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DOSSIER

AIDES ET ACCOMPAGNEMENT à LA CRéATION D’ENTREPRISES q rencontre avec jean-claude daouSt q comment financer mon entreprise ? q Quelle place pour les femmes entrepreneurs ?

Supplément publicitaire à La Libre Belgique du 28.09.2013

q aides aux entreprises en difficulté

Dossier publicitaire réalisé par IPM advertising sa Product Manager : José Piron (0475 73 85 20) Editeur Responsable : Emmanuel Denis Groupe Multimédia IPM Rue des Francs 79 B- 1040 Bruxelles Bureau de dépôt : Bruxelles X


Prix belge de l’Energie et de l’Environnement 2014 : l’appel est lancé aux projets durables ! Pour la 9ème année consécutive, le Prix Belge de l’Energie et de l’Environnement met à l’honneur ceux et celles qui, au travers de leur réalisation et de leur créativité, œuvrent à la préservation de la planète.

Un concours ouvert à tous ! Le Prix belge de l’Energie et de l’Environnement vise à récompenser toutes les initiatives positives et reproductibles en faveur de l’environnement, de l’énergie et du changement climatique. Ce concours est ouvert à tous les belges (à titre individuel ou via leur organisme) : citoyens, entreprises, institutions, associations, écoles et universités, villes et communes... Depuis 2006, il a déjà rendu hommage à plus de 1.500 belges engagés dans le développement durable.

2014

Soutenez le Prix belge de l’Energie et de l’Environnement : une visibilité durable et positive ! L’appel est lancé aux sociétés qui désirent s’associer à cette importante sensibilisation en faveur de la planète. « C’est tout bon pour l’environnement et cela représente une vitrine d’exception ! », comme le souligne un partenaire de longue date. Avec sa large campagne de promotion (d’une valeur, en 2013, de + de 560.000 €) et sa prestigieuse soirée de remise de prix, le Prix belge de l’Energie et de l’Environnement constitue un événement médiatique de haut niveau qui offre une visibilité exceptionnelle à la fois aux candidats mais également aux partenaires sponsors.

Une vitrine d’exception durant toute l’année

Un engagement pour les générations futures Si nous sommes nombreux à agir, à relever le défi et à nous engager, encore faut-il faire savoir et faire connaître ces initiatives pour notre bien à tous. C’est ce que propose le Prix belge de l’Energie et de l’Environnement. Fort de ses partenaires de choix, de ses nombreux soutiens et d’une très large médiatisation le Prix vise à : q stimuler les initiatives positives et reproductibles, q faire connaître les “success stories”, q démontrer que chacun peut agir à son niveau en matière d’énergie et d’environnement et que de telles actions sont rentables et à la portée de tous.

Des lauréats sélectionnés par un panel d’experts Un panel d’experts, évalue et classe les dossiers en utilisant une grille d’évaluation préétablie. Cette procédure garantit l’équité et l’analyse objective de chacun des dossiers. Le comité du jury se compose de représentants des différentes universités du pays, des entreprises, des syndicats et des ONG et apporte son savoirfaire dans l’analyse détaillée de chacune des nombreuses candidatures.

Remise des trophées La cérémonie de remise des trophées se déroulera le 5 juin 2014 - en association avec la Journée mondiale de l’Environnement, instaurée par les Nations Unies – sur le site de Tour&Taxis. Lors de cette soirée, les meilleures démarches sont récompensées en présence de nombreux représentants du monde politique, économique, scientifique, et associatif. Plus d’infos : visitez le site www.eeaward.be ou contactez Nathalie Nicosia - 0477 61 70 41 - info@eeaward.be

La prestigieuse cérémonie de remise des Prix ainsi que l’importante campagne de médiatisation, offrent aux partenaires sponsors une large visibilité et une communication positive étalées sur une année.

Un vaste soutien Ce Prix a pu voir le jour grâce au soutien précieux de partenaires industriels et institutionnels et de la Fondation Polaire Internationale, fondée par Alain Hubert. C’est sans compter également sur le soutien de plus de 100 organismes qui relaient l’information vers leurs membres, via leur site ou newsletter. Infos : José Piron - 0475 73 85 20 - info@eeaward.be


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Sommaire Prix belge de l’Energie et de l’Environnement 2014 :  l’appel est lancé aux projets durables !

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Rencontre avec Jean-Claude Daoust, patron, Président Honoraire  de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) et actuel président du Beci (la Chambre de Commerce et Union des Entreprises de Bruxelles)  Entrepreneur, un métier comme les autres… ou presque

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Ethias des solutions informatiques performantes au service des entreprises 

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Comment financer mon entreprise.  A quelle porte aller frapper ? Quel soutien espérer ?

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Les différentes étapes pour la création de mon entreprise

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SPRL S, un nouveau souffle.

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Pourquoi ne pas opter pour la franchise

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Franchise, quelques exemples qui marchent

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Ygretec : actions et outils proposés

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Le micro-crédit, comment ça marche. A qui est-ce destiné ?

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Micro-crédit, ça marche. La preuve par l’exemple

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Le produit mixte de la Socamut La nouvelle solution pour les TPE et les indépendants

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Quelle place pour les femmes entrepreneur ?

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Entreprendre en passant par le rachat d’une entreprise, c’est possible

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Les aides au démarrage d’une activité

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Les aides aux entreprises en difficulté

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Salon Best et Municipio

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Gros plan sur la Wallonia Export-Invest Fair. Le salon B2B à ne pas manquer

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Congrès Belge de la Route Liège 2013 - Un très grand succès

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Administrateur délégué François le Hodey Directeur des ventes publicitaires Emmanuel Denis Sales advertising manager Henry Visart T. : 02 211 29 59 F. : 02 211 29 97 henry.visart@ipmadvertising.be

Coordination d’édition José Piron - Product Manager gsm : 0475 73 85 20 jose.piron@ipmadvertising.be

Editeur responsable Emmanuel Denis Rue des Francs, 79 B-1040 Bruxelles

Mise en page www.crd.be

Toute reproduction totale ou partielle est strictement réservée à l’éditeur. Le contenu de cette édition n’engage pas la rédaction.


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“En Belgique, on est parfois trop naïf” Administrateur-délégué de Daoust Interim, président de Beci et ex-président de la Fédération des entreprises de Belgique, Jean-Claude Daoust dresse un portrait de l’entrepreneuriat dans notre pays. Un regard éclairé qui pointe le faible taux de création d’entreprises en Belgique, les raisons de cette frilosité entrepreneuriale et les forces et faiblesses de notre marché.

Jean-Claude Daoust, comment expliquer le faible taux de création d’entreprises dans notre pays, par rapport au reste de l’Europe et, surtout, aux pays industrialisés ?

En dehors de la volonté pure, l’entrepreneur est-il suffisamment soutenu ou encouragé par les pouvoir politiques et pas trop écrasé par la pression fiscale ?

« Ce n’est pas un constat neuf, malheureusement. Cela fait des années que nous sommes confrontés à cette problématique. Lorsque j’étais président de la FEB, entre 2005 et 2008, nous analysions régulièrement ces chiffres, nous menions une étude annuelle pour tenter d’analyser la faible moyenne de création d’entreprises qui caractérise la Belgique par rapport aux pays industrialisés.

« Cela fait des années qu’on entend les pouvoirs politiques dire qu’ils font tout pour soutenir l’entrepreneuriat. Mais dans les faits, on ne voit juste rien venir. Il n’y a pas de signal fort en la matière. Les politiques sont bien trop emprisonnés dans leur problématique budgétaire. Ils compliquent donc la vie des entrepreneurs, les charges patronales sont bien trop élevées.

Je pense qu’à la base il y a quelque chose de culturel. Il semblerait que les familles belges n’encouragent pas les jeunes à se lancer. Plus inquiétant encore, même au sein des familles où une entreprise existe, on remarque que la succession est de plus en plus rares. Le taux de reprise est particulièrement mauvais. C’est une mentalité, les enfants préfèrent vendre pour toucher l’argent. Ils ont vu leurs parents bosser comme des fous et ne veulent pas suivre le même chemin. »

C’est aussi assez effarant de voir le nombre d’universitaires qui, bien que bardés de diplômes, ne songent pas à entreprendre et visent plutôt un poste de cadre au sein d’une grande société. C’est très bien, il n’y a absolument aucune honte à cela, mais c’est un témoin de plus du peu d’intérêt qu’ils portent à la création d’une entreprise.

Pourtant, des entreprises se créent, la volonté n’est donc pas totalement absente... « Non, fort heureusement, mais on constate que les entreprises se créent souvent au sein de groupes qu’on n’attend pas sur ce terrain. Des personnes peut-être dotées de moins d’atouts à la base, qui n’hésitent pas à créer de petites entreprises, surtout des professions libérales ou dans des domaines plus techniques. Mais c’est frappant, sur le plan culturel à nouveau, de constater que quand un jeune annonce qu’il veut créer son entreprise, son entourage lui conseille de s’asseoir, de prendre un café pour en discuter calmement, comme si c’était une mauvaise idée. En comparaison, aux États-Unis, quand un jeune entreprend la même démarche, on débouche le champagne. Je pense qu’il y a une trop grande pression de l’entourage, les jeunes n’osent donc pas entreprendre, du peur du qu’en dira-t-on en cas de faillite. »

Par ailleurs, avec le transfert de compétences du fédéral aux Régions, ces dernières sont aussi face à de nombreux problèmes tels que la démographie ou le taux de chômage élevé, ce qui ne leur permet pas de se focaliser sur des mécanismes dynamisant l’entrepreneuriat. »

La SPRL-Starter vient d’être réformée, en supprimant l’obligation d’adéquation avec les statuts d’une SPRL classique endéans les 5 ans, est-ce suffisant pour aider le jeune à monter une entreprise ? « Je pense que de nombreux jeune se sont lancés avec succès, en trouvant du soutien auprès d’associations, de la chambre de commerce ou d’autres partenaires. C’est la preuve qu’avec un bon projet on peut y arriver. La SPRL-S est une des pistes, même si certains regrettent que ce mécanisme oblige à faire réaliser un plan financier par un professionnel et à passer un acte devant le notaire, ce qui engendre certains coûts. Je n’estime au contraire pas que ce soit un frein car ces quelques milliers d’euros ne sont pas un obstacle quand on a un projet viable. Au contraire, faire avaliser son plan financier par un professionnel permet d’éviter bien des déboires. Certains candidats-entrepreneurs nourrissent des rêves utopiques et s’ils devaient engager des fonds propres ou faire appel à la famille pour monter un projet voué à l’échec, cela entraînerait bien des drames.


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Les professionnels sont au contraire là pour jauger la viabilité de l’entreprise, ce qui n’est donc pas un frein, mais un coup de pouce. Contrairement à ce qu’on dit, les banques ne sont pas un obstacle non plus. Elles disposent généralement de cellules d’accompagnement salutaires, même si le financement de petits dossiers ne les passionne pas. »

Alors que la mondialisation était sur toutes les lèvres il y a quelques années, on assiste à un retour des entreprises vers l’Europe. Malheureusement, peu reviennent en Belgique, comment expliquer ce phénomène ? « Les délocalisations ont en effet été nombreuses vers la Chine et les pays émergents. Les entreprises semblent en être revenues, notamment dans le domaine du textile où les unités de productions ont été rapatriées en Tunisie ou ailleurs. Mais il faut signaler que si certaines entreprises ont pu maintenir leur activité, c’est précisément parce qu’elles ont délocalisé, tout en maintenant leur centre de décision sur notre territoire. Ce n’est pas un phénomène typiquement belge. Dans le rapatriement de leurs activités plus près de chez nous, il y avait peut-être un coup à jouer pour qu’au lieu de se retrouver en Tunisie, les unités de production retrouvent leur place en Belgique. Mais c’est une problématique complexe. En son temps, Guy Verhofstadt avait bien tenté de sauver les usines de montage automobile en abaissant les charges patronales dans ce secteur, mais

c’est illégal au regard de l’Union européenne car cela s’assimile purement et simplement à des aides d’État. Il avait cependant trouvé la parade en abaissant les charges sur les heures supplémentaires ou le travail de nuit. On imagine que dans le domaine du textile, gros pourvoyeur de main d’oeuvre peu qualifiée, un tel mécanisme aurait pu être utilisé, mais tout n’est pas aussi simple. »

Avec la libre circulation des personnes et des marchandises au sein de l’Union européenne, on ne semble donc pas faire le poids... « La libre circulation est un fait. On a, en Belgique, une application très naïve de ce principe. Chez nous, les portes semblent ouvertes aux entreprises étrangères alors qu’il y a fort à parier que si une entreprise belge décide de s’installer dans un autre État membre de l’Union, ce pays fera tout pour respecter la réglementation européenne tout en appliquant un maximum de mesures protectionnistes. Malheureusement, n’importe quel entreprise étrangère qui soumissionne pour un marché public en Belgique a toutes les chances de l’emporter. Je ne suis pas persuadé que ce soit la même chose à l’étranger, où les critères favorisant la main d’oeuvre locale priment bien souvent. »


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Entrepreneur, un métier comme un autre Secrètement, tout le monde rêve quelque part d’être son propre patron. Pourtant, même si l’entrepreneuriat progresse en Belgique, c’est à pas feutrés. Notre pays compte quelques 498 225 PME, dont 468 777 sont des micro-entreprises, selon des chiffres de la Commission européenne. Avec 51,8% de l’emploi et 42,3% de la valeur ajoutée, les PME affichent une progression ces dernières années. Cependant, le taux d’entrepreneuriat en Belgique reste inférieur à celui de la moyenne européenne : 7 % contre 12 %. Côté intentions, c’est aussi pus faible que nos concitoyens européens, avec 11% de projets contre 13% de moyenne dans l’Union.

