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Regards Croisés Le journal des Seniors de Sallaumines

décembre 2011

Edito

n°8

Le mois d'octobre a fait la part belle à la semaine bleue, qui se déroula du 17 au 23 octobre 2011. Le titre de cette semaine était évocateur : “Et si on chantait...”. Tout au long de la semaine les chants, la musique, la fête ont bercé de joie nos seniors. La semaine bleue nationale, c'est 7 jours pour mettre les personnes âgées à l'honneur.

A Sallaumines, c'est toute l'année que nous avons le souci de nos aînés. Comme je le rappelais en début d'année, lors de la cérémonie des voeux de la municipalité, tout est mis en place dans notre bonne ville pour que vieillir rime avec plaisirs. J'en resterai là sur ce sujet, préférant laisser la plume aux intéressés, qui vous racontent cidessous cette semaine de fête.

Comment ne pas apprécier cette semaine bleue à Sallaumines, qui pour moi fut rose, étant donné le caractère sympathique et chaleureux de tout, sans exception. Nous avons eu, au début de la semaine, le plaisir de voir une pièce de théâtre, mi-patois, mi français, qui nous a bien fait rire. Puis, les chansons de Mauricette et de son équipe. Alors, je me suis régalée avec tous les chants d’autrefois, qui me sont revenus en mémoire et que j’ai également fredonnés. Les accordéonistes de Sallaumines, avec leur chef, que j’ai admiré : tout en jouant de son accordéon, il vit sa musique. D’ailleurs je le lui ai dit.

Il y eut également des chansons enregistrées sur CD, en groupe ou chez soi, pour celles et ceux qui voulaient chanter. Nous avons eu la présence bienveillante de Monsieur le Maire, de ses adjoints et conseillers municipaux. Merci à Marie-Lou, du foyer, qui nous a chanté quelques chansons de son répertoire. Tout cela sous la direction d’Olivier. Merci aussi au personnel, si dévoué. Il y avait beaucoup de monde, également des personnes de l’extérieur. Vive aussi nos petits apéritifs, que l’on a sans doute mérités par tous nos applaudissements.

Semaine bleue

Sommaire

Je vous souhaite une bonne lecture. Christian Pedowski, Maire de Sallaumines

Vive la Semaine Bleue !

Elisabeth

p°2_Le coin des poètes

p°8_Les couleurs du temps...

par Marilou, Sophie, Camille, Jacqueline et Michel

par Pascale

p°4_La rétro par Alfred et Rolande p°5_A vos papilles par Vanessa Restos du Cœur par Michèle p°6_On mange, on bouge... par Olivier Doigts de Fée par Carmen p°7_Mémoires d’immigrés par Olivier

p°10_Rencontre par Marilou p°11_Histoire par Carmen et Cathy p°12_Condoléances à Carmen par Sophie Secrets et astuces par Marilou L’Equipe de rédaction

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Le coin des poètes Hymne aux mineurs

A douze ans, mon père fut mineur ; A quatorze, mon frère était au labeur, En ce temps là, il n’y avait guère d’autos. Les plus riches n’avaient qu’un vieux vélo, Les autres, la route à pieds ils faisaient, En chemin, la lune seule, les éclairait, Ils n’avaient pas encore commencé le boulot, Que la sueur leur collait déjà au dos. “Tiens ! bonjour Paul ! Salut Louis !” “Est-ce que cha va aujourd’hui ?” “Bein ! cha va, ça maintient, in ne peut pas faire autrement.” Avant de descendre dans l’ascenceur, Ils s’asseyaient tous en coeur, Ils posaient un instant leurs bavettes, Pour fumer la dernière cigarette. Ils la fumaient avec volupté, Car en bas c’est interdit de fumer. Le grisou est là à chaque pas, Et lui hélas, il ne pardonne pas. Je ne suis ni Victor Hugo ni Lamartine, J’ai simplement voulu faire un hymne A tous ceux qui sont de la mine, Mais c’est surtout pour ceux qui ne sont jamais revenus, Que va ma pensée très émue, Car dans mon cœur, il y aura toujours du respect, Pour les gueules noires du Nord et du Pas-de-Calais

