriptive transversale. La population de l'étude comprend des soudeurs utilisant la technique soudure à l’arc dans une unité de construction et réparation navale. Durée: mars à juillet 2010. Le recueil des données a été réalisé par questionnaires et mesure des paramètres hémodynamiques: tension artérielle systolique (TAS) et diastolique (TAD), PAP, PAM et FC en début de semaine début de journée, après 4 heures d’exposition puis après 3 jours d’exposition. Résultats/discussion : C’est un état descriptif des manifestations cardiovasculaires suite à l’exposition à des PUF des fumées de soudage chez une population relativement jeune (âge moyen=42ans) avec durée d’exposition moyennement importante (18 ans) avec 1/3 de la population fumeurs. On a constaté des altérations transitoires hémodynamiques seulement au bout de 4 heures d’exposition : Les paramètres hémodynamiques au repos sont identiques entre les exposés et les non exposés; toutefois les valeurs sont légèrement plus basses au cours de l'exposition. La comparaison selon le statut tabagique montre dans l'analyse descriptive une diminution significative de la TAS et de la TAP chez les exposés fumeurs qui disparaît après analyse de régression linéaire ajustée sur l'âge et l'IMC. Par contre, l'étude des variations des paramètres hémodynamiques montre qu'après 4 heures d'exposition tous les indices augmentent significativement à l'exception de la TAP. Mais après ajustement sur les covariables (âge, IMC), on note une élévation de la TAS de 5.7mmHg (P<0.001), de la TAD de 7.7mmHg (P<0.001) et de la TAM de 6.3mmHg (P<0.001). Les résultats corroborent avec plusieurs études qui ont également rapporté des variations transitoires de la pression sanguine. Après 3 jours d’exposition, disparition de ses variations. L’effet tabac est absent. Conclusion : Nos analyses ont pu démontrer des résultats concluants: variations très significatives des paramètres hémodynamiques renforçant l’hypothèse d’une relation avec l’exposition aux PUF, mais par absence d’étude similaire la comparaison a été effectuée avec des résultats sur la population générale. Toutefois et en rapport avec les connaissances de l’heure et les résultats de nos recherches il convient d’établir une stratégie préventive efficace.

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Résumés – Communications Orales

Le travail posté en 3x8 continu en entreprise: conséquences sur la santé et la vie sociale des travailleurs. Nafai-boutouchent D., Benmessaoud H., Ammarene B., Semid A. Service de Médecine du Travail - CHU Bab El Oued – Alger. Introduction : ème Le travail posté en « 3X8 continu » (3 équipes alternent les postes de travail pendant qu'une 4 se repose) a été adopté au niveau des unités de la SNTA de Bab El Oued sur la base des exigences de la production, mais en aucun moment l’avis du travailleurs a été demandé. Pendant notre exercice de la médecine de travail au niveau de ce secteur d’activité, nous nous sommes confrontés au problème de désadaptation des travailleurs à ce type de travail qui nous posent à chaque consultation la même question « docteur pouvez vous nous changer ce type d’organisation de travail? Vraiment il nous épuise ». Objectif : Analyser les conséquences du « 3X8 continu » sur la santé et la vie sociale des travailleurs Méthodologie : Enquête descriptive de type transversal, réalisée par interview individuelle sur les lieux de travail (sur la base du questionnaire de Spiegel et de l’échelle d’Epworth en ce qui concerne les troubles respectivement du sommeil et de la somnolence) chez une population de 105 Travailleurs postés en 3X8 continu (6h-14h, 14h-22h, 22h-6h /2 jours de repos) dans une unité de fabrication de cigarettes Résultats : L’étude des conséquences du travail « posté3x8 continu » sur les travailleurs d’une entreprise de fabrication du tabac montre les résultats suivants : un taux de 98% sans profession, 2/3 de la population ont un trajet domicile- lieu de travail inférieur à une demi-heure avec une moyenne de 20 minutes. 54,4%, contre 45,6% ont un habitat collectif, quant aux conditions d’habitat environ 60% des travailleurs habitent des quartiers bruyants. 45%. de notre effectif s’alimentent avec des repas froids de type de sandwich sur les lieux même du travail, contre 05% seulement s’alimentent avec des repas chauds, par ailleurs 82,7% de notre population déclarent grignoter. Enfin tous les travailleurs déclarent être affectés par obligation à leur poste de travail. La perturbation de la qualité de sommeil a été retrouvée dans 64 %. Les troubles digestifs touchent plus de 34%.Les troubles cardiovasculaires dans 85% des cas, Les troubles nerveux eu neuropsychiques dans 94% des cas et la fatigue dans 96% des cas. Enfin concernant la perturbation de la vie sociale et familiale, 94% des cas éprouvent des difficultés à se consacrer à leurs vies sociales et familiales. Discussion : Notre étude portant sur le « 3X8 continu » dans une unité de la SNTA a concerné une population masculine, d’âge moyen de 46 ans, dont la majorité est comprise entre 40 et 50 ans, mariée, ayant en moyenne 03 enfants par famille. La moitié de notre population occupe un logement individuel et l’autre moitié un habitat collectif ; Concernant les habitudes toxiques, nous avons relevé une différence significative entre le « 3X8contini » et les Habitudes toxiques (café, thé, tabac, tranquillisants). Nos résultats rejoignent ceux de Néjib Mrizak et Hassen Ghannem. Concernant la mauvaise qualité du sommeil et les troubles de somnolence, nos résultats sont concordants avec ceux retrouvés dans l’étude d’Adam, avec les données rapportées par GADBOIS.C et celles rapportées par DESOILE.H. Enfin, La perturbation de la vie sociale et familiale est perçue par la presque totalité des travailleurs 3×8 continu rejoignant les travaux d’ULICH. Conclusion : L’analyse des résultats issus de notre étude, fait apparaître l’impérieuse et absolue nécessité d’impliquer et conjuguer tous les efforts possibles de tous les acteurs de prévention afin de préserver ou d’améliorer la santé des travailleurs postés. Le « 3x8 continu » doit rester une exception et sa mise en place devrait être plus strictement encadrée, afin de mieux prendre en compte la santé des travailleurs, et les impératifs de protection de la sécurité au travail.

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Résumés – Communications Orales

Les effets du travail posté sur la santé des salariés de Sonelgaz. Chebaani H. Médecine du Travail, Entreprise Sonelgaz. Alger. Introduction : Le travail posté correspond à : «tout mode d'organisation du travail en équipe selon lequel des travailleurs sont occupés successivement sur les mêmes postes de travail, selon un certain rythme. L’organisation du travail semble, en effet, influencer durablement le devenir des travailleurs durant leur vie professionnelle, parce que le salarié doit vivre selon un horaire contre nature. Ceci nous a motivé à mener cette étude afin d’étudier le retentissement du travail posté sur l’état de santé des salariés de SONELGAZ. Objectifs : 1. Evaluer le profil de santé de nos travailleurs de quart (état physique). 2. Apprécier les différentes organisations de travail existantes dans notre entreprise, et les conditions de travail. 3. Etudier les conséquences du travail posté sur l’état de santé mentale et physique de nos salariés. 4. Proposer des recommandations, afin d’améliorer les conditions de travail et diminuer les problèmes de santé dues au travail posté. Matériel et Méthode : Nous avons réalisé une étude épidémiologique descriptive transversale en 2010, au niveau des filiales de Sonelgaz concernées par le travail posté, en utilisant un questionnaire validé par l’entreprise française de la sécurité au travail (COPREV). Notre étude a concerné 671 agents exerçant au niveau de 02 filiales (SPE : de production d’électricité et SPAS : de sécurité), et elle s’est déroulée du mois de mars 2010 au mois de septembre 2010. Résultats et Discussion : 76 % de la population d’étude ont un âge entre 30 et 50 ans avec un âge Moyen = 40, 29 ans (100 % Homme). Prés de 40% débutent leur travail à 6 H du matin. Prés de 20% travaille selon un système d’équipes fixes et la filiale la plus concernée par ce système est la SPAS. La rotation se fait dans prés de70% des cas vers l’avant. Nous avons enregistré 1066 plaintes en rapport avec les troubles du sommeil. Ces troubles sont plus marqués dans la filiale SPE. La prise d'hypnotiques est un signe précoce de désadaptation ce qui a été remarqué chez 66 travailleurs. 72% de la filiale SPE sont incommodés par le bruit et la lumière le jour de la récupération ce qui peut être a l’origine des 984 plaintes en rapport avec la fatigue signalées par toute la population et la filiale la plus touchée est la SPE; presque 2 plaintes par travailleur. Ce travail à contretemps explique la fatigue, laquelle provoque une usure prématurée de l'organisme. 829 plaintes gastrointestinales ont été enregistré chez notre population soit 1,23 plainte pour chaque travailleur, avec une prédominance de manque d’appétit et de difficulté pour manger à intervalles réguliers ; Les troubles psychiques sont présents (619 plaintes) et ils sont plus marqués dans la filiale SPE où nous avons enregistré 1,2 plainte pour chaque travailleur. Conclusion : Les équipes de santé au travail ont un rôle majeur à jouer dans la prévention des risques liés au travail posté, notamment sur la base des recommandations qui permettront d’harmoniser les pratiques.

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Résumés – Communications Orales Evaluation des troubles de sommeil chez les travailleurs de quart dans une unité de liquéfaction de gaz. Araba M., Ghezini Y. Sonatrach GL4, EHU Oran. Introduction : Le sommeil est un besoin fondamental et physiologique qui occupe le un tiers de l'existence de l'être humain. IL est indispensable à la vie physique et psychique, il contient et permet le rêve, fonction essentielle à la vie. L'étude des troubles du sommeil chez les travailleurs de quart permet leur prise en charge et l'éviction de leur passage à la chronicité qui peut mettre en jeu la sécurité des personnes et des installations. L'objectif de notre étude est d'évaluer les troubles du sommeil chez des travailleurs d'une unité de liquéfaction de gaz. Matériels et méthodes : L'étude est réalisée dans une unité de liquéfaction de gaz naturel. Deux rythmes de travail : horaire normal et horaire décalé : (2X12 pendant 2 jours, 2X12 pendant 2 nuits suivies de 4 jours de repos). Deux groupes de 50 travailleurs chacun sont choisis au hasard. Le premier travaille en horaire normal et le deuxième en horaire décalé. Un questionnaire standardisé comportant les données socioprofessionnelles, les conduites addictives, la prise de somnifères, les accidents de travail ainsi que l’échelle d'Epworth sont administrés chez les travailleurs des deux groupes. Résultats : Les travailleurs en horaire décalés sont plus jeunes 42.6 ans contre 46.1 chez les travailleurs en horaire normal (0,04), moins anciens 12.5 ans contre 15.8 (0.03), boivent plus de café et de thé (<0,001) et pratiquent moins d'activité sportive (0,01). Ils se lèvent plus tôt (<0,05) et mettent plus de temps pour dormir (<0,05) que les agents en journées normales. Ils font plus de siestes (<0,05) et ronflent (<0.05). Quarante vingt-huit pour cent des travailleurs du service quart ont une somnolence modérée à forte contre 0% des travailleurs en journée normale. Discussion : Bien que la taille de l’échantillon soit faible et les interactions extraprofessionnelles : distance travail-domicile, qualité de l’habitat ... n’ont pas été explorés, cette étude a le mérite de montrer qu’il existe un effet du travailleur sain parmi les travailleurs du quart. En effet ils sont plus jeunes et moins anciens. Ainsi avec l’âge l’intolérance au travail à horaire décalé augmente et les travailleurs finissent par quitter ce rythme de travail. Par ailleurs les travailleurs du quart sont plus somnolents selon l’échelle d’Epworth. Conclusion : Dans cette unité de production, il est indispensable de mettre une stratégie de dépistage et de prise en charge agents souffrants des troubles du sommeil afin d’assurer la sécurité des individus et des installations. Aussi la direction des ressources humaines doit adhérer à la mise en place d’un système de reclassement professionnel planifié.

Les conditions du travail de nuit chez le personnel de soins. Bouhami G. Hai A. Service médecine du travail. EPSP Bejaia. Le travail de nuit constitue une partie structurale de l'activité des soignants, c’est une source d'une pénibilité particulière et qui peut avoir des conséquences sur la santé du personnel soignant et du patient. Dans cette perspective la présente étude vise à décrire les conditions de travail de nuit de personnel soignant dans le service des urgences et ses répercussions sur leur état de santé. Il s'agit d'une étude descriptive, cette étude a ciblé un échantillon probabiliste de 30 soignants, pour faire la collecte des données, j'ai utilisé un questionnaire qui devait nous renseigner sur les différentes difficultés rencontrées pendant la garde de nuit. Les résultats objectivent que la moitié (53%) du personnel pense que les conditions de travail de nuit sont médiocres, (45%) des interrogés apprécient l'organisation de travail la nuit assez bonne, alors que 10% pensent qu’elle est excellente. L'effectif du personnel la nuit n'est pas suffisant pour (67%) de la population cible, Le manque de matériel est affirmé par la majorité (77%) de la population. Le travail de nuit exige un effort physique pour la majorité (87%) des cas, (67%) des soignants se trouvent démotivés envers leur travail, à cause de la surcharge de travail 43% des cas, durée très longue de garde 17% des cas. La majorité (73%) du personnel ont été victimes d'un accident de travail et la plupart (80%) ont été victimes ou témoins d'une situation de violence, dont 57% des cas sont de type verbal. La majorité (77%) des soignants pense que le travail de nuit a un effet négatif sur leur vie familiale et sociale. En effet, les conditions de travail de nuit sont affectées par plusieurs entraves, à savoir les contraintes organisationnelles, les contraintes physiques et les sollicitations psychologiques. Au terme de cette étude, j'ai reformulé quelques recommandations en vue d'améliorer les conditions de travail de nuit, satisfaire les attentes des personnelles et progresser la qualité de soins.

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Résumés – Communications Orales Morbidité liée au travail de nuit au CHU de Sétif Rahmani N., Abbassene S., Boudjlel D., Lekhel S., Boukerma Z. Service de Médecine du Travail. CHU de Sétif. Le travail de nuit et le travail posté en milieu hospitalier sont une organisation du travail qui a comme objectif principal d’assurer la continuité des soins au niveau des différents services, grâce à des équipes qui se succèdent sur le lieu du travail. Notre étude a pour but d’évaluer la morbidité liée au travail de nuit chez les paramédicaux du CHU de Sétif et de décrire les différentes contraintes socio professionnelles afin de proposer des mesures de prévention. Il s’agit d’une enquête transversale auprès des paramédicaux du CHU de Sétif, Un questionnaire tiré de la littérature qui aborde les données socio professionnelle, les contraintes du travail, les contraintes du sommeil, les contraintes socio professionnelle, l’irrégularité alimentaire et les conséquences sur la santé des infirmiers. L’analyse statistique des données a été faite à l’aide du logiciel SPSS 17.0 Nos résultats ont montré que : 94 infirmiers soit 78% ont des troubles du sommeil, avec une difficulté d’endormissement dans 63%, avec une consommation de somnifères pour 23%. Les troubles psychiques (nervosité, anxiété) dans 64%. une mauvaise satisfaction au travail dans 55%,.46% des infirmiers ne souhaiteront pas continuer le travail de nuit à cause de ses répercussions sur la santé et leur vie socio familiale. Conclusion : Malgré ses limites, cette étude a permis d’évaluer les effets du travail de nuit sur la santé de ces travailleurs ; une bonne prise en charge de leurs conditions sociale et professionnelle est recommandée. Etude du sommeil et de la vigilance chez les médecins assurant une activité de garde nocturne. Rahmani K. , Kandouci C., Zergoun D., Kandouci A.B. Laboratoire de recherche en environnement et santé. Université Djillali Liabes de Sidi Bel-Abbès. Objectif : L’objectif de cette étude est de déterminer l’impact des gardes nocturnes sur le sommeil et la vigilance chez une population de médecins soumis à une organisation de travail incluant une activité de garde nocturne où le repos dit compensateur est appliqué diversement. Sujets et méthode : Nous avons procédé à une étude descriptive de type transversal auprès de 164 médecins résidents (en cours de spécialisation) au C.H.U Sidi-Bel-Abbès sur une période de six mois de Décembre 2011 à Mai 2012. Le support de l’enquête est un autoquestionnaire anonyme volontaire de trente items comportant cinq volets : - La première et deuxième partie comportant les caractéristiques personnelles et professionnelles - La troisième et la quatrième partie décrivent l’activité de garde ainsi que la qualité de sommeil hors garde. - La cinquième partie évalue la vigilance par l’échelle d’Epworth. La saisie et l’analyse des données ont été réalisées par le logiciel Spss17.0. Les tests utilisés sont bilatéraux avec un seuil de significativité fixé à 0,05. (Chi-2) les résultats sont exprimés sous forme de moyenne ±déviation standard (pour les variables quantitatives) ou de pourcentage (pour les variables qualitatives). Résultats : Une fatigue due à une mauvaise récupération a été ressentie chez 84,1% des médecins résidents questionnés avec une dette de sommeil particulièrement marquée le lendemain de la garde à 52,4% d’entre eux. Des difficultés de concentration et une somnolence diurne ont concerné respectivement 57,3 % et 53,6% de la population étudiée alors que l’irritabilité et la nervosité touchent 40,2 % et 41,5% des médecins. La récupération post garde n’était appliquée que chez 31,1 % des sujets de l’étude. Conclusion : La permanence des soins basée sur une organisation du travail incluant des gardes nocturnes devrait prendre en compte la nécessité d’instaurer le repos compensateur en premier lieu puis compléter par une réflexion plus élargie sur une meilleure organisation des activités de soins.

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Le travail en horaires décalés et ses répercussions sur la santé et sur la qualité de vie et de sommeil : Enquête dans l’industrie et le milieu hospitalier. 1-2 1-2 2 2 1-2 Guessab W. , Rezk-kallah B. , Medjane R . , Bordji Y. , Tebboune C.B. 1- Service de Médecine du Travail, CHU Oran. 2- Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Université d’Oran. Objectif : Explorer les troubles du sommeil et de la vigilance en relation avec le travail en horaires décalés; évaluer l’état de santé et le vécu des travailleurs en horaires décalés ; et étudier la relation éventuelle entre le travail en horaires décalés et certains facteurs personnels et professionnels. Méthode : C’est une enquête épidémiologique transversale à visée descriptive de type exposé-non-exposé réalisée par questionnaire concernant l’industrie et le milieu hospitalier. Tous les salariés ont accepté de répondre à un questionnaire standardisé, au questionnaire de Spiegel sur la qualité du sommeil, à l’échelle de vigilance d’Epworth pour évaluer la somnolence. Recueil et traitement des données avec le logiciel Epi Info 6.0. Résultats : Un total de 637 salariés a participé à notre étude (329 travail de jour, 200 travail posté et 108 travail de nuit ); avec une prédominance masculine (87%). Prédominance des troubles du sommeil chez les travailleurs de nuit (42 %), Le choix du travail de nuit pour raisons personnelles est mis en évidence dans l’étude alors que le travail posté est plus fréquemment imposé par l’organisation de l’entreprise: les Travailleurs de nuit (TN) sont vraisemblablement issus d’une autosélection selon l’effet dit du travailleur sain (healthy worker effect). Les plaintes digestives, Les troubles de l’humeur et la consommation de somnifères et/ou anxiolytique sont plus fréquentes chez les travailleurs en horaire décalé, en particulier ceux de nuit. Les prévalences de l’HTA, le diabète et la dyslipidémie sont plus élevées chez les travailleurs postés mais une relation de causalité n’est pas certaine. L’impact négatif du travail décalé sur la santé perçue, la vie sociale et familiale, peut expliquer une insatisfaction au travail. Il rend difficile une participation à la vie sociale et aux responsabilités collectives (sentiment d’exclusion). Conclusion : Cette étude confirme la fréquence des troubles du sommeil chez les travailleurs en horaires décalés, et c’est le travail de nuit plus que l’alternance des postes de travail qui semble être générateur de troubles du sommeil. Il appartient au médecin du travail de faire un travail de sensibilisation et d’information des salariés et des employeurs sur l’impact qu’ont les horaires de travail sur leur santé.

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Résumés – Communications Orales

Effets du travail en horaires alternés sur la santé et la qualité de vie des agents de police. 1-2 1-2 1-2 Benaoum F.Z. , Rezk-kallah B. , Tebboune C.B. 1- Service de Médecine du Travail, CHU Oran. 2- Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Université d’Oran. Objectifs :  Explorer les troubles du sommeil et de la vigilance chez les agents de police en relation avec le travail en horaires alternés.  Evaluer l’état de santé et le vécu de ces policiers.  Etudier la relation éventuelle entre le travail par horaires alternés et certains facteurs personnels et professionnels. Méthode : Cette étude à visée descriptive a été conduite auprès des agents de police de la wilaya d’Oran. Le recueil des donnés a été réalisé sur une période de 04 mois lors de la visite périodique, au moyen d’un questionnaire médical ; qui comporte des items permettant d’explorer les caractéristiques sociodémographiques de la population, les habitudes hygiéno-diététiques, antécédents médicaux et état de santé général, les données professionnelles. Les problèmes de somnolence ont été explorés par l’échelle d’Epworth, et la qualité de sommeil a été évaluée par le questionnaire de Spiegel. Les travailleurs en horaires alternés ont été interrogés sur leur qualité de vie et leur vécu social. Résultats : La population étudiée comprend 331 policiers : 243 (73%) en horaires alternées et 88 (27%) en horaire de jour. Les problèmes de somnolence et les troubles de sommeil sont significativement plus fréquents chez les travailleurs en horaires alternés (16% et 22%) que chez les travailleurs en horaire normal (14% et 9%) respectivement. Ces troubles sont ressentis surtout après le travail, et prédominent chez les policiers qui font le 3×8 (27%). 71% des travailleurs postés estiment que la récupération par rapport au sommeil n’est pas bonne et 84% qu’elle s’est dégradée depuis leur affectation en horaires alternées. Les troubles de l’humeur sont plus souvent rencontrés chez les travailleurs en horaires alternés (26% vs 18%) et près de la moitié d’entre eux se déclare être plus irritable ou déprimé. Selon leurs déclarations, le travail de nuit serait responsable de problèmes de santé divers (43%) et de troubles de sommeil (62%) notamment chez les policiers affectés au système 3×8. La consommation de tabac, de sucreries et de café est également augmentée chez ces policiers. Enfin, le travail posté et notamment le 3×8 perturbe la qualité de vie sociale (68%) et familiale (78%). Ce système d’organisation des horaires de travail est imposé par la hiérarchie pour assurer la sécurité à toute heure et en tout lieu. Seulement 6% des policiers ont fait ce travail par choix dont la principale motivation était de réduire le temps passé dans le trajet domicile-travail, d’autant plus que ces policiers habitent très loin de leur lieu de travail (51 ± 64 km). Une proportion importante (65%) avait exprimé le souhait de passer en horaire de jour. Conclusion Cette étude montre une qualité de vie et de sommeil moins bonnes chez les agents de police affectés en horaires alternés. Il appartient au médecin du travail de sensibiliser et d’informer les salariés et leur hiérarchie sur l’impact de ces rythmes horaires sur leur santé et leur sensation de bien être social, en veillant à mettre en place une organisation du travail la moins néfaste possible.

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Résumés – Communications Orales L’asthme professionnel : un problème médical et social. Nafti S. CHU Mustapha, Alger. L’industrialisation accélérée dans notre pays a introduit avec les nouvelles technologies de nouveaux risques liés notamment à l’utilisation croissante de nouvelles molécules chimiques toxiques pour l’homme et particulièrement sur le poumon : cible privilégiée de par sa fonction d’échange avec le milieu extérieur. De ce fait, les maladies respiratoires en milieu du travail en Algérie sont devenues depuis quelques années un sujet de préoccupation pour le médecin du travail et le pneumologue. En effet, à côté de certaines affections respiratoires spécifiques bien connues telles que les pneumoconioses, on assiste de plus en plus à une augmentation importante de la morbidité liée au cancer du poumon et aux bronchopneumopathies chroniques obstructives. Depuis longtemps, on sait que l’asthme peut affecter des personnes qui travaillent dans des atmosphères très empoussiérées. On considère actuellement que près de 5% des asthmes sont d’origine professionnelle : l’asthme est la première cause des maladies provoquées par les conditions de travail. Plus de 200 substances, d’origine végétale, animale ou chimique, sont déjà reconnues comme pouvant provoquer un asthme par différents mécanismes, et ce nombre va sans aucun doute, s’accroître dans le futur. Ainsi, après plusieurs années d’exposition, jusqu’à 20% des boulangers développent un asthme dû à la farine. Dans l’industrie pharmaceutique et les sciences biologiques, jusqu’à un tiers des personnes exposées aux animaux de laboratoire deviennent allergiques et 6% développent un asthme. Ces asthmes apparaissent chez des sujets atopiques (c'est-à-dire prédisposés génétiquement), mais aussi chez des sujets non atopiques : c’est le cas des asthmes aux isocyanates (peintures plastiques, polyuréthane, etc…) Le délai d’apparition de l’asthme est très variable : habituellement, dans les deux premières années d’exposition au risque, parfois beaucoup plus. Nous savons qu’il est très important d’en faire le diagnostic le plus précocement possible : un changement rapide de poste de travail étant la seule chance donnée au patient pour guérir. Le diagnostic et les formalités médico-légales qui s’en suivent, sont l’œuvre de l’équipe formée par le médecin traitant, le pneumologue et le médecin du travail.

Asthme bronchique et exposition professionnelle aux solvants dans une industrie pétrolière. Sekkal S.1, Haddam N.1, Nemery B.2, Taleb A.1 1: Service de médecine du travail CHU Tlemcen - Université Abou Bekr-Belkaid Tlemcen laboratoire toximed 2: Laboratoire de pneumologie professionnelle. Leuven - Belgique. 1- Objectifs : - Déterminer la prévalence de l’asthme bronchique chez des travailleurs exposés aux solvants. - Evaluer l’intérêt du dosage du NO exhalé dans l’asthme bronchique chez ces travailleurs. - Proposer un programme de surveillance médicale et technique approprié chez ces travailleurs. 2- Matériel et méthodes : Nous avons étudié, dans une étude transversale, les paramètres de la fonction pulmonaire, le NO exhalé, ainsi que le degré de l’exposition des travailleurs exposés aux produits pétroliers. Les groupes d'études se composent de 250 hommes provenant d'une usine de distribution et de stockage des produits pétroliers (hydrocarbures) et 250 électriciens sans exposition connue à des solvants. Parmi les sujets exposés, 64 étaient des mécaniciens, 61 citernistes et pompistes, 29 agents de sécurité, 57 peintres au pistolet, 14 peintres au rouleau, 25 chauffeurs de camion de pétrole. L'exposition a été évaluée à l’aide de prélèvements atmosphériques. Un questionnaire a été administré, une spirométrie, dosage du NO exhalé ont été évalués, le matin avant toute activité professionnelle, pour prévenir les effets d'une exposition aiguë. 3- Résultats et discussion : La moyenne de l'âge des participants est de 41,5 (9,5) ans, avec une durée moyenne d'emploi de 15,0 (8,9) ans. 7.2% des travailleurs exposés aux solvants présentent un asthme avec une différence significative par rapport aux travailleurs non exposés. Aucune différence significative de la fonction pulmonaire n’est observée entre les groupes. NO exhalé en moyenne 21,6 (11,6) ppb. Avant et après ajustement pour l'âge et le tabagisme, le NO exhalé était plus élevé [36.1%, p=0,006], chez les pompistes [+26,8%, p=0,003], chez les peintres de pulvérisation [72,6%, p <0,0001], et conducteurs de camions de pétrole [39,7%], que chez les sujets témoins. 4- En conclusion : Une exposition chronique aux solvants peut entrainer une atteinte respiratoire. Le NO exhalé, est un bon marqueur de l'inflammation des voies respiratoires, et son taux peut différer selon les professions.