SPRL

SPRLU

Associés

Minimum 2

1

Capital minimum

18.550,00 €

18.550,00 €

Capital à libérer

1/5 du capital avec un minimum de 6.200€

12.400,00 €

Responsabilité

Limitée aux apports

Limitée aux apports

Patrimoine

Distinct de celui des associés

Distinct de celui des associés

Apport de capital

En espèce ou en nature

En espèce ou en nature

Titres ou actions

Nominatifs avec ou sans droit de vote

Nominatifs avec ou sans droit de vote

Registre des associés

Oui

Oui

Cession de parts

Restriction légales et statutaires

Restriction légales et statutaires

Gestion

Un ou plusieurs gérants

Un ou plusieurs gérants

Plan financier

Oui

Oui

Acte

Acte authentique

Acte authentique

Obligations comptables

Comptabilité en partie double

Comptabilité en partie double


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Mais créer sa propre société, ou embrasser la carrière d’indépendant, c’est parfois un choix qui s’impose d’emblée, ou une envie, plus tard, de réorienter sa carrière. Se lancer n’est cependant pas une mince affaire car les démarches son nombreuses et mettre sur pied sa propre entreprise, c’est aussi prendre un risque. Il est donc important de peser le pour et le contre, de réaliser une étude de marché afin d’envisager la faisabilité du projet, mais aussi d’opter pour la bonne forme juridique. Les guichets d’entreprises et de nombreux professionnels (comptables, banquiers, etc) peuvent vous y aider. Être indépendant en personne physique ou mettre sur pied une SPRL ou encore une SA n’a en effet pas les mêmes incidences en cas d’échec. Veillez donc à ne pas mettre votre patrimoine privé en danger sans en avoir mesuré les conséquences. Mais devenir chef d’entreprise comporte aussi de nombreux avantages. Pour de nombreux auto-entrepreneurs, c’est avant tout la volonté et la satisfaction d’être son propre patron. Et, à ce titre, de contrôler son activité et son évolution. Avant de vous lancer, sachez cependant que, quelle que soit votre secteur d’activité, vous devrez prouver des connaissances de gestion de base dans certains domaines. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études à caractère économique ou en gestion, l’équivalence des diplômes permet à de nombreuses filières de justifier ce niveau de connaissances. Vérifiez également que le secteur que vous envisagez n’est pas soumis à un accès à la profession ou nécessite des licences, patentes ou agréments.

Reste à choisir le type d’entreprise que vous souhaitez établir. En tant que personne physique, le travailleur et l’entreprise ne font qu’un. Il n’y a donc aucune séparation entre le patrimoine privé et celui de l’entreprise. Ce qui signifie donc que tous vos avoir personnels sont engagés et qu’en cas de faillite, ils peuvent donc être saisis pour rembourser les dettes. Il existe cependant une protection de la résidence principale du travailleur. En revanche, une entreprise en personne morale, c’est-à-dire régie par le régime des sociétés, forme une personnalité juridique. Ce qui signifie qu’elle a des droits et devoirs et dispose d’un patrimoine propre distinct de celui des personnes qui la constituent. Au niveau de la constitution de la société, l’avantage de l’indépendant est qu’il a très peu de formalités à accomplir. En société, il faut par contre constituer un plan financier, produire une attestation bancaire, un acte notarié et satisfaire à bien d’autres exigences. De même, si la tenue de la comptabilité et les démarches administratives sont relativement simples pour un indépendant en personne physique, la société doit satisfaire à formalités nettement plus complexes. Revers de la médaille pour l’indépendant, les avantages fiscaux sont nettement moins nombreux que pour une société. Ceux-ci varient en fonction du secteur d’activité, la région, etc. Le principal avantage de la société est que le bénéfice est soumis à l’impôt des sociétés, moins élevé que l’impôt des personnes physiques auquel est tenu l’indépendant.

SA

SCRL

SCRI

Minimum 2

Minimum 3

Minimum 3

61.500,00 €

18.550,00 €

Pas de capital minimum

¼ du capital avec un minimum de 61.500€

¼ du capital avec un minimum de 6.200€

Aucune obligation légale

Limitée aux apports

Limitée aux apports

Illimitée et solidaire

Distinct de celui des associés

Distinct de celui des associés

Solidaire de celui des associés

En espèce ou en nature

En espèce ou en nature

Aucune prescription légale

Nominatives avec ou sans droit de vote

Nominatives

Nominatives

Oui, si part nominatives

Oui

Oui

Les titres au porteur sont librement cessibles. Des restrictions statutaires peuvent limiter la cession des actions nominatives

Les titres sont cessibles à d’autres associés ou à des tiers, selon les dispositions statutaires

Les titres sont cessibles à d’autres associés ou à des tiers, selon les dispositions statutaires

Conseils d’Administration formés de 3 administrateurs

Un gestionnaire qui est ou non associé

Un gestionnaire qui est ou non associé

Oui

Oui

Non

Acte authentique

Acte authentique

Acte sous seing privé suffisant

Comptabilité en partie double

Comptabilité en partie double

Comptabilité simplifiée (si le chiffre d’affaires est inférieur à 500.000€ hors TVA)


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Ethias des solutions informatiques performantes au service des entreprises Ces dernières années, Ethias a développé plusieurs services informatiques à haute valeur ajoutée pour ses assurés Collectivités et Entreprises. L’Extranet d’Ethias, tout particulièrement, permet par exemple la transmission “on line” des déclarations, avec un taux de plus de 97% pour les déclarations d’accidents du travail : un gain de temps et de sécurité pour toutes les entreprises qui bénéficient de ses couvertures d’assurance. Ethias et le souci d’innover en matière d’informatique, cela remonte au début de l’Internet il y a plus de 20 ans. « Notre attention “naturelle” pour les développements IT s’est notamment traduite par la création d’une filiale spécialisée, NRB, qui pointe aujourd’hui parmi les leaders du secteur belge, par le développement en interne depuis les années 80 d’une informatique de gestion performante et efficiente, ou par le lancement, en 1998 et à l’intention des collectivités et des entreprises, d’Extranet, le premier système de gestion et de communication électronique du monde de l’assurance », précise-t-on chez Ethias.

Un outil IT unique pour les entreprises Incontestablement, l’Extranet d’Ethias doit être considéré comme une véritable réussite dans le monde belge de l’assurance en matière d’informatique ouverte aux clients. « Système de gestion à la fois personnalisé et sécurisé, cet outil est accessible partout, 24h24 puisqu’il vous suffit d’une connexion Internet pour pouvoir l’utiliser, explique le département IT de l’assureur. Utilisant les technologies web les plus récentes, son utilisation est simple et conviviale. Les entreprises assurées par Ethias en sont devenues de ferventes adeptes, d’autant plus que la sécurisation des données est totale : avant toute utilisation, il s’agit de s’identifier via un code d’accès personnalisé. » Fait unique sur le marché, cet applicatif concerne un panel complet des branches d’assurance vie et non-vie, à savoir aussi bien les produits IARD (Accidents du travail, Auto, Responsabilité civile, Accidents scolaires, Accidents corporels, Incendie et Tous risques) que les services de pension. « De ce fait, il permet au client de configurer le système comme il l’entend, en fonction de l’organisation de ses services, l’accès aux

différentes branches d’assurance souscrites auprès du groupe Ethias, et ce aussi bien quant à la visibilité des contrats souscrits qu’en ce qui concerne l’accès aux sinistres gérés pour son compte. »

Des développements innovants Outil de communication performant, l’Extranet d’Ethias est également un outil de gestion puisqu’il permet aux assurés d’accéder en temps réel à leur portefeuille d’assurances et de suivre en permanence l’évolution des sinistres que la société traite pour leur compte. « Il leur permet également de gérer leur prévention grâce aux applicatifs – tels qu’Acceval – mis à leur disposition. Il contient également une documentation particulièrement riche et, il offre un accès gratuit à la banque de données Pinakes qui reprend les coordonnées des acteurs impliqués dans toutes les administrations du pays mais aussi dans le secteur social et non marchand. » Par souci d’efficacité les applications informatiques d’Ethias n’en demeurent pas moins en évolution permanente, ce qui permet à l’entreprise de rencontrer les attentes de ses clients, voire d’en précéder certaines. « Nous en voulons pour preuve le succès rencontré par les dernières fonctionnalités majeures mises en place sur notre Extranet. En effet, l’applicatif de gestion des flottes assurées en Omnium missions draine plus de 55.000 opérations par an depuis sa mise en production, ce qui témoigne d’un réel intérêt de la part de nos clients. Quant à l’applicatif Easevent (trophée DECAVI de l’Innovation en assurance), il permet aux organisateurs d’événements de s’assurer on-line jusqu’à la veille de leur manifestation. Enfin, une nouvelle version d’Extranet a été déployée mijuillet. En améliorant l’ergonomie de l’application, nous réaffirmons notre volonté de fournir des services innovants et conviviaux.  »

AssurCard et EthiasHospi Parmi les autres grandes avancées en matière d’informatique et de service aux assurés, l’AssurCard occupe une place à part pour l’assureur. Il s’agit d’une carte personnalisée fournie directement par Ethias à chacun de ses assurés soins de santé et qui remplace la “déclaration pour intervention soins de santé” qu’il faut compléter lors de chaque entrée à l’hôpital. Aujourd’hui, ce sont près d’un million d’assurés qui bénéficient de cette carte. « Celle-ci leur permet, grâce aux bornes installées dans plus de 180 hôpitaux du pays, de déclarer près de 65% de nos sinistres tout en bénéficiant, sauf exclusion détectée par le système, d’un système de tiers payant. De la sorte, ces assurés ne doivent plus verser d’acompte lors de l’entrée à l’hôpital. » Mais, ici encore, Ethias a voulu que cette application soit multiproduits. « C’est pourquoi nous avons, en accidents du travail, mis en place grâce au réseau informatique AssurCard, un système

de facturation électronique qui traite aujourd’hui environ 30.000 factures par an, évitant ainsi au patient tout débours. » Ce service AssurCard, Ethias l’a poursuivi plus loin encore en développant EthiasHospi. Toute déclaration permise au départ d’une borne d’un hôpital partenaire est désormais possible à tout moment, depuis un PC ou une tablette disposant d’une connexion Internet. Tous les bénéficiaires d’un contrat soins de santé auprès Ethias peuvent désormais déclarer en ligne leur hospitalisation : confort, ergonomie, sécurité et bien-être de l’assuré sont à nouveau des points d’attention dans nos développements. Ce service est offert dans toutes couvertures HospiFlex, notre gamme de solutions de soins de santé spéciales Entreprises (www.ethias.be/hospiflex).


-solutions La maîtrise des risques d’erreur Au-delà, l’Extranet d’Ethias permet aussi une gestion plus efficace des sinistres par le seul fait de la transmission électronique des données. « Par le passé, nos assurés nous communiquaient déjà leurs déclarations de sinistres et toute information nécessaire à la gestion de ceux-ci. Toutefois, ils le faisaient par courrier et une intégration manuelle de ces données devait encore être opérée dans nos systèmes informatiques. Ceci prenait du temps et pouvait générer un risque d’erreur. Aujourd’hui, grâce aux applicatifs que nous avons mis à leur disposition, nous leur avons simplifié le travail du fait de l’aide en ligne dont ils bénéficient, mais nous avons surtout accéléré considérablement la gestion de leurs dossiers – et donc l’octroi des indemnités – tout en éliminant les risques d’erreur d’encodage ou d’égarement de pièces importantes. » Le système se révèle en outre particulièrement “vert” puisque l’utilisation de l’électronique réduit l’utilisation de papier, et donc l’empreinte environnementale de l’entreprise, ce qui s’inscrit pleinement dans la politique de développement durable proactive voulue par Ethias. Par exemple, l’an dernier, ce mode de communication a permis d’éviter l’envoi de 150.000 lettres dans le cadre de la gestion des accidents du travail.