Amour de jeunesse

Marilou

Je ne croyais pas au coup de foudre Mais le jour où je l’ai rencontré Je savais qu’il existait Tes regards insistants, ton sourire charmeur, me faisaient vibrer Chacun de tes gestes m’enchantait J’avais besoin de ta présence Quand tu me frôlais, je me sentais défaillir Au point de ne savoir quoi dire Ton absence me faisait souffrir Mais tout n’était qu’illusion C’étaient des rêves inachevés Car je n’ai pas su te retenir Et je poursuis ma route seule Et meurtrie à jamais Sophie

Émoi et moi

Un bel amour naissant Dès le premier regard Sans lui personne ne pourrait avoir Ces folles petites palpitations du cœur Celles qui au moment donnent tant de bonheur Mes pommettes rougissent un peu en ta présence Car l’amour pour moi est un sentiment d’offense Aimer n’est qu’une belle façon de souffrir Même si, hélas, elle me redonne le sourire -2-

Camille


Cinq petits sapins

Cinq petits sapins, En forêt dans un coin, Se dressaient vertement, Attendant l’hiver tristement, L’un d’eux pris la parole, Voulant jouer le beau rôle, Je parie que c’est toi, Qui partira avant moi, Ne fait pas le malin, Lui dit son voisin, Tu es le premier placé, Prêt à être déraciné, Faire le malin, tu sais bien Que l’homme brave le destin, Il choisira le plus loin, Tu en seras le témoin, Aucun vent ne venant les secouer, Pour clore cette animosité, Chacun dans ses pensées, Songeait à leur destin prématuré. Serais-je replanté pour l’autre année, Ou jeté aux objets abandonnés ? Mais personne ne peut savoir Son sort ou son valoir.

Quand l’arbitre fait partie du jeu Lire, écrire, compter, dessiner, Chanter, raconter, Jouer, aux jeux de société, Voilà où trouver, “La joie de vivre”, Exister ne suffit pas ! Les arts sont là pour nous faire vibrer ! Les harmonies, les chansons, la musique Populaire ou plus classique et aussi L’harmonie des couleurs, dans la nature, Ou en dessin, ou en photo, et aussi La grâce, la force et la beauté des animaux ; Mais la beauté farouche des éléments Déchaînés ne sera agréable que s’il n’a Aucune victime ! Nous sommes tous citoyens d’un Monde, à gérer ensemble : Nous avons le devoir de prévoir les conséquences Parvenant des catastrophes naturelles… Les contemplatifs ont de bonnes raisons D’admirer les merveilles de la création : Mais les réalistes eux, tiendront compte De la gravité des choses, en cas de catastrophes. Les uns et les autres sont complémentaires, et Les conciliateurs feront tourner la roue… ! Bien s’amuser, dans le respect et la bonne Humeur, en faisant passer le résultat du jeu, Après la bonne entente totale : C’est la joie aussi ! -3-

Jacqueline

Michel Dincq


La rétro La musique

De tout temps, la musique a eu une part importante dans la vie associative sallauminoise. Une maman nous raconte cette passion familiale, reflet de bien d’autres familles... Quand la musique est transmise de génération en génération. Notre fils Joël qui n’avait que cinq ans, écoutait son grandpère Alfred jouait de L’accordéon. Il appuyait sur les boutons, attentif ça lui plaisait son grand-père a dit ce sera la Relève, ce qui est arrivé. En effet, quand il a eu six ans, il a appris le solfège et la théorie chez Mme Brigitte Ducatel qui fut son professeur quelques années puis M. Nansion. En tant que mère, j’ai accompagné Joël, porter l’accordéon et suivi pour les devoirs, En concours pour les coupes du monde, il est allé à Paris, Bruxelles, Hénin-Liétard et les récompenses, cela a été notre fierté. Pendant nos fêtes familiales, Joël jouait aussi bien de l’accordéon, ou de son orgue et son père Alfred l’accompagnait à l’harmonica. Espérons qu’il y aura la relève pour perdurer la musique.