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Résumés – Communications Orales

L’asthme professionnel du personnel de nettoyage «A travers la consultation spécialisée de pathologie respiratoire professionnelle». Ferkal N., Kaced N., Rezak A., Haddar M. Service hospitalo-universitaire de médecine du travail « Djamel Eddine Abed ». EPH Rouiba, Alger. Introduction : L’asthme du personnel de nettoyage est une entité émergente. Les causes probables sont l’eau de javel, les ammoniums quaternaires, l’isothiazolinone, l’ethanolamine, le D-limonène, les terpènes, les enzymes protéolytiques? Nous rapportons une série de cas répertoriés à partir de la consultation spécialisée de pathologies respiratoires professionnelles (CSPRP). Objectif : Décrire les cas d’asthmes liés au travail chez le personnel de nettoyage à partir des dossiers d’asthmes de la «CSPRP». Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective de type descriptif, menée sur 82 dossiers, de sujets ayant été adressés pour asthme bronchique au niveau de la «CSPRP» au cours de la période 1995-2011. Résultats : Une série de 10 cas d’asthme liés au travail chez le personnel de nettoyage ont été recensés sur un total de 72 cas d’asthme liés au travail soit 14%. Nous avons déclaré 04 cas en maladie professionnelle, 02 cas en accident du travail et 04 cas n’ont pas été déclarés. Discussion et/ou conclusion : Le personnel de nettoyage est le 1er concerné par cette affection dans notre étude. La fréquence de ce type d’asthme est sous évaluée. L’observation de séries de cas est le produit de la vigilance médicale qui conduit à une meilleure connaissance.

Le risque allergique d’origine chimique dans une unité d’industrie pharmaceutique. Akif N., Liani N., Amari S.M., Amokrane S., Lamara-Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. Introduction : Le risque allergique a acquis une importance remarquable en milieu de travail et concerne un grand nombre de professions et de secteurs d’activités dont celui de l’industrie pharmaceutique. Ainsi, nous nous sommes intéressés à l’étude de ce risque au sein d’une unité d’industrie pharmaceutique où plusieurs substances chimiques sont manipulées. Objectifs : - Identification des produits chimiques allergisants ; - Recherche des troubles allergiques présentés par les travailleurs pour prise en charge. - Renforcement des mesures de prévention ; Matériel et méthode : - Visites des lieux de l’unité ; - Recensement des produits chimiques manipulés au sein de l’unité ; - Lecture des fiches de données de sécurité relatives à chaque produit manipulé et identification des produits chimiques allergisants; - Etude des dossiers médicaux à la recherche de la symptomatologie allergique présentée par les travailleurs. Résultats / Discussion : L’étude des conditions de travail nous a permis de constater : - 228 substances chimiques sont manipulées dans le cadre du processus du travail dont 20 sont reconnues allergisantes. - Une exposition importante à ces substances chimiques ; - Insuffisance des moyens de prévention. L’étude des dossiers médicaux a retrouvé que 32 travailleurs sur 51 soit 62,75 % ont présenté une symptomatologie allergique avec 138 symptômes: 82 soit 59,42 % de troubles ORL et pulmonaires, 37 soit 26,81 % de troubles ophtalmologiques et 19 soit 13,77 % de troubles cutanés; Conclusion : Au terme de nos résultats, des recommandations ont été proposées afin de réduire la fréquence de ces pathologies allergiques d’origine professionnelles au sein de cette unité de production pharmaceutique secondaire.

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Résumés – Communications Orales Evaluer la fréquence des affections allergiques chez les sujets exposés aux cytostatiques au CHU d’Annaba. Bouaziz-Tigha N. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude descriptive par questionnaire qui a ciblé 85 sujets non sélectionnés et exposés aux cytostatiques au CHU d’Annaba durant le premier semestre 2012. Résultats : La population étudiée se caractérise par un âge moyen de 42 ans, une prédominance féminine et des infirmiers (75%). La fréquence globale des affections allergiques est de 54%. Elle est retrouvée avec une différence significative chez 64% des infirmiers contre 5% du personnel d’hygiène. La prévalence des affections allergiques prédomine au niveau des services de gynécologie et d’hématologie ainsi que chez les sujets dont l’Indice de contact cytostatique (ICC) est supérieure à 3. L’allergie des voies respiratoires est plus fréquente représentant 60% des cas. Conclusion : La fréquence élevée des affections allergiques nous amène à nous questionner sur les hypothèses explicatives et de rechercher la part de la manipulation des cytostatiques.

Manifestations allergiques chez les travailleurs des minoteries de Tizi Ouzou. 1 1 1 1 2 1 1 1 1 1 Zatout A. , Chaib S. , Mezdad A. , Chebouche S. , Tibiche A. , Brahimi D. , Ould Taleb F. , Touahria G. , Kheloui T. , Boudia H. 1-Service de Médecine du Travail, CHU de Tizi-Ouzou 2-Service d’Epidémiologie et de Médecine Préventive, CHU de Tizi-Ouzou. Introduction : L’exposition aux poussières des céréales et de la farine peut provoquer des manifestations cliniques parfois graves et invalidantes. La farine de blé est une poussière organique qui a des propriétés irritantes et allergisantes et favorise la survenue des rhinites, asthmes, conjonctivites et des eczémas. Plusieurs études avaient montré une prévalence importante des symptômes de toux et expectoration chez les ouvriers céréaliers d’Amérique et chez les minotiers marocains. Une étude réalisée à Alger, en 1999, et retrouve une prévalence de 5.8 % chez un groupe de professionnel exposé aux poussières de farine. Objectif : Déterminer la relation entre l’exposition à la poussière de farine, des céréales et l’apparition des manifestations clinques d’allergies chez les travailleurs des minoteries de la Ville de Tizi-Ouzou et identifié certains facteurs favorisants à l’apparition de ces signes cliniques. Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une étude cohorte rétrospective ayant concerné les travailleurs des minoteries de la ville de Tizi-Ouzou suivis dans le cadre de la Médecine du Travail en 2011. La population d’étude est représentée par un groupe exposé qui est constitué de travailleurs directement exposés au poussières de farine et de céréales lors du tamisage, pré- nettoyage et de stockage, ayant au moins une année d’ancienneté et ne présentant aucune pathologie respiratoire et cardiaque lors de la visite d’embauche et les travailleurs pouvaient occuper plusieurs postes ( n= 70) et un Groupe non exposé constitué des agents de service d’une entreprise de gardiennage de Tizi Ouzou qui ne sont pas en contact avec la poussière de farine n=76. Les données étaient collectées à l’aide d’un questionnaire, Les variables collectées étaient : l‘âge, l’ancienneté, le tabagisme, l’atopie, le lieu de résidence, les signes cliniques, l’EFR. Le terrain atopique est évoqué par l’existence d’antécédents d’asthme, de rhinite, de conjonctivite, d’urticaire, d’eczéma atopique confirmé ou non par des tests allergologiques. Le cas est défini comme tout travailleur ayant présenté au moins un symptôme clinique soit de la rhinite, de la bronchite, de l’asthme, de la conjonctivite ou de l’eczéma, isolé ou associé. L’analyse des données était réalisée à l’aide du logiciel épi inf. 4,06. Résultats : Soixante dix (70) travailleurs étaient exposés à la poussière de la farine et 76 travailleurs non exposés (agents de service), l’âge moyen du groupe des exposés était de 35 ± 7.4 années et de 44 ± 8.7 années pour les non exposés, l’ancienneté moyenne était de 4.3 années pour les exposés et de 10.7 ±7.4 années pour les non exposés. Les travailleurs exposés à la farine étaient plus symptomatiques (42.1 %) que les travailleurs non exposés (13.1 %), (p=<0.001). La toux (28.5%) et l’éternuement (42.8%) étaient plus fréquents chez les travailleurs exposés aux poussières de farine, notamment les travailleurs âgés de moins de 40 ans ayant un terrain atopique et un comportement tabagique quelque soit leurs anciennetés et leurs lieux de résidence. Conclusion : Ces résultats suggèrent que l’existence de certains facteurs prédisposant à l’allergie à la poussière de farine (terrain atopique, tabagisme et l‘âge) favorisent l’apparition des manifestations allergiques chez les personnes exposées. Il est nécessaire d’assurer une prévention médicale et technique performante surtout pour les personnes présentant ces facteurs de prédispositions au début de l’exposition.

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Résumés – Communications Orales Etude des rhinites allergiques chez les pépiniéristes. Cherikh-Kechida N., Derradji M., Azzoug M. Service de Médecine du Travail, CHU Béni-Messous. Introduction : Les serres horticoles constituent un milieu fermé, aux conditions climatiques favorisant l’apparition de problèmes d’allergies surtout respiratoire.ces risques sont liés à certaines plantes (ficus benjamin, chrysanthème?) et à l’application fréquente de produits phytosanitaires. En plus lors du travail en serre, les horticulteurs sont susceptibles d’être sensibilisés à coté des pollens, aux moisissures et aux acariens. Objectif : Évaluer la relation entre la rhinite, l’exposition à des contaminants de l’air chez les pépiniéristes et les caractéristiques professionnelles des serres de fleurs et des horticulteurs, de déterminer la fréquence de la rhinite professionnelle et la sensibilisation aux allergènes présents sur le lieu de travail (latex du ficus, lactones sesquiterpéniques du chrysanthème, pollen et les pesticides.) en serriculture florale. Résultats : 50 pépiniéristes pour plantes ornementales ont participé à l’étude, 88% sont des horticulteurs d’âge moyen de 39 ans avec prédominance masculine (3 femmes et 47 hommes) et une ancienneté moyenne de 8 ans. La rhinite a été signalée par 18 (36%) d’entre eux (confirmée par la rhinoscopie) et étaient significativement liée à la sensibilisation aux plantes par 8 (confirmé par des prick-tests aux plantes et à l’application de pesticides par 7 ( tests d’éviction-réadmission positif) ,aux pneumallergènes par 3(tests-cutané positifs) Conclusion : La rhinite, souvent signalée par les producteurs de fleurs et de plantes, est liée à la sensibilisation aux allergènes de ce milieu professionnel et à l’application de pesticides à l’aide d’une pompe à main. Si les horticulteurs se protègent de mieux en mieux lors des traitements ils restent exposés aux plantes et molécules persistantes dans l’air de travail.

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Résumés – Communications Orales Stratégie d’intervention pour la prévention des risques professionnels. Malchaire J. Unité Hygiène et Physiologie du Travail, Université Catholique de Louvain - Belgique. Jacques.malchaire@uclouvain.be www.deparisnet.be Les réglementations nationales requièrent que l'employeur assure la sécurité et la santé des travailleurs dans tous les aspects liés au travail en mettant en œuvre les principes généraux de la prévention: 1. Eviter les risques ; 2. Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ; 3. Combattre les risques à la source ; 4. Adapter le travail à l'homme … La stratégie SOBANE qui est présenté ici cherche à rendre ces exigences plus réalisables et plus efficaces. Cette stratégie s'appuie sur quelques principes de base fondamentaux: Principes de base 1. Primauté de la prévention L'accent est mis, non pas sur la protection et la surveillance médicale, mais sur la prévention des risques. 2. Un risque Un risque est la probabilité de développer un dommage d'une certaine gravité, compte tenu de l'exposition à un certain facteur de risque et des conditions dans lesquelles se fait cette exposition. La réduction du risque doit donc se faire en agissant de manière cohérente sur ces 3 aspects, en réduisant l'exposition, en améliorant les conditions de cette exposition et en tentant de réduire la gravité des effets. 3. Les compétences disponibles sont complémentaires Les compétences en santé et sécurité sont croissantes du salarié à l'expert, en passant par la ligne hiérarchique, les conseillers en prévention internes, les médecins du travail, les conseillers externes… Cependant, en même temps, la connaissance de ce qui se passe réellement dans la situation de travail diminue. Il est donc nécessaire de combiner ces 2 savoirs complémentaires de manière cohérente en fonction des besoins. 4. Le collectif de travail acteur principal de la prévention Dans la mesure où le but est le maintien et l'amélioration du bien-être des salariés, aucune action pertinente ne peut être entreprise sans la connaissance de la situation de travail que seuls les salariés et leur encadrement local détiennent. Ce collectif de travail est alors l’acteur principal et non pas seulement l’objet de la prévention 5. La nature des problèmes Les salariés "vivent" leur situation de travail, non comme un ensemble de faits distincts et indépendants, mais comme un tout: le bruit influence les relations; l’organisation technique entre postes influence les risques musculosquelettiques; le partage des responsabilités influence le contenu du travail. Une action cohérente sur la situation de travail nécessite donc une approche systémique, globale de cette situation, remettant tout problème qui fait surface dans son contexte. 6. La prévention vs l’évaluation des risques L'évaluation des risques s'intéresse prioritairement à la quantification, alors que la prévention demande que l'on s'intéresse au pourquoi des choses et à comment les modifier pour améliorer globalement la situation. Les mesurages sont chers, longs, difficiles et souvent peu représentatifs. Ils seront donc réalisés à bon escient, plus tard, lorsque les solutions simples ont été mises en œuvre. La préférence est donnée à la prévention sur l'évaluation des risques. 7. Petites et Moyennes Entreprises PME Les méthodes développées dans les grandes entreprises ne sont pas applicables dans les PME, alors que l'inverse est vrai. Les méthodes sont donc à développer en prenant en compte les capacités et les moyens des PME où travaillent plus de 60% de la population de salariés.

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Résumés – Communications Orales Stratégie de gestion des interventions pour la prévention des risques 1. Introduction La stratégie SOBANE décrit 4 niveaux progressifs d’intervention, Dépistage, Observation, Analyse et Expertise. Il s'agit bien d'une stratégie, en se sens qu'elle fait intervenir des outils, des méthodes, des moyens de plus en plus spécialisés, au fur et à mesure des besoins. A chaque niveau, des solutions d'amélioration des conditions de travail sont recherchées et le recours au niveau suivant n'est nécessaire que si, malgré les améliorations apportées, la situation reste inacceptable. Le niveau de Dépistage est réalisé quelle que soit la nature du problème (plainte, accident…) qui déclenche l'intérêt pour la situation de travail. Ce problème est ainsi remis dans son contexte et d'autres aspects conditionnant également la santé, la sécurité et le bien-être sont identifiés. Des solutions sont recherchées pour l'ensemble de la situation de travail. Les niveaux suivants (Observation, Analyse, Expertise) ne sont menés que si le niveau précédent n'a pas abouti à solutionner le problème de manière totalement satisfaisante. La nécessité du passage aux autres niveaux dépend donc de la complexité de la situation de travail. Les moyens mis en œuvre pour la recherche de solutions sont peu coûteux aux 2 premiers niveaux. Ils sont plus coûteux aux niveaux supérieurs mais utilisés à bon escient et appropriés à la situation rencontrée. La stratégie permet donc d'être plus efficace, plus rapidement et de manière moins coûteuse. La stratégie permet également de situer les différents intervenants: les personnes des entreprises pour mener les niveaux de Dépistage et d'Observation, le recours à une aide généralement externe, le préventeur, pour l'Analyse et éventuellement un spécialiste pour l'Expertise. 2. Le niveau 1, Dépistage Il s’agit ici seulement d’identifier les problèmes principaux et de remédier aux erreurs flagrantes telles que trous dans le sol, récipients contenant un solvant et laissés à l'abandon, écran tourné vers une fenêtre…. Cette identification est réalisée de manière interne, par le collectif de travail qui connait parfaitement les situations de travail, quand bien même il n’a qu’une formation rudimentaire en ce qui concerne les problèmes de sécurité, de physiologie ou d’ergonomie. Un groupe formé de quelques opérateurs et de leur entourage professionnel réfléchit sur les principaux facteurs de risque, recherche les actions immédiates d'amélioration et de prévention et identifie ce qu'il faut étudier plus en détails. Une personne au sein de l'entreprise, le coordinateur, est désignée pour mener à bien ce Dépistage et coordonner la mise en œuvre des solutions immédiates et la poursuite de l'étude (niveau 2, Observation) pour les points à approfondir. L’outil utilisé est le guide de concertation Déparis présenté dans le premier numéro de la collection SOBANE. 3. Niveau 2, Observation De nouveau, un groupe (de préférence le même) de travailleurs et de responsables techniques observe plus en détails les conditions de travail sous un angle particulier (bruit, sécurité, stress…) afin d'identifier les solutions moins immédiates et déterminer ce pour quoi l'assistance d'un conseiller en prévention est indispensable. Ce niveau 2, Observation, requiert une connaissance intime de la situation de travail sous ses différents aspects, ses variantes, les fonctionnements normaux et anormaux. La profondeur de cette Observation varie en fonction du facteur de risque abordé et en fonction de l'entreprise et de la compétence des participants. Le coordinateur mène à bien ce niveau d'Observation et coordonne la mise en œuvre des solutions immédiates et la poursuite de l'étude (niveau 3, Analyse) pour les points difficiles à approfondir. 4. Niveau 3, Analyse: Lorsque les niveaux de Dépistage et Observation n'ont pas permis de ramener le risque à une valeur acceptable ou qu'un doute subsiste, il faut aller plus loin dans l’Analyse de ses composantes et dans la recherche de solutions. Cet approfondissement doit être réalisé avec l'assistance de préventeurs ayant la compétence requise et disposant des outils et des techniques nécessaires. Ces préventeurs sont en général externes à l'entreprise, intervenant en étroite collaboration avec les préventeurs internes (et non à leur place) pour leur apporter la compétence et les moyens nécessaires. L'Analyse concerne de nouveau la situation de travail dans des circonstances particulières déterminées au terme du niveau 2, Observation. Elle peut requérir des mesurages simples avec des appareils courants, ces mesurages ayant des objectifs explicitement définis d'authentification des problèmes, de recherche des causes, d'optimisation des solutions.

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Résumés – Communications Orales Le préventeur et le coordinateur repartent du travail réalisé aux niveaux précédents. La première tâche est donc de revoir les résultats du Dépistage mais surtout de l'Observation. Ensuite, l'Analyse des items identifiés précédemment est réalisée. Les résultats de cette Analyse sont discutés avec les intervenants des niveaux précédents qui décident éventuellement du recours à un spécialiste (Expertise) pour des mesurages sophistiqués et ponctuels. 5. Niveau 4, Expertise L’étude à ce niveau 4, Expertise, est à réaliser par les mêmes personnes de l’entreprise et préventeurs, avec l’assistance supplémentaire d’experts très spécialisés. Elle va concerner des situations particulièrement complexes et requérir éventuellement des mesurages spéciaux. Références Tous les documents et publications relatives à la stratégie SOBANE et au guide de concertation Déparis peuvent être trouvées sur le site web de l’auteur : www.deparisnet.be.

Approche de la stratégie SOBANE dans l’étude des ambiances thermiques de travail. Fernane-Nechab M., Ouaaz M., Haddar M. Service de médecine du travail. EPH Rouiba, Alger. Introduction : La stratégie SOBANE est une stratégie de prévention des risques professionnels à quatre niveaux (dépistage (Screening), Observation, Analyse et Expertise). La méthode générale de dépistage ou DEPARIS (dépistage participatif des risques) est complétée par les méthodes d’Observation, d’Analyse et d’Expertise qui ont été développées pour 14 groupes de risques dont les ambiances thermiques de travail. Ces méthodes cherchent à optimaliser le temps et les efforts de l’entreprise pour rendre la situation de travail acceptable quelle que soit la complexité du problème rencontré. Objectifs : 1. Application de la méthode SOBANE dans l’étude des conditions de travail en général et particulièrement les conditions de travail à la chaleur dans une fonderie. 2. Etude comparative de la méthode SOBANE avec les autres méthodes d’analyse à priori des risques. Résultats : La méthode SOBANE à permis d’évaluer les conditions de travail dans les ateliers concernés par l’étude ; à déterminer les priorités d’action et proposer des mesures de prévention pour tous les risques recensés à travers les 18 rubriques du DEPARIS. Cette démarche a particulièrement ciblé les ambiances thermiques chaudes de travail. Elle a permis d’établir le diagnostic de situation de contrainte thermique pour l’ensemble des postes étudiés. Dans un deuxième temps l’étude comparative de la stratégie SOBANE avec les autres méthodes d’identification des risques professionnels à priori a permis de dégager les avantages et les inconvénients de chacune des démarches. Discussion / Conclusion : L’approche SOBANE, au même titre que les autres méthodes d’étude à priori des risques professionnels, permet la mise en place d’un plan de prévention en amont des risques existants en entreprise. En effet la stratégie SOBANE est a la porté de tout les acteurs de prévention en entreprise notamment les travailleurs. Elle est facile à utiliser dans ses deux premières phases d’intervention. Elle favorise le développement d’un plan dynamique de gestion des risques et d’une culture de concertation dans l’entreprise. Elle permet d’apporter des corrections adaptées aux dysfonctionnements relevés au cours du déroulement de l’organisation du travail.

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Résumés – Communications Orales Étude de la corrélation entre les paramètres de pénibilité physique et le vécu du salarié dans une population de soignants. Benhassine W., Bensakhria N., Benaicha S., Sahraoui A., Boussaha R., Ahmani S. Service de Médecine du travail. Unité de pathologie professionnelle. CHU de Batna. Introduction/problématique : Pour éviter l'usure des salariés, les différents organes préventifs de l'entreprise doivent évaluer les facteurs de risque (FR) de cette pénibilité afin de pouvoir mettre en route une action préventive adaptée au risque. L'évaluation de la pénibilité du travail pose le problème des outils utilisés et de leur objectivité. Ainsi, pour chaque type de facteur de risque des outils d'évaluation sont proposés et l'évaluation de l'ensemble des (FR) sous entend l'utilisation d'une batterie de moyens : mesures (physiques, physiologiques), études des accidents du travail, réunions avec les CHS, etc. D'un autre point de vue, la pénibilité du travail est une question qui implique une certaine subjectivité : le salarié, de part sa constitution physique, ses capacités physiques, psychiques et mentales est un individu assez singulier ; L'interrogation de son vécu serait alors le meilleur indicateur de cette pénibilité. Le but de notre étude est d'identifier un outil d'évaluation fiable, simple et peu coûteux pouvant être utilisé dans des populations de travailleurs. Matériels et méthode : Notre étude porte sur une population de 73 soignants et soignantes chez lesquels ont été réalisés : - une évaluation de la pénibilité de posture par la méthode OWAS, - une évaluation de la charge physique par la mesure de la cardiofréquencemétrie et déclaration du salarié de la pénibilité vécue en utilisant des items du questionnaire du déséquilibre Efforts/Récompenses de Siegrist (version courte 2004). La mesure du coefficient de corrélation linéaire (r de Pearson) entre des variables relatives à l'évaluation objective de la pénibilité : fréquence cardiaque, coût cardiaque, catégories et indice de pénibilité de postures et des variables relatives à l'évaluation subjective de la pénibilité : les items 5, 6 et la dimension des efforts extrinsèques du questionnaire de Siegrist. Le niveau de signification est fixé à 0.05 et r de Pearson est significatif à partir de 30%. Les données sont saisies et analysés par SPSS 15. Résultats : Les questions relatives au vécu de la pénibilité sont corrélées avec les catégories et l'indice de pénibilité de posture diagnostiquées par l'OWAS (item 5 VS Catégories : r = 0.331 p=0.002) ; item 5 VS indice de pénibilité : r= 0.305, p= 0.004; efforts extrinsèques VS catégories de pénibilité : r= 0.206 p=0.040 mais elles ne le sont pas avec les mesures de la cardiofréquencemétrie. Conclusion : Notre étude montre bien que l'interrogation du vécu du salarié peut être utilisée comme outils simple, rapide et fiable d'évaluation de la pénibilité de son travail. L'existence d'une corrélation entre les items de Siegrist relatifs aux efforts extrinsèques et la pénibilité de posture et son absence avec les paramètres cardiaques est un reflet fidèle des contraintes posturales auxquels sont exposés les soignants de notre population ; les efforts de manutention et la contrainte liée à la charge physique étant faibles.

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Résumés – Communications Orales Conditions de travail dans un centre d’appel téléphonique. Amari S.M., Liani N., Akif N., Haddouche D., Lamara-Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. Introduction : 18 cas de surdité de perception bilatérale ont été diagnostiqués lors des visites périodiques chez 44 téléopératrices exerçant au sein du centre d’appel téléphonique Algérie Télécom. L’origine professionnelle a été évoquée et pour la retenir, nous avons procéder à l’analyse des conditions de travail. Matériel et méthode : Etude réalisée par la méthode d’observation directe où nous avons procédé à l’analyse de l’activité des téléopératrices suivie d’une métrologie d’ambiance. Nous avons utilisé (Un environnement meter (CEM.DT-8820) à quatre fonctions (sonomètre, luxmètre, thermomètre, hygromètre), Un appareil photos numérique et un mètre ruban). Résultats / Discussion : Les niveaux sonores relevés varient entre 65 dBA et 72 dBA. Ces valeurs sont au dessus de la limite de confort qui est de l’ordre de 55 dBA selon l’INRS. Par ailleurs, nous avons constaté des insuffisances concernant l’aménagement acoustique de ce plateau téléphonique : surface par opérateur, le revêtement sans traitement acoustique, disposition des postes de travail en plus des équipements bruyants placés à leurs proximités. L’origine professionnelle des 18 cas de surdité a été retenue. Ainsi, nous avons procédé à leur prise en charge médico-légale. Par ailleurs, nous avons proposé 2 démarches conjointes comme solutions préventives : - limitation du niveau sonore à la source par la mise en place de limitateur de niveau ; - diminution du niveau de bruit ambiant par une amélioration de l’acoustique architecturale. Conclusion : Notre étude a montré que les téléopératrices ont longtemps été exposées à des niveaux sonores élevés délivrés par des casques non conformes et réglés à des niveaux très haut, en plus du bruit ambiant supérieur aux limites normatives pendant des dizaines d’années. Il aurait fallu compléter notre évaluation par une estimation réelle de la nuisance acoustique, à l’aide d’un appareil spécifique (simulateur de tête et torse couplé à un simulateur d’oreille externe) dont nous ne disposons pas.