Une série d’applicatifs “maison” L’Extranet d’Ethias ne constitue qu’un exemple parmi d’autres du savoirfaire informatique de l’entreprise, un know-how qui débouche sur des solutions intégrées dont les éléments interagissent entre eux. « Prenons l’exemple des accidents du travail. Grâce à Extranet, c’est plus de 97% des déclarations de sinistres qui nous parviennent par voie électronique. Comme ces déclarations sont intégrées directement dans nos systèmes, toute une série d’applicatifs prennent le relais et, du fait de l’automatisation des tâches les plus simples, accélèrent et améliorent le service aux assurés tout en permettant à nos gestionnaires de se consacrer aux tâches les plus importantes, l’accueil et le conseil à nos assurés. » Au nombre de ces applicatifs, il faut citer le réseau informatique permettant de mandater les médecins-conseils et de récolter leurs conclusions, les calculs automatiques de réserve sur la base de ces dernières, le système de gestion automatisé des recours, l’envoi électronique des informations vers les services médicaux des assurés et enfin AssurCard et EthiasHospi (voir encadré), deux applicatifs eux aussi performants et particulièrement appréciés des bénéficiaires de ces services. Spécialiste en matière de retraites légales et complémentaires, Ethias propose également une série d’applications pour la gestion des assurances-pensions : toujours via l’Extranet sécurisé, les gestionnaires RH en entreprises sont en dialogue permanent avec Ethias. Ils peuvent en outre échanger toute donnée utile relative au personnel assuré, et produire des rapports. La visibilité optimale sur les coûts salariaux et de pensions est par ailleurs un point d’attention pour Ethias, qui propose désormais Publi-Plan, un service unique de simulation et de pilotage en matière de pensions pour les collectivités. Enfin, toujours en matière de services en ligne, Ethias propose gratuitement à l’attention de ses assurés des e-newsletters en matière de prévention, d’actualité financière et de retraites. C’est un accès véritablement unique à plusieurs sources d’information juridique, actuarielle, macro-économique et de risk management qu’Ethias met à disposition des ses clients.

Plus d’infos : entreprises@ethias.be ou 04 220 31 31

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comment financer mon projet ? Rares sont les entreprises qui ne nécessitent pas d’investissements. Outre les frais liés à la création de l’entreprise en elle-même, il vous faudra donc réunir les fonds nécessaires au lancement et à la pérennisation de votre activité. Pour cela, à moins de disposer de fonds propres, sachez qu’il existe différents types d’aides. L’État fédéral peut vous aider, via le fonds de participation qui octroie des prêts à taux avantageux. Certains chambres de commerce financent également des projets innovants ou vous orientent vers des investisseurs potentiels.

A Bruxelles, vous pouvez aussi vous adresser à l’ABE (Agence bruxelloise pour l’entreprise), dont la mission est de vous orienter vers les différents organes susceptibles d’aider au financement de votre projet. Communes, région, fédéral et Europe sont autant de pistes à explorer mais parfois bien complexes, si bien que l’aide de l’ABE vous sera d’un précieux secours. Par ailleurs, le Fonds bruxellois de garantie accorde, comme son nom l’indique, des garanties aux PME et aux indépendants. Enfin, la SRIB, société régionale d’investissement de Bruxelles, met à disposition des entrepreneurs (débutants ou déjà établis), différentes sources de financement. En Wallonie, la Sowalfin, société wallonne de financement et de garantie des petites et moyennes entreprises, dispose d’un guichet unique où les entreprises peuvent obtenir une aide au financement ou au co-financement en complément des prêts octroyés par les institutions bancaires. Il existe aussi, côté wallon, des bourses de préactivité qui peuvent se révéler un fameux tremplin au lancement, pour autant bien sûr que votre idée soit viable et potentiellement créatrice d’emploi. Le montant de la bourse s’élève à 12.500 € et peut couvrir 80% des frais encourus. A cela, s’ajoute un complément éventuel de 6.000 € s’il est déterminant pour la création de l’entreprise. Tout type d’entrepreneur peut y prétendre (indépendant, salarié de votre société ou demandeur d’emploi), mais une série de critères stricts sont à remplir. Originalité, viabilité du concept et retombées en matière d’emploi sont analysés par un comité de sélection qui décidera ou non de vous octroyer cette bourse. A côté de ces nombreuses aides des pouvoirs publics, les sources de financement les plus classiques restent les banques. Là aussi, armez-vous de patience et montez un dossier sérieux avant de pousser la porte de votre banquier. Sachez cependant que les institutions bancaires ne sont pas les seules qui peuvent vous aider à financer votre projet. Différents types d’investisseurs peuvent être séduits par le caractère innovant de votre projet. Leur apport ne sera cependant pas dénué d’intérêt. En échange d’investissements en fonds numéraires (argent), ou en fonds en nature (machines, bâtiments, etc), ils reçoivent des parts sociétales, ce qui signifie qu’ils obtiennent voix au chapitre et ont donc leur mot à dire dans la gestion de l’entreprise puisqu’ils en détiennent une partie. Les Business Angels agissent, quant à eux, en tant que personnes physiques qui injectent des capitaux dans les sociétés en fonction

de leur caractère original ou innovant. Ce financement n’est pas le plus accessible de tous, mais il vous permet en outre de bénéficier de l’expertise de votre bailleur de fonds. Signalons aussi l’existence des sociétés de capital-risque, dont les investissements se focalisent sur les entreprises les plus innovantes, en escomptant un rendement les plus élevé possible. Mais leur prise de risque s’accompagne généralement d’une prise de position importante au sein de votre société.


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Les différentes étapes pour créer votre société

Ouverture d’un compte bancaire au nom de la société C’est la toute première étape de la constitution de votre société. Il est en effet obligatoire de créer un compte à vue professionnel distinct de votre compte personnel. Même en qualité d’indépendant en personne physique. Ce compte devra servir exclusivement aux opérations liées à l’activité de l’entreprise. Le numéro du compte, de même que le nom exact de l’entreprise et celui de l’institution financière devront figurer sur tous les documents commerciaux de l’entreprise (lettre, bon de commande, facture, etc).

Établissement de l’acte constitutif Toute société commerciale est constituée par un document appelé acte de constitution. Si sa rédaction sous seing privé est autorisé pour certaines formes de société, les SA, SCRL et SPRL nécessitent le passage devant notaire. L’acte de constitution reprend les statuts de l’entreprise (dénomination, siège social, capital,...) ainsi que les modalités de fonctionnement de la société. Après avoir été établi, l’acte constitutif des sociétés en personnalité juridique doit être déposer au greffe du Tribunal de Commerce et enregistré auprès du SPF Finances, endéans les 15 jours. Pour SA, SPRL et SCRL, le notaire doit effectuer ce même dépôt et l’acte est enregistré dans le Registre des Personnes Morales. Pour les actes sous seing privé, les associés doivent effectuer ce dépôt. Le greffier du Tribunal de Commerce introduit les données d’identification dans la Banque-Carrefour des Entreprises qui attribue le numéro d’entreprise à la société. Le greffer assure également la publication de l’acte au Moniteur belge.

Identification à la TVA Toute personne (personne physique ou indépendant) exerçant de façon régulière et indépendante, avec ou sans but lucratif , comme activité

principale ou complémentaire, la fourniture de biens ou la prestation de services visées par le code de la TVA, quel que soit le lieu où s’exerce l’activité économique, est en principe assujettie à la TVA. Certaines professions disposent cependant d’une exemption (médecins, comédien, etc). La liste des exemptions peut être consultée dans votre bureau local de TVA.

Affiliation à une caisse d’assurance sociale Si vous constituez une société pour exercer votre activité indépendante, vous avez l’obligation de vous affilier personnellement ainsi que d’affilier votre société à une caisse d’assurances sociales de votre choix. Le gérant d’une société est un indépendant. Vous avez le choix de celle-ci et devez le faire au plus tard au moment du début de l’exercice effectif de son activité indépendante. Si vous ne le faites pas, l’INASTI ou Institut National d’Assurances Sociales pour Travailleurs Indépendants vous priera de régulariser votre situation. Si vous ne le faites toujours pas, vous serez affilié d’office à la Caisse Nationale Auxiliaire pour Travailleurs Indépendants.

Combien ça coûte? Pour la constitution d’un acte authentique, nécessitant de faire appel à un notaire, il vous en coûtera en moyenne entre 750 et 1.000 € (hors TVA) de frais de notaire, ceux-ci incluant déjà les frais d’enregistrement et le droit d’écriture. La publication de l’acte constitutif au Moniteur belge n’est pas gratuite non plus. Elle coûte 260 €, à payer au greffe. Enfin, en tant que mandataire ou préposé, vous devrez aussi vous rendre au guichet d’entreprises ACERTA afin de faire valider votre numéro d’entreprise et le faire activer comme numéro de TVA. Par unité d’établissement, il vous en coûtera 81,50 €. Pour l’inscription en qualité d’entreprise commerciale ou artisanale, des frais oscillant entre 31,50 et 81,50 € sont également comptés.


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Les changements de la SPRL-S et la différence avec une SPRL :

La SPRL S en quête d’un second souffle L’idée de base était assurément prometteuse. Permettre à des candidats entrepreneurs, souvent chômeurs, de lancer leur propre entreprise à moindre coût. Dans les faits, les chiffres témoignent cependant d’un succès on ne peut plus mitigé. L’an dernier, sur les quelque 71,705 sociétés créées, 14,606 étaient des SPRL classiques et seulement 515 des SPRL S.

Cette forme juridique particulière, inspirée des très populaires Limited Company (Ltd) en Grande-Bretagne ne nécessite qu’un investissement minimal pour débuter. La formule a été introduite en 2010, présentant l’avantage pour le jeune entrepreneur de ne devoir libérer qu’un euro de capital pour débuter, là où la SPRL classique oblige la libération d’un capital de départ de 6.200 € au minimum. Le starter disposait alors de 5 ans pour injecter les 18.550 € correspondant au capital de la SPRL. Voilà pour le principe de base car, dans les faits, avec un malheureux euro de mise de départ, l’entrepreneur ne va pas bien loin. D’autant qu’il n’est pas dispensé d’acte constitutif, et donc d’un passage devant le notaire qui va lui coûter environ 1.000 €. De même, pousser les portes des institutions bancaires ne lui est pas facilité avec un tel projet et sans la moindre mise de départ. Quant à l’activité mise en place, à moins d’être dans le service pur, aucun investissement n’est possible avec un euro, qu’il s’agisse de l’achat de mobilier de bureau, de produits ou de marchandises. Mais ce n’est pas tout. Car pour pouvoir prétendre au statut de SPRL-S, l’entrepreneur en devenir doit faire réaliser un plan financier avalisé par un expert agréé. Dont coût: 1.000 à 1.500€! Enfin, en ce qui concerne les bénéfices de l’entreprise, la part destinée à alimenter la réserve financière s’élève à 25% là où elle se limite à 5% pour une SPRL. Le SPF Économie, en charge des PME et des classes moyennes s’est donc récemment penché sur les raisons de ce peu d’engouement pour cette forme de société. Et ce même s’il faut reconnaître qu’elles font preuve d’une exceptionnelle viabilité. Le SPF a ainsi identifié l’obligation de devenir une SPRL classique dans les 5 ans d’activité. Le Conseil des Ministres a donc adopté cet été un avant-projet de loi défendu par la ministre Sabine Laruelle, visant à assouplir les conditions assorties à la constitution d’une SPRL-S. Il y a quelques jours, le Conseil des Ministres a entériné cette décision. Ainsi, les SPRL-S ne seront bientôt plus obligées de relever le capital limité au capital minimum d’une SPRL endéans les cinq ans ou lorsque l’entreprise emploie plus de 5 travailleurs à temps plein. Une épine hors du pied des jeunes entrepreneurs, mais

les obligations liées à la constitution de la société (plan financier, acte constitutif, etc) restent d’application, avec un coût qui peut freiner les ardeurs de plus d’un candidat.

Quelles différences entre une SPRL et une SPRL-S ? La SPRL-S, contrairement à sa grande soeur, ne peut être constituée que par une ou plusieurs personnes physiques. Sont assimilés aux fondateurs, toutes les personnes qui acquièrent des parts sociales de la SPRL-S. Ces parts sont incessibles à une société et la seule manière pour une société de devenir associée d’une SPRL-S est de participer à une augmentation de capital pour le porter à au moins 18.550 € et à la transformation en SPRL classique. En outre, les fondateurs ne peuvent être actionnaires ou associés à concurrence de plus de 5% des droits de vote d’une autre société à responsabilité limitée (SA-SPRL-SCRL-SCASE). Cette limitation s’applique tant aux fondateurs qu’à tous les autres associés qui prendraient des parts dans la société postérieurement à la constitution.. Par ailleurs, le capital social doit être inférieur à 18.550€. Le capital minimum est d’un euro et est au maximum de 18.549 €. Contrairement aux SPRL classiques, aucune attestation bancaire ne doit être transmise au notaire préalablement à la constitution et aucune libération minimum du capital ne doit avoir lieu. Le capital peut aussi être constitué en nature. Dans ce cas, il faudra passer par un expert-comptable ou un réviseur d’entreprises. Aucune réduction de capital ne peut avoir lieu. Enfin, le plan financier à remettre au notaire doit être établi avec l’assistance d’un comptable agrée. Il devra, notamment contenir une description de la société, un bilan projeté, un tableau de financement et un compte de résultat. Signalons également que tous les documents officiels (factures, site internet, lettres,…) devront reprendre la mention STARTER. L’abréviation officielle est SPRL-S (en néerlandais S-BVBA).