Voyage des retraités

Rolande

Aïe, aïe, j’ai d’mo à mes gampes et pis din min dos. J’in peu pu et ch’ cru bon qu’ech’viendro pu. Ché trop dur, in d’vient tro vieux. Din ch’bus, y fait trop co et trop fro. Ach marché, là Cha va ben, y fo tout di les quer et ch’marché y’est grand. Visite d’el cave à pinard : tout est bon din l’dégustation. Ché gratuit avec en plus du sauciflard et des morciaux et fromages. Mais ché vrai qu’in accatte ben. Après faut tout rapporter d’in ch’bus. Heureusement qu’y a cor des bones gins pour donner un bio coup d’main. Finalité : Y distent qu’y viendrons pus ! comme si ? l’année prochaine, Y s’ront toudis là din ché premiers pour faire el queue ! Sallaumines fait des biaux voyages pour ché vieux et ben encadrés, Pourvu qu’cha dure. In à tertous passer ed’bonnes vacances in Ardèche. Vive Sallaumines, à l’revoyure. Alfred

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A vos papilles Gâteau aux potirons

La cueuillette des potirons par les résidents du Foyer et les Collégiens

Pour 6 personnes et demi : 150 g de sucre fin 150 g de fleur de maïs ou fécule de pommes de terre 150 g de pulpe cuite de citrouille 3 œufs 4 cuillerées à soupe d’huile de noix ou noisettes ½ sachet de levure chimique 1 pincée de sel 1 cuillerée à soupe de vanille liquide ou de Rhum (selon l’humeur) 1 cuillerée à soupe rase de poudre de cannelle

Faire cuire la citrouille coupée en dés à la vapeur et mixer ou passer au presse purée Mélanger le sucre et les jaunes d’œuf et battre avec le fouet pour les faire mousser Ajouter la fleur de maïs ou la fécule de levure Ajouter l’huile et les parfums Ajouter alors la purée de citrouille et bien mélanger Battre les blancs d’œuf en neige ferme avec le sel Incorporer délicatement les deux mélanges sans “casser” les blancs d’œuf Verser l’appareil dans un moule beurré de votre choix Mettre à four chaud pendant 45 minutes à 180° Vérifier la cuisson en piquant un couteau dans le gâteau (le couteau doit ressortir propre)

Les Restos du Cœur

Vanessa

Qu'il est bon d'oublier nos petits maux quelques instants. Vous n'êtes pas sans ignorer la catastrophe qui s'est produite au Japon ; ce qui a provoqué des milliers de morts et de disparus. Mais quand je vous invite à oublier nos “petits maux”, je pense aussi à ceux, qui, pour une raison ou une autre se retrouvent momentanément en difficultés, parce qu'ils ont bien souvent perdu leur emploi. C'est pour cette raison que “notre ami Coluche” avait lancé l'idée de créer les “Restos du Coeur”. -5-

Je vous avouerais que chaque année, je suis le spectacle à la télévision. Je ne sais si vous en faites autant, mais je peux vous assurer que, pendant au moins 1 heure, je ris et je pleure, mais de joie, tant les participants préparent des scènes comiques. J'oubliais l'essentiel, c'est de vous préciser que ce sont 40 chanteurs et autres acteurs de grande renommée qui s'investissent pour créer un CD et un DVD, dont la vente sera entièrement reversée au profit de personnes qui ont besoin d'aide. 1 CD ou 1 DVD acheté représente 18 repas servis et je vous garantis une heure agréable à passer et pendant laquelle vous oublierez vos “petits maux”. L'an dernier, 110 000 repas ont été servis ! Essayez au moins une fois, vous verrez... Michèle