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Résumés – Communications Orales Impact du travail sur écran chez les secrétaires médicales. Chemaa F., Chachour H., Nasri M., Khaldi MI., Haddad M. Service de Médecine du travail. CHU Constantine. La large utilisation des postes de travail informatisés, a été à l’origine de nombreuses plaintes. Dans notre étude nous avons ciblé les secrétaires exerçant au niveau des différents services du CHU. Objectifs : - Connaitre les conditions de travail et d’utilisation de l’écran de visualisation. - Identifier les plaintes chez nos secrétaires. Moyens et Méthode : L’étude est transversale, descriptive, étalée sur une période de 30 jours (Avril 2012), ayant concerné 52 secrétaires médicales. On a utilisé un questionnaire dirigé, validé par une pré-enquête. La saisie des données faite sur le logiciel EPI INFO version 6. Le risque alpha de première intention fixé à 0,05. Résultats : L’âge moyen de notre population est de 40 ans (écart-type = 8,894), une ancienneté moyenne de 13 ans (écart-type = 6,442). Le plan de travail, non conforme dans (92%) des cas. (63%) des écrans sont de type cathodique, la distance oeil-écran non respectée par (81%) des utilisatrices. (50%) des postes sont mal positionnés par rapport à la source de lumière. L’éclairage est mixte dans (71%), les mesures d’éclairage, ont montré des valeurs au dessous des normes requises. La durée d’exposition devant l’écran, dépasse 4h/ j dans (60%) des cas. Concernant les plaintes : - Troubles visuels (98%). - Céphalées et vertiges (90%). - Troubles musculosquelettiques (96%). - Troubles vasculaires (46%). - L’IMC : Surpoids (37%), obésité (27%). Discussion : A l’issue de cette étude, nous constatons que les conditions d’utilisation de l’outil informatique, ne répondent pas aux normes requises, ce qui expliquerait la diversité et l’importance des troubles rapportés par les travailleurs. Concernant les TMS, nos résultats concordent avec la littérature : les cervicalgies viennent au premier plan (83%), suivies des lombalgies (79%), l’épaule (69%) et enfin le poignet (65,40%). Selon les études effectuées, le travail sur écran devient nuisible pour la santé à partir de 4h d’exposition, dans notre étude, la différence est non significative. Le vieillissement physiologique des différentes structures de l’organisme, est souvent incriminé dans la survenue des TMS et des troubles visuels qui peuvent être révélés et/ou aggravés par le travail soutenu sur écran. Nous avons donc voulu connaitre l’impact de l’âge dans la survenue de la baisse de l’acuité visuelle, il s’avère que celle-ci est plus fréquente dans la catégorie du personnel âgé de plus de 40 ans (P = 0.014). Conclusion : L’usage de l’écran de visualisation s’est élargi à de nombreux secteurs d’activité. Les exigences actuelles, en matière d’information et de connaissances sont de plus en plus élevées et les contraintes posturales qui peuvent durer pendant plusieurs heures, vont être à l’origine de nombreux troubles. L’étude réalisée n’est qu’une ébauche qui nous a dévoilé les imperfections et les défauts de nos installations. L’usage erroné de l’écran, les postures inadéquates souvent imposées par de mauvaises conditions de travail, l’ignorance des principes de l’ergonomie, pourraient expliquer le nombre important des plaintes enregistrées.

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Résumés – Communications Orales Expositions professionnelles à la bibliothèque nationale. Khoudour Z., Tareb K., Akif N., Tadjer G., Liani N., Amari S., Lamara Mahamed A. Université Alger 1. Laboratoire de Biogenotoxicité et santé au travail. La bibliothèque nationale dispose de livres et de manuscrits de plusieurs siècles, leur conservation nécessite des conditions architecturales particulières, et des conditions thermohygrométriques stables. Par ailleurs la restauration de vieux manuscrits nécessite l’utilisation d’un certains nombre de produits chimiques d’où le nombre important de plaintes dominé par une symptomatologie allergique, associée à des signes généraux tels que ; céphalées, nausées, fatigue... Cette symptomatologie à coïncidé avec la prolifération de moisissures dans plusieurs endroits de la bibliothèque visibles a l’œil nu. Objectifs : L’évaluation des conditions de travail qui a porté sur :  L’appréciation des conditions thermo hygrométriques  L’observation des conditions de manipulation des ouvrages en particulier les conditions d’exposition des travailleurs aux moisissures ;  L’analyse de la population des moisissures présentes sur les rayonnages et sur les ouvrages ;  L’impact de l’exposition aux moisissures sur la santé des travailleurs. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive de type transversal ayant concerné 119 travailleurs de la bibliothèque nationale qui s’est déroulée du mois de janvier 2012 au mois de juillet 2012, soit une durée de 07 mois complétée par une étude des conditions de travail. L’enquête médicale a porté sur l’exposition des travailleurs aux moisissures, L’étude des conditions de travail : L’appréciation des conditions thermohygrométriques à été réalisée par l’utilisation d’un appareil de mesure le CEM DT-8820 (environnement meter). Le risque infectieux dominé par l’exposition aux moisissures à été apprécié par la réalisation de prélèvements parasitologiques. Résultats : 93.27% des travailleurs présentent des symptômes dues à l’exposition aux moisissures. Risque infectieux: l’exposition aux moisissures résulte de la réception de manuscrits ou de dons pouvant être contaminés. Risque biomécanique: la manutention : lors du déchargement de cartons pleins de livres pesant 15-20kg.

Analyse ergonomique de l’organisation du travail : Impact sur la stabilité de l’entreprise. Kaawach A., Tabet Aouel S., Guerin F., Daniellou F., Mohamed-Brahim B., Taleb A. Le technico-commercial a un rôle important dans le développement de l’entreprise sujet de notre étude. Il suit l’ensemble du processus de vente, de la prospection à la livraison du produit. Nous avons proposé de suivre un processus de vente pour mieu x comprendre le travail du technico-commercial, cette piste qui nous a permit d’identifier les facteurs d’organisation du travail au sein de cette entreprise. Pour notre démarche ergonomique, le choix des outils est essentiel. Les observations ouverte des salariés en activité, nous a permis de prendre connaissance des premiers éléments du travail qu’ils réalisent. Ils ont été structurés par des prises d’information visuelles et des entretiens avec les salariés, avec des relevés papier/crayon. Environ 50 heures d’observation, bien sûr en fonction de notre travail personnel et de la disponibilité des salariés. Nos observations ont portées sur : le déroulement de la préparation des devis ainsi que l’environnement du travail. L’accompagnement d’un technico- commercial pendant une journée de travail, observer les différentes tâches qu’il effectue, nous permit de voir de plus près le réel de sont travail. En analysant les données, nous avons relevé qu’il y a une absence de fiches de poste, organigramme instable (change d’une manière fréquente), charge de travail liée à la quantité et la diversité du travail, ce qui mène les salariés a être dans l’obligation de travailler des heures supplémentaires, travailler les weekend, faire des déplacements fréquents et parfois non programmés, ce qui a comme conséquence sur les salariés en premier lieu : fatigue physique qui peut engendrée du stress et une démotivation, et sur l’entreprise : un turn-over très important. Les écarts dépendent des réorganisations du travail, ces dernières modifient des méthodes de travail, génératrices de stratégies de régulation, d’impacts positifs sur l’entreprise et négatifs sur le salarié puisque il donne de son temps de repos. Les facteurs de risques repérés sont : travail du weekend, charge mentale et les déplacements.

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Résumés – Communications Orales Le travail en open space. Falek A.(1), Kerkacha R.(2) 1- Service de médecine du travail, CHU Beni Messous, Alger. 2- Service de médecine du travail, EPSP Ouled Yaich, Blida. Objectif : Répondre à une demande d’intervention ergonomique formulée par une entreprise de fabrication d’équipements électriques, suite aux plaintes du personnel concernant les contraintes causées par le travail en open space. Et cela dans le cadre d’une formation en vue d’obtention d’un DPGS en ergonomie organisée par l’université de Tlemcen et le laboratoire de recherche Toximed du Professeur TALEB A. Matériel et méthode : Nous avons effectués une intervention ergonomique en suivant les étapes suivantes : - Analyse et reformulation de la demande initiale qui concerne principalement le travail en open space. - Analyse du contexte générale de l’entreprise avec notamment les aspects techniques, organisationnels, et économiques. Nous avons choisi un service présentant un rôle central dans le fonctionnement de l’entreprise pour y mener notre intervention, et dans ce service trois postes sont désignés comme situations de travail à observer. L’analyse de l’activité a été basée sur les entretiens et les observations ouvertes. Les observables étaient de type élémentaires comme les déplacements, les communications et la prise d’information, mais aussi de type action comme le travail sur les logiciels. A ce stade de l’intervention deux hypothèses ont été émises : 1- Les plaintes formulées par les salariés sont purement liées à l’environnement physique et spatial de l’entreprise. 2- L’activité des operateurs est incompatible avec l’organisation en open space. Sur la base de ces hypothèses les observations systémiques ont été axées sur deux pistes, le travail en open space et les contraintes liées au passage du management du mode vente au mode projet. Résultats : Le diagnostic a été formulé comme suit : L’open space conçu à l’origine pour faciliter les communications entre les opérateurs s’avère dans notre cas totalement inutile (les communications se font principalement par mails, réunions?) mais aussi présenté comme une contrainte devant les operateurs obligés de s’adapter au mode projet qui est un nouveau mode de gestion en entreprise avec tout ce qui entraine comme difficulté et comme exigence : concentration importante, butées temporelles.. Suite à ce diagnostic, des propositions de transformation ont été formulées dans le sens de mettre dans le même étage les membres d’une équipe travaillant sur un même projet et les observer à titre d’expérience en vue de la généraliser à toute l’entreprise. Conclusion : Bien que les transformations proposées n’aient pas été encore mises en œuvre , un nouveau regard sur le travail a été constitué en entreprise qui est celui de l’activité et cela grâce à l’intervention que nous avons mené.

La stérilisation dans un bloc opératoire : Enjeux pour la qualité des soins et des conditions de travail. Chaib S., Guerin F., Daniellou F., Mohamed-Brahim B., Taleb A. Objectif : Cette étude a pour objectif d’accompagner un audit sur la stérilisation du point de vue de l’activité au bloc opératoire d’un service de chirurgie orthopédique. Méthodologie : L’intervention ergonomique réalisée est centrée sur l’analyse de l’activité des opérateurs intervenant au local de stérilisation des dispositifs médicaux et ses conséquences. L’analyse de la situation de travail comprend la description des locaux, des conditions d’exécution de la tâche, de la population et de l’organisation du travail. Résultats : L’analyse de l’activité révèle des écarts très significatifs par rapport aux règles de bonnes pratiques. Est en cause l’absence de commande de matériels, de nombreuses interruptions dans la continuité, ainsi que le dysfonctionnement du bloc opératoire du pavillon des urgences chirurgicales conduisant à un transfert des patients âgés vers le bloc opératoire du service de chirurgie orthopédique et une reprogrammation constante des interventions de celui-ci qui met en difficulté le planning de stérilisation, avec répercussion sur l’état de santé des opérateurs du local de stérilisation. Conclusion : A l’issue de l’analyse des dysfonctionnements et des contraintes de la stérilisation, des propositions ont été élaborées dans le cadre d’une démarche participative afin d’envisager l’amélioration de la qualité des soins et de l’état de santé des opérateurs.

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Résumés – Communications Tables rondes

La recherche en santé: de l’imitation à l’innovation. Atoui F., Benali R. Pneumo-phtisiologie, CHU Annaba. Le développement de la recherche et de l’innovation dans les établissements de santé est devenu un impératif dont dépendent les avancées diagnostiques et thérapeutiques. Pour ce faire, il y a nécessité d’amorcer un changement dans nos approches et de générer un bouleversement dans nos modes de pensée, de gestion et d’évaluation. Ceci implique la mise en place d’un engagement collectif et d’une organisation renouvelée. La recherche biomédicale et en santé est confrontée à un double enjeu : d’une part, aider les politiques de santé à répondre aux attentes sociétales et à relever les défis sanitaires et économiques du moment et du lieu et de l’autre, occuper la place qui lui revient dans le cadre d’une politique de recherche modernisée et en cours de restructuration. La recherche en santé mobilise fortement les sciences humaines et sociales et que toute recherche en santé doit avoir pour « background » des vérités biologiques. c’est dans cette optique , que nous nous sommes proposé de clarifier certains concepts de la « recherche en santé » avec l’arrière pensée de faire sortir cette dernière des impasses dans lesquelles elle se trouve et d’implanter une méthodologie de promotion et de valorisation de la recherche.

Intérêt et limites de l'intégration de la médecine du travail au dispositif national de santé. Semid A., Benmessaoud H. Service de Médecine du Travail, CHU de Bab El Oued, Alger. Nous nous proposons de retracer l'évolution de la médecine du travail en Algérie vers son intégration au dispositif national de santé publique à travers les réformes introduites depuis l'année 1984 et les faits et dates marquantes de cette évolution. Les résultats de cette évolution en termes de couverture des travailleurs par la médecine du travail, de moyens humains mobilisés ,de prestations assurées et de données sanitaires issues des rapports d'activités des médecins du travail sont analysés à différentes étapes pour évaluer les améliorations obtenues tout en cernant les insuffisances, contraintes et effets indésirables enregistrés. Si la médecine du travail a été effectivement et assez rapidement implantée dans les structures de santé publique à partir de l'année 1984, tout en essayant de maintenir son appartenance au dispositif général de prévention des risques professionnels à gestion tripartite, il n'en demeure pas moins que l'amélioration rapide de la couverture obtenue les premières années ( 30% des salariés couverts par la médecine du travail )a par la suite eu tendance à stagner malgré les efforts importants de formation de médecins du travail et leur affectation aux services de médecine du travail. Des dysfonctionnements ont accompagné cette évolution parmi lesquels il faut signaler notamment: - un certain désintérêt des partenaires sociaux pour la médecine du travail depuis une dizaine d'années avec un Conseil national d'hygiène ,de sécurité et de médecine du travail qui ne fonctionne plus, de même qu'une Commission des maladies professionnelles qui ne s'est pas réunie depuis 10 ans. - l'insuffisance du contrôle de l'application de la réglementation tant par l'inspection du travail que par les services de santé. Ce qui est à l'origine de la déresponsabilisation de nombreux organismes employeurs. - l'insuffisance de l'encadrement des activités de médecine du travail par les administrations centrales concernées, sur le plan réglementaire avec l'absence d'actualisation ou de promulgation de certains textes d'application de la Loi 88-07 du 26 Janvier 1988 pourtant essentiels à l'encadrement et la mise en place de la prévention de risques professionnels importants (risques chimiques par exemple), mais aussi sur le plan technique ... Le constat est que les médecins du travail quel que soit leur mode d'exercice sont confrontés sur le terrain à des difficultés qui limitent l'efficacité et l'efficience de leur action ,d'autant plus que des confusions sont encore entretenues dans les responsabilités des différents intervenants ,entre médecine du travail et médecine sociale(activité essentiellement curative des centres médico-sociaux et même de certains centres ou services de médecine du travail),dans le financement des examens complémentaires, dans le remboursement par la sécurité sociale des traitements prescrits aux travailleurs. En conclusion il y a lieu maintenant de dresser un bilan des acquis enregistrés ,mais aussi des limites, des lacunes persistantes et des dysfonctionnements enregistrés pour envisager ensemble des propositions de réformes à introduire dans la médecine du travail en Algérie dans le sens de son adéquation avec les progrès accomplis dans le monde vers la santé au travail, tout en identifiant les aspects positifs de l'organisation actuelle à préserver.

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Résumés – Communications Tables rondes

Les évolutions légales et règlementaires de la santé au travail en France. Mohammed-Brahim B. ASTI Toulouse, France. La prévention des risques professionnels ressort, en France, de la responsabilité de l’employeur, en partie cadrée par une politique publique qui l’oblige à recourir à des services de santé au travail. Ce dispositif a été fortement revisité sous la double pression du drame de l’amiante et de la transposition en droit national de la directive 89/391/CE de l’UE. Au terme d’un processus d’expertise et de négociation de plus de 10 années, un compromis a été adopté sous la forme de la loi du 20 juillet 2011 relative à l’organisation de la médecine du travail. Cette loi introduit des modifications importantes : - La mission « d’éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail » est désormais dévolue au service de santé au travail et non plus au seul médecin du travail - A cette fin, les services ont, en premier lieu, un rôle de conseil, et seulement en second lieu la surveillance de l’état de santé des salariés - Cette activité est confiée à une équipe pluridisciplinaire. En cela, l’organisation de la santé au travail en France se rapproche désormais des modèles plus fréquemment observés dans les pays européens. En même temps, en dépit de voix critiques aussi bien expertes que politiques, l’aptitude médicale au travail, sanctionnant la surveillance de l’état de santé des salariés, est maintenue, confirmant la logique assurancielle du dispositif, au moins dans sa partie strictement médicale. Par ailleurs la loi introduit une réforme de la gouvernance impliquant un rapprochement entre l’action de l’Etat et celle de la branche Accidents du travail et maladies professionnelles, ainsi qu’une plus grande implication des partenaires sociaux, à travers de nouvelles modalités de gestion et d’agrément des services de santé au travail. La loi vise enfin à assurer plus de transparence au service rendu à l’entreprise à travers l’obligation de communiquer à celle-ci « un document détaillant les contreparties individualisées de l’adhésion ». Notre communication illustrera ces éléments à travers le projet en cours dans un grand service de santé au travail.

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Résumés – Communications Affichées Dyslipidémie, risque cardiométabolique et surveillance médicale. Akif N., Liani N., Djabali A., Khettab, Amari S.M., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. Introduction : La dyslipidémie constitue une pathologie fréquente qui peut avoir un dysfonctionnement cardiaque en raison de l’athérosclérose, en plus des autres facteurs de risque tels que le diabète et l’obésité. Dans le cadre de la surveillance médicale des travailleurs exerçants dans deux banques multinationales, un bilan biologique est systématiquement demandé lors de la visite médicale périodique. Ce bilan comporte plusieurs paramètres dont le bilan lipidique (cholestérol total, LDLCHT, HDL CHT, TG).Les résultats obtenus ont retrouvé un nombre élevé de cas de dyslipidémie ce qui a motivé notre étude. Objectifs : - recenser les travailleurs présentant une dyslipidémie. - rechercher d’autres troubles métaboliques chez ces travailleurs. - prise en charge et surveillance médicale pour prévenir le risque cardiométabolique. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive de type transversal, qui s’est déroulée durant l’année 2012. Elle a intéressé 570 travailleurs exerçant au sein de deux banques multinationales d’Alger. Une visite médicale périodique a été assurée pour tous ces travailleurs basée sur : - un interrogatoire - un examen physique complété par des mesures anthropométriques avec calcul de l’indice de masse corporelle (BMI=poids 2 /taille ) - un bilan biologique a été demandé comportant les paramètres suivants : FNS, Bilan rénal, bilan lipidique, bilan hépatique. Résultats: Il s’agit d’une population jeune avec une moyenne d’âge de 30 ans. 34 ,5 % sont des fumeurs et 5 % sont des consommateurs d’alcool. 30% présentent des antécédents familiaux de maladie cardiométabolique. L’examen physique a mis en évidence un BMI augmenté dans 378 des cas soit 67,8 %. Les bilans lipidiques effectués ont retrouvé 227 cas de dyslipidémie avec : 32,5 % d’augmentation du cholestérol total, 32 %de diminution de HDL et 15 % d’augmentation de LDL. Le reste du bilan a retrouvé 06 cas d’hyperglycémie. Conclusion : Les cas de dyslipidémie diagnostiqués ont tous bénéficié d’une prise en charge médicale basée essentiellement sur l’hygiène de vie avec une surveillance médicale en plus, des recommandations ont été proposées pour prévenir le risque cardiométabolique chez ces travailleurs.

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Résumés – Communications Affichées Evaluation de la pénibilité physique du travail par la cardiofréquencemétrie chez le personnel soignant. Bensekhria N., Benhassine W. Service de médecine du travail CHU de Batna. Introduction : La relation entre la fréquence cardiaque et la charge de travail est linéaire, l’utilisation d’un cardio fréquence mètre permet donc de calibrer l’effort physique sur un chiffre (la fréquence cardiaque) et de déterminer si le corps travaille au niveau souhaité ou s’il est en surentrainement. Problématique : La cardiofréquencemétrie serait-elle un outil d’évaluation objective de la pénibilité physique au travail chez le personnel soignant ? Buts et Objectifs : Lancer une action préventive diminuant la charge physique au travail après avoir : - Evaluer la charge physique en termes de la FC et de coût cardiaque et la Mise en évidence les postes les plus pénibles. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive analytique réalisée en Aout-septembre 2012 sur une population de 74 soignants exerçant dans des structures hospitalière de la ville de Batna. La Mesure de la FC est faite en 3 temps (FC0 au repos, FCW au cours du travail et FCR de récupération). Puis un Etalonnage des valeurs de la FC par rapport aux caractéristiques du sujet (FCMT) Afin de déterminer la pénibilité générée par le poste. la Méthode des coûts cardiaques (CCA, CCR, CCA crête, CCR crête) a également été utilisée. Le traitement et l’analyse des données ont été faits sur le logiciel SPSS 15.0. Résultats : La moyenne de la fréquence cardiaque au repos (FC0) dans notre échantillon atteint (69.7 ±10.9bpm) avec un maximum de 95bpm et un minimum de 46bpm, La fréquence cardiaque moyenne au cours du travail est de 88.1bpm ± 5.7bpm, elle ne dépasse les valeurs limite proposé par l’INRS que dans 2 cas. La moyenne de la fréquence cardiaque plafond atteint 98.6 bpm ±7.7bpm, et elle ne dépasse jamais sa valeur maximale limite. Le CCR (Rapport (%) entre CCA moy et réserve cardiaque) moyen atteint 15.92%, avec un minimum de 2.33% et un maximum de 33.88%, avec un dépassement de la valeur limite dans 3 cas sur 74. Finalement, la méthode de Brouha montre l’absence des dépassements dans tous les enregistrements pour le premier critère (soit FCR1 < 110 bpm) ; et un dépassement pour le second (soit FCR11 ? FCR33 > 10 bpm ) dans 44 cas. Selon le Grille de pénibilité de H.MONOD et B.KAPITANIAK qui se base sur le CCR occasionnel (< 30mn) : 95.9% des postes de travail sont de pénibilité faible, 4.1% de pénibilité modérée. Et selon l’échelle de MEUNIER, SMOLIK ET KNOCH qui base sur la somme de la cotation de la FC moyenne, la FC crête et le CCR : 56.8% du travail chez le personnel soignant est scoré comme léger et 43.2% est modérément pénible. Conclusion : Diverses grilles de l'évaluation de la pénibilité utilisant la fréquence cardiaque ont montré que l'activité manuelle est qualifiée de légère ou modérée en milieu hospitalier (coût cardiaque relatif ou CCR<20%). Evaluation de risque cardiovasculaire dans deux entreprises de canalisation. Harrar M. Service de Médecine du Travail, EPSP Hassi Messaoud. Introduction : Le «risque cardio-vasculaire» est un terme qui correspond au risque de développer une maladie cardio-vasculaire, ces dernières ont un impact important non seulement sur la santé des travailleurs où elles peuvent mettre en jeux l’aptitude du travailleur mais aussi sur la production de l’entreprise. La prévention de ces maladies a pour objectif surtout d’améliorer le devenir à long terme des travailleurs en réduisant le risque de développer des complications cardio-vasculaires et/ou vasculaires. Notre étude permet d’identifier la population à risque en calculant le risque global d’événement cardiovasculaire (RCV) fatal à 10 ans qui peut nous aidez d’améliorer la prise en charge thérapeutique préventive. Objectifs : - identifier la population à haut risque ; - proposer les actions de prévention. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique rétrospectives qui à concernée 78 travailleurs de deux entreprises de canalisation suivi dans notre service durant les premiers 6 mois de l’année 2012. Les informations sont recueillies à partir des dossiers des travailleurs (âge, sexe, tabac, ANTCDS, poste du travail, rythme du travail, poids, la taille, TA, taux de cholestérol total, glycémie). - Critères d’inclusion : âge plus de 45 et On exclu tout travailleur qui a déjà une cardiopathie ischémique. - Pour calculer le risque cardiovasculaire global on utilisé la table SCORE selon les recommandations européennes sur la prévention cardiovasculaire. L’analyse de données a été faite par le logiciel SPSS11.0

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Résumés – Communications Affichées Facteurs de risques cardiovasculaires en milieu de travail. Tadjer G., Sari Ahmed A., Khoudour Z., Amari S., Arib F., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de biogenotoxicologie. En Algérie, dans le projet de recherche euro-méditerranéen TAHINA les affections cardiovasculaires occupent la première place des causes de décès des maladies non transmissibles. L’objectif de notre étude est d’évaluer, dans la pratique quotidienne, les facteurs de risque cardiovasculaire, chez les travailleurs exerçant dans une unité technique au sein d’un e entreprise de télécommunication à Alger. La présente étude est une étude épidémiologique descriptive transversale menée entre 2004 et 2012 faisant colliger 142 employés suivis en consultation de médecine du travail. Notre population est à prédominance masculine (sexe ratio=22) avec un âge moyen 36 ans. L’analyse de facteurs de risques cardiovasculaires modifiables révèle que la sédentarité est le facteur de risque le plus fréquent avec 70% ; les autres facteurs de risques sont tout aussi prévalent : 39% dyslipidémie, 26% d’HTA, 20 % d’obésité, 17% tabagisme, 3% de diabète. Il est clair que l'action des facteurs de risque cardio-vasculaire est additive et synergique et qu'il est urgent de porter l'attention des travailleurs sur l’intérêt du dépistage et les sensibiliser contre ces facteurs de risques.

L‘hypertension artérielle dans une population d’agents chargés de la sécurité. Zouaoucha H., Kaced N., Laib C., Haddar M. Service de médecine du travail, EPH de Rouïba Introduction : La mondialisation et l’économie de marché ont imposé ces dernières années de nouvelles organisations du travail qui ont induit le plus souvent des contraintes psychologiques chez les salariés. Les tensions psychologiques liées à ces contraintes organisationnelles constituent des facteurs de risque associés à l’hypertension artérielle. Nous avons suivi dans notre consultation, dans le cadre de la visite médicale systématique, une population de fonctionnaires chargés de la sécurité. Nous rapportons la morbidité dans cette population qui est caractérisée par la fréquence observée de l’hypertension artérielle. Objectifs: Evaluer la fréquence de l’HTA dans la population d’étude. Etudier les caractéristiques socioprofessionnelles de cette population. Matériel et méthode: Il s’agit d’une enquête transversale descriptive qui a été menée durant l’année 2010-2011. 330 travailleurs ont été soumis à un questionnaire lors de la visite systématique comportant notamment : - les données socioprofessionnelles (âge, sexe, habitudes toxiques, poste de travail, horaire de travail et ancienneté au poste) - La recherche des antécédents pathologiques personnels et familiaux. Résultats : Presque le quart de notre population d’étude est atteint de l’HTA, le sexe masculin est prédominant. L’âge moyen est de 40 ans, 25% présente un diabète et 29% ont une dyslipidémie, la majorité occupant des postes de travail sur terrain avec une ancienneté de moins de 10 ans et des horaires de travail atypiques. Conclusion : Le médecin du travail dans l’exercice de son activité doit trouver le compromis positif entre le salarié hypertendu et les exigences du poste de travail. Cela ne peut se faire que par la collaboration d’une équipe pluridisciplinaire (médecin du travail, cardiologue, médecin généraliste, gestionnaire des ressources humaines et l’équipe de préventeurs de l’entreprise…..) qui œuvrera pour l’équilibre du salarié hypertendu sur le plan physique, psychique, social, et professionnel.