EEBIC

ICAB

Les incubateurs soutenus par la Région de Bruxelles-Capitale Une coupole regroupe trois incubateurs de la Région de Bruxelles-Capitale. Sa mission est d’harmoniser l’offre, de mutualiser certains services et de créer un réseau entre entreprises.

Un incubateur est une structure immobilière, liée à une université ou une haute école qui a pour but d’héberger des spin-offs ou autres startup. Ces jeunes entreprises peuvent ainsi bénéficier d’un accompagnement en gestion, validation technologique, recherche de capitaux, subsides et financement. La Société de développement de la Région bruxelloise (SDRB) assure la coordination de la coupole avec ses partenaires régionaux : l’Agence bruxelloise pour l’entreprise (ABE), l’Institut bruxellois pour la recherche et l’innovation (INNOVIRIS), la Société régionale d’investissement de Bruxelles (SRIB). Grâce à ses infrastructures, terrains, parcs PME et bâtiments, elle est susceptible d’offrir par la suite des possibilités de développement aux sociétés en croissance.

ICAB Business & Technology Incubator :

Les atouts des incubateurs bruxellois ? Ils proposent une infrastructure commune, une plate-forme administrative et des services informatiques, logistiques, opérationnels et stratégiques durant les différentes phases de développement. L’accompagnement personnalisé se fait avec l’aide de coachs, mentors et de conseillers juridiques, financiers et comptables. Les incubateurs disposent d’équipes expérimentées, de partenaires solides, d’un réseau étendu et de liens privilégiés avec les mondes industriel, universitaire, financier, ainsi qu’avec les acteurs économiques bruxellois.

Portail one-stop pour jeunes entrepreneurs du web et de l’engineering, l’incubateur propose des hébergements d’entreprises à côté du BetaGroup et du BetaGroup Coworking dans un quartier urbain dynamique.

EEBIC: de l’idée à l’entreprise

BLSI : les sciences de la vie

Créé en 1992 sur le pôle Erasme de l’ULB, EEBIC s’est spécialisé dans l’accompagnement de la recherche de financement, le conseil stratégique et le rapprochement d’entreprises (fusions et acquisitions). Une trentaine d’entreprises sont hébergées dont un tiers proviennent du secteur de la santé, les autres sont issues des secteurs des services et des TIC.

Le Brussels Life Science Incubator, c’est 2 350 m² de locaux et laboratoires équipés avec modules à combiner selon les besoins, locaux bruts ou complets équipés de paillasses de labo et connectique pour hottes et/ou armoires ventilées.

EEBIC Aavenue Wybran 40 - 1070 Bruxelles +32 2 529 58 1 cbr@eebic.be www.eebic.be

BLSI Clos Chapelle aux Champs 30 - bte 1.30.30 - 1200 Bruxelles +32 2 880 62 00 info@blsincubator.com www.blsincubator.com

partenaire pour entreprises technologiques

ICAB Site Arsenal - rue des Pères Blancs, 4 -1040 Etterbeek +32 2 737 67 11 info@icabrussel.be www.icabrussel.be

BLSI


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La franchise, une autre façon d’entreprendre La plupart des gens qui se lancent dans la franchise ne le font pas en tant que premier job. Généralement, c’est une réorientation de carrière, après avoir acquis de l’expérience dans un autre domaine et s’être constitué un petit bas de laine indispensable à la grande aventure. Mais il ne suffit pas de s’autoévaluer (âme d’entrepreneur, prédispositions aux contacts humains, aptitudes personnelles, qualités de leadership,…), il faut aussi jauger le franchiseur, son organisation et sa stratégie. Car de nombreuses franchises existent et toutes ne sont pas aussi renommées que Troc, Carrefour, Ixina, Auto5 et consorts. Renseignez-vous sur la notoriété et l’historique de la franchise que vous souhaitez rejoindre. Analysez aussi son développement et, au besoin, visitez plusieurs enseignes déjà établies et posez des questions aux franchisés. Outre le droit d’entrée, bien d’autres critères sont à prendre en compte.

Penchez-vous sur le processus de recrutement des nouveaux franchisés : mieux vaut d’ailleurs qu’il soit trop strict que pas assez. Analysez les comptes annuels de la société sur les deux ou trois dernières années, ce qui vous donnera des informations sur l’effectif, le chiffre d’affaires, la liquidité, la solvabilité et la rentabilité du groupe. Privilégiez aussi les franchiseurs qui sont membres de la Fédération belge de la franchise ou d’une autre association, ce qui vous permettra de prendre de plus amples renseignements à ces sources. Ne vous attardez pas uniquement sur la rentabilité et les chiffres qui vous sont présentés par le franchiseur. Certes, c’est un élément important, mais il faut aussi que vous nourrissiez une certaine affinité avec le produit que vous allez représenter. Au niveau du produit également, les chiffres du passé ne sont pas toujours une garantie du succès futur. Analysez le cycle de vie du produit : est-il en phase de lancement, à maturité, en forte croissance ? S’agit-il d’un produit saisonnier ? Qui sont vos concurrents et quelle est la part de marché du franchiseur ? Les formations et l’accompagnement proposés par les franchiseurs sont la meilleure garantie de votre réussite. Si vous pensez pouvoir vous lancer seul dans un secteur, dites-vous que le droit d’entrée et les royalties dont vous devrez vous acquitter auprès du franchiseur ne sont pas une part de votre bénéfice qui s’évapore mais une juste rémunération pour l’expertise, la renommée de l’entreprise que vous rejoignez et que, grâce aux économies d’échelle, la communication et la publicité faite par le groupe a un impact bien plus important que celui d’une petite entreprise isolée. Quoi qu’il en soit, faites vos comptes et ne vous lancez pas dans l’aventure sans avoir mûrement réfléchi votre projet.

Cinq franchises à succès

Pizza Hut Activité : restauration Apport personnel : 75.000 € Droit d’entrée : 43.600 dollars Investissement global : 225.000 à 250.000 € Surface moyenne : 120 mètres carrés Loyer : variable Redevance :  7,5% de royalties sur le chiffre d’affaires, marketing fee de 5%

Auto 5 Activité : service automobile Apport personnel : environ 100.000 ��� Droit d’entrée : 10.000 € Investissement global : environ 350.000 € Surface moyenne : 800 mètres carrés Loyer : variable Redevance :  7,9% comprenant la publicité, le système informatique, le support et les achats

Planet Smile Activité : Apport personnel : Droit d’entrée : Investissement global : Surface moyenne : Loyer : Redevance :

institut de beauté 6.000 € 5.000 € 25.000 à 30.000 € 20 à 40 mètres carrés variable 400 € par mois

Troc.com Ixina Activité : dépôt-vente Apport personnel : 60.000 € Droit d’entrée : 30.000 € Investissement global : 160.000 € Surface moyenne : environ 1.200 mètres carrés Loyer : entre 4.000 et 5.000 € Redevance :  3% de royalties sur le chiffre d’affaires; 1,25% du chiffre d’affaires pour la publicité locale, 114 € hors taxes par mois pour la location du logiciel informatique

Activité : Apport personnel : Droit d’entrée : Investissement global : Surface moyenne : Loyer : Redevance :

cuisines équipées minimum 100.000 € 23.000 € 450.000 à 550.000 € 500 à 800 mètres carrés variable 6% sur les achats


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Benoît Savoldi, à la tête de cinq points de vente Troc.com Un changement de cap réussi Depuis son lancement, fin des années 90, Troc.com (anciennement Troc International) a connu une croissance fulgurante. L’occasion pour de nombreux franchisés de rejoindre l’entreprise et de partager son succès. Parmi eux, Benoît Savoldi, à la tête de cinq magasins dont les deux petits derniers viennent d’ouvrir leurs portes à Clabecq et à Uccle. “J’ai ouvert mon premier Troc il y a 12 ans, à Forest. Déjà, je sentais que c’était un concept plein d’avenir, se souvient Benoît Savoldi. C’est aussi un secteur où la concurrence est faible et dont le développement est loin d’avoir atteint ses limites.” Troc.com est encore jeune en Belgique, mais son arrivée sur notre territoire a grandement été facilitée par son implantation et sa réussite en France. “Ouvrir un commerce est toujours une prise de risque, mais l’avantage de

la franchise est de pouvoir s’appuyer sur l’expérience et le soutien d’un réseau. Je me suis dit que si ça fonctionnait en France (où plus de 100 points de vente sont implantés, NdlR), pourquoi cela ne marcherait pas en Belgique ?” Issu de la grande distribution où il était salarié dans le domaine des articles de sport, Benoît Savoldi s’est dit qu’à 33 ans, il était temps de changer d’air. “Mon expérience passée m’a beaucoup aidée puisque les qualités premières pour se lancer sont, naturellement, le sens du commerce, mais aussi beaucoup de volonté et d’énergie. Il faut aussi savoir s’entourer de bons équipiers. Il n’y a que 24 heures dans une journée, cela demande donc beaucoup d’organisation et de rigueur puisque je ne peux pas être dans les cinq magasins en même temps.”


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Le Service Animation Économique - Tourisme d’IGRETEC : guidance et accompagnement personnalisés des PME des régions de Charleroi et du Sud Hainaut

Comment pourrait-on définir le champ d’action du Service Animation Économique - Tourisme d’IGRETEC?

Comment la communication proposée par IGRETEC booste-t-elle la compétitivité des sociétés ?

Véritable stimulateur de projets, le Service Animation Économique Tourisme touche à l’animation individuelle et collective des TPE/PME de sa zone d’influence, soit 21 communes des régions de Charleroi et du Sud Hainaut.

L’objectif des actions menées par IGRETEC est de susciter et d’accompagner les projets de développement des entreprises, pour, in fine créer de l’emploi.

Son objectif premier est le soutien au développement des entreprises en cohérence avec les contextes wallon, belge et européen. Son action s’intègre à la politique de développement économique de la Wallonie telle qu’elle est formalisée par l’Agence de Stimulation Économique (ASE) et par les SLC (Structures Locales de Coordination), notamment dans le cadre du Fonds européen CONVERGENCE.

Quels sont les outils proposés par IGRETEC pour informer et sensibiliser les entreprises? IGRETEC s’appuie sur son programme d’information et de sensibilisation pour aborder, avec les entreprises, des concepts pointus susceptibles d’influencer, directement ou indirectement, leur stratégie, leur capacité à faire face aux mutations économiques et technologiques afin d’améliorer sans cesse leur compétitivité et stimuler leur développement.

à cet égard, nous avons développé un nouveau blog plus interactif avec les réseaux sociaux et avec une ergonomie plus agréable pour l’utilisateur. Résultat : trafic quotidien doublé ! Nous avons également continué à publier nos outils papiers mais en les combinant avec une version digitalisée afin d’en améliorer leur diffusion. En conclusion, une utilisation plus efficace des nouveaux outils de communication nous a permis de toucher un plus grand nombre d’entreprises tout en les sensibilisant à ces nouveaux outils.

Par quels biais IGRETEC favorise les rencontres d’entreprises de manière à établir des liens et des partenariats entre elles ? IGRETEC anime des réseaux locaux de coopération entre entreprises d’un même secteur (audiovisuel, biomédical, transport et logistique, hôtellerie…)

Destinées aux TPE et PME de la région de Charleroi et du Sud Hainaut, les manifestations prennent diverses formes : q  Les Midis du Management où les sujets abordés favorisent une approche transversale du management général q  Les Matinales d’IGRETEC & Les transfrontalières d’IGRETEC qui abordent des sujets opérationnels et techniques. q  Les Stratégies Gagnantes & les colloques thématiques ou comment booster les entrepreneurs de la région ou encore répondre à une problématique commune ! q  Participation et partenariats à des événements contribuant à nourrir l’esprit d’entreprise et à développer une image positive de la dynamique économique régional

Les réunions s’articulent autour d’échanges de bonnes pratiques, de partage d’expériences, de travail sur des problématiques similaires, de recherche de solutions communes, de conclusions de partenariats.

Au total, ce sont une vingtaine d’évènements que nous organisons chaque année et qui attirent un peu plus de 2.000 personnes !