On mange, on bouge... La forme par Évelyne

Coucou me revoilà sur Regards Croisés pour vous faire part des activités que je pratique au sein de la ville de Sallaumines et au Foyer Jacques Duclos. Ma vie a beaucoup changé. Je pratique du sport : gym, marche Nordique et maintenant des cours de diététique avec l'aide d'une vraie diététicienne qui se prénomme Valérie. Elle nous dit comment bien se nourrir pour éviter de nombreuses maladies, genre diabète, cholestérol et bien d'autres. Nous sommes actuellement douze Sallauminoises et Sallauminois, car même les hommes peuvent participer à ce genre de cours. On y prépare nous mêmes, avec l'aide de Valérie, le repas du midi. Les cours se terminent à 13 heures et commencent à 9 heures. C'est la joie et la bonne ambiance qui se trouvent au sein de ce groupe. On rit, on parle, ça change la vie et ça détend. Merci à la municipalité de nous faire vivre ces bons moments, pourvu que cela continue. Et bien sûre merci aussi à Valérie qui nous remet en forme !

Doigts de Fée Jupe gitane n°8

Évelyne

Monter une ceinture avec un élastique de 2,5 cm Froncer chaque bande

70 cm

20 cm

20 cm

Monter la jupe

2 fois

90 cm

2 fois

20 cm

2 fois

20 cm

110 cm 2 fois

150 cm 2 mètres en 1,50 Carmen -6-


Mémoire d’immigrés... Retour de Pologne pour Benoit !

Comme prévu, notre ami Benoit est parti en Pologne, sur son vélo. A raison de plus de 100 kms par jour, il a parcouru 1.500 kms en 13 jours. Malgré ce rythme impressionnant, il en a profité pour faire du tourisme et de belles rencontres. Première halte touristique à l'abbaye de florette en Belgique. Ensuite direction Namur, où notre globe-trotter a pu découvrir cette belle ville Belge tout en s'essayant sur un parcours emprunté par les coureurs du tour de France. Puis vint la traversée de l'Allemagne où Benoit a découvert des paysages magnifiques avant de prendre la direction de la Pologne, pays de ses ancêtres. En Pologne, il rencontra des gens bien sympathiques qui lui indiquèrent son chemin malgré la barrière de la langue. Benoit se souvient d'une dame, d'origine Espagnole qui lui offrit l'hospitalité et une douche le temps d'un repas, alors qu'il était en train de faire sa “popote” à l'abri de la pluie sous un arbre. - 7-

Arrivé à Czestochawa, en Pologne au départ de la Route des nids d’Aigle, Benoit rencontra son homologue associatif polonais, par le plus grand des hasards. Les deux défenseurs du vélo ont pu partager leur passion en faisant un bout de chemin ensemble, se promettant de faire une action commune (jumelée) en faveur des utilisateurs de cycle. Sur la route vers Cracovie, il rencontra un couple d'Allemands avec qui il partagea des kilomètres. Ensemble ils profitèrent de l'hospitalité d'une directrice d'école qui les hébergea dans l'école. L'étape suivante fut Auschwitz, où il découvrit l'horreur humaine, l'industrie de la mort, au travers des camps de concentration qu'il a visités. Avant son départ, il pu visiter le château de Cracovie et le magnifique quartier juif de la ville. Sa dernière étape fut pour les mines de Sel de Wieliczka. Après cette ultime visite, l'heure du départ avait sonné, avec un peu d'avance certes, mais un appel de France l'obligeait à rentrer. Son vélo encartonné, c'est en bus que notre ami regagna la France. Il gardera de son épopée de superbes souvenirs au travers des gens qu'il a rencontrés et des routes qu'il a parcourues. Il a découvert une jeunesse accueillante, des générations plus âgées, plus réticentes face à l'étranger et un art de vivre qu'il a particulièrement apprécié au sein des campagnes polonaises. En tout cas, il le promet, il retournera en Pologne, en vélo, pour finir ce qu'il a commencé, la découverte de ses origines...