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Résumés – Communications Affichées Etude de la prévalence de l’HTA chez le personnel hospitalier du CHU d’Annaba. Boussekine L., Bouaziz Tigha N., Melais S., Heramza K., Tourab D., Nezzal AM. Université BADJI MOKHTAR, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Objectif : Evaluer la prévalence de l’HTA chez le personnel hospitalier du CHU d’ANNABA. Matériel et méthode : C’est une étude descriptive portant sur 1194 personnes exerçant au CHU de Annaba, qui se sont présentées à la consultation pour une visite périodique durant l’année 2011. Plusieurs variables ont été étudiées : les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles, HTA, pathologies associées, IMC, Dyslipidémie, Tabac, la catégorie professionnelle. Résultats : La prévalence de l’HTA est de 6,4 %. L’âge moyen des travailleurs hypertendus est de 51 ans avec un écart-type de 5.4. On note une légère prédominance féminine, avec un sex-ratio de 2,7. La notion de tabagisme a été rapportée par 6% des sujets hypertendus. La catégorie professionnelle la plus représentée est le personnel de soins avec un taux de 74%. La répartition des sujets hypertendus selon le service fait ressortir l’importance des services médicaux (50 %), suivi des services techniques (30%) et enfin les services chirurgicaux (20%). Parmi les facteurs de risque cardio-métaboliques associés à l’HTA, on note une obésité chez 46 % des travailleurs hypertendus, et une surcharge pondérale chez 27 % des sujets. Le diabète est associé à l’HTA dans 35% des cas. Les complications de cette maladie sont représentées par la rétinopathie (21%) et l’IRC (1%). Conclusion : La prévalence enregistrée est en deçà de celle de l’enquête nationale de santé, les sujets hypertendus doivent faire l’objet d’une surveillance médicale particulière compte tenu de la charge de travail observée. Accidents cardiovasculaires : a propos de 7 cas observés au CHU de Constantine. Chemaa F., Chachour H., Nasri M., Khaldi M.L., Haddad M. Service de Médecine du travail, CHU Constantine. Le stress au travail, est lié à des difficultés de confrontation et d’adaptation à des situations professionnelles. Charges de travail excessives, manque d’autonomie, conflits, harcèlement, violence’ sont autant de facteurs qui peuvent contribuer à la survenue de plusieurs troubles et altérations de la santé physique et mentale chez les travailleurs qui y sont exposés. Au cours de notre consultation, nous avons été interpelés par le nombre d’accidents cardiovasculaires survenus chez le personnel hospitalier. On déplore entre autre deux décès par arrêt cardiaque sur les lieux de travail et un à domicile. Objectifs : - Décrire les circonstances de survenue de ces accidents. - Essayer d’identifier les facteurs de risque qui en sont à l’origine. Méthodologie : Etude descriptive des cas cliniques, basée sur l’analyse des éléments des dossiers médicaux. Conclusion : Ce constat, nous incite à revaloriser l’intérêt du diagnostic précoce et d’une surveillance appropriée pour ce type de patients.

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Résumés – Communications Affichées Perturbations métaboliques chez des travailleurs d’une unité de production de mercure. Benyahia S.1, Tigha-Bouaziz N.2, Nezzal AM.2, Benharkat S.1 1. Biochimie, 2. Médecine du travail ; Faculté de Médecine. Annaba. Objectif de l’étude: Evaluer la fréquence des perturbations métaboliques chez des travailleurs exposés au Hg. Matériel et méthode : Cette étude descriptive a intéressé un groupe de 67 travailleurs d’une unité de production de mercure métal, tous de sexe masculin dont l’âge moyen est de 48,44 ans ± 7,76. Pour l’ensemble des travailleurs retenus, la mesure de la pression artérielle (systolique et diastolique) au repos, le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC), et le dosage à jeun des paramètres biochimiques suivants : glucose, cholestérol total et C- HDL, triglycérides ont été réalisés. Moyenne, écart-type, intervalle de confiance (à 95%), et pourcentage sont les paramètres statistiques utilisés. Les seuils de risque retenus selon l’OMS (1999) pour la définition du syndrome métabolique sont : IMC > 30 kg/m2 pour l’obésité, triglycérides > 1,7 mmol/l, C-HDL <0,90 mmol/l pour les dyslipidémies, PA systolique 14 mmHg et diastolique 9 mmHg pour l’HTA, glycémie à jeun 6 mmol/l pour le diabète. Résultats et discussion : On retrouve dans notre série de 67 travailleurs exposés au Hg les troubles suivants : obésité 10,44%, HTA 19,40%, dyslipidémie avec hypertriglycéridémie 23,88% et baisse de C-HDL 28,35%, et hyperglycémie 8,95%. L’association d’au moins trois des facteurs de risque a été retrouvée dans 11,94% des cas. Conclusion : A l’issue de ce travail, on note l’importance des facteurs de risque cardiométabolique chez une population de travailleurs vulnérable exposée au mercure. Une prise en charge est impérative pour, réduire le taux de morbidité et prévenir les complications dans cette catégorie des salariés.

Pratiques professionnelles et le travail nuit des infirmières. Chachour H., Chemaa F., Nasri M., Khaldi M.L., Haddad M. Service de Médecine du Travail, CHU Constantine. Introduction : La nuit est un espace paradoxal vécu comme mystérieux. Le travail de nuit des infirmières à longtemps mis entre parenthèses, malgré que la prise en charge globale des patients arrivés en complémentarité des soins prodigués le jour. Objectif : - Etudier les effets du travail de nuit des infirmiers sur les conditions de vie et sur la qualité des soins. - Proposer un consensus pour minimiser le risque. Les effets du travail de nuit : 1/ la nuit et l’infirmier - Les motivations et le choix du travail de nuit : - Les symptômes d’un malaise - Les conséquences sur la santé 2/ la nuit et les pratiques professionnelles - Les atteintes et les besoins du patient - Les contraintes du travail de nuit : . Obscurité et éclairage . Les postures . L’accès au matériel . La responsabilité et la prise de décision. Conclusion : Le mal être combiné aux effets biologiques du travail de nuit augmente le risque d’incidents nocturnes. Travailler seul ou en effectif réduit, sont des facteurs de risque et d’anxiété donc il faut reconnaitre le travail de nuit et lui attribué des pratiques spécifiques.

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Résumés – Communications Affichées Travail en horaires atypiques et effets sur la santé au CHU d’Annaba. Melais S., Benyoucef A., Gueroui S. Service de Médecine du Travail, CHU Annaba. L’organisation du travail moderne, en réponse aux mutations socioéconomiques, a mis, dans le monde, deux salariés sur trois en horaires de travail atypiques, dont le travail de nuit. Objectifs : Nous avons fait un premier point sur l’état de santé des travailleurs de nuit du CHU Ibn Sina, Annaba. Nous avons cherché des éléments pour élaborer une stratégie de suivi appropriée aux besoins de ce type de clientèle. Matériel et méthodes : Une étude rétrospective a identifié les agents en poste la nuit parmi les 800 travailleurs de l’une des structures du CHU Ibn Rochd, soit ceux de l’hôpital Ibn Sina. L’état de santé de 48 agents a été comparé à celui d’un deuxième groupe en horaires normaux. Nous avons pris un troisième groupe d’agents, actuellement en horaires de jour, mais ayant travaillé auparavant en horaires de nuit (nous l’avons dénommé groupe d’Aanonsen). Résultats : Nous retrouvons les principaux éléments de nocivité du travail en horaires atypiques décrits dans la littérature. Les hommes sont plus concernés par ces horaires. Un tiers de la population des 3 groupes ne s’est pas présenté aux visites programmées. Le tabagisme et ses conséquences, les troubles du sommeil et de la récupération, les pathologies neuropsychiques et digestives sont au premier plan. En comparant simplement l’état de santé des travailleurs de nuit à celui des agents de jour, on a le constat paradoxal que le travail de nuit serait protecteur. Il faut comparer cet état de santé à celui du troisième groupe (groupe d’Aanonsen) pour voir apparaître la réalité de la nocivité du travail en horaires atypiques. Conclusion : L’information au risque et le suivi adapté aux besoins de cette clientèle spécifique sont une nécessité en Médecine du travail.

Le travail posté perception des travailleurs d'une entreprise de boulonnerie de l'est algérien. Derradj B. Service de médecine du travail, CHU de Bejaia. Objectif : Nous avons à travers cette communication connaitre la perception que se font les confrontés au travail par équipes alternantes de nuit et l'impact du travail posté sur leur santé physique et mentale, leur vie sociale et familiale. Matériels et méthodes: Nous avons exploités leurs dossiers médicaux, un questionnaire conçus par une équipe médicale de l'Indre et Loire (AIMT37) a été adapté à l'étude. Le travail a concerné 36 travailleurs (30 effectuant le travail en 2x8 et 06 travailleurs en 3x8). Résultats : - 2/5 des travailleurs exercent selon le rythme 2x8 - le travail exige un niveau d'attention "bon à très bon" dans 80% dans cette étude. - 64% travaillent en horaires alternés. - la rotation est hebdomadaire dans 78%. - 56% préfèrent travailler de nuit ou en travail posté même s’ils ont été obligés. - 70% déclarent avoir besoin d'une semaine de réadaptation. - 82% déclarent ne pas être gênés dans leur vie sociale. - 28% trouvent que le travail de nuit les isole. - 14% pensent être en insécurité dans le travail posté ou de nuit.

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Résumés – Communications Affichées Évaluation des risques physiques et psychosociaux liés au travail de nuit en milieu hospitalier. Sahraoui A.(1) ; Benhassine W.(1); Gueroui S.(2); Nezzal AM.(2) 1. Service médecine du travail CHU Batna ; 2. Service médecine du travail CHU Ibn Sina Annaba. Introduction /problématique : Un soignant sur 6 des différents établissements sanitaires de la Wilaya de Batna travaille la nuit (SAMT- N°17/2012 ; facteurs psychosociaux). Le travail de nuit est très convoité parmi le personnel soignant du CHU de Batna malgré tous ses effets nocifs sur la santé (troubles du sommeil, insomnies, fatigue, somnolence, troubles de la vigilance); troubles gastro-intestinaux, troubles de l’appétit, troubles du transit, gastrite, colite, ulcère gastrique, ulcère duodénal ; prise de poids ; syndrome métabolique (dyslipidémie , hypertension -artérielle, diabète insulino-résistance,) ; troubles cardiovasculaires (troubles du rythme cardiaque, IDM) ; troubles psychiques (stress, dépression, isolement, anxiété). Notre étude tend à répondre si le travail de nuit a détérioré la santé des soignants. Buts et objectifs : Le but de notre étude est l’identification des effets nocifs du travail de nuit sur la santé du personnel soignant à travers deux objectifs : - l’évaluation de la prévalence des pathologies liées au travail de nuit et – l’état de connaissance des salariés sur les risques de travail de nuit. Matériel : Il s’agit d’une étude épidémiologique transversale descriptive réalisée en Aout 2012, sur une population de 68 soignants diplômés exerçant dans le CHU de Batna depuis plus de six mois au moins toujours la nuit. Méthode : Évaluation des connaissances des soignants sur les risques liés au travail de nuit: Chaque soignant a bénéficié d’un questionnaire portant sur les différents risques liés au travail de nuit qui comprend trois rubriques : la première d'identification. La seconde porte sur les caractéristiques du poste occupé et la troisième sur l’état de santé du personnel. La saisie et l'analyse des données sont réalisées à l’aide du logiciel SPSS11.0 ; Résultats : La moyenne d’âge et d’ancienneté dans le travail de nuit sont respectivement de 43,6 +/- 8,63 et 12 +/- 8, presque 90% de la population d’étude étaient volontaires pour le travail de nuit dont 16,2% pour des raisons financières. Parmi ces soignants, 75 % souffrent de troubles du sommeil et 27,9% ont des troubles de la vigilance. L’HTA sévit chez 13,2% de ces soignants et la dysthyroidie chez 6%. Une obésité morbide concerne 4,4%. Enfin 61,4% rapportent que le travail de nuit perturbe leur vie sociale mais ils ne sont prêts pour le quitter. Conclusion : Cette étude nous a révélé l'altération de l'état de santé des travailleurs de nuit et leurs méconnaissance des risques aux quels ils sont exposés. Si le travail de nuit s'avère indispensable dans ce métier, le meilleur moyen préventif est la limitation de la durée d’exposition aux horaires de travail de nuit par la rotation du salarié entre différents types d’horaires. Protocole de prise en charge des troubles du sommeil en médecine du travail. Hachelafi H. EHU Oran. Objectifs : Définir les différentes étapes pour se prononcer sur l’aptitude des travailleurs de nuit. Méthodologie : Étude descriptive réalisée auprès du personnel de santé en 2012 ayant pour objectif le dépistage des troubles du sommeil du personnel hospitalier travaillant de nuit. Résultats : Le répertoire des plaintes est essentiellement de nature psychosociale qui occulte celles en relation avec des perturbations chrono biologiques. Discussion : Nous exposons à partir de notre échantillon exploratoire le protocole de prise en charge des troubles du sommeil en médecine du travail débutant par un interrogatoire ciblé et se terminant par un pack d’investigations de nature chrono biologique et psychologique avant de se prononcer objectivement sur l’aptitude au travail de nuit. Conclusion : La dotation des service de médecine du travail d’outils d’investigation autour de la thématique sommeil et vigilance au travail et la codification standardisée des conduites à tenir envers les travailleurs de nuit ou en travail posté est plus que nécessaire pour une bonne prise en charge du volet de prévention en santé au travail et de permettre ainsi de rehausser le terrain d’intervention de la spécialité de médecine du travail.

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Résumés – Communications Affichées Absentéisme pour raison médicale dans un établissement de santé : Impact des horaires alternés et des variables sociodémographiques. 1-2 2 Bordji Y. , Rezk-kallah B. 1. Service de Médecine du Travail, EPSP Hammam Bou-Hadjar, Ain-Témouchent. 2. Laboratoire de Recherche Santé Environnement, Université d’Oran. Introduction : Depuis quelques années, le phénomène de l’absentéisme commençait à prendre de l’ampleur dans nos structures de santé, mais on manque de recul et de données sur cette question. La principale mise en cause de l’absentéisme réside tout de même dans l’organisation et les conditions de travail qui sont aujourd’hui décriées : horaires contraignants, manque d’organisation, pénurie du personnel. L’ensemble de ces facteurs génère ainsi au quotidien stress et démotivation: c’est cette surcharge physique et psychique qui incite le personnel à s’absenter. Les altérations de la santé résultent au premier chef des perturbations de la rythmicité circadienne, mais aussi en partie des discordances des horaires de travail avec les rythmes de la vie sociofamiliale. Objectif : L’objectif de cette étude consiste a évaluer le taux d’absentéisme pour raison médicale dans un établissement de santé à travers l'ensemble des arrêts de travail dûment justifié par un certificat médical et d’établir des liens de cause a effet éventuels, entre d’une part l’absentéisme et d’autre part des facteurs tels que l’organisation du travail, vieillissement de la population? Méthode : Il s'agit d'une étude épidémiologique descriptive portant sur l'ensemble des absences médicales déclarées par les salariés de l’Etablissement Public de Santé de Proximité Hammam Bou-Hadjar au cours des quatre dernières années 2009-2012. La population de l’étude est représentée par 185 employés ayant déposés au moins un certificat médical d’arrêt de travail durant la période suscitée. L'absence a été définie comme la fréquence d'absences dans l'année, sans égard à leur durée. Nous avons inclus dans notre définition des absences les catégories suivantes: les accidents de travail, les accidents de trajet, les maladies professionnelles, les arrêts maladie, les congés maternité, ce qui exclut donc les congés autorisés ou les événements familiaux, les grèves, les retards et les absences non justifiée. Les données ont été recueillies directement dans les dossiers médicaux individuels du personnel à savoir les variables sociodémographiques classiques: âge, sexe, état civil et éducation et les variables d'emploi: structure sanitaire, ancienneté, rythme de travail. Ainsi que les habitudes tabagiques. Résultats : La présente étude a concerné 185 employés exerçant dans les structures sanitaires que relève l’EPSP Hammam Bou-Hadjar, représentée majoritairement par le sexe féminin (126, 68%). Les employés sont en général d'âge moyen et sont, le plus souvent, mariés. Plus de la moitié soit (98, 53%) ont un diplôme universitaire. Le travail posté concerne 69 personnes, dont les deux corps confondu médical et paramédical représentent (52, 75%). La proportion du tabac chez les hommes est de 44% et aucune femme interrogée n’a déclarer avoir fumer dans sa vie. Le nombre des certificats médicaux initiaux délivrés par nos confrères et déposés au niveau de la Direction des Ressources Humaines est de 387. Les femmes s’absentent plus que les hommes. La durée moyenne d’absence est de 31jours. L'absentéisme médical s'est avéré être, dans notre étude, aussi bien une réalité médicale dont l'importance en durée revient aux congés de maternité, aux accidents de travail, de trajet qu'un indicateur d'un malaise socioprofessionnel en terme de fréquence. Discussion - Conclusion : L'objectif visé a été essentiellement d'apporter une contribution à l'approche classique de l'étude du lien entre l'absentéisme et les variables sociodémographiques et organisationnelles chez le personnel exerçant en milieu hospitalier. L’absence peut être nécessaire et justifiée : un professionnel de santé malade ou fatigué sera présent physiquement mais pas moralement ni mentalement, la population ne va pas en profiter pleinement, et la qualité du travail s’en ressentira. Un certain niveau d’absence est donc souhaitable pour préserver la santé des professionnels de santé et assurer une meilleure qualité des soins. Cependant, l’absence d’un agent a un impact négatif sur la population et aussi sur les autres professionnels de santé qui se voient obligés d’assumer le travail de leurs collègues absents, ce qui peut entrainer une certaine fatigue et démotivation de ceux qui restent. L’absentéisme a un impact sur le fonctionnement de l’hôpital, il engendre des coûts et des perturbations considérables, et il doit être considéré et apprécié comme étant un signe de démotivation et/ou de malaise des professionnels de santé, voire d’épuisement des agents de santé. Cette d'étude réalisée par la médecine du travail, donne au médecin du travail une meilleure connaissance de la collectivité suivie. Dans ce contexte, nos résultats peuvent être utilisés dans une perspective préventive en vue d'améliorer l'environnement professionnel et par conséquent diminuer l'incidence de l'absentéisme médical.

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Résumés – Communications Affichées

Rhinites allergiques : profil évolutive chez des travailleurs au sein d’une bibliothèque. Saheb A., Khoudour K., Zemirli O., Lamara A. Service ORL et CCF CHU Beni Messous Suivi d’une cohorte de 110 patients employés à la bibliothèque nationale, a travers un dépistage d’affections allergiques. Nous avons recensé 67 cas de patients présentant une rhinite allergique durant la période 2009. Nous avons revus ces patients 3 ans plus tard avec les résultats suivants : - aggravation de la symptomatologie dans 20 % des cas - apparition d’asthme 10 % des cas - stabilisation dans 70 % des cas Une stratégie de prise en charge thérapeutique doit continuer dans le temps et surtout une attitude préventive des conditions de travail doit être des plus rigoureuses.

Les allergies chez le personnel de santé des cliniques dentaires du CHU d’Annaba. Haddad S., Khatmi S., Gueroui S., Nezzal Am. Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine d’Annaba, Laboratoire de recherche santé environnement. Objectifs : - Déterminer la prévalence des allergies respiratoires et cutanées chez les personnels de soins dans les cliniques dentaires du CHU d’Annaba. - Identifier les produits chimiques en cause - Proposer les mesures de prévention appropriées Matériels et méthodes : Il s’agit d’une enquête épidémiologique descriptive prospective faite à partir d’un questionnaire réalisé chez le personnel administratif; technique ; paramédical et médical des cliniques dentaires du CHU d’Annaba. La collecte des données s’est faite à partir d un questionnaire sur une période allant du 15/10/2012 au 15/11/2012 et les dossiers médicaux des travailleurs identifiés ont également été exploités. Résultats : 25 % des travailleurs exposés présentent une allergie associée aux produits chimiques utilisés (méthacrylate de méthyle..) dans les cliniques dentaires et particulièrement lors de la fabrication des prothèses dentaires. Conclusion : La fréquence de l’allergie au sein des cliniques dentaires du CHU d’Annaba est importante elle nécessite la mise en place d’une stratégie de prévention basée sur une prévention adaptée.

Pneumopathies d’hypersensibilité et exposition aux isocyanates : A propos d’un cas. Madi D., Arib-Mezdad A., Zatout A. Service de Médecine du Travail - CHU Tizi-Ouzou. Introduction : Les pneumopathies d’hypersensibilité font partie des maladies orphelines de mécanisme immunoallergique à médiation humorale et surtout cellulaire, provoqués essentiellement par l’inhalation chronique d’antigènes organiques, et accessoirement par des antigènes chimiques présents dans le milieu professionnel. L’incrimination des isocyanates organiques dans la genèse de cette affection n’est pas un phénomène nouveau, cependant les professions exposant à ces particules ne figurent pas dans le tableau de réparation de cette maladie. Observation : Nous rapportons dans cette observation, le cas de Mr HR âgé de 53 ans, ancien fumeur , qui a occupé le poste de conducteur surveillant machine dans une station de moussage au polyuréthane (exposé aux isocyanates), au niveau de l’industrie de l’électroménager «ENIEM» pendant 25 ans. Ce patient s’est présenté à la consultation de pathologies professionnelles, pour une reconnaissance médicolégale d’une pneumopathie persistante bilatérale d’allure séquellaire, évoluant dans un contexte apyrétique avec un amaigrissement de 10kg en une année, ayant nécessité une hospitalisation dans un service de pneumophtisiologie où l’origine professionnelle fut incriminée. Devant ce tableau clinique évoluant dans un contexte d’exposition professionnelle, le patient a bénéficié d’un aménagement de poste de travail, sa pneumopathie a été déclarée comme maladie à caractère professionnel (vue l’absence des travaux exposant aux isocyanates dans le tableau de réparation des alvéolites allergiques extrinsèques).

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Résumés – Communications Affichées Rôle du tabac dans la pathologie obstructive liée à l’exposition aux fumées de soudage. 1-2 1-2 1-2 1-2 3 4 Hamouda G. , Ould Kadi F. , Rezk-kallah B. , Tebboune CB. , Chaoui S. , Bordji Y. 1. Laboratoire de Recherche Santé Environnement, Université d’Oran. 2. Service de Médecine du Travail, CHU Oran. 3. Service de Médecine du Travail, EPSP Es-sénia. 4. Service de Médecine du Travail, ESPP H-Bouhdjar. Introduction : De nombreuses études se sont avérées inconsistantes sur le rôle des fumées de soudage sur le poumon en raison du tabagisme qui agit en masquant ses effets. Pour mieux comprendre leurs actions, nous proposons d’examiner des sujets obéissant à certains critères. Objectifs : Nous rechercherons le rôle du tabac dans la pathologie bronchique des soudeurs. Méthodologie : Nous avons effectué une étude transversale sur 406 travailleurs de sexe masculin, répartis en deux groupes ; témoins sans exposition (nombre 203) et ayant une consommation tabagique ≥ 10 paquets.années, et des travailleurs exposés au fumées de soudage, exerçant depuis au moins 10 ans quelques soit leurs antécédents tabagiques. Un bilan a été effectué comportant des réponses à un questionnaire respiratoire standardisé, et la mesure de la fonction respiratoire. Résultats : On observe une symptomatologie chronique significativement élevée chez les exposés fumeurs (toux chronique =21% ,p <0,01expectoration chronique = 21%,p <0,01-Dyspnée=39%, p< 0,001). On note aussi dans ce sous groupe une interaction tabacfumées de soudage. A l’opposé, des indexes ventilatoires des sujets exposés sont paradoxalement plus élevés que ceux des non exposés, par contre, la stratification sur l’ancienneté et la consommation tabagique ainsi que les régressions linéaires mettent en évidence une chute des paramètres principalement le VEMS liée à cette exposition (-0,84% par année d’ancienneté ,p < 0,005) avec la présence d’une interaction dans le sous groupe exposés fumeurs, à l’opposé ,le déclin de la fonction respiratoire chez les non exposés est lié au tabagisme( chute du VEMS= - 0,49 % par paqquets.années fumées, p< à 0,01). Conclusion : Cette étude permet de montrer une interaction entre l’exposition aux fumées de soudage et le tabac sur la pathologie obstructive des soudeurs, elle permet également d’expliquer les résultats contradictoires de certaines enquêtes dans lesquelles le tabac « masque » les effets délétères de l’exposition. Conditions de travail dans un chantier BTP à Tizi-Ouzou. Ailam-Benassil F., Chebouche S., Fraga S., Mezdad A., Zatout A., Chaib S. Service de médecine du travail CHU Tizi-Ouzou. Introduction : Le secteur du bâtiment et Travaux Publique est l’un des plus important de notre activité économique, il concentre beaucoup de salaries et l’exposent aux accidents du travail, maladies professionnelles et éventuellement a des décès. Le chantier 436 logements de TO a recensé deux accidents graves durant l’année 2010 ayant nécessité une inspection des lieux de travail où plusieurs anomalies ont été relevés Objectifs : Nous nous proposons : - D’étudier les conditions de travail au niveau de ce chantier et évaluer les actions de la commission d’hygiène et de sécurité mise en place suite aux 2 accidents graves - De proposer des actions de prévention mettre en place une stratégie préventive. Matériels et méthodes : -Visite sur site pour relever les conditions de travail -Interrogatoire et prise de photos pour illustrer les améliorations apportées et les manquements Résultats : L’analyse des conditions de travail au niveau de ce chantier BTP à permis de constater la nette amélioration des conditions d’hygiène et de sécurité suite aux recommandations de la commission d’enquête post accidents du travail notamment l’instauration d’une commission d’hygiène et de sécurité qui vieille au respect des moyens de protection collective et individuelle particulièrement l’utilisation des échafaudages, le balisage des zones a risque, le port de casques, de masques, la création d’une infirmerie sur site avec prise en charge des premiers soins et évacuation en ambulance des cas grave; cependant certaines insuffisances ont été relevées notamment la non-conformité des EPI Conclusion : La prévention commence par la volonté de placer la sécurité et le bien-être des ouvriers au cœur de la politique, à tous les paliers. Tel est le point de départ pour instruire les différents responsables des entreprises publiques et privées à doter leurs ouvriers et autres travailleurs d’équipements de protection et de sécurité individuelle, et a assurer une protection collective adéquate. XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail, Oran 14-16 décembre 2012


Résumés – Communications Affichées

Risques professionnels et production de clayettes des réfrigérateurs au niveau d’un atelier de pièces métalliques. Arib-Mezdad A., Madi D., Zatout A., Chebouche S., Chaib S. Service médecine du travail CHU Tizi-Ouzou Introduction : La production de clayettes des réfrigérateurs, découle d’un processus ancien, nécessitant l’intervention de catégories professionnelles différentes, soumises à de nombreuses nuisances et contraintes. Objectifs : - Etudier les conditions de travail. - Evaluer les risques encourus par les salariés. - Préconiser des recommandations nécessaires pour une meilleure gestion des risques. Matériels et méthode : - Enquête pluridisciplinaire descriptive sur les lieux de travail (en collaboration avec l’équipe de médecine du travail, service technique, hygiène et sécurité) basée sur l’inspection et la prise de photos numériques. - Cartographie de bruit de l’atelier pièces métalliques réalisée à l’aide d’un dosimètre exposimètre réglé en mode sonomètre de marque 01 dB Metravib, type MCE321, classe 2. Résultats : Travail à la chaine, monotone, nécessitant une répétitivité des taches en milieu confiné, exposition du personnel à de nombreux risques, chimiques, physiques et ergonomiques en rapport avec des contraintes d’ordre organisationnelles ou économiques.