Nous organisons un premier rendez-vous avec l’entreprise pour qu’elle nous présente ses projets de développement. Notre travail est de

Comment l’équipe d’animation économique accompagne-t-elle concrètement les PME dans leurs projets de développement ? Suite à leur participation à nos événements, à notre mailing, à notre réseau d’opérateurs,… des entreprises qui sont en phase de développement prennent contact avec notre équipe de conseillers.


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balayer l’ensemble des aides pertinentes par rapport à ses différents projets. En fonction de ce premier screening, nous effectuons pour elle les démarches en vue d’obtenir certaines aides publiques telles que la prime à l’investissement ou les aides à l’emploi. Il peut arriver que les projets recouvrent plusieurs thématiques (exportation, innovation,…) qui sortent de notre cadre d’intervention. Dans ce cas, grâce au réseau que nous avons développé depuis de nombreuses années avec les autres opérateurs de terrain tels que l’AWEX, le FOREM, Héraclès, Innovatech, Sambrinvest, nous réunissons les opérateurs concernés autour de la table : un rendez-vous au même moment, en un même lieu. Ainsi, l’entreprise ne présente qu’une seule fois ses projets, c’est plus efficace. En dehors de notre accompagnement, nous jouons donc également le rôle d’ “ensemblier”. Ce réseau nous permet aussi de suivre les dossiers des entreprises à long terme, cela nous permet de garder une vue globale sur les projets des entreprises que nous rencontrons. En moyenne, nous contribuons à l’élaboration de plus de 150 dossiers par an.

Vous avez mis en place les AS du Management, des ateliers qui visent à détecter les projets de développement des entreprises. En quoi consistent-ils exactement? Le programme des ateliers stratégiques propose à des groupes de 10 à 15 TPE ou PME, des travaux théoriques concernant des thématiques pointues liées à la stratégie de l’entreprise (marketing et communication, positionnement, veille, financement et aides, business plan, gouvernance, gestion de conflits, négociation, réseaux, contrôle de gestion, ressources humaines…).

Ce sont ainsi plus de 80 sociétés qui ont déjà suivi nos ateliers et bénéficié d’un diagnostic général leur permettant d’analyser les différentes stratégies possibles, d’attirer l’attention sur les éléments clés à prendre en considération pour, au final, aider à la décision et à la mise en œuvre des priorités, objectifs et calendriers de nouveaux projets.

Le Tourisme, un attrait économique générateur d’emplois pour la région ? Dans le cadre de la démarche de développement du secteur Tourisme comme vecteur de développement économique, l’axe Tourisme a bien été relancé au sein d’Igretec s’appuyant sur 2 atouts majeurs que sont le BSCA et Les Lacs de l’Eau d’Heure. Les objectifs poursuivis sont d’engendrer des retombées économiques, notamment en stimulant la démarche du développement touristique afin de permettre des initiatives privées en parallèle aux investissements publics.

Quel est l’objectif des actions menées dans le cadre du Développement durable ? Notre objectif est de mettre l’accent sur le développement et la croissance, de manière durable et responsable, et d’accompagner les projets des entreprises, mais également de renforcer la compétitivité de nos entreprises, de promouvoir une économie verte et efficace dans l’utilisation des ressources. Pour ce faire nous avons produit une série de capsules vidéos exemplatives et nous avons également développé un programme d’ateliers visant à stimuler et à guider les entreprises.


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Microcrédit, maxi coup de pouce Le microcrédit est une formule qui a valu un prix Nobel du Bengladais Muhammad Yunus, son inventeur. Un système qui a permis à de nombreuses personnes de se sortir de la misère en lançant leur entreprise. Ce système de financement n’existe pas seulement dans les pays en voie de développement. Différents organismes sont actifs sur notre territoire depuis quelques années. Parmi eux, active depuis deux ans en Région bruxelloise, MicroStart a déjà octroyé quelque 500 microcrédits, permettant la création ou la pérennisation de pas moins de 300 emplois.

A Bruxelles, deux agences MicroStart sont implantées depuis 2011, l’une à Saint-Gilles, l’autre à Schaerbeek. Deux autres antennes ont été crées à Liège et à Gand cette année. Et une cinquième est prévue, probablement dans le Hainaut, en 2014. Plus de 2.000 personnes en ont déjà poussé les portes, venant solliciter un microcrédit pour financer leur projet de création ou de développement d’entreprise. Plus de 500 d’entre eux ont obtenu une réponse favorable, pour un encours total de plus de 1,7 million d’euros. Les refus sont, dans la majorité des cas, temporaires, et motivés sur base de plusieurs critères. Soit le dossier est trop peu abouti, soit le candidat entrepreneur a des problèmes personnels à régler en priorité ou des dettes à éponger avant de pouvoir se consacrer pleinement à son projet. « Quoi qu’il arrive, nous sommes à l’écoute des personnes et nous les accompagnons. Nous sommes là pour les aider », assure Patrick Sapy, directeur général de MicroStart. Et la formule fonctionne puisque le taux de remboursement de ces microcrédits s’élève à 93%. Pour les chômeurs ou les bénéficiaires du revenu d’intégration (53% des demandeurs de microcrédits), c’est une occasion unique de se sortir de l’ornière. D’autres sont déjà indépendants mais se voient systématiquement refuser l’accès au crédit lorsqu’ils s’adressent aux institutions bancaires classiques. Les femmes sont presque aussi nombreuses que les hommes à avoir recours à ce type de financement (44%), tandis qu’on dénombre 90% de demandeurs nés en dehors de nos frontières. Qui dit microcrédit dit activité nécessitant peu d’investissement de départ. En effet, le montant moyen du financement accordé avoisine les 10.000 €. Les secteurs les plus prisés sont le commerce (45%), les services ‘20%), le transport (12%), l’Horeca (10%), suivis de la culture (5%) et du bâtiment (4%). Ce qui est assez remarquable également, c’est que 15% des entrepreneurs ayant eu recours au microcrédit ne disposent pas du moindre diplôme. « Le microcrédit est un outil qui vient en appui de notre politique globale de développement de l’entreprenariat », estime d’ailleurs la ministre bruxelloise de l’emploi Céline Fremault. La Région est en tout cas l’un des partenaires de cette semaine du microcrédit, car Céline Fremault croit à l’intérêt de la formule. « Pour

Credal, une autre façon de voir le crédit Dans le domaine du crédit au enteprises, Credal fait figure d ovni. Cet organisme de prêt s’active pour la création d’entreprise, afin de permettre aux plus démunis de pouvoir lancer leur activité, même si les banques font la sourde oreille. souhaite une meilleure redistribution de l’argent et de l’utilisation du crédit en Belgique. La cible prioritaire du Crédal reste les demandeurs d’emplois, avec la mise à disposition de prêts pour chômeurs, sachant qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir un prêt personnel sans contrat de travail ou aval. Concrètement, des coopérateurs investissent leur épargne pour améliorer le quotidien des bénéficiaires du revenu d’intégration, mais aussi de tous ceux qui veulent créer une entreprise en Belgique, sans avoir les moyens de demander un crédit bancaire.

beaucoup de personnes, c’est un coup de pouce qui les aide à revenir sur le marché de l’emploi. L’exemple de Brusoc est parlant : la nouvelle entreprise peut très vite créer un nouvel emploi » , explique la ministre. L’un des freins au développement du microcrédit c’est sans doute l’obligation pour l’emprunteur d’apporter des garanties, c’est-à-dire des personnes qui se portent caution pour la somme empruntée. C’est là où le Fonds bruxellois de garantie pourrait aussi intervenir, précise la ministre, en accordant une garantie aux microcrédits. L’autre frein, c’est qu’un demandeur d’emploi perd le droit à ses allocations de chômage dès qu’il demande un numéro d’entreprise. Si cela tourne mal, c’est plutôt le surendettement qui peut poindre à l’horizon, et non un emploi.

A la découverte des entreprises Dimanche 6 octobre, les entreprises sont à l’honneur La journée découverte entreprises, vingtième du nom, se tiendra le dimanche 6 octobre prochain. Une journée entière pour mettre les entrepreneurs à l’honneur, même si pour le grand public c’est aussi l’occasion de découvrir l’envers du décor de petites, moyennes ou grandes enseignes. En Wallonie, plus de 100 entreprises ou organisations accueillent chaque année des milliers de visiteurs. En l’espace de 20 ans, plus de 2.000 entreprises ont ainsi accueilli près de 7 millions de visiteurs. Cette année, c’est le secteur de l’agroalimentaire qui est à l’honneur. Après une année marquée par plusieurs scandales, dont celui de la viande de cheval dont des traces ont été retrouvées dans de nombreux produits sans qu’il en soit fait mention, les entreprises du secteur ont à coeur de rassurer les consommateurs. Au total, 22 entreprises du secteur vous ouvriront leurs portes pour faire toute la clarté sur la sécurité de la chaîne alimentaire en Belgique. infos : www.jde.be


Le Colibri, nouveau nid de Marie-Laure Un intérim par-ci, un intérim par-là : Marie-Laure ramait, elle qui avait arrêté de travailler pendant 3 ans pour s’occuper de son dernier enfant – elle en a quatre. Son statut de chômeuse lui pesait, elle qui avait travaillé comme vendeuse et technicienne de surface. Et puis, voilà qu’une opportunité se présente : le Colibri, dans le centre de Pepinster, est à remettre. C’est une librairie/épicerie située à deux pas de chez elle. “Je venais comme cliente dans ce commerce”, explique-t-elle.

Aujourd’hui, Marie-Laure respire la joie de vivre : le commerce marche et elle adore les contacts avec les clients. Elle dispose aussi d’une petite pièce à l’arrière du magasin, où ses enfants peuvent la rejoindre. De quoi lui permettre de concilier vie professionnelle et familiale.

Le coup est jouable : le commerce est à remettre, sans devoir payer de fonds de commerce. Marie-Laure a besoin de 7.000 euros pour reprendre l’activité (payer les stocks ou encore la machine à Granita). Elle se rend au bureau liégeois de MicroStart. Le premier contact a lieu en avril. Le 2 mai, les portes de chez Marie ouvraient déjà. Les entretiens ont été rondement menés afin de déterminer la faisabilité du projet. Depuis l’ouverture, Marie-Laure peut toujours compter sur leur soutien. “On me téléphone souvent pour savoir comment ça va. Ils ne se contentent pas de prêter de l’argent, ils s’intéressent à ce que vous faites”, témoigne Marie-Laure. Les deux-trois premiers jours n’ont pas été évidents. Les clients sont ensuite arrivés de plus en plus nombreux, qui pour acheter un paquet de cigarettes, qui pour succomber à l’offre de bonbons ou de pralines. Elle propose aussi des bijoux de fantaisie.

Votre entreprise a des projets d’investissements ? Vous souhaitez lancer votre activité ? Vous souhaitez acquérir une société existante ou ses actifs ? …

Le Groupe IMBC peut participer au financement de votre projet ! Actif au sein du paysage financier wallon depuis plus de 20 ans, le Groupe IMBC concentre son action sur la création et le développement de spin-off/out et de P.M.E de la région de Mons, du Borinage et du Centre en participant principalement aux financements de programmes d’investissements corporels et incorporels de P.M.E., d’opérations de transmission, de programmes de recherche (étude de faisabilité, propriété intellectuelle, …) et également d’opération de transmission. Le Groupe propose ainsi une variété de techniques de financement à moyen et long terme : prêts (subordonnés, obligataires convertibles, garantis, …), prise de participation, leasings, … Il constitue une source de financement en quasi-capital alternative et/ou complémentaire aux banques et autres outils financiers et présente par ailleurs plus d’un attrait : taux d’intérêts avantageux, aucun frais, souplesse, approche de chaque projet sous l’angle d’une maximisation du risque et d’une minimisation des garanties,… La S.A. IMBC Convergence, filiale européenne (Programme F.E.D.E.R. Convergence 2007-2013), met l’accent sur les entreprises nouvellement créées, innovantes et celles actives dans le secteur de l’environnement. Cet outil renforce notablement les moyens d’actions du Groupe et permet d’élargir son champ d’action (plafond d’intervention élevé, durée d’intervention plus longue et secteurs variés). Le Groupe IMBC se veut proche et à l’écoute des P.M.E. et souhaite apporter une réponse appropriée aux multiples besoins des entreprises.

Quel que soit l’état d’avancement de votre projet, contactez-nous ! Groupe IMBC · secretariat@imbc.be · 065 39 95 70

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Jean-Pierre Di Bartolomeo, Administrateur-délégué de la socamut

le produit mixte de la socamut La nouvelle solution pour les TPE et les indépendants Les témoignages abondent tous dans le même sens et sont corroborés par les statistiques, il est terriblement compliqué pour une micro-entreprise d’avoir accès aux crédits que ce soit pour lancer son affaire ou pour se développer. Un vrai parcours du combattant qui a de quoi démotiver les plus volontaires. C’est pour répondre à ce souci que la Socamut (filiale de la Sowalfin) a été créée en 2003 à l’initiative du gouvernement wallon. Objectif : contribuer à la création et au développement des micro-entreprises établies en Wallonie, quels que soient leur marché ou leur secteur d’activité.