Olivier


Les couleurs du temps L’école aujourd’hui

Lors de notre précédent regards croisés nous nous étions remémorés avec nostalgie la rentrée scolaire d’autrefois. C’est avec attention que nous sommes allés à la rencontre des écoliers d’aujourd’hui curieux de découvrir une école qui nous parait si différente de celle que nous avions connus et de ses écoliers qui seront les principaux acteurs de ce que sera la société de demain. Rencontre et découverte de l’Ecole Barbusse de Sallaumines avec une classe de CM2. En franchissant la grille de cette école et en gardant en mémoire nos souvenirs d’écolier, il les cartables sont est vrai que aujourd’hui colorés tout semble et les cahiers assortis, différent. Les murs gris, les crayons également les longs cou- 8-

loirs, les petites fenêtres ont fait place à des bâtiments neufs, modernes, lumineux où il fait bon d’y entrer. Les interminables couloirs d’antan se sont transformés en murs peints où sont mis en valeur les exposés de nos jeunes élèves.


contre les dangers qu’ils pourraient un jour L’odeur de craie et de table cirée a disparencontrer (drogue, violence, addiction...). rue, les pupitres de bois ont fait place a du En fait, l’école est devenue une organisation mobilier clair et stratifié, l’estrade a été réfléchie, un découpage méticuleux du abandonnée donnant ainsi l’image aux entemps des activités et des apprentissages fants d’une institutrice plus proche, plus avec la recherche d'une autonomie croisaccessible. sante de l'élève et un souci affiché de son La jeune dame souriante qui nous accueille expression. est la directrice, Mme Dyzma. Elle nous présente sa classe de CM2 qui compte 23 élèves, garçons et filles. Tous se lèvent pour nous saluer, le silence que nous aurions eu d’antan s’est transformé en sourire, en questionnement. Mme Dyzma nous dit que les enfants d’aujourd’hui ont besoin de bouger, ils ont du mal parfois à se concentrer et posent beaucoup de questions. Les programmes scolaires sont plus chargés qu’autrefois car tous iront en Les exposés des enfants sont mis en valeur 6ème et il faut les y prépadans les couloirs rer. De plus on ne leur fait plus simplement la leçon, il faut être plus pointu et leur expliquer le Lorsqu’on demande aux enfants ce qu’ils pourquoi des choses. feront plus tard, tous lèvent la main s’emL’éducation nationale demande aux maîtres pressant de nous répondre : “Médecin” d’école d’aujourd’hui d’éveiller la curiosité, nous dit Juliette, Cécilie et Asma “maîtresse le sens de la réflexion, de susciter l’imagid’école”, Zacharia lui sera pilote d’avion nation afin que les enfants soient euxtandis que Morgan, Luca, Dylan seront vémêmes acteurs dans leur classe et non plus térinaires... Tous ont les yeux qui brillent se recevoir les connaissances sans en comprojetant dans un avenir que nous leur souprendre le sens. haitons le meilleur possible en tout cas Tout est mis en place pour leur venir en nous pouvons dormir paisiblement la relève aide, des temps d’accompagnement perest là, faisons leur confiance. sonnalisés permettent à chacun d’aller à À la question : “aimez-vous votre école ?” son rythme, cela va de l’aide aux devoirs tous répondent “oui !” sans hésitation. pour ceux qui en ont besoin a un accompaLes enfants d’aujourd’hui sont différents de gnement plus pointu pour les meilleurs ceux d’hier, ils ne sont ni meilleurs ni moins d’entre eux. bons, ils sont ce que la société a fait d’eux, Le sport et les loisirs tiennent une place ils s’adaptent a ce que nous avons fait du très importantes, théâtre, foot, échecs leurs monde d’aujourd’hui. Nous les remercions sont entre autres proposés, ils peuvent pour leur bon accueil, leur dynamisme, leur aussi être force de proposition d’activités gentillesse et leur souhaitons bonne route. nouvelles comme cela l’a été pour le Merci à Mme Dyzma d’être aussi bienveillante avec nos enfants et de nous avoir achockey ; Il ne faut pas oublier également la cueillis si gentiment. partie prévention, anciennement leçon de morale, qui consiste à les mettre en garde Pascale - 9-