Contribution à la prévention des risques professionnels dans une unité d'industrie céréalière. Kandouci C., Baraka F., Kandouci A.B. Laboratoire de recherche en environnement et santé Université de Sidi Bel-Abbès. Introduction : Il s’agit d’une industrie céréalière qui a pour objectif, la transformation des matières premières (blé) en produit fini et d’autres céréales et aliments pour bétails. Elle s’effectue en deux opérations : nettoyage, conditionnement. L’objectif principal de cette étude est d’identifier les risques professionnels qui pourraient exister dans une semoulerie et de proposer des mesures préventives. Sujets et méthode : Notre population d’étude était composée de 29 salariés affectés aux différentes phases de production de la semoule : nettoyage et conditionnement de la matière brute (blé) et sa transformation en produit fini (semoule). Un questionnaire anonyme inspiré de l’enquête Sumer 2008 sur l’évaluation des risques professionnels a été remis aux sujets de l’étude après leur consentement éclairé et accord préalable du chef d’entreprise. Ce questionnaire comprenait les caractéristiques socioprofessionnelles du sujet et permettait le recueil de données relatives aux risques physiques et chimiques, aux contraintes organisationnelles et relationnelles, aux contraintes posturales et articulaires ainsi qu’aux accidents de travail. Résultats : 70,8% des sujets étudiés ont un travail posté, 54,16 % sont soumis à un rythme de travail imposé par la cadence automatique des machines, 75% déclarent être obligés d’effectuer rapidement les taches qui leurs sont confiées et seulement 8,33 % ne jouissent pas d’autonomie et de marges d’initiative dans l’accomplissement de leur travail. 62,5 % des questionnés déclarent être incommodés par les vibrations transmises par les machines et plus de 95 % se plaignent du bruit, les mesures sonométriques relèvent des niveaux d’exposition au bruit Leq : 85 dB et Lpc : 110 dB dans tous les ateliers à l’exception de la cabine des commandes. Discussion : Il s’agit d’une semoulerie industrielle qui traite en moyenne 1200 quintaux de blé dur par jour. Elle produit trois types de semoules: grosse, moyenne, fine. Les risques recensés les plus importants sont : Les nuisances sonores: les mesures sono métriques ponctuelles réalisées au niveau des ateliers sont pour la plus part audessus des normes algériennes fixées à 85 DB (A) La manutention lourde pour les manutentionnaires Les poussières fines de blé, avec le risque allergisant respiratoire.

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Evaluation des conditions de travail dans les services de cantines du CHU d’Annaba. Khatmi S., Gueroui S., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine d’Annaba, Laboratoire de recherche santé environnement. Objectifs : Analyser les conditions de travail dans les services de cantines du CHU d’Annaba Proposer une stratégie adéquate d’amélioration des conditions de travail Matériels et méthode : Il s’agit d’une enquête réalisée dans le cadre des visites d’inspection réglementaires des cantines des différentes structures du CHU d’Annaba programmées par le service de médecine du travail selon un planning annuel pour 2012. Un questionnaire d’analyse des conditions de travail dans les cantines avec les rubriques suivantes a été utilisé: les contrôles préalables des denrées alimentaires, transport, réception, entreposage des marchandises, hygiène corporelle, vestimentaire, gestuelle, marche en avant, préparation et distribution des repas, nettoyage et désinfection, sécurité. Résultats : L’observation et l’interview des travailleurs après l’inspection des cinq cantines des principaux hôpitaux, ont révélé qu’il existe de très nombreuses défaillances en matière d’hygiène et de sécurité dans toutes les cantines de notre CHU. Conclusion : Devant toutes ces insuffisances concernant les moyens de transport, de réception, d’entreposage des marchandises, d’hygiène corporelle et vestimentaire, de préparation et de distribution des repas, de nettoyage et désinfection et de sécurité des travailleurs, un programme de mise à niveau aux normes nationales et internationales s’avère incontournable.

Evaluation de l’éclairage dans 48 unités de soins de cinq établissements hospitaliers d’Alger. Liani N., Akif N., Khoudour Z., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. Cette étude a pour objectif d’évaluer les niveaux d’éclairement moyen au sein de 48 cabinets de soins au moment de la préparation des drogues et au lit du malade au moment de l’administration des traitements et de comparer les niveaux enregistrés aux normes réglementaires nationales d’une part et aux recommandations relatives à l’éclairage des établissements de santé émanant de l’agence française de l’éclairage (afe) d’autre part. Cette évaluation a été réalisée à l’aide d’un appareil de mesure de la métrologie CEM DT-8820 dans des unités de soins confrontées à la prise en charge de patients traités par chimiothérapie anticancéreuse par voie parentérale. Si l’on se réfère à la réglementation algérienne en vigueur les résultats obtenus montrent que les niveaux d’éclairements dans les cabinets de soins sont insuffisants dans 14,6% des cas (07 locaux) en raison d’une détérioration de la performance des installations d’éclairage, cependant comparé aux recommandations de l’afe seuls 03 locaux sont correctement éclairés. Au lit du malade, du fait de l’absence d’un éclairage d’appoint tous les postes infirmiers sont insuffisamment éclairés. La préparation et l’administration des traitements est une tache exigeante visuellement, ce travail montre non seulement la nécessité de la mise en place d’un plan de maintenance de l’éclairage dans nos établissements de santé mais aussi de formuler des recommandations relatives à l’éclairage spécifiques aux établissements de santé.

Co-exposition substances ototoxiques et bruit: Revue de littérature. Kiboua M. Unité Hassiba BenBoulaid, CHU Blida. Les effets nocifs du bruit sur l’audition sont aujourd’hui connus de tous et bien documentés. Il s’agit d’un problème commun à un grand nombre de secteurs industriels. Ce n’est pas encore le cas de certaines substances chimiques, dites ototoxiques, qui peuvent fragiliser l’oreille interne : Solvants aromatiques, métaux et autres. Depuis quelques années, de nombreuses études considèrent comme « risque émergent » la synergie possible entre l’exposition au bruit et aux agents ototoxiques : une oreille envahie par un agent ototoxique pourrait se révéler plus vulnérable à une agression sonore qu’une oreille exposée uniquement au bruit. Presque tous les secteurs d'activité (bâtiment, chimie, métallurgie, agriculture, etc...) sont affectés par ce problème. L’ototoxicité des solvants et la synergie possible avec le bruit posent un problème pour la prévention en milieu professionnel et méritent une attention plus soutenue qu’actuellement. Cette revue nous a permis d’identifier les substances les plus susceptibles d’engendrer des interactions avec le bruit (les substances potentiellement ototoxiques) et de définir le mécanisme d’action de cette ototoxicité et enfin proposer les mesures de protection adéquates.

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Résumés – Communications Affichées Efficacité et raison de non port des équipements de protection individuelle chez des travailleurs affectés à la formulation de pesticides. Boukortt C., Gueddouh M., Semid A. Service de Médecine du Travail, CHU Bab El Oued, Alger. Objectifs : Malgré une avancée de la réglementation et des efforts conjoints de normalisation et de certification des équipements de protection individuelle (EPI) dans notre pays ainsi que la généralisation d’une prescription obligatoire en cas de risque. Nous observons encore, dans le monde du travail, une inapplication fréquente de ces prescriptions de sécurité et des réticences au port des EPI. Parmi les travailleurs pris en charge par notre service, ceux affectés à la formulation de pesticides constituent un groupe à haut risque, qui suite à l’analyse des conditions de travail a bénéficié sur une période de 06ans d’un programme de prévention spécifique. Ce programme, comportait des actions de prévention aussi bien techniques que médicales et donnait aux EPI une place importante car nécessaire. Cette situation a permis une nette réduction des cas de maladies professionnelles déclarées au titre du 34ème tableau mais sans les faire disparaître totalement avec comme raison principale le non port des EPI. Cet état de fait nous a poussé à entamer ce travail dont les objectifs principaux étaient: - d’apprécier les caractéristiques et les performances des EPI mis à disposition des travailleurs - de rechercher les réticences liées au non port de ces EPI. Matériels et Méthode : Étude transversale par questionnaire qui a concerné 36 travailleurs directement affectés à la formulation de pesticides. Le questionnaire utilisé est celui validé par INRS sur les critères de choix des EPI concernant la protection visuelle, corporelle, des mains et des pieds auquel a été ajouté un chapitre sur la protection des voies respiratoires, totalisant ainsi 37 questions. Résultats : L’âge moyen de la population étudiée est de 43ans, l’ancienneté de 13.4ans, le sexe ratio de35, le contrat de travail de type CDD dans 43.7% des cas et 1/4 des travailleurs est analphabète. L’appréciation de la performance des EPI mis à disposition des travailleurs indique que le confort physique relatif au poids et à la taille est adapté et satisfaisant dans la plupart des cas, le confort psychosocial lié à l’esthétique est également satisfaisant dans 90%des cas. Quant à la protection apportée par les EPI elle est aussi considérée dans la majorité des cas comme satisfaisante voire très satisfaisante pour les lunettes. Parmi les problèmes causés par les EPI, la sudation et la buée sont les causes directes de l’inconfort au port de lunettes de protection dans 90% des cas, la transpiration est la cause de l’inconfort au port des vêtements dans 68% et des gants de protection dans 72%des cas. La dégradation des semelles est le problème majeur occasionné par les produits chimiques sur les chaussures de protection. Quant aux masques de protection, ils occasionnent une gêne chez seulement 21% des travailleurs. Malgré les problèmes posés par les EPI, la fréquence moyenne de port est de 87% (69% pour les lunettes et 100% pour les vêtements). Les raisons de non port des EPI sont liés d’une part au fait que certains travailleurs estiment qu’ils sont peu exposés et ne voient donc pas l’utilité de porter ces effets et d’autre part à l’inexpérience et la non formation au risque des travailleurs temporaires ainsi qu’à la non disponibilité de certains effets pour ce type de travailleurs. Conclusion : Bien que souvent relégués en seconde position dans tout programme de prévention, les EPI peuvent constituer, face au risque chimique, l’un des volets les plus importants. Une stratégie rigoureuse tenant compte aussi bien des travailleurs permanents que temporaires doit être mise en place afin que la protection assurée soit la pus efficace possible. Risque d’exposition au benzène et conditions de travail : cas des pompistes de la société publique de Naftal- Annaba. Messaoudene AB., Djafer R., Megueddem M., Sifi M., Selim. Service de Toxicologie CHU d’Annaba. La surveillance biologique de l’exposition au benzène se base sur la mesure du benzène ou de ses métabolites dans les différents milieux biologiques. Le degré d’exposition des travailleurs dépend fortement des conditions de travail. bjectif : Notre étude consiste à établir une corrélation entre le degré d’exposition au benzène, par la détermination du taux de phénolurie, et les conditions de travail chez 30 pompistes de la société de Naftal à Annaba. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude transversale à viser descriptive menée durant le mois de mai 2012 auprès de 30 pompistes de la société de Naftal à Annaba. La collecte des données à été faites sur la base d’un questionnaire. Résultats : Nous avons enregistré un taux de 60 % des pompistes avec des résultats de phénoluries (mg/24h) très élevés. Certains travailleurs présentent des signes de vertiges et céphalées. Discussion : D’après le questionnaire, les travailleurs ne respectent pas les conditions de protection et d’hygiène (port de gant, masque, lavage des mains?.) durant l’exercice de leur travail. Ceci est dû au manque de sensibilisation et d’information. De plus, les conditions de travail comme la chaleur augmentent le risque d’exposition. XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail, Oran 14-16 décembre 2012


Résumés – Communications Affichées Analyse des conditions de manipulation des cytostatiques au CHU d’Annaba. Bouaziz-Tigha N., Bouaziz M., Adjerime M., Henine M., Tourab D., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Objectif : Décrire les conditions de travail dans les différentes unités d’oncologie du CHU d’Annaba où sont manipulés les cytostatiques. Matériels et méthode : Un support d’inspection des lieux de travail a été utilisé pour les besoins de cette étude. Ce support comporte la description et la cartographie des locaux de préparation et d’administration des cytostatiques, la fréquence de préparation et d’administration de ces médicaments, le matériel utilisé et les équipements de protection collective et individuelle. L’inspection a concerné les unités d’oncologie des services : pédiatrie, hématologie, gynécologie et urologie. Résultats : Les deux tiers du personnel des unités d’oncologie sont représentés par le personnel paramédical, 72% sont de sexe féminin. L’ensemble des manipulateurs travaillent de jour, la fréquence moyenne de préparation et d’administration est de 20 unités / jour. Pour la moitie des unités, L’indice de contact cytostatique (ICC) est supérieur à 3. Diverses non conformités ont été relevées dans les quatre structures de préparation et d’administration des cytostatiques: absence de local spécifique à la reconstitution des différentes préparations qui se font dans un local commun, absence de Poste de Sécurité Biologique (PSB), équipements de protection individuelle non adaptés , déchets de chimiothérapie éliminés avec les autres déchets dans des sacs poubelles non scellés. L’analyse des résultats retrouve des écarts très importants par rapport aux normes européennes prises comme référence: 100% de non conformités pour la conception des locaux, 75% pour les équipements utilisés, 50 % pour la disponibilité des équipements de protection individuelle, 97% pour la formation et 34% pour la surveillance médicale spéciale du personnel. Conclusion : Nos résultats objectivent des failles importantes par rapport aux bonne pratiques concernant la manipulation des cytostatiques, ce qui expose le personnel à des effets sur la santé. Un programme de surveillance médicale spéciale devrait être promulgué pour le personnel exposé. Risques chimiques et ergonomiques chez les parturientes exerçant au CHU d’Annaba. Megueddem M., Djafer R., Messaoudene AB. Service de Toxicologie du Centre Hospitalier Universitaire d’Annaba. Introduction : Les risques en milieu hospitalier sont nombreux et variés, surtout pour les femmes enceintes qui y exercent: risques ergonomiques, biologiques, chimiques ou encore physiques ; et de nombreuses études ont rapporté un nombre alarmant de fausses couches et de malformations des nouveaux nés, ce qui a suscité notre intérêt à ce sujet. Objectif : Notre étude, menée durant le premier trimestre de l’année 2012, avait pour but d’identifier les risques chimiques et ergonomiques encourus par les femmes enceintes exerçant au sein des différents services du Centre Hospitalier Universitaire d’Annaba. Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive menée sur une série de 40 parturientes dont l’âge de grossesse est compris entre le 1er et le 9ème mois et exerçant au sein des différentes structures du Centre Hospitalier Universitaire d’Annaba durant le premier trimestre de l’année 2012. L’étude a été établie à l’aide d’un questionnaire. Résultats : Nous avons noté que 75% des parturientes font partie du personnel médical. 95% de notre échantillon était constituée de femmes enceintes âgées de 20 à 40 ans et 37,5% de ces parturientes avaient une durée d’occupation du poste de travail allant de 01 à 04 ans. Le médecin du travail avait estimé que plus de la moitié de ces femmes (56%) exerçaient un travail à risque. Les risques ergonomiques étaient bien marqués avec 50% des salariées qui souffraient de stress au quotidien et 22% se plaignaient de station assise prolongée. Nous avons enregistré 45% des parturientes manipulant des solvants organiques au niveau des laboratoires de biochimie, d’hématologie et de toxicologie. Conclusion : Les résultats de notre enquête nous ont permis de confirmer que les femmes enceintes faisant partie du personnel médical et administratif du CHU d’Annaba, ne bénéficient pas de toute l’attention qu’elles devraient avoir en raison de l’insuffisance des mesures préventives mises en place dans la majorité des services du CHU.

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Résumés – Communications Affichées

Identification des risques professionnels dans un laboratoire d’analyse médicale du CHU de Sétif. Behlouli A., Terra A., Rahmani N., Boukerma Z. Service de Médecine du Travail, CHU Sétif. Suite à la formation médicale portant sur la « gestion des risques professionnels dans les laboratoires d’analyse médicales » organisé par l’INSP cette année, une mise en pratique de cette formation au sein du laboratoire mère-enfant du CHU de Sétif, a permet d’identifier les risques professionnels dans cette structure et d’établir les recommandations nécessaires pour améliorer les conditions de travail. Analyse des conditions de travail au niveau des laboratoires du CHU Tizi-Ouzou. Arib-Mezdad A., Chaib S., Dif D., Ailam F., Zatout A. Service médecine du travail CHU Tizi-Ouzou Introduction : Les laboratoires d’analyses médicales représentent un secteur d’activité ou il existe une grande diversité d’expositions professionnelles incluant la manipulation d’échantillons biologiques, l’utilisation de produits chimiques ainsi que les contraintes ostéo-musculo-articulaires. L’analyse des conditions de travail représente une étape fondamentale pour l’évaluation des risques et l’établissement des mesures de prévention adaptées. Objectifs : - Analyser les circonstances des incidents et accidents - Identifier les situations à risque - Elaborer une stratégie de prévention Matériel et méthode : - Etat des lieux basé sur l’observation, l’interview avec les surveillants médicaux, les techniciens et les médecins chefs, le recensement exhaustif de produits manipulés, la prise de photos numérique. - Enquête menée sur une période d’un mois allant du mois d’avril au mois de mai 2012 au niveau de sept laboratoires du CHU Tizi-Ouzou : Biochimie, hémobiologie, centre de transfusion, anatomie pathologique, microbiologie, cytologie, salle de prélèvement. Résultats : Mauvaise conception architecturale des laboratoires. Exposition majeure du personnel au risque biologique, en rapport avec certains gestes de pratiques médicales ou paramédicales, Insuffisance des équipements de protection ainsi que le non respect du circuit d’élimination des déchets. Exposition non négligeable du personnel à des produits chimiques dont certains sont classés comme CMR.

Evaluation des risques professionnels dans un laboratoire géotechnique de travaux publics. Terra A., Boukraa A., Rahmani N., Boukerma Z. Service de Médecine du Travail, CHU Sétif. La société d’études techniques de Sétif SETS est une entreprise qui s’occupe des études avant projet et de suivie de réalisation des routes et des œuvres d’art. Ses travailleurs sont exposés à une multitude de risque professionnel en particuliers au niveau du laboratoire géotechnique. Pour s’intégrer dans le système OHSAS (occupationnel healt safety acensement seryl) l’entreprise a sollicité notre service, à fin d’identifier, évaluer et proposer des moyens de maitrise de ces risques. La visite des lieux de travail, l’entretient, un appareil photo numérique, la métrologie d’ambiance (sonomètre, luxmètre) ont été utilisés. Le bruit intense (120 dBA), le risque chimique (solvants chlorés..), les TMS (soulèvement de charges lourdes), le risque infectieux (tétanos), ainsi que le risque sécuritaire sont les principaux risques identifiés. Des moyens de maitrise de ces risques ont été recommandés.

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Résumés – Communications Affichées Conditions de travail dans les laboratoires de chimie. Sedjai S., Ghezini Y., Benzian W., Kamen F. Dans les laboratoires de chimie, le risque chimique est majeur. D’une part il y a une multitude de produits chimiques contenus dans un espace restreint, d’autre part le danger de ces produits et par conséquent le risque d’exposition est sous-estimé par les laborantins du fait des faibles quantités manipulées. Or il est admis actuellement que pour certaines substances chimiques notamment les CMR, ce n‘est pas la dose qui intervient, mais c’est le fait qu’une personne soit exposée ou non même à des quantités infimes. L’objectif de notre étude est d’étudier les conditions de travail dans les laboratoires de chimie. Matériel et méthodes : L’étude est menée dans trois laboratoires de chimie. Un inventaire des substances chimiques est réalisé. La visite des lieux du travail permet de décrire la conception architecturale ainsi que les anomalies relevées. Résultat : Au total 443 substances et préparations sont recensées dont les cancérogènes, les mutagènes et les reprotoxiques (CMR) représentent 16,9 %. A noter qu’aucun laboratoire n’était en mesure de fournir une fiche de données de sécurité. Le numéro Chemical Abstract Service (CAS), la formule chimique et le pictogramme sont présents sur le conditionnement des produits chimiques dans respectivement 6,8 %, 56,2 % et 39,1 % des cas. Après interrogation des bases de données, ces pourcentages passent respectivement à 71,1 %, 78,1 % et 56,7 % des cas. L’observation des conditions de travail durant les visites des lieux a mis en évidence une carence en matière de mesure de sécurité, le non-respect des normes standard et la non-disponibilité des moyens de protection individuelle et collective. Conclusion : Les produits chimiques stockés ou manipulés présentent un risque pour la santé du personnel de laboratoire à court ou à long terme. Les conditions de travail constatées sont loin de répondre aux normes de sécurité et de santé. Les textes réglementaires sont insuffisants et font défaut. Il serait intéressant de compléter ce travail par une évaluation de l’impact de ces produits sur la santé des employés et cela à travers le recueil de signes cliniques et paracliniques voire de mesures biologiques et d’ambiances.

Evaluation de l’exposition au perchloréthylène et de son retentissement clinique au sein d’une population d’employés de pressing. Belhadj Z., Zergoun D., Kandouci C., Kandouci A.B. Laboratoire de Recherche en Environnement et Santé. Service de Médecine du Travail, CHU Sidi Bel-Abbès. Introduction : Le perchloréthylène est un solvant organique volatil, utilisé pour le nettoyage à sec de tissus et dégraissage des métaux. L’exposition chronique entraîne des troubles neurologiques. Objectif : Evaluation du retentissement clinique de l’exposition chronique au PCE dans population de salaries de pressing de la wilaya de Sidi bel Abbés Matériel et méthode : Il s'agit d'une étude transversale type exposé non exposé, réalisée sur tous les salariés travaillant dans le pressing de la ville de sidi bel abbés. Apres définition du protocole, inclusion de tous les salaries du pressing, ont été exclus tous les sujets présentant des ATCD neurologiques. Le recueille des données par un questionnaire Q16 adapté aux solvants. Qui comporte 24 questions sur les signes neurologiques chroniques, avec quatre tests psychométriques. La métrologie d’ambiance du PCE a été effectuée à l'aide de tubes réactifs calorimétriques (pompes Drägger). Résultats : Trente quatre sujets exposés et 45 sujets non exposés ont été inclus. La comparaison des groupes étudiés montre une différence statistiquement significative pour : troubles de la vigilance, trouble de l'humeur, troubles digestifs, pas de différence significative pour le reste des symptômes, ainsi que pour les tests psychométriques. Les valeurs atmosphériques sont légèrement supérieures à celle fixé par ACGIH. Conclusion : L'analyse des résultats du questionnaire nous a permis d'identifier un nombre Important de renseignements sur les symptômes observés chez la population étudiée en fonction de l'exposition aux solvants.

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Résumés – Communications Affichées Exposition professionnelle au dichlorométhane au niveau des laboratoires pharmaceutiques. Boudemagh K., Atailia A., Djafer R. Service de Toxicologie, CHU-Ibn Sina, Annaba. Le travail en laboratoire pharmaceutique demande la manipulation des produits dangereux. Alors que l’exécution de ce travail peut donc être à l'origine d'accidents ou d'intoxications graves dont les effets sont aigue ou chronique. Le dichlorométhane produit chimique appartient aux hydrocarbures aliphatiques halogénés, utilisé au milieu pharmaceutique comme solvant d’extraction et intermédiaire de synthèse pharmaceutique. Après inhalation importante, Le dichlorométhane entraîne une action narcotique comparable à celle des dérivés chlorés de l'éthylène. En raison de la formation de carboxyhémoglobine de l'ordre de 10 %, des manifestations coronariennes peuvent survenir chez les sujets à coronaires pathologiques. Le dichorométhane est responsable également de brûlures cutanées en cas de contact prolongé ainsi que d'une d'irritation des yeux. Après ingestion, peuvent survenir des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées) ainsi que des troubles respiratoires liés au passage trachéo-bronchique du solvant. L'utilisation prolongée de dichlorométhane peut provoquer (comme pour la plupart des solvants organiques) un syndrome psycho-organique avec une altération progressive des fonctions supérieures et des troubles de l'équilibre, et le plus important des troubles de reproduction, oligospermie associé à des anomalies morphologiques des organes génitaux chez les hommes et avortement spontané chez les femmes exposées à ce produit. Sur le plan de la cancérogénicité, il est classé dans la catégorie 3 par l'union européenne et dans la catégorie 2B par le CIRC. La surveillance en médecine de travail repose sur l’évaluation de l’exposition par calcul de la valeur limite d’exposition, et la valeur moyenne. 3 3) Pour dichlorométhane (VME = 50 ppm, soit 180 mg/m d’exposition VLE = 100 ppm, soit 350 mg/m . Examen biologique est reposé sur dosage de carboxyhémoglobine, dosage dichlorométhane sanguin (VN=0,8mg/L) et dans l’air expiré (VN=35ppm).

Polyneuropathie périphérique chez deux travailleurs exposés au styrène. 1 2 Kaid Slimane F. , Ameille J. (1)Service de Médecine du Travail, EPSP de Béchar. (2)Groupe Hospitalier Raymond Poincaré, Paris. Nous rapportons deux cas de travailleurs exposés au styrène pendant environ quatre ans, sans moyens de protection adéquats dans un atelier de résine ; qui ont développé une polyneuropathie périphérique des membres supérieurs avec anesthésie en gants. Les deux cas rapportés concernent deux parmi dix travailleurs de l’atelier résine d’une usine de conception des traverses de la voie ferroviaire. L'Atelier résine comprend un grand malaxeur électrique de résine (41% de styrène). Les cas de polyneuropathies rapportés concernent deux jeunes travailleurs (29 et 36 ans) sans antécédents personnels ou familiaux, fortement exposés au styrène, qui présentent une polyneuropathie périphérique sensitivomotrice d’apparition récente. L’enquête professionnelle révèle l’absence de moyens de protection individuelle (ni gants, ni masque) ou collective et des pratiques inadaptées. Le styrène comme la majorité des solvants peut causer une atteinte du système nerveux central se traduisant par des céphalées, vertiges, somnolence, troubles de la coordination, asthénie. Pour des concentrations plus fortes, un coma peut survenir. L’existence de signes d’irritation marquée des muqueuses ORL chez tous les travailleurs de l’atelier, l’observation des conditions de travail et les conditions climatiques particulières dans le Sahara (la chaleur peut atteindre les 50°C en période estivale), sont en faveur de très fortes concentration de styrène sur les lieux de travail. Bien que les dosages toxicologiques n'aient pas pu être effectués, le contact cutané et l'exposition quotidienne, l'absence d'une étiologie héréditaire, la topographie des lésions et des signes fonctionnels, l'apparition des signes cliniques et leur coïncidence avec l'augmentation de la charge de travail et les données électrophysiologiques; sont en faveur d'une polyneuropathie périphérique de cause toxique fort probablement due au styrène. Ces deux cas viennent renforcer la littérature rarissime sur l’atteinte du système nerveux périphérique due au styrène.