La Socamut a donc pour objectif de favoriser l’accès aux crédits pour les micro-entreprises qui ne disposent pas des garanties souhaitées par les banques. La SOCAMUT soutient et renforce donc l’action des Sociétés de cautionnement mutuel (SCM) en contre-garantissant à hauteur de 50% (75% pour des crédits de max. 75.000 €) les engagements souscrits par les SCM en couverture de crédits bancaires, dans le cadre de projets de création, de développement et de reprise de micro-entreprises.

Du neuf sur mesures La SOCAMUT s’est encore adaptée pour coller au mieux aux attentes des micro-entreprises et petits indépendants, en lançant, en juillet 2011, un nouveau produit mixte et automatique qui lui a permis de répondre rapidement à des demandes de petits crédits (maximum 37.500 €) dans des secteurs rarement couverts comme le commerce de détail, l’Horeca, les services aux personnes et la construction. Mixte ? Parce qu’il comprend à la fois un prêt subordonné et une garantie en lien avec un crédit bancaire.

Automatique ? Parce que la banque ne doit pas obtenir d’accord préalable pour accorder le financement. Elle s’engage simplement à en informer la SOCAMUT qui confirme la garantie à la banque et contacte alors l’entrepreneur afin de signer la convention de prêt subordonné et de libérer les fonds. Et le tour est joué. Le processus est d’une simplicité exemplaire. La micro-entreprise ou l’indépendant qui sollicite un crédit bancaire (25.000 € maximum et d’une durée de 2 à 10 ans) pourra bénéficier d’une garantie automatique de 75% sur ce crédit de la part de la SOCAMUT. Il aura, par ailleurs, la possibilité d’obtenir un prêt subordonné de la SOCAMUT, ce prêt étant limité à 50% du crédit bancaire (donc 12.500 € maximum). L’entrepreneur peut ainsi obtenir jusqu’à 37.500 € de crédit, de manière rapide et sans démarche complexe. Dans le cadre de la mise en place du produit mixte automatique, la SOCAMUT agit de concert et à la demande des institutions bancaires. Elle est donc en contact rapproché avec les banquiers qui conseillent directement les entrepreneurs.


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Même si le produit est automatique (c’est la banque qui décide d’engager la SOCAMUT), la SOCAMUT est régulièrement contactée par des porteurs de projets et des entrepreneurs afin de discuter d’un montage financier. La SOCAMUT est soutenue par ailleurs par de nombreux acteurs en Wallonie qui aident les entrepreneurs pas-à-pas dans la construction de leur projet, que ce soit en amont, à travers de la sensibilisation à l’entrepreneuriat, ou au cœur du processus de création ou de développement de leur entreprise.

Une autre éclatante démonstration de la nécessité de ce nouvel outil qui permet à chaque acteur de sortir gagnant. En effet, grâce à cette formule, l’indépendant peut obtenir son crédit (maximum 37.500 €) en un temps record et sans passer par une paperasserie indigeste. Le banquier, de son côté, voit son risque limité. Pour un crédit bancaire de 25.000 €, qui sera garanti à hauteur de 75% par la SOCAMUT, et auquel s’ajoute un prêt subordonné de la SOCAMUT de 12.500 €, la banque limite son risque à 6.250 €, soit 17% du projet global. Quant à la SOCAMUT, elle apporte une réponse claire aux besoins financiers des micro-entreprises et des indépendants en simplifiant la procédure d’octroi de financement.

Une réponse à une attente précise En 18 mois, de juillet 2011, date de son lancement, à décembre 2012, ce nouveau produit a déjà pu soutenir près de 550 dossiers et la croissance démontre que ce service répond à une attente précise. En effet, de 50 garanties émises en six mois en 2011, la SOCAMUT est passée à 481 en 2012. Pour un montant global de garanties qui est passé, lui, de 840.000 € à 7.800.000 €. Le montant des prêts subordonnés octroyés par la SOCAMUT est lui passé, dans le même temps et le même contexte, de près de 450.000 € (pour 48 prêts) à 4.400.000 € (pour 399 prêts).

Petites entreprises, indépendants, artisans, professions libérales, commerçants

Votre crédit à portée de main Vous dirigez une petite entreprise ou vous êtes indépendant ? Votre banque est prête à vous financer, mais pas seule ? La SOCAMUT est là pour vous aider : Elle garantit automatiquement 75% du montant prêté par la banque (maximum 25.000 €) ; ET vous accorde, si vous le souhaitez, un crédit supplémentaire de la moitié du prêt bancaire (maximum 12.500 €).

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Par ce dispositif original, vous obtenez rapidement et sans démarches complexes un financement pouvant aller jusqu’à 37.500 €. Infos : www.socamut.be 04/237.07.70 - info@socamut.be


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La femme dans l’entreprise : Dur dur d’être une femme entrepreneur Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’an dernier on dénombrait près de 335.000 femmes sous statut d’indépendantes dans le pays, soit 33,9% du nombre total d’indépendants, un taux stable par rapport à cinq ans auparavant. Au sein du secteur privé et de l’administration par contre, on recensait l’an dernier environ 47,2% de femmes et ce nombre est en augmentation depuis cinq ans (de 45 à 47,2 %). De plus en plus de femmes employées travaillent à temps partiel. Si la carrière d’entrepreneur séduit moins la gente féminine, c’est aussi en raison du grand écart de couverture sociale entre indépendante et salariée.

« Ces dernières années, le statut des salariées a été amélioré. Pensons par exemple à l’extension du congé parental de trois à quatre mois. De plus, les salariées ont droit au double de congé de maternité, elles ont la possibilité de prendre un crédit-temps et lors du premier mois d’incapacité de travail, elles ont toujours droit à leur salaire. Les indépendantes ne peuvent que rêver de tels avantages », pointe Christine Mattheeuws, présidente du Syndicat neutre des indépendants. « C’est pourquoi nous plaidons pour une adaptation en profondeur du statut social des indépendants. Ainsi, le statut social doit devenir plus attractif en instaurant une indemnité en cas d’incapacité de travail dès le premier jour et la possibilité pour l’indépendante enceinte de se faire remplacer. Ce système de remplacement temporaire existe déjà, mais doit être modifié de manière approfondie pour donner à chaque indépendante l’opportunité de se faire remplacer temporairement. » Le SNI veut également que automatique du paiement de maternité et cela avec Ces modifications doivent l’entrepreneuriat.

les indépendantes reçoivent une dispense des cotisations sociales durant le congé la préservation des droits à la pension. éviter que de jeunes femmes quittent

Diane, la phalange féminine de l’UCM Créé en 2005 par l’UCM, le réseau Diane est entièrement dédié aux femmes entrepreneurs. L’Union des Classes Moyennes s’était en effet rendu compte, au travers d’une étude menée avec l’ULG et EGID que la situation de la femme entrepreneur en Belgique n’était pas des plus roses. A l’époque, 30% des entrepreneurs étaient des femmes. Si les chiffres ont quelque peu grimpé depuis, la femme ne représente cependant guère plus d’un tiers des entrepreneurs du pays. Mais Diane a fait son chemin et permis à nombre d’entre elles de mettre le pied à l’étrier.

L’analyse des résultats de l’étude menée il y a 8 ans ne s’est pas limitée à dresser un constat. Différents moyens d’actions et outils ont été mis en place, tels qu’un plan d’action sur la visibilité des femmes entrepreneurs dans les médias, la création d’un réseau féminin professionnel présent aux côtés des entrepreneurs féminins de la création à la transmission en passant par la croissance. Aujourd’hui, plus de 2.500 femmes font partie du réseau Diane, représentant un vaste carnet d’adresses qu’elles s’échangent et une expérience commune qui a permis à plus d’une d’entre elles de développer son activité.

Quand maman est à la barre Lancé il y a quelques mois, le réseau mompreneurs a le vent en poupe. Ce projet réunissant de jeunes mamans ayant décidé de se lancer dans les affaires prouve qu’en matière de business, les femmes n’ont rien à envier aux hommes. Pour ceux qui n’auraient pas traduit, les mompreneurs ne sont rien d’autre qu’un réseau de mamans… entrepreneurs. Leur rencontre s’est un peu faite par hasard, grandement facilitée par la banalisation des réseaux sociaux. Au fil des échanges, ce groupe de femmes dynamiques a gonflé pour compter actuellement plus de 250 membres. Toutes partagent l’envie

de s’épanouir en tant que mères de famille, mais aussi de développer une activité commerciale, histoire de rester dans le coup et de démontrer que les joies de la maternité ne sont pas incompatibles avec le monde du travail et l’esprit d’entreprise.À temps plein ou partiel, chaque mompreneur évolue à son rythme. L’ASBL francophone des Mamans Entrepreneures s’est vue encouragée, au début de l’année 2012, par le cabinet du ministre Marcourt. Notamment par le financement et la mise en place du nouveau site, plus professionnel, qui a vu le jour en juin dernier. Les jeunes mamans qui voudraient rejoindre le réseau peuvent le faire via le site : www.mompreneurs.be


Le rachat d’entreprise et les pièges à éviter

Le rachat, une autre manière de se lancer

la viabilité de la société dépend d’une poignée de clients, méfiez-vous, il se peut que le vendeur n’ait pas obtenu toutes les garanties quant à la pérennisation de son activité.

Si vous souhaitez monter votre propre entreprise, vous n’êtes pas obligé de partir de zéro. Le rachat d’une société existante est possible et peut présenter de nombreux avantages comme le fait de bénéficier d’une structure existante (bâtiments, clients, fichier de prospects, etc) . Gare, cependant, certains sociétés peuvent sembler une bonne... affaire en apparence et, au final, vous apporter bien des ennuis.

2. Êtes-vous assez méfiant?

La procédure classique consiste à racheter les actions du vendeur. Pour cela, comme dans toute transaction commerciale, il s’agit d’une négociation entre le vendeur et l’acheteur. Penchez-vous donc sur toutes les informations financières à disposition pour jauger de la valeur réelle de l’entreprise que vous lorgnez. Ne signez une convention d’achat que lorsque vous avez pris connaissance de toutes les informations financières, fiscales et comptables de la société. Prenez gare car le vendeur a toujours l’envie de présenter la mariée sous son meilleur jour et pourrait donc vous avoir communiqué des données comptables quelque peu enjolivées. Pour éviter tout déboire, n’hésitez donc pas à inclure dans la convention de vente, un maximum de clauses stipulant que le vendeur garantit (pendant une durée déterminée la plus large possible), que les informations et documents présentés durant la négociation sont exacts et sincères. S’il devait s’avérer que certains comptes ou perspectives sont inexacts ou irréels, exigez alors par écrit le droit de demander une diminution du prix de rachat ou un remboursement d’une partie du prix de vente.

Cinq questions à vous poser avant d’acheter 1. Pourquoi le vendeur se sépare-t-il de son entreprise? Les raisons de la vente d’une entreprise peuvent être multiples. Le vendeur peut avoir atteint l’âge de la retraite ou, touché par la maladie, ne plus être capable de diriger sa société. Il peut aussi ne plus vouloir supporter la charge de travail qui incombe à tout entrepreneur. Mais il peut aussi avoir suffisamment d’expérience dans son domaine pour jauger de la difficulté du marché à maintenir son activité ou, pire, prévoir que le contexte concurrentiel ne lui permettra plus de maintenir son activité. Pour, vous en rendre compte, n’hésitez pas à faire votre propre étude de marché, à commencer par un état des lieux de la concurrence. Penchez vous aussi sur la vétusté du matériel de l’entreprise et, s’il arrive en bout de vie, du coût qu’engendrerait un renouvellement de l’équipement. Enfin, analysez bien le fichier client de la société, s’il est restreint et que

On l’a dit, le vendeur a toujours tendance à vanter les qualités de son produit, son entreprise en l’occurrence. Ne buvez donc pas ses paroles et vérifiez chacune de ses informations. Renseignez-vous aussi chez ses fournisseurs afin d’estimer la qualité des relations entre les deux parties. S’il y a du personnel dans l’entreprise, prenez aussi la température de leur côté, vous pourriez y recueillir des informations intéressantes.

3. Avez-vous toutes les qualités requises? Entreprendre est une chose, gérer en est une autre. Un bon patron doit savoir déléguer. En fonction de la taille de l’entreprise que vous souhaitez acquérir, il y a peut-être certaines tâches qui ne sont pas faites pour vous. Gérer du personnel, effectuer des tâches administratives, négocier avec les fournisseurs, trouver des marchés, assurer la promotion de vos produits: autant de métiers différents qui ne sont pas forcément faciles à rassembler sous une casquette d’entrepreneur. La qualité de ces différents départements n’est donc pas facile à analyser pour une seule et même personne. Sachez donc vous faire épauler pour déceler les éventuelles failles de l’entreprise que vous planifiez d’acquérir.