Rencontre Quiqui

Maman l’avait appelé Marquis ; Je trouvais ce nom trop pompeux pour lui. Et je l’ai surnommé Quiqui. Lorsque nous l’avons eu, il était tout petit De chien de mon enfance, je n’ai connu que lui. Pensez !… lorsqu’il nous a quitté pour son paradis (des animaux), il avait dix sept ans et demi. Mon frère m’avait fabriqué une charrette avec une caisse en bois, je me souviens c’était une caisse de lait Gloria. Avec des vêtements de ma vieille poupée, j’habillais Quiqui, une petite couverture, un oreiller, et dans les rues j’allais le promener. Quiqui ne bougeait pas, tout content d’être là, même il s’endormait parfois. Quiqui était un chien ratier et bien des fois, il a su le montrer. Papa était mineur mais pendant ses congés d’été, il allait faire les moissons chez les fermiers et bien sûr Quiqui l’accompagnait. Dans les ballots de paille il allait guetter ! Puis avec une souris dans la gueule il revenait. Mais quand c’était un rat qu’il avait rapporté, maman n’était pas contente quand elle l’apprenait, car elle disait qu’un jour, ce se- 10 -

rait Quiqui qui se ferait tuer. Papa s’amusait à lui lancer son briquet et le chien allait le rechercher en dessous du buffet. A force le briquet était tout croqué. Quand papa allait jardiner, il était près de lui, allongé. A ce propos, j’ai une anecdote à raconter… du jardin papa venait de rentrer, une cigarette il a voulu allumer en fouillant ses poches il s’aperçut que son briquet avait disparu. Tout à coup, lui vint une idée, son briquet était sûrement tombé, il cria “Quiqui va chercher briquet”. Quiqui fila dans le jardin, quand il revint, il avait le briquet dans la gueule, quand papa lui prit il avait larme à l’œil. Pour ce chien que j’ai aimé, que j’aime, j’ai fait ce long poème. Ce chien nous a aimé et il nous l’a prouvé, à ça ! Me direz- vous, ce n’était qu’un chien ! Mais on ne trouve pas toujours même chez des humains. Cet amour, cette amitié, ce bonheur Que Quiqui a laissé dans mon cœur.

Marilou


Histoire Naissance d'un nouveau paysage industriel

L'espace rural est alors progressivement grignoté. La route de Douai, encore bordée d'arbres, longe encore de grands champs de betteraves qui laisseront bientôt place aux cités minières. La ville s'anime au début de ce siècle autour des commerces et estaminets de la route de Douai déjà bruyante et de l'artère originelle, la rue de Noyelles, sur laquelle se dresse l'église St Vaast construite au début du siècle, et détruite pendant la guerre 14-18. Les évènements marquants de la première moitié du XXe siècle Un évènement tragique frappe Sallaumines en ce début de siècle : la catastrophe des “mines dites de Courrières” en 1906 provoque la mort de plus de 300 sallauminois. Un monument situé devant la mairie commémore ce drame. Quelques années plus tard, la première guerre mondiale est dévastatrice. La ville est bombardée et les allemands ordonnent l'évacuation totale de la cité. Tout est à reconstruire. La création du chemin de fer morcelle le paysage. L'activité minière, dont la localisation est strictement liée à la géologie, va engendrer la naissance du réseau ferré - 11 -