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Résumés – Communications Affichées Le poste de mécanicien et hémopathies. Akif. N , Anane. S. , Liani. N, Amari. S.M, Lamara Mahamed. A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. Introduction : Dans le cadre de la surveillance médicale du suivi médical des travailleurs de l’atelier de mécanique d’une entreprise publique un bilan biologique est systématiquement demandé pour chaque travailleur lors des visites périodiques. L’interprétation des résultats a permis de retrouver une anomalie de l’hémogramme chez trois mécaniciens à type de thrombopénie, thrombocytose et une anémie microcytaire hypochrome. Nous nous sommes intéressés à l’étude de ces cas. Objectifs : - Confirmer le diagnostic de ces hémopathies. - Tenter de retenir l’origine professionnelle de ces hémopathies. - Prise en charge médico-légale. Matériel et Méthode : Notre étude a concerné tous les mécaniciens de l’atelier de mécanique au nombre de 10; et basée sur: - Examen clinique: - Interrogatoire : Antécédents personnel médico-chirurgical, anamnèse professionnelle. - Examen physique. - Demande des examens complémentaires : - Bilan biologique sanguin: NFS (GB-GR-Hg-Hte-plaquette),frottis sanguin. - Orientation en hématologie pour prise en charge médicale spécialisée (ponction de moelle, traitement spécifique). Résultats et Discussion : Trois cas d’hémopathies ont été diagnostiqués et confirmés: un cas de thrombopénie, un cas de thrombocytose et un cas d’anémie microcytaire hypochrome. Plusieurs étiologies sont évoquées dont l’origine professionnelle devant la notion d’exposition à des produits hématotoxiques. Malheureusement, nous ne pouvons confirmer avec certitude l’origine professionnelle de ces hémopathies. Ces affections sont prises en charge par le tableau n°04 des maladies professionnelles, ainsi, nous avons procédé à leur déclaration en maladie professionnelle. Conclusion : A travers ces résultats, nous constatons qu’il est difficile d’estimer l’importance des pathologies d’origine professionnelle particulièrement dans les petits ateliers, mais ceci ne doit pas conduire à sous estimer les risques et à négliger la mise en place d’action de prévention dont la surveillance médicale. L'amalgame d'argent est il toxique en pratique dentaire ? Mentouri A. Faculté de Médecine Annaba. Les chirurgiens dentistes, utilisent dans leur pratique quotidienne des biomatériaux susceptibles d'exercer des effets toxiques et allergisants sur les patients et sur eux même. L'amalgame d'argent est un produit composé d'environs 50% de poudre d'alliages d'argent, d'étain, de cuivre et de zinc, enfin de 50 % de mercure. Une fois malaxé, il se présente sous la forme d'une pâte plastique qui durcit dans la cavité nettoyée de la lésion carieuse et devient pratiquement aussi résistant que les tissus dentaires. De ce fait, il fait l’objet de polémiques depuis le début de son utilisation. Cette controverse a augmenté pendant les vingt dernières années, car les techniques analytiques sensibles ont montré que les vapeurs de mercure continuellement libérées à partir des obturations à l’amalgame dentaire pourraient être néfastes pour la santé et être à l’origine de divers troubles. Cependant, en pratique dentaire, la salive corrode les biomatériaux dentaires et élimine un nombre d'éléments métalliques qui migrent dans l'organisme. Ils risquent de ce fait de provoquer soit des phénomènes toxicologiques si leur taux dépasse un certain seuil dans l'organisme, soit d'entraîner des phénomènes de types allergiques. Dans notre exposé, nous allons faire une mise au point sur l’amalgame d’argent, sur son efficacité et/ou sa toxicité et d’établir si les données scientifiques justifient de restreindre l’usage de ce matériau, de supprimer les amalgames existants ou de prendre d’autres mesures.

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Résumés – Communications Affichées

Les TMS dans la consultation du service de Médecine du travail du CHU d’Annaba. Melais S., Metai N., Mehaia D., Gueroui S. Service de Médecine du Travail, Faculté de Médecine Annaba. Objectif : Identifier les TMS chez les consultants lors de la consultation de médecine de travail, d’en décrire les caractéristiques et la topographie, d’en déterminer la fréquence, l’incidence et la prévalence, de relier dans la mesure du possible la survenue de TMS et les facteurs professionnels. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 1346 dossiers médicaux des sujets ayant consulté au niveau du service de er médecine du travail du CHU IbnSina, Annaba, lors des 5 dernières années (du 1 janvier 2007 au 31 décembre 2011). er La population étudiée comprend tous les consultants pour des TMS et/ou une lombalgie lors de la période allant du 1 janvier 2007 au 31 décembre 2011 : soit dans un cadre d’expertise médicale, de consultation dévolue au diagnostic de la commission d’invalidité de la wilaya d’Annaba ou lors de la consultation « tout venant » assurée par le service hospitalo-universitaire. Résultats : Sur cinq (5) ans, nous avons identifié 162 TMS, soit 12,03% des 1346 dossiers de l’étude : 143 cas (88,27 %) de TMS du rachis, 10 cas (6,17%) de TMS des membres inférieurs, 09 cas (5,5 %) de TMS des membres supérieurs. Les TMS sont fortement liés aux facteurs de risques professionnels : les travaux de BTP est le secteur le plus exposé aux TMS (22,22%) ; la manutention de charges lourdes et les gestes répétitifs sont les facteurs biomécaniques les plus incrimines (75,92% et 75,31%), suivis de la station debout prolongée (72,84%). Dans notre population, les TMS affectent plus la tranche d’âge 40 à 50 ans (35,8%), les hommes sont les plus touchés (83,95%). Le médecin du travail a un rôle important sur les questions de santé au travail ; il a une bonne vision des pathologies et des douleurs ressenties par les salariés ; il peut ainsi aider à identifier certains facteurs, et donc contribuer à la prévention qui est la meilleure arme contre les TMS.

Troubles musculo-squelettiques chez les sages-femmes du bloc d’accouchement (intervention ergonomique). Meziane Z., Taleb S.A., Taleb A. Service de médecine du travail, CHU Tlemcen. Laboratoire TOXICOMED Objectifs : - Dépister les situations sollicitantes TMS chez les sages femmes au travail et rechercher les causes de ces sollicitations - Proposer des recommandations afin de réduire les facteurs de risque de TMS Méthodologie : - Observations directes des activités professionnelles des sages-femmes en dépistant des situations à risque de TMS, - Analyse des situations de travail en étudiant le poste de la sage femme et son environnement, - Une étude épidémiologique en utilisant un questionnaire sur les TMS : auto-questionnaire établi par le groupe TMS des pays de Loire (Y. Roquelaure ) comportant des items sur les TMS durant les 7 derniers jours et les 12 derniers mois ; et d’autres items portant sur les facteurs psycho-sociaux ; Les données ont été saisies et traitées par le logiciel Epi-info version 6 Résultats et conclusion : 30 sages-femmes sont affectées au bloc d’accouchement de l’établissement hospitalier spécialisé de Tlemcen, dont l’âge moyen est de 35 ans avec une ancienneté moyenne de 10 ± 5 ans Nombre d’accouchement moyenne par période - Période estivale : 64 accouchement /24h à raison de 20 accouchements par sage-femme - Les autres périodes : 10 accouchements par sage-femme Nos premières observations ont été centrées sur les différentes contraintes (de temps; interruption; nombre d’accouchement) de jour comme de nuit. Ces données étaient comparées avec les périodes de faible activités, tout en essayant de comprendre ce qui peut provoquer l’urgence (l’encombrement, le manque d’information, l’équipement, le matériel, etc.)

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Résumés – Communications Affichées Troubles musculosquelettiques chez les monteurs lignes de GRTE (Gestion du Réseau Transport d'Electricité). Bouhadji A., Chertouh M., Belaid D., Lamara M. Médecine du Travail, Sonelgaz. Objectifs : 1. Evaluer le retentissement des facteurs de risque biomécanique sur l’état de santé des monteurs lignes. 2. Comparer les résultats obtenus avec ceux d’une population de travailleurs non exposés aux risques du monteur ligne. 3. Proposer des recommandations en vue d’améliorer les conditions de travail. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude préliminaire, descriptive portant sur des travailleurs exposés et non exposés réalisée sur la base du questionnaire nordique. Nous avons utilisé la version française du questionnaire appelé communément « Le nordique ». Le questionnaire comporte 11 feuillets qui se regroupent en trois parties : - un feuillet pour décrire le répondant (partie 1 : informations générales), - un feuillet visant à décrire de façon sommaire les TMS du travailleur pour l’ensemble de son corps (divisé en 9 régions corporelles) (partie2) - 9 feuillets cherchant des informations plus précises sur la santé musculosquelettique des 9 régions corporelles (partie3 feuillets spécifiques). Nous avons exploité 67 questionnaires concernant les travailleurs exposés aux risques du monteur ligne et 63 questionnaires concernant les travailleurs non exposés au cours de l’année 2009-2010. Nous avons utilisé le logiciel épi info pour la saisie et l’analyse. Les problèmes rencontrés sont les suivants : - recueil de données difficile du fait que les travailleurs, souvent sur chantier, ne se présentent pas à temps à la visite périodique. - Les questionnaires transmis à certains CMT, pour le recueil de données ne nous ont pas été retournés. Résultats : La fréquence relative des TMS chez le monteur ligne est de 20.89%. La fréquence du trouble musculosquelettique chez le travailleur non exposé aux risques du monteur ligne est de 32.92%. Chez les monteurs lignes plus de la moitié soit 57,14 % des plaignants souffrent du bas du dos, 35,71% souffrent des épaules et 28,57% souffrent des coudes. Chez les travailleurs non exposés aux risques du monteur ligne, 13.63 % des plaignants souffrent du bas du dos, 50% du haut du dos, 59.09 % des épaules et 68.18% de la nuque. Ceci s’explique par le fait que chez le monteur ligne, de par son activité professionnelle (postures extrêmes du tronc sur les pylônes, le port du matériel de maintenance des lignes), les muscles les plus sollicités sont ceux du dos. 12% des symptômes sont quotidiens et 78,78% ont nécessité une consultation spécialisée ceci révèle que la notion de gravité des symptômes chez les monteurs lignes est importante. Malgré l’échantillon réduit de répondants et le fait que la population interrogée soit de jeunes recrues nous avons observé que chez les monteurs lignes 57.14% (4/7) et chez les travailleurs non exposés 100% (13/13) des répondants de plus de 50 ans se plaignent de TMS. Ce qui attire notre attention c’est que les 100% des travailleurs dans les deux populations étudiées, qui se situent dans la tranche d’ancienneté des 21-30 ans se plaignent de douleurs. Nous rejoignons ainsi les données de la littérature selon lesquelles le risque de survenue de TMS augmente avec l’âge et avec l’ancienneté au travail. Conclusion : Nous avons utilisé le questionnaire nordique pour nous permettre d’examiner l’ampleur du problème et d’en reconnaitre l’importance, c’est un premier pas qui nous a permis de voir qu’il y a des problèmes de santé musculosquelettique, et avec d’autres outils, nous devons poursuivre vers d’autres démarches afin de cheminer vers des solutions. Mais il apparait nécessaire d’adopter, d’ores et déjà, certaines mesures afin de limiter l’apparition des TMS chez les monteurs lignes. Au vu des résultats de cette étude, il est également nécessaire d’élargir l’enquête non seulement à l’ensemble des monteurs lignes de l’entreprise mais aussi à tous les postes susceptibles d’engendrer des TMS et d’évaluer outre les aspects biomécaniques des TMS mais également les contraintes psychosociales et organisationnelles qui sont des facteurs de risque de ces pathologies. L’exploitation des données ainsi obtenues servira de base d’appréciation des conditions de travail complétée par une étude ergonomique des postes en question. Nous pourrons ainsi engager des actions de prévention qui s’inscriront dans la politique de maitrise des risques professionnels dans l’entreprise. Enfin, nous pourrons également engager des actions auprès des institutions concernées en vue de réparer les travailleurs victimes de ces pathologies qui ont pour origine des gestes professionnels car en Algérie ces tableaux de maladies professionnelles n’existent pas.

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Résumés – Communications Affichées Les troubles musculosquelettiques du membre supérieur au sein d’une société d’assurances. Brahim M., Zemmouri N., Baamara M., Mehar A., Djida S. Service de Médecine du travail, EPSP de Dellys. I. Objectifs : - Estimer la prévalence des plaintes musculo-squelettiques du membre supérieur chez les opérateurs sur écran de L’Algérienne des Assurances «2a ». - Analyser les conditions de travail du personnel. - Déterminer les facteurs de risques professionnels relatifs aux TMS. II. Matériels et méthodes : A) Analyse des conditions de travail : - l’observation et la mensuration des locaux et du mobilier - l’étude ergonomique des postes de travail - la mesure des ambiances physiques Les résultats obtenus ont été comparés aux normes AFNOR B) Etude médicale : Une étude épidémiologique descriptive de type transversal. Le questionnaire élaboré par INRS, de type Liekert comportant 82 items. III. Résultats Notre étude a été réalisée chez 152 opérateurs. Le taux de participation est de 82 %. 1. Analyse des conditions de travail - Mauvaise disposition de certains postes de travail - Anomalies ergonomiques de certains postes de travail - Anomalies organisationnelles : 67% des salariés travaillent selon un rythme continu avec des pauses rares. - Ambiance physique : L’éclairage au poste de travail sur écran est de 280 lux. Il répond aux normes minimales fixées par le décret exécutif n° 91-05 du 19 janvier 1991 qui est de 200 lux pour les bureaux 2. Caractéristiques générales de la population étudiée - L’âge moyen est de 39,18 ans - La prédominance du sexe est masculine 61 % avec un sexe ratio = 1,57. - La taille moyenne est de 172 cm - L’ancienneté professionnelle moyenne dans la société est de 5,93 ans. 3. Vécu du travail informatisé: - On note chez notre population d’étude que 51 % des salariés travaillent de 6 à 8 heures par jour devant l’écran - Notre population d’étude travaille le plus souvent avec un appui sur l’avant-bras (52%) 4. Evaluation de l’état de stress chronique - Les troubles de l’humeur les plus retrouvés sont l’anxiété (25% des salariés) - Les troubles neurovégétatifs sont dominés par les troubles digestifs. - 47 % des salariés présentent des maux de tête à la fin de journée de travail - Les troubles du sommeil sont dominés par une fatigue au réveil (57%) 5. TMS - Les TMS ont été retrouvés chez 79 salariés soit 62,69 % rapportés sous forme de plaintes à type de courbatures, douleurs, gêne ou engourdissement - 56 plaintes de TMS survenus les 7 derniers jours, dominée par les cervicalgies aigues (15%). - le siège des plaintes TMS est localisé avec prédominance au niveau du cou (57,14 %) suivi du bas du dos (54,76 %) et des épaules (38,88 %). IV. Discussion - Une étude faite en France, chez 50 opérateurs sur écran dans un journal portant sur les TMS des membres supérieurs montre que : les cervicalgies sont de 45 %, et les scapulalgies sont de 33 %. - Une autre étude marocaine chez 60 opérateurs dans un organisme d’assurance maladies, retrouve les résultats suivants : les cervicalgies sont de 70 %, le scapulalgies sont de 65 %, les lombalgies sont de 80 % - Une étude réalisée à Alger chez 140 opérateurs dans une entreprise de télécommunication portant sur les TMS retrouve : Nuque 65,85 %, Epaules 63,41 %, Bas du dos 70,73 %. Ces constats confirment les données de la littérature selon lesquelles «les parties du corps concernées sont particulièrement la nuque, les épaules, le bas du dos et parfois le poignet et la main».

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Résumés – Communications Affichées Les lombalgies en milieu du travail : expérience du service de médecine du travail de l’EPH Rouiba à travers la consultation spécialisée de rhumatologie professionnelle. Fernane-Nechab M., Nedir C., Sellam K., Ouaaz M., Haddar M. Service de Médecine du Travail, EPH Rouiba. Introduction : Les lombalgies au travail sont de plus en plus fréquentes. Elles représentent à elles seules 80% des motifs de consultation en rhumatologie professionnelle dans notre service. Objectifs : Etablir et rapporter le bilan de la consultation spécialisée (CS) en rhumatologie professionnelle instaurée dans notre service il y’a quelques années et souligner les avantages et les insuffisances de cette dernière notamment en ce qui concerne la problématique des lombalgies au travail. Résultats : - La CS de rhumatologie professionnelle a permis une prise en charge adaptée, multidisciplinaire (médecin rhumatologue, médecin du travail, travailleur et employeur) et rapide des travailleurs lombalgiques ; - Les lombalgies communes, mécaniques ou non spécifiques sont les plus fréquentes en milieu professionnel dans notre étude (manutention manuelle, mauvaises postures, vibrations corps entier, accident de travail) ; - La lombalgie est parfois révélatrice d’une pathologie spécifique d’origine rhumatismale (SPA, PR), malformative (scoliose), ou tumorale (primaire (angiome) ou secondaire (métastases osseuses d’une tumeur à distance)) ; - La prise en charge des travailleurs lombalgiques constitue une problématique du point de vue des arrêts de travail prescrits qui sont souvent rejetés par la CNAS, mais surtout du problème d’aptitude au poste et du risque d’invalidité auxquels sont confrontés les lombalgiques et de la difficulté de la réorientation professionnelle de cette catégorie de salariés du fait du manque de qualification professionnelle ; Discussion/Conclusion : La lombalgie est un problème de santé publique. La gravité de cette pathologie rachidienne en milieu du travail est perçue dans la difficulté du maintien du travailleur en activité afin d’éviter les cas d’invalidité, surtout qu’elle est souvent la conséquence de conditions de travail défavorables ou d’un accident de travail. D’où l’intérêt d’intégrer la prévention des lombalgies dans la démarche globale de prévention des risques professionnels et de procéder à un examen médical minutieux et complet lors des visites préventives. Maladie de Dupuytren : a propos d’un cas. Azoui A., Chabani I., Benhaizia S., Guellouh A., Bensalem S., Chemaa F., Haddad M. Service de Médecine du Travail, CHU Constantine. La maladie du Dupuytren est une sclérose rétractile de l’aponévrose palmaire responsable d’une rétraction progressive des doigts, limitant l’extension. L’origine professionnelle est confirmée par de nombreuses études scientifiques, la cause reste inconnue mais il existe plusieurs hypothèses: - Hypothèse traumatique: le travail manuel dur, aggrave et accélère la maladie, sans la créer. - La manutention prolongée pendant des années. - La préhension d'outils (les pelles, les pioches et les fourches), ou matériels vibrants, surtout dans le secteur du Bâtiment et Travaux Publics, de l’agriculture, de la métallurgie lourde... Vu l’handicap qu’elle engendre on a incité à présenter ce cas clinique qui à été rencontré durant notre exercice dans le cadre de visite périodique. Il s’agit d’un sujet de sexe masculin âgé de 58 ans occupant le poste d’un grutier dans une société de bâtiment et travaux publics depuis 1991 et dont l'évolution remonte à 07 ans. Syndrome du canal carpien : A propos de deux cas. Madi D., Arib-Mezdad A., Dahlab M., Chihani N., Chaib S., Zatout A. Service de Médecine du Travail, CHU Tizi-Ouzou. Introduction : Le syndrome du canal carpien représente une pathologie multifactorielle, à composante professionnelle, incriminant l’hyper sollicitation du poignet et du talon de la main. Bien que la relation avec le travail soit souvent évidente, il n’existe aucun tableau de reconnaissance de ce syndrome en Algérie. Observation : Nous rapportons lors de cette étude, deux cas de syndrome du canal carpien chez deux travailleurs exerçant comme monteurs pièces de réfrigérateurs au niveau de l’industrie de l’électroménager « ENIEM ». Le premier cas a présenté un syndrome du canal carpien bilatéral, le second, un syndrome du canal carpien droit compliqué d’une atrophie de l’éminence thénar. Ces deux patients ont été découverts lors des visites périodiques et ont posé le problème d’aptitude au travail. Apres enquête sur les conditions de travail, nous les avons fait bénéficier d’une prise en charge médicale, d’une déclaration comme maladie à caractère professionnelle et d’un changement de poste de travail. XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail, Oran 14-16 décembre 2012


Résumés – Communications Affichées

Diagnostic radiologique des atteintes ostéoarticulaires les plus fréquentes. Chabani I., Bouidioua I., Abouri S., Maghrebi A., Chemaa F. Haddad M. Service de Médecine du Travail, CHU Constantine. Le médecin du travail est souvent appelé à interpréter des images radiologiques, afin de déceler des anomalies, pouvant orienter vers des pathologies et en l’occurrence décider de l’aptitude au poste de travail. Parmi les atteintes ostéoarticulaires rencontrées on distingue : - Les arthroses : gonarthrose et coxarthrose (détecter les atteintes responsables d’handicap fonctionnel). - Les arthrites : polyarthrite rhumatoïde et spondylarthrite ankylosante (connaitre, stadifier l’atteinte et évaluer la sévérité des déformations souvent invalidantes). - Chondrocalcinose (dépistage précoce des lésions). - Les pathologies discales : siège et localisation, type de l’atteinte (conflictuelle ou non) évolution ; stabilité et poser les contre indications vis-à-vis des contraintes du poste. La confrontation des données radiologiques notamment la sévérité de l’atteinte, son évolution et les traitements disponibles avec les exigences du poste permet d’évaluer et de réévaluer l’aptitude au poste de travail.

Le tabagisme en milieu du travail : à propos d'une société dans l'ouest algérien. Aguiar A.H.*, Chadli A.**, Moulessehoul FMR.*, Chemikh Z.*, Barka S.* *Service de Médecine du Travail, EPSP Télagh, Sidi Bel Abbès. ** Département de l’environnement, Université DjilLali Liabès, Sidi Bel Abbès. Objectifs : Le tabagisme est bien documenté comme une cause majeure de décès et de plusieurs maladies. Tabagisme au travail, est devenu un enjeu important, car non seulement les coûts ci-dessus, mais aussi l'exposition à la fumée secondaire pour les travailleurs non-fumeurs. Notre but est de : - Déterminer la prévalence de fumeurs parmi les travailleurs de l’entreprise ASTALDI-Télagh (Société de construction de la voie ferroviaire) et analyser leurs attitudes et connaissances face à ce fléau. - Mettre en place un plan d’action en matière de prévention à court et à long terme. Sujets et méthode : enquête transversale type descriptif par questionnaire standardisé, réalisée en 2011 et portant sur une population de 363 salariés de l’entreprise ASTALDI-Télagh à Sidi Bel Abbés. La saisie et l’analyse des données ont été effectuées par le logiciel SPSS 10.0. Résultats : La prévalence du tabagisme permanent ou occasionnel était de 52,5 %. Les ex-fumeurs ont représenté 7,5 %. Le tabagisme dans notre population été exclusivement masculine. Le quasi totalité des travailleurs savaient au moins un parmi les effets du tabac sur la santé. Aucun agent n’a bénéficié une sensibilisation auparavant sur les méfaits du tabac. Tous les fumeurs ont souhaité bénéficier d’une aide lors de l’arrêt (en cas de sevrage). Conclusion : Le tabagisme est une réalité au sein des sociétés algériennes, Cette situation devra inciter l’ensemble des partenaires sociaux au sein de cette entreprise, à mettre en place un programme de sensibilisation. Notre étude a montré que l'interdiction de fumer dans les lieux de travail peut favoriser la sensibilité des salariés aux dangers de fumer, changer leurs attitudes envers le tabagisme et l'augmentation de la probabilité de cesser de fumer.

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Résumés – Communications Affichées Les cancers d'origine professionnelle. Fraga S.(1), Chihani N. (1), Zanoun N. (2), Chaib S. (1), Zatout A. (1) (1)Service de Médecine du Travail, CHU de Tizi-Ouzou (2)SEMEP- CHU de Bab El Oued. Enquête au service d’oncologie du CHU de Tizi-Ouzou. Durant la période de Janvier à Juin 2012. Introduction : La sous-évaluation des cancers liés au travail par les médecins praticiens constitue un des facteurs importants de sous-déclaration de ces cancers. Objectifs : - Évaluer le risque professionnel parmi les patients hospitalisés au service d'oncologie, présentant un cancer des poumons, vessie, peau et de la sphère ORL. - Favoriser la reconnaissance au titre de maladie professionnelle en mobilisant les malades et les médecins traitants. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude épidémiologique transversale, prospective portant sur les cas de cancer hospitalisés au service d’oncologie du CHU de Tizi-Ouzou durant la période : 01 Janvier au 01 Juin 2012. Le questionnaire utilisé comporte deux parties : - La première partie est médicale comportant des variables sociodémographiques, cliniques ; - La deuxième partie : le questionnaire professionnel : permet d’identifier le cursus professionnel. Résultats : 54 cas de cancer ont été retrouvés, Les 54 cas de cancers (100%) étudiés sont de sexe masculin. 42,6% des cas sont âgés entre 60 et 70 ans. Plus de la moitié des cas de cancer étudiés est de localisation pulmonaire. 28,6% de la population étudiée sont des ouvriers de l’industrie. Plus d’un tiers des cas étudiés ont manipulé durant leur activité professionnelle des agents cancérogènes. Conclusion : L’origine professionnelle est difficile à évaluer car le cancer est multifactoriel, le délai de latence entre le début de l’exposition et l’apparition du cancer est très long chez des patients aux parcours professionnels diversifiés et méconnaissant le plus souvent les produits manipulés et leur dangerosité. Impact de la pollution atmosphérique des carrières d’agrégats sur l’environnement et la santé publique : cas de la commune de Sidi Ali Ben Youb – Wilaya de Sidi Bel Abbes. El Bouhissi M. (elbouhissimayssara@yahoo.fr), El Zerey W. (w.elzerey@dr.com) Université Djillali Liabes, Sidi bel-Abbès. Les travaux miniers à ciel ouvert sont des activités industrielles de production de matériaux de construction, les travaux sont basés sur les roches naturelles extraites du sol et traitées par différents procédés, au cours desquels se perdent des quantités de poussières qui n’ont qu’exceptionnellement des caractères toxiques mais qui peuvent néanmoins produire des effets nocifs sur l’environnement et la santé publique. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’impact de la pollution atmosphérique des travaux miniers dans la commune de Sidi Ali Ben Youb sur le milieu physique et naturel. L’ensemble des analyses effectuées sur la zone polluée a relevé que les poussières dégagées par les appareils de concassage ont une influence sur la croissance végétale, la qualité de l’air et sur la santé publique. Les résultats obtenus dans le cadre de cette étude ont fait ressortir que l’exploitation des carrières dans la commune de Sidi Ali Ben Youb, présente un impact sur l’environnement ; les poussières de nature calcaire influencent sur l’aspect morphologique et fonctionnel de la plante. Il y a une diminution des taux de la chlorophylle chez les plantes étudiées poussant dans la zone polluée par rapport aux celui mesurés sur les mêmes plantes loin de la zone d’étude. Cela peut s’expliquer par le fait que les poussières dégagées des carrières se fixent en premier lieu à la surface des feuilles et les autres organes et en second lieu par leur pénétration dans les tissus à travers les stomates en ralentissant ainsi les échanges gazeux entre la plante et le milieu extérieur et contribuent donc à la perturbation du phénomène fonctionnel le plus important pour la plante qui est la photosynthèse. D’après l’analyse des données statistiques du secteur sanitaire de la Daïra de Ben Baddis nous pouvons estimer que pour les infections broncho-pulmonaires dans la zone étudiée le taux de morbidité est estimé par 8,38% par rapport aux taux des morbidités dans les autres secteurs sanitaires de la Daïra de Ben Baddis dans un intervalle de temps variant entre 1997 et 2000. La lutte contre la pollution dans la commune de Sidi Ali Ben Youb doit être basée sur la réduction du taux de poussières en utilisant les dépoussiéreurs par voie humide, ces dernières utilisent une pulvérisation d’eau ou d’un liquide de lavage où des gouttelettes d’eau de 3 à 1 millimètre qui captent les particules ; ces appareils sont compactes et peu coûteux. Les mesures de sécurité doivent prendre en considération l’environnement du lieu de travail en utilisant les moyens nécessaires à la protection individuelle comme les masques à filtre sans oublier les surveillances médicales par des contrôles médicaux hebdomadaires pour éviter les risques des maladies et pour ne pas mettre en danger la santé des travailleurs , Pour la sécurité de tout être humain, prévenir vaut mieux que guérir.