4. Qu’en pense votre famille? Être à la tête d’une entreprise, c’est renoncer au train-train métro-boulotdodo. Avant d’effectuer le grand saut, parlez-en à votre entourage proche. Il se peut que, faute d’avoir anticipé la charge de travail qui vous attend, et sans en avoir averti votre entourage, vous soyez soumis à une pression familiale à laquelle vous ne vous attendiez pas. Et de devoir, contraint et forcé, faire un choix entre vie professionnelle et vie privée. Un dilemme qu’il est facile d’éviter en anticipant. Une fois le nez dans le guidon et les premiers reproches quant à vos absence dans le cocon familial formulés, il sera trop tard.

5. Êtes-vous en terrain connu? Si le désir d’entreprendre est plus fort que tout, il ne faut pas croire que ce que votre voisin a réalisé est à la portée de tous. Se diriger vers un business parce qu’il est porteur sans s’y connaître est la meilleure façon d’aller droit dans le mur. Si vous avez les qualités pour devenir entrepreneur, encore faut-il en connaître un rayon dans le secteur vers lequel vous vous dirigez.

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Un bon conseil : faites vous... conseiller Créer son entreprise n’est pas une mince affaire, la maintenir en activité non plus. Plus de 10% des starters stoppent leur activité durant la première année et 40% endéans les trois ans. En revanche, le taux baisse de 40 à 22% lorsque le starter est accompagné ou adéquatement formé.

En Wallonie, l’IFAPME, en collaboration avec des organismes d’accompagnement à la création d’entreprise, a établi un programme de formations destiné à accompagner l’entrepreneur à tous les stades de son projet. Trois formations sont proposées.

L’après-reprise sera aussi envisagé, en termes de communication et de rapports avec les partenaires internes et externes à la société. Le vendeur peut d’ailleurs faire partie de ces accompagnateurs pour vous aider au mieux à réussir.

Je monte ma boîte

Formations post-création

C’est la formation de base, qui permet d’aborder de nombreux domaines tels que la communication, les techniques de vente, les études de marché, le plan financier, l’analyse des coûts, la tenue de la comptabilité, la gestion, les rapports avec la TVA et bien d’autres aspects encore. Le futur entrepreneur peut y puiser les modules qu’ils souhaite pour combler ses lacunes et s’armer au mieux avant de débuter la grande aventure. En collaboration avec son réseau de partenaires, l’IFAPME vous aide à réaliser votre étude de marché, identifier les moyens nécessaires , trouver des financements, estimer votre chiffre d’affaires, calculer la rentabilité ou encore choisir la forme juridique la plus adéquate.

Ne vous reposez jamais sur vos lauriers. Même (bien) lancés, continuez à vous former. Le dispositif After Start est là pour vous encadrer et vous propose des formations vous permettant de confirmer vos premiers succès.

Reprendre une entreprise On estime que dans les dix prochaines années, plus de la moitié des entreprises existantes seront à remettre. Parmi celles-ci, 30% sont menacées de disparition par manque de préparation et d’information. Avec les professionnels de l’IFAPME, vous pouvez cependant envisager plus sereinement la reprise d’une société. Ils vous conseilleront pour faire le bilan de vos compétences et vous assurer que vous êtes paré pour gérer une entreprise. Le profil, la taille et l’activité de l’entreprise seront analysés, de même que vos motivations. Point crucial, un état des lieux de vos ressources propres et des possibilités de financement sera aussi réalisé pour étudier la faisabilité de votre projet. Afin de ne pas acheter un chat dans un sac, les comptes de la société et bien d’autres aspects (audit comptable, fiscal ou social) seront passés au crible.

Séminaires théoriques, ateliers théoriques et/ou pratiques, modules de formations à distance ou de remise à niveau sont autant de clé de la réussite mis à votre disposition par l’IFAPME, en partenariat avec le centre de compétence Management et Commerce. A Bruxelles également, vous pouvez faire appel à un consultant avant de vous lancer. Une mission pour laquelle la Région de Bruxelles-Capitale peut d’ailleurs vous subsidier. Vous êtes libre de choisir Vous êtes libre de choisir le consultant ou l’organisme avec lequel vous travaillerez, à condition que celui-ci soit spécialisé dans la matière concernée et qu’il dispose d’une expérience professionnelle de minimum deux ans. Avant de débuter la mission, le choix du consultant ou de l’organisme spécialisé doit cependant être soumis à l’avis d’une association agréée. A savoir, l’Union des Classes Moyennes (UCM), l’Agence bruxelloise pour l’Entreprise (ABE), la Chambre de Commerce de Bruxelles (BECI) ou l’Unie van zelfstandige ondernemers (UNIZO). Le pourcentage de l’aide s’élève à 50% du coût de l’étude ou du service externe, avec un minimum de 500 € et un maximum de 15.000 €. A noter que le paiement de la prime n’intervient qu’une fois la mission terminée, et, bien entendu, sur base des pièces justificatives.


Aides aux entreprises en difficulté Appelez à l’aide avant qu’il ne soit trop tard L’Agence wallonne de stimulation économique (ASE) a créé au début de cette année un nouveau dispositif d’aide d’urgence aux entreprises en situation délicate : le Centre pour Entreprises en difficulté (CEd-W).

La mission du Ced-W est d’aider les indépendants et chefs d’entreprise dont le siège social est établi en Wallonie. Le concept existait déjà à Bruxelles, avant de s’etendre à la Wallonie. Les entreprises qui connaissent des difficultés peuvent appeler gratuitement le numéro unique 0800/35 222. De là, elles bénéficieront de soutien et de conseils d’experts dans les domaines juridiques, comptables et de droit social. Le CEd-W est accessible à toute entreprise ayant un siège social en Wallonie, qui affronte des difficultés telles que conflits entre associés, différends commerciaux, structure financière défaillante, problèmes de paiement, etc. Tant en Wallonie qu’à Bruxelles, ces centres travaillent principalement sur un système de communication positive, de sensibilisation ensuite et enfin de revitalisation, via des guidances personnalisées et des réorientations. Il est ouvert gratuitement à tout entrepreneur quel que soit le secteur d’activité et la taille de l activité. Chaque année, le centre bruxellois accueille près de 2000 entrepreneurs et garantit à ceux-ci une confidentialité absolue. Financé par BECI et par la Région de Bruxelles-Capitale, il peut aussi s’appuyer sur le soutien logistique du Barreau des avocats de Bruxelles, de plusieurs associations comptables de la Région de Bruxelles-Capitale et du groupe social Partena. Le partenariat avec le Barreau de Bruxelles a déjà permis de résoudre des problèmes de contrat, des difficultés à l’égard d’une administration, des citations en justice, des conflits relatifs au bail commercial, ou faire face à des clients qui ne paient pas. Le CED peut aider l’entrepreneur et lui faire profiter gratuitement de conseils spécialisés. Le service d’assistance aux entreprises en difficulté du Barreau de Bruxelles est offert gratuitement aux petites et moyennes entreprises en difficulté ainsi qu’aux entrepreneurs - indépendants de tous secteurs établis en région de Bruxelles-Capitale.

Ses services sont avant tout des informations et des consultations au sein desquelles les avocats distillent des conseils simples et pratiques. Mais ils peuvent aussi servir d’assistants dans le cadre de négociation avec les créanciers ou faire office de représentant en justice ou intervenir à l’occasion d’une ou de plusieurs comparutions de l’entreprise devant la Chambre des enquêtes commerciales, devant le Tribunal de commerce ou du travail, ... Pour pouvoir disposer de ce service d’assistance, les indépendants et entreprises en difficulté doivent se trouver dans une situation d’urgence objective et ne pas avoir consulté un avocat pour le problème rencontré ainsi qu’être dans l’impossibilité de prendre en charge les honoraires d’un avocat. À côté de ces initiatives, qui ont pour vocation de proposer une aide individuelle aux entreprises, d’autres associations apportent un support scientifique, en promouvant l’échange et le partage de connaissances, et en développant une expertise, notamment sur la législation relative aux entreprises en difficulté. Parmi elles figure notamment le Réseau Cap (pour Continuité, Accompagnement, Prévention), une association de fait constituée à l’initiative d’Alain Zenner et Gérard Delvaux, début avril 2009, à l’occasion de l’entrée en vigueur de la loi relative à la continuité des entreprises du 31 janvier 2009. L’association rassemble des membres de la famille judiciaire (présidents des tribunaux et autres magistrats professionnels du siège ou du parquet, juges consulaires, avocats), des professionnels du chiffre, des représentants des chambres de commerce et d’autres associations professionnelles, des dirigeants d’entreprise, des spécialistes du monde de l’entreprise, de la banque et de la finance, et des associations ou fédérations professionnelles ou sociétés spécialisées et œuvre en association avec l’Ordre des experts-comptables et comptables brevetés de Belgique. Son but est essentiellement de contribuer à la survie des entreprises en utilisant tous les artifices disponibles pour faire respecter la loi.

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salon Best et salon municipio Du jeudi 17 au samedi 19 octobre, les Halles des Foires de Liège accueilleront le salon BEST, salon européen de l’environnement, de l’énergie et des technologies propres et le salon MUNICIPIO, le salon des services pour le secteur public. Organisés conjointement et tous les deux ans, ils marquent sans conteste le calendrier professionnel de la rentrée en région wallonne.

Les enjeux économiques des secteurs environnementaux et énergétiques sont aujourd’hui indéniables. Ils occupent une place stratégique sur l’échiquier international. Dans ce contexte, le salon BEST est devenu un acteur incontournable du développement durable de notre pays. BEST 2013 s’inscrit également dans une année de décisions et d’actes cruciaux. Application du décret sol, révision du CWATUPE, la cartographie et l’élaboration du nouveau cadre de référence éolien, réorganisation du secteur photovoltaïque, stratégie de développement des énergies renouvelables, … autant de défis et de grands thèmes qui viendront ponctuer les journées du salon BEST. Quant à MUNICPIO, plateforme dédiée aux services pour le secteur public, il sera à la fois un lieu de rencontre entre élus communaux, provinciaux et régionaux et un cadre d’échange avec les acteurs de terrain. Les communes, provinces et régions sont en effet confrontées à d’énormes défis budgétaires. Dans ce cadre, le salon MUNICIPIO, nourri par des exposants de qualité, s’est élevé au rang de partenaire de choix pour les institutions publiques. BEST et MUNICIPIO, c’est aussi tout un vaste programme de conférences réparties dans quatre salles. BEST et MUNICIPIO peuvent en outre se prévaloir de rester à taille humaine, ce qui leur apporte une convivialité unanimement reconnue et une atmosphère chaleureuse favorisant la création de relations d’affaires. Alors que les journées du jeudi et du vendredi sont réservées aux professionnels, le grand public ne sera pas en reste ! La journée du samedi 19 lui est ainsi entièrement consacrée. Venez découvrir et essayer des véhicules électriques, tester une voiture “crash-test”, participer à de nombreux jeux concours, … Autant de bonnes raisons de passer un agréable moment en famille tout en adoptant une réflexion citoyenne.