pour l'acheminement du charbon. Ces nouvelles voies de communication, omniprésentes au sein de toute agglomération, constituent des noeuds encerclant les fosses et enclavant les cités minières. C'est le cas par exemple de la cité des cheminots. Au nord de Sallaumines, la ligne LensHénin-Liètard au sud, scinde également la commune en deux. Dans toutes les villes, ces coupures urbaines poseront de gros problèmes de cohésion entre quartiers. L'apparition du paysage industriel De nouveaux éléments apparaissent dans le paysage minier avec le triptyque carreau de fosse, chevalement et terril. Les fosses 4 (sud-est), 5 (nord) et 13 (ouest) sont successivement ouvertes par la Compagnies de Courrières. Des cités minières se construisent à proximité. De 1900 à 1949 vont se succéder 5 maires à la tête du Conseil Municipal parmi lesquels Narcisse Toulouse, Constant Delplanque, Jacques Louart et Francis Jiolat pour la plupart issus de la corporation minière hormis M Narcisse Toulouse (Cultivateur). A suivre...

Carmen et Cathy


Condoléances à Carmen

Dans certaines circonstances de la vie, nous nous trouvons désarmés pour continuer de lutter contre la souffrance et la maladie. Nous ne contrôlons plus les réactions de ce corps, qui était très actif et qu’on ne reconnaît plus. Les souffrances s’accumulent. On n’a plus le courage, ni la force de lutter. Et finalement on voudrait être libéré de ce corps meurtri, par la maladie. Mais, des mains tendues se joignent vers nous, pour nous aider à traverser les épreuves, alors continuons de lutter jusqu’au bout ! Carmen, l’équipe de la rédaction se joint à moi, pour vous présenter nos plus sincères condoléances, dans ces moments difficiles. Nos amitiés.

Secrets et astuces de nos grands-mères Remède contre la toux

Sophie

Rien de tel que du miel. Le boire mélangé avec du lait ou de l’eau bien chaud(e). Boire à petites gorgées. Pour éviter les toux nocturnes dues à l’air sec d’une pièce chauffée, laissez une tasse remplie d’eau sur le radiateur, vous pouvez y plonger une branche de thym.

Tisanes et infusions

La camomille : Très efficace contre les maux de tête et contre les crises de foie. Le soir elle vous facilite le sommeil. Le Thym : Une infusion de thym dissipe les pesanteurs d’un repas trop riche. En fumigation contre un début d’un rhume. C’est un antiseptique. Aubépine : Excellent calmant contre l’insomnie, l’angoisse, modérateur du cœur. Reine des près : Diurétique, un bon remède contre l’arthrite, les courbatures et les douleurs en général. La mauve : Recommandée dans toutes les inflammations des bronches et de l’intestin.

Direction les Alpes Maritimes...

Marilou

Du 23 au 30 septembre 2012 aura lieu le traditionnel séjour ANCV à Roquebrune Cap Martin, dans les Alpes Maritimes. Ce séjour bénéficie de plusieurs possibilités de financement partiel permettant au seniors Sallauminois de partir en vacances dans une résidence avec piscine, en pension complète, à moins de 2 kms de la plage, à des conditions très avantageuses. Le nombre de place étant limité vous pouvez d'ores et déjà téléphoner au 03.21.67.36.61 pour réserver vos places.

L’équipe de Rédaction

Jacqueline - 82 ans, Jeannine - 86 ans, Olivier - 37 ans, Rolande et Alfred - 66 ans, Saâdi - 48 ans, Monique - 62 ans, Pascale - 48 ans, Carmen - 75 ans, Sophie - 79 ans, Monique F. - 57 ans, Marilou - 69 ans, Ginette - 80 ans. Vous souhaitez témoigner ou faire part d’une passion, d’une expérience... Contactez le comité de rédaction au : 03.21.70.70.49 -12 -


Regards Croises n°8