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Résumés – Communications Affichées Impact de l’utilisation des pesticides sur l’environnement et la santé: cas de la région de Tessala, W. Sidi bel-Abbès. El Zerey W., Djebbari H., Drici A. Université Djillali Liabes, Sidi bel-Abbès. L’agriculture moderne est devenue une cause importante de la pollution des sols et des eaux, par suite de l’usage systématique des pesticides. Les pesticides (insecticides, fongicides, herbicides) sont utilisés pour lutter contre les mauvaises herbes et pour protéger les récoltes contre les ravageurs mais peuvent traîner des problèmes : l’incapacité de se reproduire normalement chez certaines espèces d’oiseaux, l’introduction de malformations chez le fœtus, la mort d’embryons, l’apparition de certains cancers et enfin, des intoxications mortelles suite au non respect des règles d’utilisation. Les pesticides peuvent se retrouver dans l’environnement consécutivement à leur utilisation contre les organismes nuisibles. Ils peuvent occasionner une contamination ponctuelle ou une contamination diffuse de l’environnement et engendrer des effets sur la santé humaine et sur celle des autres organismes vivants. Une fois dispersés dans l’environnement, les pesticides peuvent se retrouve dans l’eau, l’air ou le sol, qui constituent autant de voies d’exposition à ces produits pour les humains et les organismes de divers écosystèmes. Objectifs : Elaborer un diagnostic de l'état de l'utilisation quantitative et qualitative, des produits agrochimiques dans la région de Tessala et l’impact sur la santé des agriculteurs. Matériel et méthodes : - le travail est basé sur des enquêtes quantitatives et qualitatives de produits chimiques utilisés au niveau de la région de Tessala; - un diagnostic sur l'utilisation des produits agrochimiques dans la région de Tessala par un travail d'enquête au niveau des différentes directions (CCLS, DSA, INPV); - une évaluation de l'impact toxicologique de l'utilisation des produits agrochimiques sur la santé des agriculteurs dans la région de Tessala; - un diagnostic sur les pratiques d'utilisation des produits agrochimiques par les agriculteurs. Résultats et discussion : En matière d’impact toxicologique on peut constater que les symptômes qui touchent les agriculteurs par l’utilisation des pesticides sont les maux de tête et la fatigue excessive en premier avec respectivement 26 % et 21% des cas étudiés suivis des l’irritation des yeux, l’irritation de la peau, la perte d’appétit et étourdissements. Conclusion : Pour réduire l’impact de l’utilisation des pesticides sur l’environnement et la santé humaine (les agriculteurs) nous proposons quelques recommandations qui sont les suivantes: - la sensibilisation et la formation des agriculteurs pour la maîtrise des techniques d’irrigation, de gestion des eaux de drainage et pour l’adoption des techniques culturales rationnelles en matière d’utilisation d’intrants ; - l’adoption de mesures réglementaires sur la vente, les conditions efficaces d’utilisation, les limites de dosage ainsi que les périodes d’application des fertilisants et des produits phytosanitaires. Problématique du suivi post-professionnel d’un préparateur de charpente en amiante-ciment. Hadi Y., Bouksil F., Meziane G., Chebouche S., Chaib S., Zatout A. CHU Tizi-Ouzou Nous nous proposons à travers ce cas clinique d’un préparateur de charpente en amiante-ciment dans une entreprise nationale dissoute (ERCC), qui présente des plaques pleurales avec épaississements, pour lesquels il nous a été adressé par son médecin pneumo-phtisiologue traitant, pour prise en charge médico-légale, et qui nous pose un problème de suivi post-professionnel pour lui et pour ses collègues.

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Résumés – Communications Affichées Profil de l’exposition professionnelle chez une population de parkinsoniens. Akezouh N., Beghdadli B., Ghomari O., Hamimed M.A., Azza A., Baroka F., Kandouci A.B. Service de Médecine du Travail, CHU Sidi Bel Abbès. Objectif : Décrire l’exposition professionnelle des sujets atteints de la maladie de Parkinson fréquentant le service de neurologie du CHU de Sidi Bel Abbes. Méthodes : Une étude descriptive transversale réalisée chez les parkinsoniens suivis au niveau du service de neurologie du CHU de Sidi Bel Abbes du 1e janvier au 15 mai 2012 à l’aide d’un questionnaire comportant plusieurs volets : données sociodémographiques, données relatives à la maladie, le curriculum laboris. La Saisie et le traitement statistique été fait sur logiciel SPSS 11.5 Résultats : L’étude a été réalisée auprès de 39 sujets parkinsoniens. L’âge moyen des patients était de 67ans avec des extrêmes de 43 et 88 ans et un sex ratio de 0.85. Cette population était représentée par des non fumeurs, de faible niveau d’instruction, issue surtout de zone urbaine, dont 43% avait consommé de l’eau de puits. La majorité des femmes sont des femmes au foyer, certaines pratiquaient un métier artisanal tel que la couture ou la tapisserie. 50% des hommes étaient agriculteurs. Aussi, 30.8% des malades étaient en contact des pesticides plus du 12.5% utilisaient les solvants. L’exposition au fer est peu importante et le contact avec les autres métaux lourds n’a pas été trouvé (en l’occurrence le manganèse). La maladie est survenue après l’âge 60 ans chez plus de la moitié des cas et les tremblements étaient annonciateurs de la maladie chez 75% d’entre eux. 40% des parkinsoniens étudiés étaient hypertendus et le 12.5% présentaient un diabète associés. Conclusion : Les parkinsoniens fréquentant le service de neurologie de Sidi Bel-Abbès sont principalement des agriculteurs et des sujets exposés aux pesticides. Vécu du travail du personnel hospitalier d’un établissement de santé. Ghezini Y., Sidi Ikhlef N., Kamen F. EHU Oran. Introduction : Le personnel de soins est particulièrement exposé à une charge physique importante : posture, distance, manutention, mais également à une charge mentale et psychique forte. En effet, il est appelé à traiter et à mémoriser une masse d’information importante : connaître les patients et leurs spécificités, leur évolution, les consignes à respecter. Il est également confronté à la souffrance, l'anxiété et la mort. Cette étude explore les nombreuses plaintes exprimées ou non du personnel hospitalier de notre établissement. En effet, l’augmentation du nombre de visites spontanées ayant pour motif des aménagements ou des changements de postes de travail ou encore des dispenses de garde, les plaintes sur les conditions de travail, la contractualisation, sont autant de motifs qui nous ont poussés à étudier le vécu du travail de ce personnel. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude transversale de type descriptive menée auprès du personnel hospitalier via deux questionnaires administrés : Everest et Karasek. Résultats : Sur les 222 personnes interrogées, 185 ont répondu soit un taux de réponse de 83,3%. Notre population est jeune 32,5% et féminine 76,2%. Les femmes sont plutôt des infirmières et les hommes sont plutôt des ouvriers non qualifiés ou des cadres administratifs. Les femmes et les hommes ne diffèrent pas en matière de demande psychologique ou de latitude décisionnelle. Cependant par catégorie professionnelle, les cadres administratifs et les infirmiers sont exposés au jobstrain alors que les médecins et les aides médico-psychologiques sont des « actifs », les technico-administratifs sont des « passifs » et les ouvriers non qualifiés des « détendus ». La répartition par sexe et par catégorie socioprofessionnelle confirme le fait que les cadres administratifs et les infirmiers sont exposés au jobstrain sans relation avec le sexe. Par ailleurs les « tendus » représentent 52% du personnel administratif et 20 % des infirmiers et la moitié des infirmiers sont des « actifs » L'isostrain est retrouvé chez 28% du personnel administratif, 15% des aides médico-psychologiques et 12% des infirmiers. Sur le plan physique, les infirmiers 88% et les ouvriers non qualifiés 85,3% se plaignent plus que le reste du personnel, de contraintes posturales et articulaires. La fatigue et l'anxiété sont les symptômes les plus exprimés alors que par appareil c'est les troubles musculo-squelettiques (rachis et membre inférieur) qui constituent la principale gêne au travail. Conclusion : Il s'avère au travers de cette étude que les deux catégories à risque sont le personnel administratif et les infirmiers. Ces derniers sont soumis à plusieurs contraintes physiques, psychiques et mentales. Ces résultats nous permettent d’orienter notre stratégie de prise en charge de l'état de santé du personnel hospitalier.

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Résumés – Communications Affichées La perception du risque rayonnement au niveau d’un service de radiothérapie. Tadjer G., Arib F., Liani N., Akif N., Amari S., Sari Ahmed A., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogenotoxicologie. L’inquiétude du personnel du service radiothérapie de l’E H S Pierre et Marie Curie en rapport à la charge de travail et la perception du risque rayonnement tantôt minimisé tantôt diabolisé a suscité notre intérêt à effectuer une étude ayant pour objectifs : - Apprécier la perception ; le vécu du risque d’exposition aux rayonnements ionisant par le personnel ainsi que le respect du dispositif de radioprotection mis en place. - Evaluer le suivi médical et dosimétrique de ces manipulateurs. L’étude épidémiologique descriptive avait concernée 110 sujets exerçant au niveau du service de radiothérapie de l’E.H.S Pierre et Marie Curie d’Alger. Pour évaluer la perception du risque de rayonnement ionisant et le respect du dispositif de radioprotection au sein de ce service nous avons utilisé un questionnaire. Chaque visite médicale a comportée : - Un interrogatoire. - Un examen clinique complet. - Un bilan biologique Quant au suivi dosimétrique nous avons consulté les résultats dosimétriques des trois années (2010, 2011,2012) archivés au niveau du service de médecine du travail. Notre population est constituée de 21% de TSS en radiothérapie ,14% de médecins et de 11% de physiciens, elle est à prédominance féminine (52%). - l’âge moyen est 41ans avec des âges extrêmes de 22ans et 59ans, avec une ancienneté au poste de 5 à 15ans 44,66%. - la totalité des sujets interrogés pensent que les radiations ionisantes constituent un danger pour leur santé. - la majorité de notre population respecte la signalisation des zones. - 7 médecins sur 9 ne portent pas leur dosimètre - 10 manipulateurs sur 14 portent leur dosimètre. - 50% des TSS en radiothérapie se protègent par les écrans. - sur 30 bilans, 15 sont pathologiques (Pathologie de la lignée érythrocytaire) - pathologies oculaires (myopie, presbytie, astigmatisme) 32,5% - aucune dose cumulée supérieure ou égale a 20msv /an Conclusion : Intérêt de renforcer la prévention médicale, d’assurer la formation en radioprotection et de proposer une aide psychologique aux travailleurs. Les contraintes psychologiques au travail : Etude sur le stress. 1 2 3 1 Belkhatir A. , Brahim M. , Moussaoui l. , Benameur Y. (1) Dely-Brahim - Alger, (2) EPSP Delyss - Boumerdès, (3) EPSP Damous - Tipaza. Introduction : Le travail de l’agent de sécurité est soumis à des contraintes psychosociales diverses entre autres le stress, cette étude a été motivée à la suite des plaintes psychosomatiques des agents de sécurité hospitaliers lors des visites médicales, il nous a donc paru pertinent de poser le problème du stress au travail et de proposer ainsi quelques pistes de prévention. Objectifs : Mettre en évidence la perception du stress par les agents de sécurité et évaluer son impact sur leur état de santé. Méthodologie : Il s’agit d’une enquête descriptive transversale réalisée d’avril à aout 2008 chez une population d’agent de sécurité du CHU Mustapha. Un questionnaire à été distribué pour 112 travailleurs, il comporte trois parties dont la première est représentée par le tstm (test de santé totale modifié), la deuxième le Karasek et la troisième les sources de stress au travail. Résultats : Le taux de participation à cette enquête est de 70,5%. Prés des 2/3 de la population étudiée (60,8%) déclare que le travail est source de stress.il y a une prédominance masculine et une influence des horaires de travail puisque 64,6% des agents stressés travaillent en horaire posté jours fixe ; le lieu de surveillance est aussi un facteur générateur de stress : 29,1% des agents qui surveillent les portes d’accès des services médio chirurgicaux sont tendus. Conclusion : Au terme de cette enquête, nous avons constaté le caractère stressant de ce métier en plein émergence ; L’existence d’une tension au travail influe négativement sur l’état de santé des agents, de ce fait une stratégie de prévention du stress doit être mise en place et poursuivie dans le temps, visant essentiellement à améliorer les conditions de travail garante de la préservation de la santé mentale de ces agents.

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Résumés – Communications Affichées Prévalence et causes du syndrome d’épuisement professionnel (Burn out). Kandouci C., Belhadj Z., Bouaza H., Kandouci A.B. Service de Médecine du Travail, CHU Sidi Bel-Abbès. Objectifs : Evaluer l’importance de la souffrance psychique des employés du secteur tertiaire d’une ville de l’Ouest Algérien ainsi que de déterminer les facteurs et les modérateurs qui interviennent dans la modification du risque de cette souffrance afin de mettre en point une prévention de fond et efficace. Population et méthode : Des questionnaires standardisés ont été soumis à 753 employés du secteur tertiaire. ces questionnaires comprennent 3 rubriques : 1. Une fiche socio professionnelle (21items), 2. Maslach Burn out Inventory : MBI (22items), 3. Job Personal Interaction Scale : JPIS 35 questions portant sur la perception de l’environnement de travail par l’individu réparties en 6 rubriques. Les données recueillies étaient anonymes et confidentielles. L’analyse des données est réalisée à l’aide du logiciel SPSS, En univariée (chi-deux de Pearson, corrélations) et en multivariée (régression logistique). Résultats : Le taux de réponse est de 78,75%, l’âge moyen 38,42±8,26, sexe ratio 1,1 (prédominance féminine). Du Burn out est retrouvé dans 23,6% des employés. Après régression logistique et parmi les principaux déterminants sociaux de la souffrance psychique seule la prise de médicaments pour calmer les douleurs (p=0,0002) est restée significative. Concernant les déterminants « professionnels », le contact fort avec le public, le mode partiel de travail et l’ancienneté de plus de vingt et un ans dans la fonction, étaient significatifs avec respectivement (p= 0,002, 0,004 et 0,02). Pour les modérateurs de stress l’analyse multivariée retenait deux sous échelles défavorables : la formation (p<0,01) et les conflits de valeurs et valeur perçue (p=0,02). Conclusion : La prévalence de la souffrance psychique dans le secteur tertiaire est élevée. Les actions de prévention pour réduire ou éliminer les facteurs d’impact identifiés toucheront directement l’environnement et la source de travail : formation plus adaptée, amélioration de l’organisation de travail (en particulier le parasitisme des tâches) et la reconnaissance du travail effectué.

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Résumés – Communications Affichées Charge mentale chez les dispatchers de l’opérateur du système électrique. Benabdoun H. Médecine du Travail, Entreprise Sonelgaz. Alger. Introduction : L’opérateur du système électrique (OS), filiale du groupe Sonelgaz, a pour mission principale la gestion et la coordination du système de production et de transport de l’électricité en vue d’assurer l’équilibre permanent entre la production et la consommation de l’électricité. L’activité essentielle est assurée par le « dispatcher ». Notre processus d’évaluation des risques professionnels au sein des filiales de Sonelgaz a mis en évidence le risque de charge mentale chez ce type de travailleurs, conforté par nos observations lors des visites médicales. Ce qui a motivé notre étude descriptive réalisée en 2010 auprès des dispatchers exerçant au niveau du centre national de conduite et du centre régional de conduite d’Alger. Objectifs : - Mettre en évidence la perception de la charge mentale et du stress par les dispatchers. - Evaluer le degré de tension ressenti au travail. - Identifier les facteurs qui sont à l’origine du stress chez ces travailleurs. - Proposer des recommandations. Matériels et Méthodes : Notre étude est basée sur : - Une visite des lieux avec étude de poste et des conditions de travail. - Etude des dossiers médicaux après les visites périodiques de 2010. - Enquête épidémiologique transversale à visée descriptive par auto-questionnaire (KARASEK) de juillet 2010 à décembre 2010 chez 40 dispatchers. Résultats : Les résultats de cette étude nous ont permis de mettre en exergue non seulement les différentes contraintes psychologiques liées au poste de « dispatcher », mais aussi d’identifier les anomalies en rapport avec les conditions de travail notamment organisationnelles et ergonomiques. Parallèlement à cela, l’étude a révélé certaines pathologies qui pourraient être liées à la nature de ce travail. Parmi ces résultats : - La tension au travail est ressentie chez 50% des « dispatchers ». - Pour la demande psychologique, 96% des sujets interrogés considèrent qu’il leur est demandé de travailler vite et 73% une quantité de travail excessive. - Le travail exige une forte concentration chez 90% de la population interrogée. - 30% des « dispatchers » n’ont pas d’autonomie décisionnelle. - Un faible soutien social est ressenti chez 50% des travailleurs. - La sédentarité du poste favoriserait la surcharge pondérale avec 20% des travailleurs qui ont un IMC > 26. - 60% des « dispatchers se plaignent de troubles du sommeil et 40% d’anxiété. - 40% se plaignent de troubles ostéoarticulaires avec 14% de pincement intervertébral. Conclusion : Au terme de cette étude, nous avons constaté que la surcharge mentale dont fait face l’ingénieur conduite réseau « dispatcher » qui occupe un poste stratégique dans le secteur électrique, est génératrice de stress qui se traduit par une tension au travail. Cette surcharge mentale est en rapport essentiellement avec les exigences de la tâche mais aussi avec l’organisation et les conditions de travail. Le faible soutien social qu’a révélé cette enquête est un élément de majoration de cette tension au travail. L’existence d’une tension au travail influe négativement sur la santé des travailleurs, de ce fait une stratégie de prévention doit être mise en place et poursuivie dans le temps, visant essentiellement à améliorer l’organisation et les conditions de travail ainsi que la surveillance médicale.

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Résumés – Communications Affichées Le risque infectieux en milieu hospitalier: Etat des lieux au CHUO 1-2 1-2 1-2 1-2 Benzerga S. , Aoudj A. , Bendjima R. , Tebboune C.B. 1) Service de Médecine du Travail, CHU Oran. 2) Laboratoire de Recherche en Santé Environnement, Université d’Oran. Introduction : Le personnel hospitalier est en permanence en contact avec des agents biologiques engendrant un risque pour la santé, en particulier, les médecins cliniciens, les chirurgiens, les chirurgiens dentistes, les médecins phtisiologues, les sages femmes, le personnel de laboratoire, le personnel des salles de soins. Considérant le contexte épidémiologique algérien et la précarité des conditions de travail en milieu hospitalier, il nous a semblé judicieux de faire un état des lieux sur les maladies infectieuses chez le personnel du CHU d’Oran, en ciblant en particulier la tuberculose et les hépatites virales B et C. Objectif : 1-Répertorier les maladies infectieuses professionnelles notifiées chez le personnel de santé du CHU d’Oran de 1990 à 2012. 2-Décrire le profil de la tuberculose et des hépatites virales B et C notifiée chez le personnel de santé du CHUO. 3-Faire le point de la situation préventive au niveau des services à haut risque. Matériels et Méthodes : Etude descriptive rétrospective sur une période de 22 ans (1999 à 2012) ayant concerné les professionnels de santé du CHU d’Oran (n= 7000) consistant à recherche de données sur : Base de données informatisée de l’USMPH, dossiers médicaux (USMPH, CS), registre des maladies professionnelles et des accidents de travail, registre d’étude des conditions de travail et les données bibliographiques locales (équipe du SMT/CHUO). Analyse des données par Epi info6. Résultats : Les études épidémiologiques menées au niveau du SMT/CHUO ont retrouvé une prévalence d’AES à 74% (Tebboune et coll.) qui se localisent surtout au niveau des membres supérieurs 72.1 % et 35,09% (Kamen et coll.) Les maladies infectieuses enregistrées sont 236 cas de conjonctivites (54.5%), 92 cas de tuberculose (21.2%) et 62 cas d’hépatites virales B et C (14.3%) durant une période de 20 ans, Une prédominance du sexe féminin 61.4% pour les conjonctivites contrairement au cas de tuberculose 39.1%. La tranche d’âge 30-40 ans est prédominante pour toutes les maladies infectieuses notifiées. Le corps paramédical est la catégorie professionnelle la plus représentée avec respectivement 52%, 51%, 45% pour la tuberculose, la conjonctivite et l’hépatite. Les services de chirurgie générale, pneumologie, pédiatrie et UMC sont les services où le plus grand nombre de cas de tuberculose a été enregistré. L’étude des conditions de travail ciblant le service de pneumologie a révélé plusieurs anomalies en matière de conception architecturale, d’installation de système de ventilation mécanique d’isolement des cas résistant et la sécurité du personnel. Durant l’année 2012 plusieurs maladies infectieuses ont émergées en particulier l’aspergillose ayant concernée le service de réanimation médicale adulte et pédiatriques, service d’hématologie, l’infection à acinitobacter, à salmonella et à staphylococcus aureus notifiées respectivement au niveau au niveau du service de chirurgie générale, pédiatrie et chirurgie plastique. Suite auxquelles des visites périodiques, analyse des lieux de travail et des séances d’éducation sanitaires ont été programmées afin de sensibiliser le personnel sur la nécessité des précautions standards afin de cerner ce risque infectieux en milieu de soin. Conclusion : Le risque infectieux professionnel est sous-estimé et insuffisamment quantifié en Algérie. Malgré la sous notification, le nombre des maladies infectieuses professionnelles observées reste inquiétant. La tuberculose et les hépatites virales occupent une place de choix. La découverte chez un nombre important de salariés de maladies infectieuses au niveau d’une vingtaine de services pourrait témoigner de la précarité des conditions de travail.

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Résumés – Communications Affichées Connaissance, attitude pratique sur les AES chez le personnel de santé de l’EPSP de Hassi Mesaoud. Harrar M. Service de Médecine du Travail, EPSP Hassi Messaoud. Le risque infectieux professionnel en milieu de soins est potentiellement grave. Plusieurs agents sont susceptibles d’être transmis aux professionnels de la santé, dont la plupart sont véhiculés par le sang et les liquides biologiques. Cette étude a pour objectifs : - Déterminer la fréquence des AES et voir le niveau des connaissances du personnel exposé. - Elaborer un protocole de prévention. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude transversale effectuée durant le mois novembre de l’année 2011, auprès du personnel de l’EPSP de Hassi Messaoud intéressant toutes les catégories professionnelles exposées au risque. Les informations ont été recueillies au moyen d’un questionnaire anonyme comportant des questions réparties en quatre domaines caractéristiques socioprofessionnelles, connaissances, attitudes et pratiques. L’analyse a été faite par le logiciel SPSS17.0. Résultats : - L’âge moyen est de 39 ans, le corps paramédical représente 52% de l’échantillon. - Sexe : 81% des femmes contre 19% des hommes. - Près de 69% des répondants ont été victimes d’au moins un AES lors de leur pratique professionnelle. <2/3 d’entre eux ont eu au moins trois AES. - 35 % d’entre eux ont eu au moins un AES la dernière année. - 90% des personnes ayant eu un AES n’ont pas déclaré leurs accidents parce que la majorité des répondants méconnaissent que la déclaration est obligatoire ainsi que les procédures de la déclaration. Recommandations : - Application des précautions standards. - Mise à disposition de matériel de protection adapté (gants, masques,...), - Formation et information du personnel ++++, - La vaccination (pour l’hépatite B), selon l’arrêter ministériel du 25 avril 2000, - Diffusion d’une conduite à tenir en cas d AES.

Incrimination de l’organisation du travail dans la survenue des accidents de travail en milieu hospitalier : à propos d’un AES Boussaha R.(1), Benhassine W.(1), Guéroui S.(2), Nezzal AM.(2) (1): service médecine du travail CHU Batna; (2): service médecine du travail CHU Ibn Sina Annaba. Introduction /problématique: Dans le milieu des soins, le soignant est exposé à des facteurs de risque extérieurs qui exercent sur lui des astreintes pouvant être à l’origine d’accidents dont les AES. Les auteurs reconnaissent aux AES plusieurs facteurs favorisants regroupés en trois entités : organisation, comportement, et matériel. Dans notre étude nous expliquons la survenue d’un AES par l’organisation du travail. But et objectifs : Le but de cette étude est de diminuer le risque de contamination du personnel de soins lors de la manipulation du matériel ou de liquides contaminés par le sang. Notre objectif est d’identifier les causes de survenue des AES. Matériel : Il s’agit de l’étude analytique d’un AES grave lors d’un prélèvement laborieux .Méthode : établissement de l’arbre de causalité d'un AES survenu chez un aide soignant venu en renfort pour la réalisation d’un prélèvement laborieux avec un risque connu de contamination par le VIH et le VHB. Résultat : L’analyse de l’arbre de causalité met en cause principalement une mauvaise organisation du travail à l’origine de cet AES avec accessoirement un facteur comportemental lié au soignant lui-même par manque d’information. Conclusion : L’organisation du travail dans les activités de soins doit être prise en considération par les différents partenaires de la prévention des AES qui ne doivent pas s’obstiner à axer leur action préventive uniquement sur la sensibilisation du personnel soignant et les mesures de prévention universelles.