Programme des conférences Jeudi 17 octobre 2013 Salle 1 14h00 à 15h00 La micro-cogénération, une solution d’avenir ! „ Enercogen 15h00 à 17h00 Les technologies permettant la réutilisation des eaux de toutes origines. „ GreenWin

Salle 2 14h00 à 16h00 Présentation des outils européens, nationaux et régionaux en matière d’énergie et de climat. „ Liège Energie 16h00 à 18h00 Les projets labelisés par le Pôle Mecatech, dans le domaine de l’environnement. „ Mecatech

Salle 3 14h00 à 15h00 La biométhanisation des boues de STEP. „ IRCO/M-Tech - IPALLE 15h00 à 17h00 Le point sur la biométhanisation en Région wallonne au niveau technique et économique. „ IRCO/M-Tech - Agra Ost - Waterleau 17h00 à 18h00 Installations solaires photovoltaïques de grande puissance q  état du développement des installations de grande puissance en Wallonie, aspects techniques, système de soutien : les nouveautés 2013. „EF4, Facilitateur Solaire Photovoltaïque de la Wallonie


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Salle 4

Salle 3

14h00 à 15h30 Gestion et entretien des égouts publics dans une perspective d’optimalisation de coût – efficacité. „ Hydroscan

09h30 à 18h00 Décret sols : retour d’expérience et perspectives. „ UCM - Fedexsol - ISSEP – Asenas - VAL+ - Fédération royale du notariat belge – DAS - DPS

15h30 à 17h00 Fin du statut de déchet et sous-produits : un pas en avant pour le recyclage ? „ Fege - Coberec

Salle 4

18h00 à 20h00 Présentation aux commerçants et aux PMEs de la campagne de l’UCM visant à diminuer les consommations électriques liées à l’éclairage dans les commerces, présentation des outils offerts. „ Liège Energie - Facilitateur Energie pour les commerces

Vendredi 18 octobre 2013 Salle 1 10h00 à 14h00 Supracommunalité : le nouvel atout pour les pouvoirs locaux. „ April 14h00 à 16h00 L’énergie solaire thermique en Wallonie. „ Enersol - Wagner & Co Solartechnik - asbl QUEST et le Facilitateur Solaire Thermique Grands Systèmes DGO4 16h00 à 20h00 Conférence à destination des architectes : évolution de la réglementation en matière de Performance, Energétique des Bâtiments, de l’importance de soigner l’étanchéité à l’air en rénovation. „ Liège Energie - DGO4 - Isoproc

Salle 2 8h30 à 13h00 Réseau de chaleur et cogénération : des technologies à promouvoir. „ ICEDD - DGO4 - Facilitateur Cogénération - UCL - Bureau d’experts Ph. Deplasse et Associés - 3J-Consult et Coretec 13h30 à 14h30 Les Pompes à chaleur et la géothermie : techniques d’apport en chaleur et climatisation pour le secteur tertiaire et l’industrie : les technologies, conformité réglementaire et régime d’autorisation, incitants disponibles. „ EF4, Facilitateur Pompes à Chaleur de la Wallonie 14h30 à 16h30 La Ressourcerie : la solution au besoin des associations. „ Ville de Liège – Echevinat de l’Environnement et de la Vie sociale

10h00 à 12h00 Le toit des entreprises, une véritable mine d’or – Le photovoltaïque, toujours rentable. „ Green Energy 4 Seasons 13h00 à 14h30 Ma collectivité passe aux achats publics durables. „ Ecoconso asbl 14h30 à 18h00 Eolien rime-t-il avec citoyen ? „ APERe – ICA - Coopération Courant d’air - Commune de Fernelmont - Développeur éolien

Samedi 19 octobre 2013 Salle 1 10h00 à 12h00 Un pré fleuri, premier pas vers un Jardin Nature admise „ Ville de Liège - Service Environnement 13h00 à 18h00 q e  nvie de réduire vos factures d’énergie ? D’isoler votre toit ou de changer de chaudière ? Vous êtes locataires et vous aimeriez des pistes pour diminuer vos consommations ? q remplacement de châssis et vitrage : la problématique de la ventilation et de l’acoustique q groupes d’achat accompagnés à Liège q l’isolation de toiture : A chaque type son isolation ! (types de toiture, techniques possibles, points d’attention) q  “Energies et Ressources”: Groupe d’achat accompagné pour l’isolation de toiture : avantages, fonctionnement, inscriptions „ Ville de Liège - Liège Energie - Guichet de l’Energie - P. Melon

Salle 3 10h00 à 14h00  CERTI4HOUSE : le certificat de performance énergétique de votre bâtiment (PEB). “Le certificat PEB est obligatoire pour tout logement que l’on envisage de vendre ou mettre en location. Véritable carte d’identité de la performance énergétique de votre bâtiment, un certificat mal fait ou à un prix bradé peut avoir un impact négatif sur la valeur de votre bâtiment“  „ EF4 14h00 à 18h00  Métiers d’avenir : énergie, environnement et gestion des déchets. Tendances principales et perspectives  „ Forem


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Wallonia Export-Invest Fair Une grande première en Wallonie Pas toujours évident de se lancer sur le marché des exportations ou de se lancer sur un nouveau marché. Partant de ce constat, l’Awex, en collaboration avec Classe Export, le spécialiste français de ce type d’organisations, a décidé de réunir tous les experts et tous les entrepreneurs intéressés sous un même toit, les 5 et 6 décembre prochains au Palais des Congrès de Liège.

Une aide à l’audace Un mot d’ordre pour cette grande première : apporter tout le soutien nécessaire aux entreprises wallonnes audacieuses, Ce salon entend donc apporter des réponses pratiques et opérationnelles aux exportateurs et aux investisseurs. “Les avantages de ce type de salon, c’est de rassembler tous les professionnels, d’organiser des rendez-vous planifiés en fonction des pays cibles et du secteur d’activité avec les experts les plus qualifiés pour lever un maximum d’interrogations”, explique Marc Hoffmeister, président de Classe Export, l’entreprise française spécialisée dans ce type de salon. Lors des deux journées au Palais des Congrès de Liège, pas moins de 37 pays seront représentés avec, à chaque fois, des spécialistes qui pourront aiguiller les investisseurs ou candidats exportateurs pour dénicher les bons contacts, esquisser des solutions d’implantation, de financement, de logistique ou évoquer les questions concrètes qui peuvent transformer une idée en piste concrète. “L’objectif c’est vraiment d’aider les PME à mieux exporter. Faire en sorte qu’elles appréhendent le mieux possible le marché vers lequel elles lorgnent”, enchaîne Nicole Hoffmeister, qui a mis sur pied des dizaines de salons de ce genre en 25 années de bons et loyaux services. Une attention particulière sera portée à certains pays comme la Suisse (qui sera le marché prioritaire de l’Awex en 2014), le Brésil, la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Luxembourg ou encore l’Afrique du Sud.

Le pétillant Brésil “Il faut vraiment essayer de comprendre le mieux possible le pays cible avant de se lancer pleinement. Certaines destinations peuvent être très tentantes, je pense notamment au Brésil, qui focalise beaucoup d’attention”, continue Mme Hoffmeister. “Le marché brésilien, par exemple, est super-intéressant et attire tous les regards. Il faut dire que l’organisation de la Coupe du Monde de football en 2014 et les Jeux Olympiques en 2016, ont placé ce pays sur le devant de la scène internationale. Sans oublier que le Brésil, c’est aussi une croissance attractive, le développement d’une classe moyenne, etc. Bref, c’est un marché très attirant mais il faut aussi savoir que ce marché est un marché très difficile d’accès. Si on veut s’y lancer, il vaut clairement mieux opter pour un partenariat avec des nationaux. En effet, les droits de douane sont très élevés. Ce qui veut dire aussi, que c’est un projet à moyen terme, il faut se dire que cela va prendre cinq ans pour tout mettre convenablement en place et éviter les mauvaises surprises. D’autres pays, d’Amérique latine sont moins sexy mais présentent parfois des avantages non négligeables comme des accords douaniers très intéressants. Ce sont des données qu’il faut intégrer assez rapidement.”


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USA sans limites

Club Halal

Autre pays ciblé lors de ce Wallonia Export-Invest Fair : les Etats-Unis. “Evidemment, ici, les possibilités sont quasiment infinies. Cela va des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), au business vert, en passant par les biotechs ou l’agroalimentaire, parmi tant d’autres. Et aux Etats-Unis, le savoir-faire belge et wallon sont réellement devenus des références.ici aussi, autant le savoir, on est parti sur des démarches à envisager à long terme parce qu’il faut considérer énormément de prérequis”, poursuit Mme Hoffmeister.

Outre les marchés géographiques, le Wallonia Export-Invest Fair s’intéressera aussi à des marchés spécifiques comme celui du halal. “C’est un marché considérable qu’on n’a pas encore assez étudié. Il peut y avoir de vraies opportunités”, poursuit Madame Hoffmeister. C’est pour tenter de guider les professionnels sur ce marché qu’un Club Halal sera présent à Liège. “Quand on parle halal, on pense immédiatement à l’alimentaire mais ce n’est qu’une infime part de ce marché”, continue la spécialiste qui épingle aussi le marché des cosmétiques ou celui des banques, de la finance ou même des vêtements. “Ces secteurs prennent une place grandissante et peuvent constituer une véritable opportunité. Lors de ce Wallonie Export-Invest Fair, on va permettre aux entrepreneurs intéressés par ce marché de rencontrer des professionnels venant de Malaisie, de Tunisie, du Maroc ou de France. L’objectif est de faire bouger les entreprises sur ces secteurs qui sont aussi à portée de main”.

Comme une horloge suisse En 2014, la Suisse sera le marché prioritaire de l’Awex, normal donc de placer ce pays sur la liste des focus marchés lors de ce Wallonie Export-Invest Fair. Ici, c’est la stabilité, une certaine image de marque, une main-d’œuvre qualifiée et le soutien de l’administration helvète qui sont, notamment, mis en avant. Sans oublier, comme le soulignent les organisateurs, que ce pays recèle de partenaires potentiels avec lesquels des collaborations sont tout à fait envisageables pour réduire les coûts. Et de mettre en avant, dans ce registre, les écoles polytechniques et les clusters qui gravitent autour et qui regroupent de nombreux acteurs d’une même branche, des parcs scientifiques, des consultants spécialisés, etc...

France : la grande proximité “C’est le grand marché naturel pour les entreprises wallonnes. C’est d’ailleurs le premier partenaire commercial de la Wallonie pour les huit filières sectorielles allant de l’agroalimentaire à la mécanique en passant par le bois, les matériaux de construction, la chimie, le secteur pharmaceutique ou le textile. Mais, une fois encore, mieux vaut bien connaître tous les rouages avant de se lancer”. A chaque fois, pour ces pays cibles, les investisseurs ou exportateurs potentiels pourront rencontrer des industriels déjà sur place, des banquiers, des assureurs ou des conseillers. Un ensemble de contacts qui dresseront un tableau le plus précis possible et qui permettront au candidat exportateur ou investisseur de disposer de toute la matière pour envisager le plus précisément possible son projet.

Le village global “Internet peut être un outil formidable”, explique un spécialiste de ce type de commerce. “Vendre aux quatre coins du monde sans avoir besoin de disposer de grosses structures logistiques, ce n’est pas négligeable mais cela demande une nouvelle approche, une nouvelle forme d’organisation”. Des experts seront présents les deux jours du salon Wallonia Export-Invest Fair pour répondre aux multiples questions qui se posent mais aussi pour réaliser des audits des sites et aider les entrepreneurs à se faire connaître sur la toile. C’est un marché gigantesque dans lequel il faut parvenir à se démarquer. Il faut aussi songer à bien protéger ses transactions pour éviter les déboires. Bref, des recettes existent et des spécialistes feront découvrir les meilleures pratiques pour réussir sur la toile. Le Wallonia Export-Invest Fair s’intéressera encore à bien d’autres thématiques, comme le financement de des démarches pour se tourner vers l’exportation. Des démarches qui ont souvent un coût qui peut brider certaines initiatives. Or, des financements sont possibles. “Il ne faut pas penser que tout sera apporté sur un plateau, mais il ne faut se dire qu’il faudra toujours tout débourser soi-même”, explique l’organisateur. “Nous allons donc mobiliser les principaux organismes qui peuvent apporter un soutien financier pour permettre aux projets d’avancer et de ne pas perdre de temps dans le montage des dossiers.” “En mettant sur pied ce salon, nous nous sommes rendus compte, nous qui sommes Français, que l’Awex était un véritable atout pour les entreprises de chez vous”, termine Madame Hoffmeister. “En s’adressant à cette structure, vous êtes assuré de trouver le spécialiste que vous cherchez aux quatre coins du monde. C’est une vraie assurance de réussite !”


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XXIIe Congrès belge de la route de l’assoCIatIon belge de la route Partageons connaissances et techniques au Profit d’une route CItoyenne

de l’avis unanime, le XXIIe Congrès belge de la route, qui s’est tenu au Palais des Congrès de liège du 11 au 13 septembre, a été un très grand succès. il a pu compter sur le soutien et la présence des autorités liégeoises et wallonnes, en particulier MM. Michel foret, gouverneur de la Province de Liège et Willy demeyer, bourgmestre de la Ville de Liège et MM. rudy demotte, Ministre-Président du gouvernement wallon et carlo di antonio, Ministre wallon des travaux publics. ce sont pas moins de 535 participants issus des 3 régions du pays, du secteur public (ministères fédéraux et régionaux, provinces, communes, organismes publics) que du secteur privé qui se sont retrouvés pour échanger leurs idées, leurs expériences et leurs projets dans le cadre de 18 séances de travail. une centaine de présentations (toutes bilingues) et de nombreux débats ont permis une approche dynamique et concrète des différents thèmes, couvrant les aspects techniques de la construction, de l’entretien et des équipements des routes mais abordant également largement la place de la route dans notre société. Par ailleurs, 44 exposants ont eu l’occasion de présenter aux nombreux visiteurs leurs matériaux, leurs produits et leurs services dans le cadre des 500 m2 d’exposition, répartis sur 2 niveaux. il convient de souligner l’ambiance de convivialité qui a régné durant ces 3 jours de congrès et qui a favorisé les contacts entre les différents professionnels du secteur. rendez-vous est d’ores et déjà donné à Bruxelles pour le prochain congrès en 2017.

toutes les présentations sont disponibles sur le site du congrès : www.congresdelaroute.be


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