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Résumés – Communications Affichées Accident avec exposition au sang : profil sérologique et vaccinal chez le personnel de santé. Chachour H., Chemaa F., Nasri M., Khaldi M.L., Haddad M. Service de Médecine du Travail, CHU Constantine. Les accidents d’exposition au sang est un problème de santé public. Le manque de sensibilisation et l’utilisation non conforme du matériel de sécurité augmentent le risque. Problématique et objectifs : Leur fréquence importante, leurs conséquences graves, complications souvent mortelles par : HVB, HVC, et HIV Objectif : - Diminution de la prévalence des AES par diminution de la transmission du risque soignant / soigné. - Établir une stratégie de prévention. Matériel et méthode : L’étude a été initiée au CHUC et L’EHS DAKSI. L’échantillon est de 559 travailleurs (Personnel médical : 195, Paramédical 212 et auxiliaires 152). L’étude est transversale, descriptive à l’aide d’un questionnaire validé, auto-administré utilisé en France dans l’étude (Raisin) 2007 – 2008 – 2010. La population des médicaux est une population relativement jeune avec une moyenne d’âge de 35,62 ans. La prédominance est féminine et intéresse le plus le service de médecine avec une fréquence de 43% et le maximum de poste est occupé par les infirmières dans 30 % des cas. La prévalence des Accidents avec exposition au sang et de 60 %. Les hépatites virale B et C sont positives dans 22, 96 % des cas chez les paramédicaux (P = 0,05). On note une meilleure signification pour la vaccination 65% de la population est vaccinée (DNS) entre les deux sexes. La piqure occupe 71% et le recapuchonnage reste le risque majeur de contamination. Le statut sérologique du patient source est identifié dans 41% des cas pour les trois virus. Conclusion : Les 338 AES observés dans notre étude ont pu mettre en évidence de lacunes inhérentes à la prise en charge médical et médicolégale du personnel soignant. Accidents d’exposition au sang et dépistage de l'hépatite C. Bennabi F. EPSP Reghaia, Alger. Introduction : Les accidents d’exposition au sang restent encore, source de danger pour le personnel soignant Objectif : Evaluation des connaissances du personnel médical et paramédical Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude type transversale prospective menée auprès des travailleurs de l’établissement de santé et de proximité Reghaia qui comprend 3 polycliniques et 10 salles de soins - La population cible : personnel médical, paramédical. NB : Le questionnaire a également été proposé au personnel d'hygiène - L'enquête comprend : un questionnaire inspiré du questionnaire RAISIN (réseau de surveillance des accidents exposant au sang). Il comporte 4 rubriques : Identification, le statut vaccinal des victimes, circonstances de l'accident, prévention, réaction à l'accident - Un test de dépistage rapide de l'hépatite C du laboratoire ROCHE. La collecte et l’analyse des données ont été réalisées avec le logiciel SPSS 16.0 Résultats : La population est représentée par 53% personnel paramédical, 35% médical et 12% personnel d’entretien. La répartition par sexe est de 88.5% de femmes et 10.5% d'hommes, la moyenne d’âge 42 ans et l'ancienneté moyenne du personnel est 14 ans. Le nombre des personnes ayant été victime d 'AES, au moins une fois au cours de leur carrière est de 51%, dont seul 10.5%\ ont déclaré l'accident au service de médecine du travail. Les accidents sont représentés principalement par une piqure d'aiguille 45%. La répartition par fonction montre que le personnel paramédical est le plus touché par les AES 72.4%. Les gants sont portés dans 34% des cas, le nettoyage de la plaie se fait par l'eau de javel 50%. Une sérologie est réalisée dans 6.5% des cas et un suivi sérologique chez seulement 4% des victimes. Le test rapide de l'hépatite C réalisé à tous le personnel de l'EPSP de Reghaia a permis de dépister une personne HCV positif qui est actuellement pris en charge. Discussion : On constate que les accidents d’exposition au sang restent encore fréquents malgré l’existence de moyens de prévention. Les accidents concernent plus le personnel soignant 72.4% ce qui est en corrélation avec les données du réseau d'alerte, d'investigation et de surveillance des infections nosocomiales et que les AES intéressent également le personnel d’entretien 5.43%. Seuls sont déclarés des AES sur le registre des accidents de travail. Nous constatons le manque d’information et de vigilance et ce malgré des compagnes de sensibilisation et d’affichage. Ces accidents seraient « évitables » si le personnel soignant respectait les précautions standards.

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Résumés – Communications Affichées Évaluation de la vaccination chez le personnel hospitalier d’un hôpital militaire. Benhadj A. Hôpital Militaire Régional Universitaire d’Oran. La vaccination en milieu militaire était toujours d’une importance capitale dans la prévention des maladies infectieuses et depuis longtemps le calendrier vaccinal au milieu militaire en Algérie était fait, de vaccin de tétanos, de diphtérie, de méningite et de la typhoïde A et B. il y a sept ans et plus exactement depuis 02 octobre 2005 une nouvelle réglementation relative à la pratique des vaccinations dans l’ANP est mise en vigueur. Cette vaccination est obligatoire, pour tout le personnel militaire et civil incorporé au sein de l’ANP. elle est faite du vaccin de DT et de la méningite en plus, le vaccin de l’hépatite B pour les personnes exerçants dans les établissements et les structures de soins ainsi que ceux exerçant des activités professionnelles l’exposant à des risques de contaminations par le virus de l’hépatite B. Objectif : Apprécier la couverture vaccinale du personnel de l’hôpital militaire d’Oran contre la diphtérie et le tétanos (DT), la méningite et l’hépatite B. Méthode : : Notre travail est une étude rétrospective du type descriptif intéressant environ 1200 travailleurs au niveau d’un hôpital militaire à Oran. Le recueil des données s’est fait sur des dossiers médicaux et les différents registres de vaccination. Résultats et discussion : Le taux de couverture vaccinale, de notre population étudiée était de 462 personnes correctement vaccinés contre la diphtérie et le tétanos (DT) soit 38,5 %, de 992 personnes vaccinés contre l’hépatite B, soit 82.6 % dont 73.1 % sont immunisées (? deux injection) et de 726 personnes correctement vaccinés contre la méningite soit 60,4 %. Le paramédical est la catégorie professionnelle la plus vaccinée, suivi des techniciens de surface. La problématique vaccinale au milieu militaire reste toujours posée du fait que son personnel est soumis à la mutation régulière, sans que les documents attestant la vaccination ne suivent, ainsi que l’absence des vaccins dans les unités, autre que celle de recrutement, ce qui explique ce taux bas de la couverture vaccinal contre le DT et à un taux plus que la moyenne contre la méningite. Par contre, le succès pour la vaccination contre l’hépatite B est corrélé ; à la disponibilité permanente du vaccin, et la mise en place d’un ensemble de mesure œuvrant à la vaccination systématique selon la réglementation militaire et civile en vigueur au sein de l’hôpital. Conclusion : : La mise en œuvre d’un programme de vaccination doit faire l’objet d’un suivi continu afin de pouvoir prévenir les risques infectieux dont le professionnel de santé et/ou militaire est le plus exposé.

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Résumés – Communications Affichées Évaluation de la prévalence des infections nosocomiales et de la consommation des antibiotiques au service de réanimation. Dahdouh-Akil S. Réanimation Médicale, CHU Annaba. Introduction : Devant un état infectieux, tout médecin se trouve confronté au problème général de la maîtrise de l’antibiothérapie. Le laxisme a conduit, dans ce domaine, à des conséquences redoutables en termes de résistance bactérienne. La multi résistance aux antibiotiques est l’image la plus grave de la résistance car elle réduit notablement les possibilités thérapeutiques. Le dépistage des BMR permet ainsi d’identifier les patients colonisés Objectif : Le but de cette étude est d’évaluer la prévalence des infections nosocomiales et les résistances bactériennes à l’antibiothérapie probabiliste en réanimation du CHU Annaba. Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 1533 dossiers de malades sous antibiotique en réanimation médicale - CHU Annaba, sur une période de 07 ans, de janvier 2005- décembre 2011. Toutes les prescriptions d’antibiothérapie probabiliste pour le traitement d’une infection nosocomiale en réanimation sont incluses dans l’étude. Résultats : 40% des malades de réanimation reçoivent une antibiothérapie soit 1835 prescriptions. L’antibiothérapie est probabiliste dans 80% des cas. Elle est utilisée dans le traitement des infections communautaires 24,6 %, les infections nosocomiales acquises en réanimation 68,5 %. Les infections les plus fréquemment rencontrées concernent l’appareil respiratoire (48%), et urinaires (34%). Les antibiotiques les plus utilisées sont : Les céphalosporines 3G (69%), l’imipenème (20,64%) et les quinolones (10,25%), les aminosides 35%. Les germes retrouvés aux prélèvements bactériologiques dans les infections nosocomiales sont : Acinetobacter 21,35 %, Klebsiella sp: 17,35 %, E. coli: 11%, P. aeruginosa: 10%, Staphylocoques à coagulase négative: 7,5%, Proteus 6,1%, Levures 18%. Nous constatons une multi résistance bactérienne en réanimation depuis 2008 concernant : l’Acinetobacter et le Pseudomonas aeruginosa. Resistance à l’imipenème : 32% pour l’Acinetobacter et 20% pour Pseudomonas auruginosa. Resistance aux C3G : 73% pour l’Acinetobacter et 20% pour Pseudomonas auruginosa. Le taux de mortalité en réanimation par cause infectieuse est de 52,1%. Conclusion : L’étude réalisée au niveau de notre service de 2005 à 2011 a montré une tendance à l’augmentation de la prévalence des infections nosocomiales. Cependant fait inquiétant, l’évaluation de la consommation de différents antibiotiques montre une augmentation alarmante induisant des coûts élevés et l’apparition de BMR. La surveillance des infections nosocomiales doit être en permanence confrontée avec la consommation des antibiotiques qui constitue un indicateur d’alerte. Nous insistons sur la nécessité d’une collaboration étroite entre l’unité d’hygiène hospitalière, le service de la pharmacie et le service de microbiologie.

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Résumés – Communications Affichées Vaccinations obligatoires et recommandées chez le personnel hospitalier en Algérie: Etat des lieux au CHU d’Annaba. Khezzane D., Nezzal AZ., Merbai M., Ali Tatar MC., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Objectifs : L’importance du risque infectieux en milieu hospitalier et les résultats obtenus par la vaccination pour contrôler certaines maladies infectieuses justifient notre étude au CHU d’Annaba avec les objectifs suivants: décrire la population à vacciner, réaliser une évaluation du programme de vaccination du personnel et faire une revue de la littérature sur les vaccinations obligatoires et recommandées pour le personnel de santé. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive transversale qui s’est déroulée du 01 /01/2012 au 20/05/2012, au Centre Hospitalo-universitaire d’Annaba (CHU) employant 3253 travailleurs salariés. Le matériel de l’étude a nécessité les fichiers informatisés de la vaccination (hépatite virale B, diphtérie, tétanos et grippe saisonnière), un logiciel Excel pour le traitement des données et la documentation en rapport avec le sujet. Les variables de l’étude englobent les caractéristiques de personne et de lieu. Les mesures de fréquence sont présentées. Résultats : 1. Le profil épidémiologique de la population salariée des 3253 travailleurs du CHU à vacciner d'Annaba est : 56.4% des travailleurs ont un âge supérieur à 40 ans, 56.1% des travailleurs sont de sexe féminin (soit un sex-ratio de 1.3), 37.3% et 38.4% des salariés appartiennent respectivement au corps paramédical et au corps technique. 2. Le bilan au 31/12/2011 montre que 68.3% des travailleurs salariés sont correctement vaccinés contre l'hépatite virale B, 47.4 % des travailleurs salariés sont correctement vaccinés contre la diphtérie et le tétanos et 30.9% des travailleurs salariés sont vaccinés contre la grippe saisonnière. Il montre également que le corps médical salarié et les stagiaires (internes et résidents) constituent les populations où la couverture vaccinale est la plus faible. 3. La revue de la littérature sur la vaccination du personnel de santé dans certains pays (Canada, France, Belgique?) montre que d'autres vaccinations, autres que celles proposées par la réglementation algérienne, sont préconisées. Conclusion : Malgré les progrès réalisés dans la couverture vaccinale, en particulier pour l’hépatite virale B, la vaccination du personnel de santé salarié connaît de nombreuses contraintes administratives, logistiques et celles liées à la population à vacciner entravant le déroulement du programme de vaccination. Cette étude montre également que d’autres vaccins sont préconisés pour le personnel de santé dans certains pays justifiant une réflexion sur l'introduction de nouveaux vaccins. Gestion des déchets générés par la préparation des traitements anticancers dans cinq établissements d’Alger. Liani N., Akif N. , Amari SM., Lamara Mahamed A. Université d’Alger 1. Laboratoire de Biogénotoxicité et santé au travail. Les anticancéreux constituent un groupe important de médicaments en matière de risques sanitaires et environnementaux; ils sont toxiques, cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques pour l’homme. Cette étude a pour objectif d’étudier les différentes étapes du processus de gestion des déchets générés par la préparation et l’administration de ces médicaments dans cinq établissements hospitaliers d’Alger. Les principaux résultats de cette étude montrent que les différentes étapes d’élimination de ces drogues ne sont pas menées correctement de même que leur rejet dans l’environnement se fait sans traitement préalable. Cette situation est liée à une absence d’adhésion du personnel soignant à la politique de gestion des déchets et à une limite de la réglementation nationale relative à la gestion et à l’élimination des substances chimiques dangereuses qui ne mentionne pas les déchets pharmaceutiques et les modalités d’incinération. Ce travail montre qu’il est impératif que le personnel soignant soit formé à la gestion des déchets pour être conscient des enjeux sécuritaires, environnementaux et économique liés à cette activité, de même qu’il est impératif pour les établissements de santé utilisant ce type de médicament de les éliminer par une filière spécifique aux déchets dangereux garantissant l’incinération à 1200°C conformément aux recommandation de l’OMS et des laboratoires pharmaceutiques.

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Résumés – Communications Affichées

La gestion des déchets médicaux et leurs effets sur la santé et l’environnement en Afrique: revue systématique. Beghdadli B., Ghomari O., Kandouci A.B. Laboratoire de recherche en environnement et santé. Université Djillali Liabes, Sidi Bel-Abbès. Objectif : Les déchets médicaux produits par les activités de soins représentent un problème de santé publique dans de nombreux pays en développement. Les risques inhérents à la mauvaise gestion de ces déchets, peut avoir des effets considérables sur la santé et l’environnement. Nous avons voulu connaître à travers les articles publiés, la manière dont étaient gérés les déchets médicaux dans les pays d’Afrique dont l’Algérie, et quels étaient les conséquences sur la santé et l’environnement. Méthode : Nous avons consulté la base de données MEDLINE, Pubmed. Au total, 54 articles ont été relevés, traitant de la gestion des déchets de soins et des conséquences sur la santé et l’environnement, quelque soit l’année de publication. Résultats : la quantité de déchets médicaux produite dans les pays d’Afrique est relativement inférieure à celle des pays occidentaux, mais la fraction à risque est beaucoup plus importante. Le tri des déchets à la source, la collecte, l’entreposage, le transport et le traitement des déchets reste inadéquat dans la plupart des pays et parfois présentant un réel risque pour la santé des travailleurs, des populations vivant au voisinage des incinérateurs souvent rudimentaires émettant des fumées et des gaz toxiques. Conclusion : L’absence d’une politique nationale et/ou locale et de réglementation, l’insuffisance de ressources, le manque de sensibilisation au risque du personnel et de formation sont les facteurs déterminant de la situation qui prévaut dans les pays africains.

Rôle des visites médicales spéciales dans le dépistage et la prévention des hépatites virales chez le personnel d’hémodialyse du CHU d’Annaba. Khafallah S., Khatmi S., Guéroui S., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine d’Annaba. Objectifs : Déterminer la fréquence des AES. Estimer le statut vaccinal. Evaluer la prévalence des hépatites. Evaluer les mesures de prévention appliquées. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective portant sur le personnel du service d’hémodialyse du CHU d’Annaba, sur une période de 10 ans, allant de 2002 à 2012. Nous avons utilisé pour notre étude : les dossiers médicaux des malades, le registre des maladies professionnelles et d’accidents du travail ainsi que des ressources bibliographiques. Résultats : L’effectif est de 76 agents hospitaliers le sex-ratio est de 1,45 ; l’âge moyen est de 43 ans. Le personnel paramédical est le plus représenté 62%, et les agents de service représentent 38%. La fréquence des AES rapportée est de 23%.La couverture vaccinale contre l’hépatite virale B est de: 88%. La prévalence des hépatites virales est de 7,8%. Conclusion : La surveillance médicale du personnel du service d’hémodialyse dans le cadre des visites médicales spéciales joue un rôle très important dans le dépistage et la prévention des hépatites, l’association des mesures adéquates : de surveillance sérologique systématique, une couverture vaccinale régulière, ainsi que la sensibilisation et l’information du personnel lors de la pratique des soins quotidiens.

XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail, Oran 14-16 décembre 2012


Résumés – Communications Affichées

Prévalence des pathologies infectieuses chez le personnel des cantines hospitalières du CHU d’Annaba. Harireche A., Khatmi S., Gueroui S., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine d’Annaba, Laboratoire de recherche santé environnement. Objectifs : Déterminer la prévalence des pathologies infectieuses chez le personnel des cantines hospitalières du CHU d’Annaba et les conduites à tenir. Méthodologie : Population cible : le personnel des cantines des différents hôpitaux du CHU d’Annaba. Il s’agit d’une étude épidémiologique rétrospective et transversale portant sur le personnel des cantines examiné durant la période 2000-2012. La collecte des données s’est faite à partir des dossiers des travailleurs des cantines des différents hôpitaux du CHU d’Annaba, les variables suivantes sont enregistrées : âge, sexe, établissement, poste du travail, ancienneté, antécédents médicaux, maladies en cours, résultats des examens de copro-parasitologie, nombre des visites médicales spéciales. Résultats : L’effectif est de 67, le sex-ratio est de 1 et la moyenne d’âge est de 45 ans ± 10 ans: 17 travailleurs (25.37 %) ont présenté des pathologies infectieuses. Il s’agit de 4 cas d’onychomycose (23.52 %), 7 cas d’intertrigo IO (41.17 %), 2 cas d’intertrigo Inter digital (11.76 %), 2cas de périonyxis (11.76 %), 2 cas de panaris (11.76 %). Tous les patients ont bénéficié d’une incapacité temporaire et d’un traitement. Certaines d’entre elles pourraient être réparées au titre de maladies professionnelles. Conclusion : Presque un travailleur sur quatre au niveau des cantines a présenté une infection mycosique ou bactérienne des mains et ou des pieds, ceci est à mettre en relation avec les conditions de travail dans les cantines. Un programme d’éducation sanitaire en vue de promouvoir l’hygiène individuelle et le port des équipements de protection individuelle ainsi qu’un programme d’inspection a été mis en œuvre.

Radioprotection en milieu hospitalier : cas du CHU d’Annaba. Khezzane D., Nezzal AZ., Gabsi A., Melais S., Nezzal AM. Université Badji Mokhtar, Faculté de médecine, Laboratoire de recherche santé environnement. Objectifs : Les prescriptions réglementaires concernant la radioprotection sont elles vraiment respectées au CHU d’Annaba. C’est dans cette optique que nous avons déroulé cette étude avec les objectifs suivants : décrire la population exposée aux rayonnements ionisants, établir un bilan sur l’observance des prescriptions relatives aux mesures de protection contre les rayonnements ionisants. Matériel et méthode : C’est une enquête descriptive de type transversale. La population d’étude est composée de 120 salariés exerçant au niveau du service de radiologie et l’unité de cathétérisme du service de cardiologie du CHU Annaba. Les moyens de l’étude se résument en une fiche technique comportant 18 variables concernant les données épidémiologiques de la population d’étude et un questionnaire conçu sur la base des nouveaux textes réglementaires comprenant 97 questions pour vérifier l’application ou non des règles relatives aux moyens techniques de protection, les conditions de détention et d’utilisation des appareils, la protection médicale des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants et le contrôle interne et externe. Résultats : Notre étude a révélé l’existence de non conformités concernant aussi bien les moyens techniques de protection, la protection médicale des travailleurs exposés, le contrôle interne et externe que les conditions de détention et d'utilisation des dosimètres. Ces non conformités se répartissent ainsi : Signalisation des zones réglementées (61%), mesures de protection contre les expositions externes (53%), conditions d’aménagement et d’accès (43.5%), conditions d’utilisation des appareils à rayons X (79%), mesures de contrôle interne (100%), mesures de contrôle externe (100%), tableaux de rangement des dosimètres (21%),prélèvements dosimétriques (100%), surveillance médicale particulière (50%). Conclusion : Il est urgent de mettre en œuvre les mesures appropriées pour améliorer l’application des dispositions réglementaires concernant la protection des travailleurs contre les effets des rayonnements ionisants. Une question s’impose : quelle est la situation en termes de respect des prescriptions réglementaires des nombreux détenteurs des équipements et/ou de substances émettant des rayonnements ionisants ?

XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail, Oran 14-16 décembre 2012


Résumés – Communications Affichées

La place de la médecine du travail dans la Direction de l’Education Nationale à propos d’un cas réel. Benaicha S., Benhassine W. Service de médecine du travail CHU de Batna. Problématique : Les risques pour la santé liés à l’utilisation des produits chimiques au niveau des structures pédagogiques sont méconnus. Le délai survient après une longue durée d’exposition rendant difficile l’identification de l’agent causal surtout par la non surveillance par la médecine du travail de cette catégorie de profession ; But : introduire la médecine du travail au niveau de ces structures pédagogiques dont l’objectif de notre intervention est d’identifier les risques chimiques présents dans ces structures et d’exposer leurs conséquences sur la santé du salarié à partit d’un cas réel ; Matériels et méthodes : La liste des produits chimiques manipulés, l’examen physique et le suivi d’enseignant de physique chimie dans un lycée de la wilaya de Batna qui a été victime d’un accident du travail en mai 2012. Résultats : Il s’agit de Mr A F âgé de 41 ans, employé par la Direction de l’Education Nationale au poste d’enseignant en physique- chimie dans un lycée depuis 14 ans, qui s’est présenté à la consultation de pathologie professionnelle pour éventuelle reconnaissance en maladie professionnelle des lésions cutanées survenues à la suite de manipulation des produits. A l’examen physique, le patient présente des antécédents d’asthme allergique et l’examen dermatologique objective une dermite irritative grave invalidante limitée aux deux mains d’étiologie inconnue. Discussion : L’interrogatoire sur la nature de différents produits chimique manipulés montre que l’enseignant a utilisé l’eau de javel à l’aide d’une brosse pour nettoyer les taches noirâtres présentes sur ses mains suite à la manipulation de la nitrate d’argent, donc la réaction entre ces produits chimiques donne l’équation suivante: NO3+ + Ag+ + H++CL + AgC l + HNO3, ce qui donne une formation de l’acide nitrique est responsable de ces lésions irritatives sur la peau potentialisée par l’effet mécanique de frottement de la brosse ce qui entraine la destruction importante et grave du derme et hypoderme favorisant ainsi l’absorption cutanée des différents produits chimiques, également l’étude de la liste des produits chimiques du programme d’enseignement de chimie montre la présence des produits chimiques irritants, corrosifs, explosifs et cancérogènes tels que hydroxyde de potassium, chromate de potassium, acide nitrique. Conclusion : Pour prévenir les effets aigus et chroniques liés à la manipulation des produits chimiques dangereux, l’organisme employeur devra prendre les mesures particulières de la prévention technique et médicale surtout la surveillance par la médecine du travail.

XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail, Oran 14-16 décembre 2012


Résumés – Communications Affichées

Evaluation du stress et des conditions de travail chez le personnel du bloc opératoire. 1-2 1-2 1-2 3 Amouchas D. , Djazouli M.A. , Tebboune CB. , Esquirol Y . 1- Service de Médecine du Travail. CHU Oran. 2- Laboratoire de Recherche en Santé Environnement. Université d’Oran. 3- UMR 1027 Université Paul Sabatier, CHU Toulouse, France. Introduction : Le milieu de soins représente un secteur particulier où plusieurs corps de métier exercent des activités diverses mais complémentaires. Ainsi le personnel soignant au bloc opératoire est constamment confronté physiquement et psychologiquement à des situations difficiles. Ces conditions de travail sont un facteur de stress indéniable et deviennent trop souvent la cause de dégradations des relations interprofessionnelles. Objectifs : - Estimer la prévalence du stress chez le personnel soignant au bloc opératoire. - Identifier les facteurs psychosociaux et organisationnels du stress qui peuvent être associés au milieu de travail. Matériel et méthodes: il s’agie d’une enquête épidémiologique descriptive transversale des facteurs générateurs de stress professionnel auprès du personnel soignant des blocs opératoires des différents CHU d’Oran sur une période de huit mois, baser sur un questionnaire comportant plusieurs rebiques: caractéristiques socioprofessionnelles, les facteurs institutionnels et organisationnels et le questionnaire de karasek. Résultats et Discussion : Notre étude a porté sur un échantillon de 221 soignants au bloc opératoire majoritairement de sexe masculin (60.2% versus 39.8%) avec un d’âge moyen de 34.6 (±8.2) ans. L’ancienneté moyenne à l’hôpital est de 7.48± 8.00 ans. Parmi les ATCDS médicaux personnels, retrouvés chez les sujets de notre population, on note les pathologies gastriques chez 19% des cas, les troubles musculo-squelettiques TMS chez 17.2 % et les pathologies cardiométaboliques chez 13.1% des cas. Selon le score des trois composantes du questionnaire de Karasek, on a trouvé que plus des deux tiers de la population d’étude subit une forte demande psychologique et dispose une faible latitude décisionnelle au sens de karasek, dont 19.5% (soit 43 soignants) sont en situation de « job strain » et 12.2% (soit 27 soignants) qui sont en situation « d’Iso-strain ». D’après l’analyse statistique des facteurs de risque organisationnels et de la charge de travail chez notre population, on trouve 40.3 % du personnel déclare avoir un nombre d’effectif diminué par équipe (moins de 04) avec une fréquence des gardes jusqu’à 06 gardes par mois chez 56.1 % des cas surtout chez les chirurgiens et les réanimateurs. En plus que le stress est majoré lorsqu’il s’agit d’un patient à opérer avec un pronostic grave à 94.6%, lors de manque de moyens à 90.5% des cas , en cas de situation d’urgence 80.5% , lors d’un conflit d’équipe entre chirurgien et réanimateur à 46.2% des cas et lorsque la durée de l’opération est longue à 48.4% avec éventuelle complication en pleine intervention chirurgicale. Notre étude a permis de préciser la prévalence, les facteurs institutionnels et organisationnels du stress chez le personnel soignant au bloc opératoire, et qui peut être à l’origine d’une détérioration de la relation entretenue avec le patient et la qualité des soins. Des mesures préventives s’imposent pour diminuer l’intensité du stress perçus.

XVIIIèmes Journées Nationales de Médecine du Travail, Oran 14-16 décembre 2012

Journal de médecine du travail 18  

18 èmes Journées de médecine du travail Oran 14 et 16 Décembre 2012